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http://www.tueursenserie.org/spip.php?article37 Comment naissent les tueurs en série ?
D’où vient cette envie et pourquoi est-elle si forte ? Si nous ressentions cette envie, serions-nous capables d’y résister ?
Est-ce génétique, hormonal, biologique ou cela est-il le fruit d’un conditionnement culturel ? Les tueurs en série peuvent-ils contrôler leurs désirs ? Nous ressentons tous de la rage et des instincts sexuels "inappropriés", et pourtant nous possédons une sorte de cage interne, qui enferme nos monstres à l’intérieur de nous. Que ce soit la morale ou une programmation sociale, ces blocages internes sont piétinés par les tueurs psychopathes. Non seulement ils laissent les monstres en liberté, mais ils sont virtuellement les esclaves de leurs appêtits brutaux. Pourquoi sont-ils différents ?
"C’était une envie très forte... Une envie vraiment très forte, et plus je la laissais aller plus elle s’intensifiait, jusqu’au point où je prenais des risques pour aller tuer des gens, des risques que, normalement, selon mes règles d’opération, je n’aurais pas pris parce qu’ils auraient pu mener à mon arrestation". Ed Kemper.
Monstres ou victimes ?Ils doivent être fous. Comment une personne normale pourrait-elle massacrer un autre être humain, simplement par plaisir ? Et pourtant, le fait le plus terrifiant vis-à-vis des tueurs en série est que, dans leur l’immense majorité, ils sont rationnels, sains d’esprit... et calculateurs. Comme le Britannique Dennis Nilsen l’a dit lui-même : « Un esprit peut-être mauvais sans être anormal ». Ce qu’ils sont Avant de voir qui ils sont, décrivons d’abord ce qu’ils sont. Dans son livre "The Killers Among Us C’est une statistique souvent rabâchée, et qui est simplement... statistique : elle provient d’études faites aux États-Unis, sur des tueurs américains. La population des USA est blanche à 80%. La majorité des tueurs américains sont donc logiquement blancs. En Afrique du Sud, la majorité des tueurs en série sont noirs, puisque 90% de la population est noire... Quant à l’âge, on découvre de plus en plus souvent de très jeunes tueurs, à peine majeurs ou, au contraire, des tueurs dont on pourrait croire qu’ils sont "de gentils papys". Par contre, il est vrai que la grande majorité des tueurs en série sont des hommes. Qui tuent-ils ? Souvent, ses victimes correspondent à un certain stéréotype qui à une signification symbolique pour le tueur. La plupart du temps, les tueurs en série humilient et "chosifient" (au sens de ’considérer comme un objet’) leurs victimes. Bundy parlait très peu à ses victimes, délibérément. S’il connaissait trop la jeune femme qu’il agressait et voyait en elle une véritable personne, il détruisait son fantasme (c’est essentiellement égoïste : ce n’est pas qu’il ne pouvait plus la tuer parce qu’il voyait en elle une personne. C’est juste que c’était "franchement moins amusant" de la tuer). Les tueurs en série sont souvent des sadiques, qui éprouvent un plaisir pervers à torturer leurs victimes, les réanimant au bord du gouffre pour pouvoir les torturer encore un peu. « Qu’est-ce que tu ressens, alors que tu sais que tu vas mourir ? » a demandé Gacy à l’une de ses victimes alors qu’il l’étranglait, récitant même le 23ème Psaume, le poussant à être brave face à la mort. Ils ont besoin de dominer, de contrôler, et de "posséder" la personne. Et lorsque la victime meurt, ils sont de nouveau abandonnés, seuls avec leur insondable rage et leur haine envers eux-mêmes. Ce cercle vicieux continue jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés ou tués.
Pourquoi sont-ils si difficiles à trouver ?
Nous pensons qu’il est facile de reconnaître la démence ou qu’un maniaque possédant d’incontrôlables désirs de meurtre va être incapable de se retenir. Dans la rue, ce sont les malades mentaux que nous évitons, nous éloignant des hommes échevelés et barbus qui vocifèrent pour eux-mêmes. Mais si vous voulez éviter de croiser le chemin d’un tueur psychopathe, la meilleure stratégie serait de vous éloigner de la personne charmante, polie et impeccablement vêtue qui s’approche de vous en souriant. Les tueurs en série passent inaperçus, camouflés dans l’anonymat. Ils épient dans les campus et les allées, rôdent sur les autoroutes et dans les rues. « Habillez-le avec un costume et il ressemblera à dix autres hommes », a dit un avocat en décrivant Dahmer. Comme tous les prédateurs évolués, ils savent comment approcher leur victime en gagnant sa confiance. Les tueurs en série cachent leur esprit torturé derrière une façade de normalité construite avec soin. Le "masque de la santé mentale" À cause de leur nature "sociopathique", les tueurs en série ne savent pas comment ressentir de la sympathie pour les autres ou même comment avoir une véritable relation avec quelqu’un. Mais ils apprennent à simuler en observant les autres. C’est un acte totalement manipulateur, conçu pour attirer les gens dans leur piège. Les tueurs en série sont de bons acteurs avec un penchant naturel pour le mensonge. Le rôle préféré des psychopathes est celui où ils sont dans une position d’autorité. Gacy était une figure célèbre et active dans le commerce à Chicago, et devint un membre des Jaycees (United States Junior Chamber). Beaucoup de tueurs en série se sont engagés dans l’Armée, dont David Berkowitz qui était un vrai patriote. Beaucoup jouent aussi les policiers. Porter un badge de police et conduire une voiture ressemblant à celles des policiers ne nourrit pas seulement leur besoin de se sentir important ; cela leur permet aussi d’approcher des victimes qui ne parleraient pas, sinon, à un "étranger". Toutefois, lorsqu’ils sont appréhendés, les tueurs en série présentent soudain un "masque de folie" et prétendent qu’ils ont de multiples personnalités, qu’ils sont schizophrènes, qu’ils entendent des voix ou qu’ils avaient des "flashs" durant lesquels ils ont commis des actes dont ils ne se souviennent pas... Tout y passe pour échapper à leur responsabilité. Même lorsqu’ils prétendent se révéler véritablement, ils ne peuvent s’empêcher de continuer à jouer un rôle et à mentir.
« Qu’est-ce qu’une personne de moins sur la surface de la terre, de toute façon ? » a demandé innocemment Ted Bundy, sans réaliser l’horreur de ses paroles.
Voilà comment pensent les tueurs en série. Un enquêteur du FBI a expliqué : « Bundy n’a jamais pu comprendre pourquoi les gens n’acceptaient pas le fait qu’il ait tué parce qu’il voulait tuer ». Qu’est-ce qui fait marcher le tueur en série ? De la même manière que des tueurs en série éventrent leurs victimes « pour voir comment ça fonctionne à l’intérieur » (comme l’a dit Ed Kemper), les psychiatres et les agents du FBI essayent de pénétrer dans l’esprit du tueur. L’explication traditionnelle inclut les abus durant l’enfance, la génétique, des déséquilibres chimiques, des blessures à la tête entraînant des dommages au cerveau, l’exposition à des événements traumatisants et des faits ressentis comme des injustices sociales. L’implication terrifiante de tout cela est qu’une grande partie de la population a été exposée à au moins l’un de ces traumatismes dans son enfance ! Existe-t-il une sorte de concoction mortelle qui sépare les tueurs en série du reste de la population ? Peu importe à quel point on est en colère, il existe quelque chose qui nous retient de tuer les autres. Manque-t-il aux tueurs en série une "barrière de sécurité morale" ? Ou sont-ils contrôlés par quelque chose d’insondable ? « J’aurais aimé pouvoir m’arrêter, mais je ne pouvais pas. Je n’avais pas d’autre excitation ou joie dans ma vie » a dit Denis Nilsen, qui se demandait s’il était vraiment mauvais. Les abus durant l’enfance
Certains enfants naissent-ils simplement "mauvais" ?
Certains tueurs en série sont fascinés par la violence sadique dès l’enfance. Enfant, Ed Kemperdécapitait déjà les poupées de sa sœur, jouait à reproduire des exécutions et dit une fois à sa sœur qu’il voulait embrasser son institutrice, mais « si je l’embrasse, il va falloir que je la tue d’abord ». Notre société cherche d’abord des explications dans l’éducation des tueurs en série. « Nous voulons croire que quelque chose a traumatisé le petit Jeffrey Dahmer, ou alors nous devrions croire que certaines personnes donnent simplement naissance à des monstres », a écrit Ann Schwartz. Certaines histoires sont sans doute exagérées pour provoquer la sympathie (c’est toujours un avantage pour le tueur de se créer des parents sadiques comme excuse), mais plusieurs de ces histoires ont été corroborées par des témoins. Même les familles qui semblent "saines" à l’extérieur peuvent cacher d’affreux secrets. Les enfants peuvent apprendre la routine du "Jeckyll et Hyde" grâce à des parents sociables et sympathiques avec leurs voisins et leurs collègues, mais qui ne supportent pas les inaptitudes de leurs enfants lorsqu’ils reviennent à la maison. Nous pouvons penser que les abus durant l’enfance sont une des clés du comportement des tueurs en série, mais nous ne devons pas oublier que beaucoup d’enfants ont souffert d’abus par leurs parents et ne sont absolument pas devenus des assassins. Les abus durant l’enfance ne créent pas obligatoirement un avenir dédié au crime. Bien des fillettes sont abusées, mais très peu deviennent des femmes violentes et sadiques qui s’en prennent à des étrangers. Les frères et sœurs des tueurs en série ne deviennent pas des tueurs ou tueuses en série eux-mêmes. Les abus durant l’enfance ne sont pas la seule explication au comportement des tueurs en série, mais ils sont un facteur indéniable dans le passé de la plupart d’entre eux (même si plusieurs tueurs en série ont eu une enfance "normale" et n’ont pas été abusés).
Dans son livre "Serial Killers
Les abus durant l’enfance n’engendrent pas seulement des réactions violentes, explique Norris, mais affectent aussi la santé de l’enfant (blessures à la tête, malnutrition et autres problèmes de développement). Certains parents croient qu’en étant durs et stricts, ils vont "endurcir" leur enfant. Au contraire, ils créent un manque d’amour entre l’enfant et ses parents qui peut avoir des résultats désastreux. Si l’enfant ne se lie pas avec ses propres tuteurs, il ne créé pas les fondations qui lui permettront de faire confiance aux autres une fois adulte. Cela peut mener à l’isolation, où d’intenses fantasmes violents deviennent la première source de satisfaction. « Au lieu de développer des traits positifs comme la confiance, la sécurité et l’autonomie, le développement de l’enfant devient dépendant de sa vie fantasmatique et de ses thèmes dominants, plutôt que des interactions sociales », écrivent Robert Ressler, Ann Burgess et John Douglas dans "Sexual Homicide : Patterns and Motives
En considérant que les parents soient des explications au comportement des futurs tueurs en série, nous voyons alors des mères et des pères horribles. On critique très souvent la mère, qui est décrite comme étant trop dominante ou trop distante, trop active sexuellement ou trop répressive.
Peut-être la mère est-elle plus critiquée parce que le père a souvent disparu ou est, du moins, absent. Lorsque le père est impliqué, c’est généralement pour des tactiques de discipline sadiques, des rages alcooliques et de la colère manifeste envers les femmes. Mères monstrueuses Tout semble commencer ou finir avec la mère. Henry Lee Lucas et Roberto Succo ont commencé leur "carrière criminelle" en tuant leur propre mère. Ed Kemper a terminé la sienne en tuant sa mère. « Les tueurs en série ont souvent une relation inhabituelle, voir "non naturelle" avec leur mère », note Steven Egger dans son livre "The Killers Among Us Si ces tueurs sont toujours dominés par "maman", il est alors facile de les traiter de "fils à maman" qui ne sont jamais devenus matures. Peut-être trouvons-nous ce cliché rassurant (la mère est une excuse facile et toute prête, particulièrement dans notre époque d’éducation obsessive). Mais il est vrai que lorsque nous observons certaines des techniques éducatives des mères de tueurs en série, nous avons tendance à voir un lien entre elles et les meurtres de leurs enfants. Mères strictes Pour que leurs enfants restent chastes, certaines mères lient la sexualité avec la mort. La mère fanatiquement religieuse d’Ed Gein le convainquit que les femmes étaient « les récipients du pêché » et causaient des maladies. Dans une sorte d’interprétation erronée et tordue, Gein a littéralement fait des femmes des récipients, utilisant leurs crânes comme bols et d’autres objets du même genre. Le corps d’Ed Gein a échappé aux maladies sexuelles, mais son esprit a clairement été contaminé.
« Je voulais pour ma mère une mort douce et rapide, comme tout le monde le veut », a dit Ed Kemper. Son idée d’une mort douce et rapide est plutôt inhabituelle : après avoir décapité sa mère, il a enfoncé sa trachée dans le broyeur de la cuisine, a violé son cadavre, puis a placé sa tête sur la cheminée du salon pour jouer aux fléchettes.
De l’avis de tous, la mère de Kemper était une femme tyrannique à la voix perçante qui harcelait son fils continuellement. Enfant, elle l’avait enfermé dans la cave parce qu’en grandissant, il devenait gigantesque et effrayait ses sœurs. A l’âge adulte, Kemper et sa mère se disputaient continuellement, et pourtant il avait choisi de vivre avec elle. Pourquoi ne pas simplement s’installer seul et ne pas répondre à ses appels téléphoniques ?
La mère adoptive du "tueur des coteaux" (Hillside Strangler) Kenneth Bianchi était pathologiquement protectrice, à l’excès. Lorsque le petit Kenneth Bianchi mouilla son pantalon, elle l’emmena chez le médecin pour qu’il examine son sexe. Une agence de protection de l’enfance écrivit un rapport sur la mère de Bianchi, expliquant qu’elle était : « profondément dérangée, socialement ambitieuse, jamais satisfaite, arrêtée dans ses opinions et beaucoup trop protectrice... Elle a étouffé son fils adoptif dans l’attention médicale et le souci maternel depuis le moment de son adoption ». Enfant, Bianchi était très dépendant de sa mère, mais ressentait envers elle une hostilité mortelle sous la surface.
Mères immorales Certains tueurs en série pourraient blâmer leur mère aux moeurs délurées. Ces mères ont dépassé les bornes, exposant leurs enfants à des comportements sexuellement inappropriés. Bobby Joe Long a, selon lui, tué des femmes qu’il considérait comme « des putes et des salopes », et qui lui rappelaient sa mère. Lorsqu’il était enfant, sa mère couchait souvent avec des hommes dans la chambre même où Bobby dormait. Selon Bobby Joe Long, elle a partagé son lit avec lui jusqu’à ce qu’il ait 13 ans.
Henry Lee Lucas souffrit d’une "confusion des genres" durant son enfance, à cause du sadisme de sa mère. Elle était alcoolique et contrebandière. Pour une raison inconnue, elle l’habilla en fille jusqu’à ce qu’il ait 7 ans. « Je vivais comme une fille. J’étais habillé en fille. J’avais des cheveux longs comme une fille. Je portais des vêtements de fille ». Sa mère le frappa un jour au sang parce qu’il avait fait couper ses cheveux après que son instituteur se soit plaint. À un moment, sa mère le frappa à la tête avec un rondin de bois, lui fracturant le crâne. Comme Long, Lucas a été exposé aux activités sexuelles de sa mère. Il l’a tuée en 1951.
Pères mortels C’est généralement un père sadique et porté sur la discipline qui surgit dans l’arbre généalogique du tueur en série. Le père de John Wayne Gacy réprimandait constamment son fils, le traitant de "fillette", de "pédé" et de "raté". Alcoolique et violent, il frappait également la mère de John Wayne Gacy et tua le chien adoré de ce dernier pour le punir. Lorsque Gacy étranglait ses jeunes victimes, il les encourageait à rester braves devant la mort. « À travers ce rituel, Gacy cherchait à réaffirmer sa propre vision d’une identité masculine qui avait été écrasée par son père », écrit Joel Norris. Le père d’Albert DeSalvo ramenait des prostituées à la maison et frappait brutalement son épouse. Un jour, il brisa ses doigts les uns après les autres alors que le jeune Albert regardait, impuissant. Le père de DeSalvo le vendit avec ses frères et sœurs, comme esclaves, à un fermier du Maine, et leur mère les chercha frénétiquement durant 6 mois. « Papa était plombier », raconta DeSalvo. « Un jour, il m’a frappé avec un tuyau dans le dos. Je n’ai pas bougé assez vite ». Comment naissent les tueurs en série ?
D’où vient cette envie et pourquoi est-elle si forte ? Si nous ressentions cette envie, serions-nous capables d’y résister ?
Est-ce génétique, hormonal, biologique ou cela est-il le fruit d’un conditionnement culturel ? Les tueurs en série peuvent-ils contrôler leurs désirs ? Nous ressentons tous de la rage et des instincts sexuels "inappropriés", et pourtant nous possédons une sorte de cage interne, qui enferme nos monstres à l’intérieur de nous. Que ce soit la morale ou une programmation sociale, ces blocages internes sont piétinés par les tueurs psychopathes. Non seulement ils laissent les monstres en liberté, mais ils sont virtuellement les esclaves de leurs appêtits brutaux. Pourquoi sont-ils différents ?
"C’était une envie très forte... Une envie vraiment très forte, et plus je la laissais aller plus elle s’intensifiait, jusqu’au point où je prenais des risques pour aller tuer des gens, des risques que, normalement, selon mes règles d’opération, je n’aurais pas pris parce qu’ils auraient pu mener à mon arrestation". Ed Kemper.
Les événements de l’enfance
L’adoption
L’adoption en tant que contribution potentielle au comportement du tueur en série est intéressante parce qu’elle crée deux questions. La première est que les parents biologiques ont pu transmettre des gènes "déviants" à leurs enfants (nous en parlerons plus tard). Deuxièmement, découvrir qu’il a été adopté peut aussi miner le sens de l’identité d’un jeune fragile et le porter à fantasmer sur l’identité de ses "vrais" parents, qu’ils soient bons ou mauvais. Sa mère était-elle une prostituée ? Une none ? Son père était-il un gangster ? Un héros ? Et pourquoi ont-ils "rejeté" leur enfant ? Ce sentiment de rejet peut avoir des conséquences profondes sur une psyché déjà instable. Si l’enfant rencontre ses parents biologiques et qu’il est de nouveau "rejeté", les dommages sont encore plus graves. David Berkowitz a été profondément blessé lorsque sa mère biologique, qu’il avait retrouvée, l’a repoussé. Certains ont spéculé sur le fait que le surnom que Berkowitz s’était choisi ("Le Fils de Sam") était une tentative fantasmatique de revendication d’une identité parent/enfant qui lui avait été refusée dans la vie réelle. Selon les biographes de Bundy (Michaud et Aynesworth), la croissance émotionnelle de Ted Bundy a été bloquée après qu’il ait appris qu’il était un enfant illégitime, à 13 ans. « C’était comme si j’étais rentré dans un mur de briques », a dit Bundy. Bien sûr, il a présenté toutes les excuses qu’il a pu imaginer, et il est donc difficile de le croire alors que sa vie de famille semblait plutôt heureuse. Il va sans dire que l’adoption ne créé pas des tueurs en série. Au pire, elle peut altérer l’identité d’un enfant. Mais cela ne signifie pas que devenir un assassin est la seule option disponible pour un enfant adopté. Etre témoin de violences Certains tueurs en série affirment que l’exposition à des événements violents a enflammé leur soif de sang. Ed Gein, entre autres, a dit que voir des animaux de fermes éventrées lui avait donné « des idées perverses ». Heureusement, tous les fils de producteur de boudins ne deviennent pas des tueurs en série... Albert Fish et Andrei Chikatilo ont affirmé que leur désir de meurtre était dû à d’abominables histoires qu’on leur avait racontées, enfant. Cela signifie-t-il que tous les enfants lecteurs de Stephen King vont devenir des assassins ? La détention des jeunes Les "Maisons de Correction" du début du 20ème siècle faisaient tout sauf rendre les enfants meilleurs. Les histoires de gardiens sadiques et de punitions médiévales vont de pair avec le comportement violent des prisonniers qui devinrent des tueurs en série. Heureusement, ce genre de discipline extrême n’est plus tolérée. Bien que Carl Panzram a été un délinquant juvénile incorrigible, les tortures brutales qu’il subit en maisons de correction n’ont fait que renforcer sa rage violente. « Du traitement que j’ai reçu et des leçons que j’en ai tirées, j’ai décidé, quand je suis sorti, comment j’allais vivre ma vie. J’allais voler, brûler, détruire et tuer partout où j’irais et tous les gens que je pourrais, aussi longtemps que je vivrais. C’est comme ça que j’ai été ’corrigé’ ». Henry Lee Lucas a lui aussi affirmé que la prison l’avait transformé en tueur en série. Charles Manson a dit qu’il avait été violé et tabassé par d’autres prisonniers quand il avait 14 ans, pendant qu’un gardien particulièrement sadique regardait la scène en se masturbant. Albert Fish a affirmé que ses pulsions sado-masochistes étaient dues à ce qu’il avait vécu dans un orphelinat de Washington : « J’ai vu beaucoup de garçons fouettés, ça a pris racine dans ma tête ». Rejet par ses pairs Pour différentes raisons, beaucoup de tueurs en série sont isolés durant leur enfance. Lucas, qui était déjà timide, était ridiculisé à cause de son œil artificiel (il était borgne). Il expliqua plus tard que ce rejet l’avait poussé à haïr tout le monde. Kenneth Bianchi était aussi un solitaire et avait de nombreux problèmes. Un rapport clinique indique : « le garçon fait dans son pantalon, ne se fait pas d’amis facilement et a des tics nerveux. Les autres enfants se moquent de lui ». Dahmer était un enfant antisocial qui riait lorsqu’il voyait un autre enfant blessé. Il devint un adolescent alcoolique, ignoré par ses pairs. Lorsque l’isolation s’aggrave, la dépendance aux fantasmes, surtout les fantasmes destructifs, peut augmenter. Ces fantasmes de violence se révèlent souvent à travers deux des aspects de la "triade" prédisant un futur comportement criminel : la pyromanie et la cruauté envers les animaux. La "triade" des symptômes Ces compulsions secrètes sont considérées comme les germes d’un plus grand tumulte. « Les actes violents sont ou non renforcés si les meurtriers peuvent exprimer leur rage sans conséquence négative pour eux-mêmes, ou s’ils sont imperméables à une quelconque interdiction contre ces actions. Ensuite, les comportements impulsifs et erratiques découragent l’amitié, augmentant l’isolation. De plus, rien ne nie la croyance du futur agresseur selon laquelle il a le droit de faire ce qu’il fait » (Ressler et co, "Sexual Homicide : Patterns and Motives La cruauté envers les animaux est un "drapeau rouge". Tuer et/ou torturer des animaux est souvent considéré comme un "entraînement" au meurtre d’êtres humains. Ed Kemper a enterré vivant le chat de la famille et lui a coupé la tête. Dahmer n’a jamais tué d’animaux vivants, mais il a coupé la tête de chiens écrasés et les a plantés sur des pieux dans le jardin. Toutefois, tous les tueurs en série n’agressent pas les animaux. Dennis Nilsen adorait les animaux, particulièrement son chien "Bleep", au point qu’il n’a pas osé le regarder lorsqu’on l’a arrêté, de peur de le traumatiser ! Christopher Wilder, violeur et assassin de huit femmes, a fait de nombreux dons à "Sauvons les Baleines" et au "Fond pour le sauvetage des phoques"... Joseph Kallinger expliqua : « Oh ! Quelle extase allumer des feux provoque dans mon corps ! Quel pouvoir je ressens à la pensée d’un feu !... Oh, quel plaisir, quel merveilleux plaisir ! » La pyromanie est souvent une activité sexuellement stimulante pour ces tueurs. La destruction dramatique de bâtiments nourrit le même besoin pervers de détruire un autre être humain. Parce que les tueurs en série ne voient pas les êtres humains autrement que comme des objets, le saut entre la pyromanie et le meurtre est facile à faire. Le fait d’uriner au lit est le plus intime de ces symptômes et il est moins divulgué que les autres. On estime qu’environ 60% des tueurs en série urinaient au lit même à l’adolescence. Kenneth Bianchi, par exemple. Conclusion L’enfance peut jouer un rôle dans le façonnement d’un tueur en série, mais les "traumatismes" vécus ne peuvent pas, à chaque fois, être l’unique raison. Bien des tueurs blâment leur famille pour leur comportement, afin de provoquer la sympathie. D’une manière tout à fait "psychopathique", ils accusent quelqu’un d’autre d’être responsable de leurs actions. Mais si leur affreuse enfance est la première cause de leurs tendances homicides, alors pourquoi leurs frères et sœurs ne deviennent-ils pas, eux aussi, des tueurs ou tueuses en série ? Et si une enfance malheureuse créait vraiment des tueurs en série, ceux-ci se seraient probablement regroupés en association ou en syndicat, il y en aurait tant. Nous devons chercher d’autres éléments pour comprendre ce qui pousse un tueur en série à dépasser les limites. Rationalisations tortueuses
« Je suis le fils de pute le plus froid que vous ayez jamais rencontré », a dit Ted Bundy. « J’aimais tout simplement tuer, je voulais tuer ».
Au 19ème siècle, la psychopathie était considérée comme de la "folie morale". De nos jours, on l’appelle communément "un désordre de personnalité antisociale" ou "sociopathie". Les experts pensent que les sociopathes sont un mélange de désastres interpersonnels, biologiques et socioculturels.
Les sociopathes sont diagnostiqués grâce à leur comportement irrationnellement antisocial, leur manque de conscience et leur vide émotionnel. Ils recherchent avidement l’excitation (sexuelle ou sensitive ou de pouvoir...) et sont franchement intrépides. La prison ne les "guérit" pas parce qu’ils sont impulsifs par nature et se moquent des conséquences de leurs actes. Incapables de vivre une véritable relation, ils voient les autres comme des fétus de paille n’existant que pour être manipulés et exploités. Selon les études (américaines), 3 à 5% des hommes sont des sociopathes, alors que moins d’1% de la population féminine est sociopathe.
Les sociopathes sont souvent de riches hommes d’affaires ou des dirigeants mondiaux : tous les sociopathes ne sont pas des tueurs. Mais lorsqu’il vous est facile de dévaloriser les autres et que vous avez toujours ressenti les événements de votre vie comme des injustices et des rejets, le meurtre peut sembler être un choix naturel. Selon les psychiatres, il existe des facteurs environnementaux qui créent un sociopathe : La génétique Des tests montrent que le système nerveux des sociopathes est manifestement différent : ils ressentent moins de peur et d’anxiété que les autres. Une expérimentation a révélé que leur "bas niveau d’excitation" créé une impulsivité et la recherche de stimulations. Elle a également montré à quel point les sociopathes sont résistants lorsqu’ils doivent réellement changer leur comportement (et non pas faire semblant). On a donné une tache à un groupe de sociopathes et à un groupe de gens "normaux" : apprendre quel levier (sur quatre) allumait une lumière verte. L’un des leviers envoyait au sujet un choc électrique. Les deux groupes firent le même nombre d’erreurs, mais le groupe "normal" apprit rapidement à éviter la punition du choc électrique, alors que les sociopathes mirent bien plus de temps à le faire. Ce besoin d’un plus haut niveau de stimulation fait que le psychopathe recherche les situations dangereuses. Quand Gacy entendait une ambulance, il la suivait pour voir quel genre de catastrophe "excitante" avait eu lieu. L’une des raisons pour lesquelles beaucoup de tueurs en série cherchent à devenir policier est probablement due à l’intensité de ce travail. Les facteurs génétiques et physiologiques contribuent également à créer un psychopathe. Une étude à Copenhague se concentrait sur un groupe de sociopathes qui avaient été adoptés durant leur enfance. Les parents biologiques des sociopathes avaient 4 à 5 fois plus de "chance" d’être eux-mêmes sociopathes que les personnes "normales". Toutefois, la génétique ne résout pas tout. Elle montre seulement qu’il existe sans doute une prédisposition au comportement antisocial. L’environnement peut créer ou briser la personnalité "sociopathique". Lorsqu’un sociopathe hérite de "handicaps développementaux" d’origine génétique, c’est généralement d’un développement rachitique des plus hautes fonctions du cerveau. 30 à 38% des sociopathes ont des "ondes d’activité anormales du cerveau". Les enfants ont une activité cervicale plus lente, qui augmente lorsqu’ils grandissent. Mais pas chez les sociopathes. Le cerveau peu devenir mature, mais seulement lorsque le sociopathe vieillit. C’est peut-être la raison pour laquelle la plupart des tueurs en série ont moins de 50 ans. Les ondes d’activité anormales du cerveau viennent du lobe temporal et du système limbique, les endroits du cerveau qui contrôlent la mémoire et les émotions. Lorsque le développement de ces parties du cerveau est génétiquement détérioré, et que les parents de l’enfant sont abusifs, irresponsables ou manipulateurs, tout est en place pour un désastre. Les sociopathes peuvent-ils être traités et guéris ? Selon les psychiatres : Non. Les électrochocs ne fonctionnent pas. Les drogues ne se sont pas révélées efficaces. La psychothérapie, qui suppose une confiance et une relation avec le thérapeute, est hors de question puisque le psychopathe est incapable de s’ouvrir aux autres. Ils ne veulent tout simplement pas changer. La majorité des psychopathes finissent en prison plutôt que dans des hôpitaux psychiatriques. A l’intérieur de l’esprit d’un sociopathe Le Dr. Meloy écrit que durant le développement de la petite enfance, il se crée une séparation chez l’enfant sociopathe entre le "moi gentil", qui est l’intérieur vulnérable, et le "pas moi dur", qui est l’extérieur intrusif et pénible (les expériences douloureuses ou de négligence). L’enfant en vient à attendre que toutes les expériences extérieures soient douloureuses, et se renferme sur lui-même. Dans une tentative de protection contre un environnement difficile, l’enfant développe une "armure de caractère", se méfiant de tout ce qui est extérieur et refusant de laisser qui que ce soit "entrer". L’enfant refuse de s’identifier à ses parents et, au contraire, voit ses parents comme des étrangers malveillants. Rapidement, l’enfant n’est plus capable d’empathie pour qui que ce soit. Le mur est construit pour durer. « La nature humaine toute entière est une nuisance et me remplit de dégoût », disait John Haigh. « De temps en temps, il faut relâcher la vapeur ». Lors d’un développement normal, l’enfant se lie avec sa mère pour qu’elle l’élève et lui donne de l’amour. Mais pour le psychopathe, la mère est considérée comme « une prédatrice agressive ou une étrangère passive ». Dans le cas des sociopathes violents, et notamment des tueurs en série, l’enfant se lie à travers le sadomasochisme et l’agression. Selon Meloy, « cet individu, se conduisant comme un prédateur, fait vicieusement et agressivement aux autres ce qu’on pourrait lui faire ». La victime aux yeux du psychopathe Lorsqu’ils traquent une victime, les psychopathes ne ressentent pas consciemment de la colère. Bien des tueurs semblent entrer en transe durant leurs phases prédatrice et meurtrière. Le psychopathe recherche des victimes idéalisées dans le but de les humilier et de les détruire. En dégradant sa victime, le psychopathe tente de détruire l’ennemi hostile à l’intérieur de son propre esprit. Durant le procès de Gacy, le psychiatre Richard Rappaport a dit que « Gacy est tellement convaincu que ces attributs existent dans cette autre personne qu’il est complètement en dehors de la réalité... et il doit se débarrasser d’elle et se sauver lui-même. Il doit le tuer ». La victime est vu comme un objet symbolique. Bundy la décrivait en se désignant à la 3ème personne : « Puisque cette fille en face de lui ne représente pas une personne, mais une image, ou quelque chose de désirable, la dernière chose qu’il voudrait faire serait de personnaliser cette personne... Discuter et la flatter et s’amuser, comme sur un écran de cinéma ». Et ensuite, « ce ne serait pas nécessairement des stéréotypes. Mais ce serait des fac-similés de femmes en tant que catégorie. Pas une catégorie de femmes, mais une catégorie qui a presque été créée à travers la mythologie des femmes et la manière dont elles sont utilisées comme objet ». L’illusion du "Guerrier" Dans un état maniaque (qui précède le meurtre), le sociopathe est intrépide et pense qu’il est omnipotent, parfois le Mal incarné (c’était par exemple le cas de Richard Ramirez, le "Night Stalker"). Un autre sociopathe, lorsqu’il se préparait à "chasser", s’habillait en Indien et utilisait ses propres excréments comme peintures de guerre. Guy George se prenait pour l’indien "Joe", le "méchant" du roman "Tom Sawyer" de Mark Twain. Bien des tueurs s’identifient au mythe du guerrier. Leonard Lake était fasciné par les chevaliers médiévaux et beaucoup de tueurs en série, tels Gacy et Kemper, admiraient John Wayne, l’archétype Américain du guerrier solitaire. Beaux parleurs Les psychopathes connaissent ce qui est bien et mal, et se comportent comme s’ils croyaient sincèrement en ces valeurs. « Il existe des individus qui sont tellement psychopathiquement dérangés que, selon moi, on ne devrait même pas essayer de les guérir », dit Reid Meloy. Beaucoup de psychopathes lisent des ouvrages de psychologies et sont capables d’imiter les maladies mentales plus "sympathiques", comme la schizophrénie. Ils utilisent tous les moyens possibles pour manipuler ceux qui les évaluent. Est-ce que les sociopathes entendent des voix dans leur tête ? Non. Selon Meloy, même « la plupart des individus psychotiques n’ont pas ce genre d’hallucination et ceux qui les ont leur résistent généralement bien ». John Wayne Gacy était « un beau parleur qui essayait de se "laver" de toute mauvaise action. Il avait un haut degré d’intelligence sociale et il savait très bien se comporter comme il le fallait pour influencer les gens », a dit Eugene Gauron, qui a évalué Gacy AVANT qu’il ne commence à tuer. Gacy a pourtant été libéré. La tromperie la plus dramatique qu’aient jamais essuyé des psychiatres est l’évaluation d’Ed Kemper. Deux psys l’ont interviewé et ont déclaré qu’il était à présent "sans danger" et ne ferait de mal à personne. Durant cette interview, la tête d’une des victimes de Kemper reposait dans le coffre de sa voiture, garée sur le parking ! Bundy, qui pouvait véritablement être charmant, est parvenu à obtenir les bonnes grâces de ses gardiens, pour s’échapper lorsqu’ils sont devenus plus souples avec lui et l’ont moins surveillé. Appétits coupables Le meurtre en série est-il une quête de sexe ou de pouvoir, ou les deux ? Cela dépend de... la personne à qui vous le demandez. D’autres pensent qu’une pulsion sexuelle déviante est la cause, et que le pouvoir est l’outil utilisé pour obtenir la satisfaction sexuelle. Certains tueurs en série vont s’identifier à des sources de pouvoir perçues, en essayant de s’approprier certains des sentiments de contrôle et d’omnipotence pour eux-mêmes. D’autres vont satisfaire des illusions de grandeur religieuse, que ce soit le Christ ou Satan. D’autres encore observent les policiers et vont les imiter, comme si leur autorité volée leur donnait l’autorité de tuer les autres. L’un des modèles de pouvoir les plus terrifiants est Hitler. L’un des médecins du Britannique Patrick Mackay, alors adolescent, prédit qu’il deviendrait un "tueur psychopathe". Mackay s’identifiait à Hitler et posait dans un uniforme nazi qu’il avait fabriqué lui-même. Après avoir avoué les meurtres de onze personnes, dont un prêtre catholique assassiné à la hache, il déclara : « Je ne vais pas pleurer. La vie est pleine de chocs en tout genre et on doit y faire face ». Déviance sexuelle "Les démons voulaient mon pénis", a écrit David Berkowitz. Pour lui, le sexe n’était pas quelque chose qui impliquait une partenaire consentante. Au contraire, ses fantasmes sexuels tordus, entretenus dans l’isolation sociale, firent apparaître les forces abstraites du mal. Nous imaginons les démons poursuivant des buts plus élevés, tels la recherche d’âmes égarées, mais pas de pénis... Mais pour leslust murderers, la sexualité, le pouvoir et la domination sont si fermement entrelacés qu’ils débordent l’un dans l’autre. Il est difficile de dire où la soif de sexe disparaît et la soif du sang prend le dessus. Meurtre sexuel Selon Ressler, Burgess, et Douglas dans "Sexual Homicide : Patterns and Motives", le nombre de « meurtres classifiés comme ’mobiles inconnus’ augmente dramatiquement ». Ils pensent qu’il existe deux types d’homicides sexuels : « le tueur du viol ou de la colère déplacée » et le « tueur sadique ». En quoi un tueur en série diffère-t-il d’un violeur qui tue ses victimes pour éviter qu’elles ne parlent et qu’il soit appréhendé ? Les violeurs qui tuent, selon une étude citée dans "Sexual Homicide", « trouvent rarement une satisfaction sexuelle dans le meurtre et n’exécutent pas d’actes sexuels après la mort. Au contraire, pour les tueurs sadiques, le meurtre est un élément à part entière d’un fantasme sadique ritualisé ». La mutilation est de "l’overkill", une façon de frapper obsessivement le corps de la victime bien plus que nécessaire pour la tuer. Les sociopathes ont un niveau d’excitation peu élevé, il en faut bien plus pour les stimuler. Les mutilations macabres excitent le lust killer. Pour lui, tuer déclenche un fantasme sexuel étrange qui s’est développé dans les sombres méandres de son esprit tordu. Ressler écrit que « puisque son histoire sexuelle est celle du sexe en solitaire, et qu’il trouve les relations trop difficiles, voir impossibles, il retourne l’acte masturbatoire même lorsqu’une vraie partenaire (sa victime) est ’disponible’. La masturbation a généralement lieu après la mort, lorsque ses fantasmes sont les plus forts ». Parce que les fantasmes n’impliquent pas une personne mais une victime sacrificielle symbolique, la violence peut augmenter après la mort. « Les mutilations ont souvent lieu lorsque la victime est déjà morte, un moment durant lequel le tueur a un contrôle ultime sur sa victime ». L’excitation la plus étrange que Kemper ressentait en tuant avait lieu lorsqu’il décapitait ses victimes. « Je me souviens qu’il y avait une excitation sexuelle... Vous entendez ce petit ’pop’ et vous retirez leur tête et vous la soulevez par les cheveux. Enlever la tête de leur corps étendu là. Ça m’envoyait au ciel ». Kemper ajoutait : « Avec une fille, il reste encore beaucoup de choses sur son corps même sans la tête. Bien sûr, la personnalité est partie ». Ces personnalités, que les tueurs en série trouvent si gênantes et ennuyeuses expliquent pourquoi ils vont si loin pour "dépersonnaliser" le corps de leur victime par d’horribles mutilations. Albert DeSalvo avait envie d’avoir des rapports sexuels au moins cinq fois par jour. Il en vint même à accuser la froideur de sa femme d’être la cause de ses meurtres. « C’était vraiment une femme que je voulais, n’importe laquelle, juste une femme avec ce que les femmes ont », a-t-il dit. David Berkowitz se masturbait compulsivement et « sa préoccupation pour la sexualité orale », écrivit le Dr. Abrahamsen, « suggère un développement sexuel immature ».
Parce que le sexe est lié à la mort et non pas à la vie, le concept de procréation dérange le lust killer. John Haigh déclara : « Le sexe ne devrait pas exister. La propagation devrait être un acte insensible, comme un chêne qui perd ses glands ». Pour certains de ces tueurs, la sexualité a été liée au pêché et à la mort par des parents trop zélés qui ne voulaient pas que leur enfant ne devienne "immoral". Leur besoin libidineux s’est alors reporté sur d’autres comportements "déviants".
William Heireins, le jeune "tueur au rouge à lèvres", a affirmé que le cambriolage était sa manière primaire de se relâcher sexuellement. Enfant, on l’avait prévenu que les contacts sexuels étaient sales et qu’ils "causaient des maladies". Joseph Kallinger, qui fut élevé par des parents sadiques très puritains, était sexuellement excité par les feux. Pour Ed Gein, à qui sa mère avait appris que le sexe était criminel et avilissant, il semble presque naturel qu’il ait associé sa propre curiosité sexuelle avec la mort. Tuer la femme à l’intérieur Beaucoup pensent que Gacy tuait des jeunes hommes qui représentaient symboliquement son propre "moi" homosexuel tant détesté. Bobby Joe Long, qui avait un chromosome féminin en trop et se retrouva avec des seins à la puberté, tua brutalement des prostituées et des femmes qui lui rappelaient sa mère. Il existe un débat pour savoir si les tueurs en série qui sont peu sûrs de leur masculinité sont les plus vicieux, comme s’ils avaient besoin d’extirper et de détruire la femme à l’intérieur d’eux-mêmes. Joel Norris a écrit que si « le tueur est particulièrement sauvage en ce qui concerne les corps de ses victimes féminines, la police devrait cherchait un suspect possédant des traits physiques féminins. A-t-il par exemple de beaux cheveux ? Ses traits sont-ils disproportionnellement délicats ? » Comme Richard Tithecott le précise dans son livre "Of Men and Monsters Tithecott explique que d’une certaine manière, le tueur accuse la féminité de provoquer son envie de meurtre, alors que dans l’Histoire, quasiment tous les actes agressifs sont masculins par nature. Cette manière de viser la "femme à l’intérieur" n’est rien d’autre qu’une tentative du tueur en série d’accuser la victime. Comment naissent les tueurs en série ?
D’où vient cette envie et pourquoi est-elle si forte ? Si nous ressentions cette envie, serions-nous capables d’y résister ?
Est-ce génétique, hormonal, biologique ou cela est-il le fruit d’un conditionnement culturel ? Les tueurs en série peuvent-ils contrôler leurs désirs ? Nous ressentons tous de la rage et des instincts sexuels "inappropriés", et pourtant nous possédons une sorte de cage interne, qui enferme nos monstres à l’intérieur de nous. Que ce soit la morale ou une programmation sociale, ces blocages internes sont piétinés par les tueurs psychopathes. Non seulement ils laissent les monstres en liberté, mais ils sont virtuellement les esclaves de leurs appêtits brutaux. Pourquoi sont-ils différents ?
"C’était une envie très forte... Une envie vraiment très forte, et plus je la laissais aller plus elle s’intensifiait, jusqu’au point où je prenais des risques pour aller tuer des gens, des risques que, normalement, selon mes règles d’opération, je n’aurais pas pris parce qu’ils auraient pu mener à mon arrestation". Ed Kemper.
Curiosité morbide et cannibalisme
Avant de commencer à tuer, beaucoup de tueurs en série montrent une fascination pour la mort. Cela, en lui-même, n’est pas inhabituel. Peut-être que si leur personnalité antisociale n’avait pas pris le dessus, ces tueurs en série seraient devenus des médecins, des scientifiques, des entrepreneurs de pompes funèbres ou même des artistes. Le cannibalisme est une forme littérale d’intériorisation : au lieu de faire de la place dans son cœur pour celui ou celle qu’il désire, le cannibale fait de la place dans son estomac... La faim métaphorique pour la compagnie d’une autre personne devient une faim littérale. Beaucoup la décrivent comme une manière d’incorporer l’autre en soi. Puisque les sociopathes sont incapables de ressentir de l’empathie et de l’amour, cette forme brute et primitive de liaison en devient un remplacement écœurant. La "décoration" abominable de la maison d’Ed Gein était composée d’abat-jour et de sièges de chaises en peau humaine, ainsi que de crânes humains utilisés comme bols. Il fabriqua également un vêtement et des bijoux avec des morceaux de corps. Les livres d’anatomie ne satisfaisaient pas sa curiosité, il déterra d’abord des cadavres puis se mit à tuer. Sont-ils fous ? Les tueurs en série sont-ils fous ? Pas selon les standards légaux. « L’incidence de la psychose parmi les meurtriers n’est pas plus grande que l’incidence de la psychose dans la population totale » a dit le psychiatre Donald Lunde. La définition légale de la folie est basée sur "les lois de McNaghten", datant du 19ème siècle : « L’agresseur comprend-il la différence entre le bien et le mal ? S’il se sauve ou fait n’importe quelle tentative pour cacher son crime, alors l’agresseur n’est pas aliéné, parce que ses actions prouvent qu’il a compris que ce qu’il faisait était mal ». En France, l’article 122-1 du Code pénal prévaut : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. » Cherchant toujours à manipuler, les tueurs en série feraient n’importe quoi pour convaincre les autorités qu’ils sont fous. Être déclaré "légalement fou" signifie échapper à la peine capitale. Et si le criminel parvient à persuader ses gardiens qu’il est guéri, il peut espérer être libéré... comme Ed Kemper l’a été. John Haigh a bu sa propre urine devant les jurés pour les convaincre de sa folie, mais cela a seulement servi à les dégoûter. William Hickman a été assez stupide pour écrire son intention de convaincre les jurés qu’il était fou : « J’ai l’intention de rire aux éclats, de hurler et de me jeter par terre avant que l’accusation ne termine sa plaidoirie... » Il termina sa lettre adressée à un codétenu par un : « PS : tu sais et je sais que ne suis pas fou ». Alter Egos L’une des tentatives les plus prévisibles de "rejeter la faute" est de se créer un côté sombre et mauvais, un "alter ego". Certaines de ces créations sont désignées comme étant les véritables coupables des meurtres. L’un des alter ego les plus connus est celui de Kenneth Bianchi, "Steve Walker". Ce dernier apparu, lors d’une séance d’hypnotisme, comme l’opposé agressif du "gentil" Kenneth. Des hypnotiseurs furent capables de piéger Bianchi et de révéler que "Steve" était un canular. Fabriquer un alter ego est une manière commode de rejeter la culpabilité sur un autre, même si cet "autre" est en soi. C’est une variation psychologique du "le Diable m’a poussé à le faire". Mais les alter ego diaboliques sont généralement des constructions maladroites qui s’effondrent sous un examen minutieux. Au mieux, une véritable personnalité "double" peut espérer se retrouver dans un hôpital psychiatrique plutôt que dans le quartier des condamnés à mort. Mais les cas authentiques sont exceptionnellement rares. La schizophrénie Selon le Dr. Meloy, la majorité des schizophrènes résistent aux ordres agressifs donnés par les hallucinations auditives qu’ils entendent. Lorsqu’il fut arrêté, tout le monde convenu que Mullin était un schizophrène paranoïde... mais il fut déclaré "légalement sain d’esprit". Contrairement à bien des tueurs qui tentent de convaincre les autorités qu’ils sont fous, Mullin essaya de prouver qu’il était sain d’esprit, déclarant qu’il était la victime d’une immense conspiration. Il expliqua qu’il était « un bon citoyen Americain qui avait été dupé pour commettre ces crimes. Je sais que je mérite ma liberté ». Le "Fils de Sam" était une tentative bien construite de David Berkowitz pour paraître schizophrène. « Il n’y a aucun doute dans mon esprit : un démon vit en moi depuis ma naissance », prétendit-il. « Je veux qu’on me rende mon âme. J’ai le droit d’être humain ». Des années plus tard, il tint une conférence de presse durant laquelle il annonça que son histoire de démons avait été inventée. Tueurs nés ?
Génétique et mauvaise graine
Carl Panzram écrivit lui-même : « Toute ma famille est dans la moyenne des êtres humains. Ils sont honnêtes et travaillent dur. Tous sauf moi. Je suis un humain-animal depuis ma naissance. Lorsque j’avais 5 ou 6 ans, j’étais un voleur et un menteur et j’étais méprisable. Plus je vieillis, plus je deviens mauvais ». Peter Kurten a noyé deux camarades de jeux à l’âge de neuf ans. Ces enfants sont-ils tout simplement nés mauvais ? L’environnement seul ne peut pas expliquer le comportement des tueurs en série : trop d’enfants abusés et/ou négligés sont devenus des adultes responsables et honnêtes. S’il existe une explication génétique, c’est une mutation discrète et délicate. Nous ne rencontrons pas de familles entières de tueurs en série (même les McCrary étaient plus des dégénérés assassins que des serial killers). Il n’existe pas de "gène du tueur", mais des recherches révèlent certaines tendances génétiques aux comportements violents. En d’autres termes, les mauvaises graines fleurissent dans de mauvais environnements. Une étude menée sur des jumeaux élevés séparément en 1997 a révélé un lien puissant entre l’impulsivité et un comportement de recherche de sensations, « attribué presque entièrement à des facteurs génétiques ». La recherche de sensations et l’impulsivité « sont plus élevés chez les drogués, les délinquants et les psychopathes ». Les tueurs en série possèdent-ils un chromosome en trop ? Réciproquement, un chromosome masculin ("Y") en trop était autrefois en vogue pour expliquer la violence. L’avocat de Richard Speck a affirmé que son client avait un profil génétique XYY, mais des tests ont prouvé que c’était faux. Alors qu’un chromosome masculin semble être une explication logique à un comportement agressif "mutant", il n’existe pas de preuve qui lie le chromosome X ou Y aux tueurs en série. La Testostérone Un taux élevé de testostérone en lui-même n’est pas dangereux, mais lorsqu’il est combiné avec un taux bas de sérotonine, le résultat peut-être mortel. La testostérone est associée au besoin de dominer (bien des athlètes et des hommes d’affaires ont des taux élevés de testostérone). Mais puisque tout le monde ne peut pas être le meilleur, la sérotonine empêche la tension d’atteindre des niveaux trop élevés, et nous tempère. Mais selon une étude de Paul Bernhardt, lorsque le niveau de sérotonine est anormalement bas, la frustration peut mener à un comportement agressif, voire sadique. Métaux lourds Des recherches ont montré que les agresseurs violents ont des niveaux plus élevés de métaux lourds toxiques (manganèse, plomb, cadmium et cuivre) dans leur corps. Un excès de manganèse fait baisser le taux de sérotonine et de dopamine, ce qui contribue à provoquer un comportement agressif. L’alcool augmente ces effets. Le meurtrier de masse James Huberty avait un taux excessif de cadmium dans son sang. Défectuosités du cerveau Selon plusieurs chercheurs, des blessures à la tête et des anomalies du cerveau mènent souvent à un comportement violent. Lorsque l’hypothalamus, le lobe temporal et/ou le cerveau limbique sont endommagés, cela peut expliquer une agressivité incontrôlable. L’hypothalamus régule le système hormonal et les émotions. Le cerveau "supérieur" a un contrôle limité sur l’hypothalamus. À cause de la proximité physique des centres de la sexualité et de l’agressivité dans l’hypothalamus, l’instinct sexuel et la violence deviennent liés pour le "lust killer". L’hypothalamus peut être abîmé par la malnutrition ou une blessure à la tête. Le chercheur Dominique LaPierre pense que le « cortex préfrontal, un endroit du cerveau impliqué dans la planification à long terme et le jugement, ne fonctionne pas correctement chez les sujets psychopathes ». Les paléopsychologues croient également qu’il existe une sorte de mauvais fonctionnement du cerveau chez les tueurs en série, et que, en quelque sorte, leur cerveau "primitif" ignore le cerveau supérieur : la libido, l’agressivité et l’appétit prennent le pas sur la raison et la compassion. Une étude de Pavlos Hatzitaskos explique qu’une grande proportion des prisonniers des couloirs de la mort a eu d’importantes blessures à la tête et qu’environ 70% des patients souffrant de blessures au cerveau développent des tendances agressives. Certaines de ces blessures au cerveau sont accidentelles, mais la plupart d’entre elles ont été infligées lors de mauvais traitements durant l’enfance. Parmi les nombreux tueurs en série qui ont souffert de blessures à la tête, on peut citer Leonard Lake, David Berkowitz, Kenneth Bianchi, John Gacy, Bobby Joe Long et Carl Panzram, qui, enfant, a eu une sorte d’infection au cerveau. Il écrivit : « Finalement, ma tête a gonflé jusqu’à être aussi grosse qu’un ballon... J’ai été opéré à la maison. Sur la table de la cuisine. J’aimerais savoir si cela est la cause de mes étranges actions ». Ted Bundy, au contraire, a effectué des scanners du cerveau et des rayons X, mais ils n’ont révélés aucun traumatisme au cerveau. Absence de peur Le magasine "Crime Times" rapporte les découvertes selon lesquelles les psychopathes ont un "seuil de peur" plus élevé et ont moins tendance à répondre à des stimuli provoquant la peur, comme un bruit violent et soudain. Il est possible qu’ils soient "immunisés" contre la peur. Selon le psychologue Shawn Johnston, « le rythme cardiaque du psychopathe et la température de sa peau sont bas, et sa réaction de surprise est bien moindre que chez les personnes "normales". Le système nerveux autonome des gens extrêmement violents est extrêmement lent... Ils ont besoin d’un niveau plus élevé d’excitation ou de stimulation pour avoir une "expérience" intense ». Privation sensorielle Des études montrent que le manque de contact physique peut être nuisible pour le développement de l’enfant. Lors d’une étude sur des chimpanzés, les bébés qui n’étaient pas "pris à bras" se renfermaient sur eux-mêmes et commençaient à attaquer les autres. Certains tueurs en série ont été séparés de leurs parents très jeunes ou leur mère ne leur a pas montré d’amour et ne les touchait pas. Conclusion Ces caractéristiques physiologiques, toutefois, ne créent pas obligatoirement un tueur en série. Beaucoup de gens ont des blessures au cerveau et des anomalies biologiques et ne sont pas pour autant violents. Un coup à la tête ne va pas forcément créer un tueur en série. Le mal peut-il être réduit à une équation chimique ? Peut-être est-ce une combinaison entre l’environnement et des prédispositions chimiques. Ce que nous savons, c’est qu’il n’existe pas de schéma unique pour tous les tueurs en série. Beaucoup de ces études biologiques sont nouvelles, et peut-être que dans le futur, le profil chimique du tueur en série sera découvert... Fantasmes mortels
Les fantasmes étranges se développent dans l’isolation et la colère. Selon Ressler, pour le tueur en série en devenir, les fantasmes violents mènent à une isolation encore plus grande, ce qui, en retour, crée une dépendance encore plus grande aux fantasmes...
« En grandissant, j’ai réalisé, même incomplètement, que j’étais différent des autres gens, et que la manière de vivre à la maison était différente de la maison des autres », dit John Haigh. « Cela me poussait à l’introspection et à d’étranges questionnements mentaux ».
Finalement, pour nourrir leurs fantasmes, les tueurs en série en arrivent à un point où ils ont besoin de les réaliser. Ils vont se préoccuper uniquement de meurtre pendant des années, et dériver dans des états de transe avant le meurtre, totalement emprisonnés par leurs fantasmes. Dans leurs rêveries monstrueuses, leurs victimes sont réduites à de malheureux pions. Beaucoup des mutilations ritualisées accomplies sur les victimes découlent d’un drame intérieur que seul le tueur peut comprendre.
Dennis Nilsen expliquait : « J’avais créé un autre monde, et les hommes réels y entraient et il ne leur était jamais fait de mal dans les lois irréelles de mon rêve. J’ai provoqué des rêves qui ont provoqué la mort. C’est mon crime ».
Jeffrey Dahmer avait une idée similaire : « J’ai rendu ma vie imaginaire plus puissante que la vie réelle ».
La réalité brutale et dégoûtante du meurtre ne correspond jamais complètement au pouvoir des fantasmes. En fait, c’est généralement une déception, mais le fantasme ne disparaît pas pour autant. Il s’enracine plus profondément dans la psyché du tueur.
Cela explique la nature "sérielle" et répétitive des meurtres : les tueurs veulent recommencer et "s’améliorer" jusqu’à ce que, enfin, ils réalisent le meurtre parfait, totalement semblable à leurs fantasmes. Ted Bundy observait : « Le fantasme qui accompagne et génère l’anticipation qui précède le crime est toujours plus stimulant que les conséquences immédiates du crime lui-même ».
Beaucoup de tueurs en série gardent des souvenirs (des "trophées") de leur crime, qui attisent plus tard leurs fantasmes. Lorsque l’on a demandé à Bundy pourquoi il prenait des Polaroïds de ses victimes, il a répondu : « Lorsque vous travaillez dur pour faire quelque chose de bien, vous ne voulez pas l’oublier ».
Le coup de grâce
C’est une chose de fantasmer de tuer quelqu’un, mais c’en est une autre de passer à l’acte. Qu’est-ce qui incite les tueurs en série à traverser cette frontière, encore et encore ?
Les drogues sont souvent impliquées, et surtout l’alcool, comme dans les cas de Gacy (qui utilisait aussi du Valium, des amphétamines et de la marijuana...), Ramirez, Nilsen et Dahmer.
Stresseurs
Alors que le tueur affronte sa frustration, sa colère et son ressentiment, les fantasmes de meurtre peuvent occulter la réalité. Selon Ressler, « bien des facteurs déclencheurs sont centrés autour des différents aspects du contrôle ». La mort de la mère de Gein lui a fait "passer la barrière", alors que les combats journaliers de Kemper avec la sienne le rendaient fou de rage. Christopher Wilder a affirmé que son itinéraire meurtrier avait commencé après qu’une femme ait rejeté sa demande en mariage. Après le meurtre Selon Joel Norris, il existe six phases dans le cycle du tueur en série. 1 - La phase d’aura, durant laquelle le tueur commence à perdre prise sur la réalité. 2 - La phase de chasse, durant laquelle le tueur cherche une victime. 3 - La phase de relation, durant laquelle le tueur attire sa victime. 4 - La phase de capture, durant laquelle la victime est prise au piège. 5 - La phase de meurtre ou de Totem, qui est émotionnellement élevée pour le tueur. 6 - La phase de dépression, qui a lieu après le meurtre.
Norris écrit que lorsque la dépression survient, elle provoque le recommencement des phases. Bundy a dit qu’il n’a jamais vraiment obtenu ce qu’il espérait avec ses meurtres, et il a toujours ressenti un vide et un grand désespoir après ceux-ci.
Joel Norris décrit la "dépression post-homicide" que les tueurs en série éprouvent : « Le tueur réalise simplement un fantasme rituel... mais, une fois "sacrifiée", l’identité donnée à la victime dans le fantasme du meurtrier est perdue. La victime ne représente plus ce que le tueur pensait qu’il ou elle représentait. L’image de la fiancée qui le rejetait, l’écho de la voix de la mère haïe, ou les moqueries du père distant. Tout subsiste très clairement dans l’esprit du tueur après le crime. Le meurtre n’a pas effacé ou changé le passé parce que le tueur se déteste lui-même, encore plus qu’avant l’apogée de l’émotion... C’est seulement son propre passé qui est représenté. Il a échoué à nouveau. Au lieu de renverser les rôles de son enfance, le tueur les a renforcés, et en torturant et tuant une victime sans défense, il a répété ses tragédies les plus intimes. » Mal social
Culture contemporaine violente
Beaucoup de tueurs en série accusent notre culture violente (surtout les Américains...) de nourrir leurs appétits. Quelques jours avant d’être exécuté, Bundy a déclaré que la pornographie "dure" était responsable des meurtres qu’il avait commis. Dans nos divertissements médiatiques, le sexe et la violence semblent aller de pair. Bundy avait-il raison ? Ou s’est-il trouvé une excuse facile ? Beaucoup de tueurs en série adoptent également des figures violentes comme modèles. John Wayne Gacy et Edmund Kemper adoraient John Wayne (qui a évidement d’autres fans que les tueurs en série), car sa justice vengeresse ("oeil pour oeil") plait au tueur... qui pense être une victime. De nos jours, on accuse souvent des films, des jeux vidéos ou des musiques d’être la cause de bien des meurtres. Bien qu’il n’existe aucune preuve directe que la violence et les médias créent des tueurs en série, cela peut activer leur fantasme et peut-être les légitimer pour certains. Comme disait Ed Kemper au sujet de la pornographie violente : « Ca n’est pas ça qui m’a rendu mauvais. Mais... ça a mis de l’huile sur le feu ». Selon Elliot Leyton, dans son livre "Hunting Humans Une société d’étrangers Il est plus facile pour nous de nous voir uniquement comme des étrangers ou des stéréotypes. Les tueurs en série s’en prennent à des stéréotypes. « Nous créons des étrangers les uns pour les autres », dit Steven Egger. « Et alors que nous devenons des étrangers, nous commençons à voir les autres plus comme des objets et moins comme des êtres humains ». « C’est le facteur d’anonymité », a dit Bundy au sujet de sa facilité à tuer. Au 20ème siècle, l’angoisse de la grande ville continue de générer les tueurs et les victimes. Les tueurs en série peuvent facilement trouver des victimes parmi les "oubliés" : fugueurs, prostituées, droguées, SDF... Peut-être « l’anonymité » elle-même est elle un facteur qui créé le tueur en série. Se sentant privé de ses droits, oublié, ignoré dans la foule, le psychopathe ne tue pas seulement celles/ceux qui lui renvoient sa propre identité anonyme et oubliée, mais se fait aussi un nom, il "devient quelqu’un" en tuant. Cerise sur le gâteau, il peut même devenir une célébrité si ses crimes font la une des journaux... Le meurtre en série comme métier ? David Berkowtiz n’avait pas d’identité stable : il ne faisait rien de particulier, il n’avait pas d’amis, pas d’attaches. Il était terriblement seul. L’identité du "Fils de Sam" lui a donné une immense notoriété et du pouvoir sur les autres. Il était excité lorsqu’il entendait ses collègues de la poste discuter du "Fils de Sam", sans savoir que le "gentil David" qui travaillait avec eux était le tueur psychopathe dont on parlait dans les journaux. La possibilité que la notoriété soit une motivation supplémentaire pour le tueur en série est terrifiante. De nombreux tueurs en série, qui sont motivés par un besoin de pouvoir et de domination, adorent l’attention que leurs portent les médias. Gacy collait sur son "petit cahier" tous les articles de presse le concernant. Le procès de Jeffrey Dahmer avait « un air de grande première d’un film, complétée par des célébrités locales, des groupies qui couraient après un autographe et tous les médias sur le pied de guerre », écrivit la biographe de Dahmer, Anne Schwartz. Mais le Dr. Meloy nous prévient de ne pas faire des tueurs en série des stars : « Si le meurtre attire l’attention des médias et catalyse à la fois la peur et la fascination du public, cela va renforcer l’opinion du psychopathe selon lequel il est important et tout puissant... Dans un sens, les médias populaires peuvent transformer les prédateurs en figures mythologiques au point qu’ils croient devenir une légende dans leur propre esprit. Cette vérification dans la réalité de ce que jusqu’ici ils n’avaient vécu que dans leurs fantasmes conduit ces psychopathes à considérer le meurtre comme l’unique moyen d’atteindre la notoriété ». Pour conclure...
Quand arrêtent-ils de tuer ?
Lorsqu’ils sont arrêtés ou tués. Très rares sont les tueurs en série qui se sont arrêté de tuer (avec la venu de l’âge et le "déclin" de leur sexualité) et qui ont trouvé des substituts à leurs fantasmes brutaux. Très peu se sont rendus d’eux-mêmes à la police. Ed Kemper a appelé la police pour avouer ses crimes et a attendu qu’on vienne le chercher. Certains tueurs en série réclament d’être appréhendés, mais disparaissent avant que la police n’arrive pour les arrêter. William Hereins écrivit son message mémorable (« Pour l’amour de dieu arrêtez-moi avant que j’en tue plus je ne peux pas me contrôler ») avec un rouge à lèvres sur un mur, alors que sa victime gisait, morte, égorgée, sur le sol. Certains affirment que s’ils avaient pu, ils auraient massacré bien plus de gens. Le "Vampire de Dusseldorf", Peter Kurten, a dit : « Plus il y a de gens, mieux c’est. Oui, si j’avais eu le moyen de le faire, j’aurais tué des centaines de personnes, j’aurais créé des catastrophes ». Lorsque Carl Panzram ne fantasmait pas d’empoisonner des villes entières avec de l’arsenic, il passait son temps à manigancer un plan pour provoquer une guerre entre les Britanniques et les Américains. Devant un jury, avant qu’ils ne délibèrent sur son cas, il expliqua : « Je crois que la race humaine dans sa totalité devrait être exterminée, et je ferai de mon mieux pour le faire à chaque fois que j’en aurais la chance ». (Le jury le condamna à mort en moins d’une minute...) Un tueur en série a-t-il jamais pu être "amendé" ? Non. Et heureusement, notre société ne veut pas prendre le risque de les relâcher (une fois que l’on sait qu’ils sont des tueurs en série...) En fait, l’une des critiques les plus franches concernant le possible "changement de comportement" des tueurs en série vient de Carl Panzram lui-même : « Je n’ai aucune envie de m’améliorer. Mon seul désir est de changer les gens qui essayent de me changer. Et je crois que la seule manière de changer les gens, c’est de les tuer. Ma devise, c’est ’Vol-les tous, viole-les tous et tue-les tous’ ». Conclusion Finalement, tout ce que nous pouvons conclure, c’est que les tueurs en série sont des trous noirs. Ils sont si normaux, si invisibles, qu’ils nous terrifient parce qu’ils nous ressemblent. Beaucoup d’entre eux se décrivent comme ayant une pièce manquante, quelque chose de mort en eux ou, comme le disait Bundy, "vide à l’intérieur". Non seulement les victimes sont "un blanc" pour le tueur mais les tueurs sont des vides pour eux-mêmes. Tuer les autres n’est pas une tentative de remplir le vide mais de propager le vide. |
| Psyschopathes - Sociophates | |
http://www.futurquantique.org/2010/03/21/comment-identifier-les-sociopathes-au-travail/
Comment identifier les sociopathes au travail
Paperblog, 2 février 2008
Selon la psychologue Martha Stout, 4% de la population est sociopathe. C’est beaucoup. Si vous travaillez dans une entreprise de 100 employés, vous êtes donc entouré de 4 sociopathes en liberté. Il est important d’identifier ces personnes car elles peuvent grandement nuire au bien être de tous. Mais malheureusement, les caractéristiques de la sociopathie ont souvent des effets positifs sur la capacité de ces gens à obtenir des résultats positifs pour l’entreprise … au détriment de leurs collègues. Les sociopathes livrent la marchandise. On ne doit donc pas se surprendre si les hautes sphères de gestion des entreprises contiennent plus que leur part de sociopathes.
Alors, comment se définit la sociopathie? La définition de wikipedia est claire : “La sociopathie est considérée comme un trouble de la personnalité dont le critère principal d’identification est la capacité limitée des personnes montrant les symptômes du trouble, à ressentir les émotions humaines, aussi bien à l’égard d’autrui qu’à leur propre égard. C’est ce qui peut expliquer leur manque d’empathie quand ils sont confrontés à la souffrance des autres, témoignant d’une incapacité à ressentir l’émotion associée à l’empathie ou la souffrance”.
En gros, on parle de personnes totalement insensibles et capables de tout pour arriver à leurs fins. Gare à vous si vous vous trouvez sur leur passage ou que vous représentez un obstacle dans l’atteinte de leurs objectifs. Vous vous doutez sûrement quels sont vos collègues qui correspondent à la définition ci-dessus. Pour rendre le processus d’identification plus précis, un ami m’a fait suivre ce questionnaire en 18 affirmations. Tentez d’y répondre avec un collègue en tête en donnant 2 points si vous êtes totalement d’accord avec l’affirmation, 1 point si vous êtes partiellement d’accord et 0 point si vous êtes en désaccord. Un total de 25 points ou plus témoigne d’un haut niveau de sociopathie :
Si vous êtes confronté à quelqu’un comme ça qui est charmant de façon superficielle, égocentrique, pas sincère et manipulatif, vous devriez vous méfiez des conséquences que cela peut avoir sur votre santé mentale à long terme. Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui est victime d’un collègue de ce type. Il est important d’agir et ne pas se laisser harceler psychologiquement par un sociopathe. Il est suggéré de commencer à 1) documenter les cas d’abus ou de comportement innacceptable, 2) en faire étât à la direction ou aux ressources humaines. Si rien ne change, vous devez sérieusement penser à changer d’emploi ou vous associer à des collègues pour faire bouger les choses. L’inertie est votre pire ennemi
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Psyschopathes - Prise de controle US par sociopathes | ||
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-prise-de-controle-des-etats-unis-par-les-sociopathes-i.aspx?article=3848837360G10020&redirect=false&contributor=Doug+Casey.&mk=2
La prise de controle des Etats Unis par les sociopathes I
Par Doug Casey - Casey Research
Publié le 07 juin 2012
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Psyschopathes - Le crépuscule des psychopathes | |
http://www.futurquantique.org/2008/01/09/le-crepuscule-des-psychopathes/ Le crépuscule des psychopathes
The Canadian
Samedi 5 janvier 2008
“Notre société est dirigée par des fous ayant des objectifs démentiels. Je pense que nous sommes gouvernés par des maniaques ayant des fins maniaques et je pense avoir des chances d’être mis à l’écart comme fou pour avoir dit ça. C’est ce qui est fou à propos de ça. » – John Lennon, avant son assassinat par Mark David Chapman, sujet contrôlé mentalement par la CIA.
Quand on demanda à Gandhi son opinion sur la civilisation occidentale, il répondit que ce serait une bonne idée. Mais cette citation souvent citée est trompeuse, en supposant comme elle le fait que la civilisation est une pure bénédiction.
On nous dit que les gens civilisés vivent pacifiquement et en coopération avec leurs semblables, en partageant le travail nécessaire dans le but d’obtenir le loisir de développer les arts et les sciences. Et bien que ce soit une bonne idée, ce n’est pas une description exacte de ce qui s’est passé dans les cultures soi-disant avancées au cours des derniers 8 000 ans.
La civilisation, telle que nous la connaissons, est largement la création des psychopathes. Toutes les civilisations, y compris la nôtre, ont été fondées sur l’esclavage et la « guerre ». Incidemment, ce dernier terme est un euphémisme pour massacre de masse.
La recette courante pour la civilisation est simple :
1) Utilisez les mensonges et le lavage de cerveau pour créer une armée de meurtriers de masse contrôlés et méthodiques.
2) Utilisez cette armée pour asservir de grands nombres de gens (c-à-d. prenez le contrôle de leur puissance de travail et ses fruits)
3) Utilisez cette puissance de travail asservie pour améliorer le processus de lavage de cerveau (en utilisant le surplus économique pour employer des scribes, des prêtres et des hommes de relations publiques). Puis revenez à l’étape n°1 et répétez le processus.
Les psychopathes ont joué un rôle disproportionné dans le développement de la civilisation, parce qu’ils sont câblés pour mentir, tuer, blesser et généralement infliger de grandes souffrances sur les autres humains sans ressentir le moindre remords. L’inventeur de la civilisation – le premier chef de tribu qui a réussi à laver le cerveau d’une armée de tueurs de masse contrôlés – était presque certainement un psychopathe génétique. Depuis cette découverte capitale, les psychopathes ont joui d’un avantage significatif sur les non-psychopathes dans la lutte pour le pouvoir dans les hiérarchies civilisées – surtout les hiérarchies militaires.
Les institutions militaires sont faites sur mesure pour les tueurs psychopathes. Les 5% environ d’hommes qui ne ressentent aucun remords à tuer leurs semblables font les meilleurs soldats. Et les 95% qui sont extrêmement réticents à tuer font de mauvais soldats – à moins de leur laver le cerveau avec des méthodes modernes hautement sophistiquées qui les transforment (temporairement, on l’espère) en psychopathes fonctionnels.
Dans « On Killing », le Lt. Col. Dave Grossman a ré écrit l’histoire militaire, pour souligner ce que cachent les autres histoires : le fait que la science militaire est moins concernée par la stratégie et la technologie, que surmonter la réticence humaine instinctive à tuer des membres de sa propre espèce. La vraie « Révolution dans les Affaires Militaires » ne fut pas l’impulsion de Donald Rumsfeld vers la haute technologie en 2001, mais la découverte dans les années 1940 du Brigadier général S.L.A. Marshall que seulement 15 à 20% des soldats de la Seconde guerre mondiale sur la ligne de feu utiliseraient leurs armes : « Ceux (80 à 85%) qui n’ont pas tiré ne se sont pas enfuis ou cachés (dans beaucoup de cas ils étaient prêts à se mettre en grand danger pour leurs camarades, prendre des munitions, ou transmettre des messages), mais ils ne tiraient pas sur l’ennemi, même quand ils étaient confrontés à des vagues répétées d’attaques furieuses » (Grossman, p. 4)
La découverte et la recherche subséquente de Marshall prouva que dans les guerres précédentes, une minorité minuscule de soldats – les 5% qui sont des psychopathes innés, et peut-être quelques imitateurs temporairement fous – a causé presque tous les meurtres. Les gens normaux passaient à travers les mouvements et, si possible, refusaient de prendre la vie d’un soldat ennemi, même si cela signifiait perdre la leur. L’implication : les guerres sont des massacres de masse de non-psychopathes ritualisés par des psychopathes. (Cela ne peut être bon pour le capital génétique de l’humanité !)
L’ouvrage de Marshall apporta une révolution copernicienne à la science militaire. Dans le passé, tout le monde croyait que le soldat voulant tuer pour son pays était la norme (héroïque), tandis que celui qui refusait de se battre était une (lâche) aberration. La vérité était que le soldat normatif provenait des 5% psychopathologiques. La saine majorité préférerait mourir que combattre.
L’implication, trop effrayante à digérer complètement pour ceux comme Marshall et Grossman, était que les normes du comportement du soldat au combat avaient été établies par des psychopathes. Cela signifie que les psychopathes contrôlaient l’armée en tant qu’institution. Pire, cela signifiait que les psychopathes contrôlaient la perception des affaires militaires par la société. Manifestement, les psychopathes exerçaient une quantité énorme de pouvoir dans une société normale, apparemment saine.
Comment cela se pouvait-il ? Dans « Ponérologie Politique », Andrzej Lobaczewski explique que les psychopathes cliniques jouissent d’avantages même dans des compétitions non-violentes pour grimper les échelons dans les hiérarchies sociales. Parce qu’ils peuvent mentir sans remords (et sans le stress physiologique révélateur qui est mesuré par les tests au détecteur de mensonge) les psychopathes peuvent toujours dire tout ce qui est nécessaire pour obtenir ce qu’ils veulent. Au tribunal, par exemple, les psychopathes peuvent dire des énormes mensonges de manière plausible, tandis que leurs adversaires sont handicapés par une prédisposition émotionnelle à rester à portée de la vérité. Trop souvent, le juge ou les jurés imaginent que la vérité doit se trouver quelque part au milieu, et ensuite prennent les décisions qui bénéficient au psychopathe. Comme avec le juge et les jurés, la même chose est valable pour les responsables des décisions concernant qui promouvoir et qui ne pas promouvoir dans les hiérarchies des entreprises, de l’armée et du gouvernement. Le résultat est que toutes les hiérarchies deviennent inévitablement surchargées à leur sommet par des psychopathes.
Les soi-disant théoriciens du complot, dont certains méritent la connotation de ce terme suremployé, imaginent que des sociétés secrètes de juifs, Jésuites, banquiers, communistes, Bilderbergers, extrémistes musulmans, papistes et ainsi de suite, contrôlent secrètement l’Histoire, en faisant des actes sournois et/ou menaçant de prendre le monde en mains. En tant que « théoricien du complot » majeur selon Wikipedia, je me sens éminemment qualifié pour offrir une théorie du complot alternative qui, comme la théorie du complot alternative du 11 septembre, est à la fois plus simple et plus précise que la sagesse courante : La seule conspiration qui importe est la conspiration des psychopathes contre le reste d’entre nous.
Derrière la démence apparente de l’histoire contemporaine se trouve la démence réelle des psychopathes se battant pour préserver leur pouvoir disproportionné. Et à mesure que ce pouvoir devient toujours plus menacé, les psychopathes deviennent toujours plus désespérés. Nous sommes témoins de l’apothéose de « l’overworld[1] » – le syndicat du crime où l’ensemble superposé des syndicats se cache au-dessus de la société ordinaire et de la loi tout comme la pègre se cache en dessous. Dans le 11 septembre et les guerres déclenchées après le 11 septembre, nous voyons la saisie finale et désespérée du pouvoir ou « jeux finaux » de gangs brutaux et rusés de trafiquants de drogue et de tueurs de président ; des banquiers internationaux qui blanchissent l’argent et leurs tueurs à gages, économiques et autres ; des contractants militaires corrompus et des généraux zélés ; des prédateurs de l’industrie et ceux qui les autorisent politiquement ; des laveurs de cerveaux et violeurs du mental connus par euphémisme comme des experts en psy-ops et spécialistes en relations publiques – en bref, toute l’équipe malade des psychopathes bons à enfermer qui dirigent notre soi-disant civilisation. Et ils prennent peur à l’idée de perdre leurs acquis. Ce fut leur terreur de perdre le contrôle qu’ils projetèrent sur le reste d’entre nous en faisant éclater les Tours Jumelles et en incitant une rage de terreur psychopathique temporaire dans le public étatsunien.
Pourquoi la pathocratie craint-elle de perdre le contrôle ? Parce qu’elle est menacée par la diffusion de la connaissance. La plus grande peur de tout psychopathe est d’être découvert. Comme George H. W. Bush l’a dit à la journaliste Sarah McClendon en décembre 1999, « Si le peuple savait ce que nous avons fait, il nous poursuivrait dans la rue et nous lyncherait. » Etant donné que Bush est suspecté d’ avoir participé à des réceptions où des enfants prostitués étaient sodomisés et violés d’autres manières, parmi ses nombreux autres crimes, sa déclaration à McClendon devrait être prise au sérieux.
Les psychopathes traversent la vie en sachant qu’ils sont complètement différents des autres. Ils apprennent rapidement à cacher leur manque d’empathie, tout en étudiant soigneusement les émotions des autres afin d’imiter la normalité tout en manipulant de sang-froid les gens normaux.
Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies de l’information, nous sommes sur le point de démasquer les psychopathes et de construire une civilisation de, par et pour les hommes normaux – une civilisation sans guerre, une civilisation fondéesur la vérité, une civilisation dans laquelle les quelques saints plutôt que les quelques diaboliques graviteraient vers des positions de pouvoir.
Nous avons le savoir nécessaire pour diagnostiquer les personnalités psychopathiques et les maintenir en dehors du pouvoir. Nous avons le savoir nécessaire pour démanteler les institutions dans lesquelles les psychopathes se développent particulièrement – armées, agences de renseignement, grandes entreprises, et sociétés secrètes. Nous avons simplement besoin de disséminer ce savoir, et la volonté de l’utiliser, aussi largement que possible.
Par dessus tout, nous devons informer le public sur la manière dont les psychopathes cooptent et corrompent les hommes normaux. Une manière qu’ils utilisent, est la manipulation de la honte et du déni – des émotions étrangères aux psychopathes mais communes et facilement induites chez les gens normaux.
Considérez comment les gangs et les sociétés secrètes (les guildes de psychopathes déguisées) recrutent de nouveaux membres. Certains gangs criminels et congrès satanistes exigent que les candidats à l’admission commettent un meurtre pour « gagner leurs galons. » Skull and Bones, la société secrète basée à Yale qui approvisionne la CIA avec des trafiquants de drogue, des violeurs du mental, des violeurs d’enfants et des tueurs professionnels, requiert que les néophytes s’allongent nus dans un cercueil et se masturbent devant les membres plus anciens en récitant toute l’histoire sexuelle du candidat. En forçant le néophyte à s’engager dans un comportement ritualisé qui serait horriblement honteux dans une société normale, la guilde de psychopathes détruit la personnalité normale du candidat, en supposant qu’il en ait eu une au départ, et transforme l’individu en une ombre cooptée, corrompue, dégradée de son moi précédent – un psychopathe fabriqué ou un apprenti psychopathe.
La manipulation de la honte a le bénéfice supplémentaire de rendre les organisations psychopathiques effectivement invisibles à la société normale. Malgré des rapports médiatiques facilement disponibles, les électeurs étatsuniens en 2004 ont refusé de voir que les deux candidats présidentiels des partis majeurs s’étaient couchés nus dans un cercueil en train de se masturber devant de plus anciens Bonesmen dans le but d’être admis dans les Skulls and Bones et ainsi devenir des membres de l’overworld criminel. De la même manière, beaucoup d’Américains ont longtemps refusé de voir que des éléments bellicistes de l’overworld, opérant par la CIA, avaient été manifestement les meurtriers de JFK, MLK, RFK, JFK Jr., Malcolm X, Che Guevara[2], Allende, Wellstone, Lumumba, Aguillera, Diem, et d’innombrables autres leaders non-psychopathiques.
Ils refusent de voir l’évidence que les guildes de psychopathes qui dirigent les plus puissantes institutions de l’Amérique utilisent les formes les plus horribles de violence sexuelle imaginable pour induire un trouble de personnalité multiple dans les enfants victimes, puis utilisent les esclaves résultant contrôlés mentalement comme des trafiquants de drogue, des prostituées, des candidats mandchous, et même des délégués diplomatiques jetables. Et bien sûr, ils refusent de voir que le 11 septembre était clairement un travail intérieur, et que leur propre appareil militaire et de renseignement dominé par les psychopathes est derrière presque chaque scandale terroriste majeur des récentes décennies.
Tout ce comportement psychopathique au sommet de la hiérarchie sociale est simplement trop honteux pour que les gens ordinaires le voient, donc ils détournent les yeux, comme les épouses d’hommes qui abusent sexuellement leurs enfants refusent quelquefois de voir ce qui se passe à la vue de tous. Si le déni profond était une rivière en Égypte, l’aveuglement volontaire des citoyens étatsuniens serait plus comme la fosse des Mariannes.
Mais grâce au pouvoir de l’Internet, les gens se réveillent partout. Le seul non-psychopathe évident parmi les candidats présidentiels républicains, Ron Paul, se trouve être aussi le seul candidat dans les partis à avoir un soutien significatif de la base.
Si « amour » est inclus dans les messagers révolutionnaires de Ron Paul, c’est parce que le Dr Paul – un médecin à la voix douce qui a mis au monde plus de 4 000 bébés – reconnaît implicitement que le gouvernement est l’invention et l’outil des psychopathes, et par conséquent, doit être strictement limité dans sa marge de manœuvre et sujet à un système rigoureux de système d’équilibre des pouvoirs, de peur que les outils du psychopathe, la peur et la haine, remplace l’amour en tant que lien qui soude la société.
Le déclin du militarisme depuis la Seconde guerre mondiale dans les pays avancés, la diffusion de l’instruction et la technologie de la communication et les demandes croissantes du peuple pour une vie meilleure, représentent ensemble une force de rassemblement qui terrifie la pathocratie, (ces gangs de psychopathes alternativement en compétition-puis-coopérants qui ont régné par les mensonges, la peur et l’intimidation depuis l’aube de la soi-disant civilisation.)
Depuis que les armes nucléaires ont rendu la guerre obsolète, la pathocratie est terrifiée du fait que son mécanisme de contrôle social favori – le massacre de masse ritualisé – soit de plus en plus indisponible. Et si la guerre était la grande tragédie humaine, la tentative pathétique des pathocrates vers un substitut à la guerre – la « guerre contre le terrorisme » clairement fausse – la répète comme la plus pure des farces.
Nous assistons vraiment au crépuscule des psychopathes. Qu’ils réussissent dans leur agonie à baisser le rideau de la nuit éternelle sur nous tous, ou bien que nous leur résistions et survivions pour voir l’aube d’une civilisation digne de ce nom, c’est la grande décision à laquelle nous tous, quoique humblement, nous participons.
À propos de l’auteur :
Le Dr Kevin Barrett, co-fondateur de l’Alliance judéo-chrétienne-musulmane pour la vérité sur le 11 septembre, LINK, a enseigné l’anglais, le français, l’arabe, la civilisation américaine, les humanités, la littérature africaine, le folklore et l’Islam à des lycées et universités dans la région de la baie de San Francisco, à Paris et Madison au Wisconsin. Barrett est devenu un militant pour la vérité sur le 11 septembre en 2004 après avoir lu « The New Pearl Harbor » de David Griffin et conduit une recherche complémentaire qui l’a convaincu que Griffin avait résumé avec précision les preuves indiquant que le 11 septembre était un travail intérieur.
Pendant l’été 2006, des législateurs républicains et des présentateurs de Fox News ont demandé à ce que Barrett soit licencié de son poste d’enseignant sur un cours introductif à l’Islam à l’université de Wisconsin-Madison, mais l’université a refusé de se soumettre, et Barrett a reçu un fort soutien de la part de ses étudiants. Il est apparu dans plusieurs documentaires et conférences essentiellement sur le 11 septembre et il a trois programmes de radio sur trois chaînes patriotiques différentes.
___________________________________________________
[1] Par opposition à underworld = pègre (NdT)
[2] Note des éditeurs: Dans les faits, il apparaît que Che Guevara avait lui aussi une personnalité psychopathique, eu égard (entre autres choses) aux nombreuses exécutions qu’il a lui-même perpétrées, contre ceux qu’il qualifiait « d’ennemis » ou de « traîtres » à la Révolution, et pour lesquelles il n’a jamais exprimé de remords. L’ouvrage de Jacobo Machover « la Face cachée du Che » est très instructif de ce point de vue.
Sans doute l’auteur de l’article a-t-il lui aussi été abusé par l’image de « héros romantique » véhiculée depuis tant d’années sur ce personnage. N’oublions pas que les psychopathes ne font d’alliances que tant que cela sert leurs buts personnels et qu’un psychopathe peut en éliminer un autre.
Traduction française: Henri R.
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Psyschopathes - La prise de pouvoir des sociopathes aux Etats Unis - III | |
La prise de pouvoir des sociopathes aux Etats Unis - III
Par Doug Casey - Casey Research
Publié le 11 juin 2012
1159 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Psyschopathes - LES POLITIQUES SONT-ILS DES PSYCHOPATHES ? | ||
L'ORIGINE DU "MAL"Publié par Psychopathus
LES POLITIQUES SONT-ILS DES PSYCHOPATHES ?
Pour Preuve :
Quel est son degré de psychopathie et est-il le seul ?
Que nous disent nos politiciens depuis une éternité ? Ils accusent les autres ou "les temps" de leur propre incompétence tout en ayant été élus sur des promesses jamais tenues. Ce sont des traits de la psychopathie et après tout, sont-ils sincères ?
Cela pourrait-il être un jeu, une pièce de théâtre à l'échelle mondiale devant des spectateurs trop crédules ? (nous y reviendrons dans un autre article).
Les recherches de Psychologues tels Le Professeur HARE pourraient nous indiquer certaines choses à ne pas prendre à la légère :
D'autres psychologues, tels que LOBACZEWSKI ont amené des conclusions pour le moins révolutionnairessur la psychopathie bien qu'il ait eut beaucoup de mal à rassembler son savoir et à le diffuser, étant donné qu'il vivait en Pologne sous le régime communiste... et ses milices. à lire jusqu'à la fin même si le début vous parait ardu. Tout va devenir rapidement limpide pour vous. Personnellement, je suis tombé des nues en lisant ce feuillet. Il montre CLAIREMENT LA CAUSE de tous les maux qu'endure l'humanité depuis des millénaires :
En très bref, un psychopathe, c'est qui ?
"C'est une personne sans amour envers autrui et sans aucun sentiment de culpabilité. Le psychopathe a souvent un certain charme, du charisme qui lui permet de tromper facilement ses interlocuteurs et de grimper les sphères du pouvoir, si nécessaire,... en écrasant les autres. Il n'a aucun sentiment, sont cerveau ne pouvant les produire. Il peut aisément imiter les comportements des gens "normaux" afin de donner l'apparence d'une très bonne santé mentale. Il est en fait un excellent acteur. Egocentrique,ignorant le sens moral, le psychopathe peut se révéler extrêmement dangereux, versant dans la délinquance, voire la criminalité, pour satisfaire ses désirs."
Par exemple, il est tout à fait légitime de se poser cette question devant les agissements d'un élu : Mme Bachelot-Narquin pourrait-elle l'être ? Et l'élite de l'OMS ?
D'après les psychologues les plus renommés en la matière, la psychopathie est une maladie CONTAGIEUSE. Vous comprendrez POURQUOI dans le fichier pdf, en bas de ce post.
Qui de nos politiciens sont atteints de cette maladie mentale ? La seule réponse est un test de psychopathie.
Si les peuples veulent éviter la catastrophe qui se prépare, ils doivent pousser leurs nations à exiger aux gouvernants de faire DES tests de psychopathie AVANT et APRES leurs élections, régulièrement.
VOILA QUI NOUS GARANTIRAIT DES GOUVERNEMENTS PLUS HUMAINS ET PLUS PROCHES DU PEUPLE.
(En ce qui concerne la France, sachant que dans chaque pays existent et ont existé des personnes similaires)...
... Imaginez des gens à la carrure de l'Abbé Pierre ou comme le généticien Albert Jacquard qui sans aucun doute n'avaient et n'ont pas un gramme de psychopathie... Imaginez des personnes aussi philanthropes au pouvoir, de vrais HUMANISTES connaissant ce que le psychopathe ne peut connaître : l'Empathie... pouvez-vous imaginer ce que serait notre monde ?!
C'EST À NOUS de prendre conscience du RÉEL PROBLÈME en nous informant sur ce sujet et de faire en sorte que P L U S J A M A I S des gens malintentionnées envers leur prochain puissent accéder au pouvoir.
POUR TOUS CEUX QUI VEULENT EN FINIR AVEC LA PSYCHOPATHIE AU POUVOIR... TESTONS-LES !... De manière limpide et sans tricherie possible ! Des test publiques pourraient s'avérer être la meilleure chose mais cela doit être contrôlé de façon à ce que la possibilité de manipulation des tests soit IMPOSSIBLE.
Pour cela nous avons besoin de gens compétents : de Politiciens Sincères, de Psychologues, dePsychiatres... de VOUS et de tous ceux qui ont le pouvoir de changer réellement le destin tragique de cette planète si elle reste entre les mains de groupes de personnes sans sentiments...
Un groupe a été créé sur FACEBOOK --> (LIEN) pour que ces tests de psychopathie soient imposés pour chaque Élu ou pour tout post de pouvoir pouvant mettre en péril une nation ou un groupe d'individus s'il est dirigé par des personnes ayant cette maladie mentale. Ce groupe est destiné à rassembler ceux qui ont compris l'importance de ces tests grace aux documents joints et diffuser l'information afin de trouver les gens compétants qui pourront mettre en place de tels tests, les appuyer et les soutenir dans cette démarche.
Ce groupe n'est ni attaché à une politique, ni à une religion, ni à une philosophie quelconque, ni à quoi que ce soit (ce qui, bien sûr, n'exclu personne). Il est attaché au FAIT que nous ne pouvons plus être dirigés par des psychopathes, si comme beaucoup d'entre nous le ressentent ou le savent, TEL EST LE CAS.
Ce groupe est pacifiste car la psychopathie ne l'est pas. Autrement dit, nous ne sommes pas des sociopathes, nous ne voulons pas de mal aux psychopathes qui nous gouvernent. Nous voulons simplement leur ôter le pouvoir qu'ils nous ont usurpé EN LES TESTANT. C'est dans notre intérêt et dans LE LEUR car ils vont directement à leur perte. Malheureusement, dans ce cas de figure, ils vont emmener avec eux l'humanité toute entière.
A propos d'usurpation de pouvoir, VOYEZ ENCORE : Les français et d'autres pays ont étés lésés par certains gouvernants en ce qui concerne la CONSTITUTION EUROPÉENNE. Maintenant, celle-ci a été renommée "TRAITÉ DE LISBONNE" que Nicolas Sarkozy, et d'autres, ont signé. Nous ne l'avons pas signé, LE "NON!" A ÉTÉ MAJORITAIRE, ces lois imposées contre toute démocratie ne nous concernent pas. Par contre, elles concernent ceux qui l'ont approuvé de LEUR SIGNATURE !
CE PARAGRAPHE DU TRAITÉ DE LISBONNE APPELLE LES JURISTES, LES POLICIERS, LES MILITAIRES, LES GENDARMES... À APPLIQUER, CETTE LOI POUR CEUX QUI L'ONT SIGNÉ :
Article 5, relatif du droit à la liberté et à la sûreté
1. Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales :
a.(...) b. (...) c. (...) d. (...)
e. s'il s'agit de la détention régulière d'une personne susceptible de propager une maladie contagieuse(...) (ils l'ont signé, c'est donc applicable pour eux même)
LA PSYCHOPATHIE EST UNE MALADIE CONTAGIEUSE ET LA PLUS DANGEREUSE QUI SOIT. LE TRAITÉ DE LISBONNE A ÉTÉ CRÉÉ PAR DES PSYCHOPATHES. SA SIMPLE LECTURE NE POURRA QUE VOUS LE CONFIRMER SURTOUT DANS SES ANNEXES.
Regardez ceci SVP : Et ceci :
NOUS VOULONS QUE DES TESTS DE PSYCHOPATHIE
SOIENT IMPOSÉS À TOUT NOS DIRIGEANTS AINSI
QU'À TOUT PRÉTENDANT AU POUVOIR
POUR LE BIEN-ÊTRE ET LA
SÉCURITÉ DE TOUS NE MANQUEZ PAS de lire ce DOCUMENT IMPORTANT : FICHIER [À IMPRIMER] : : Le Truc Du Psychopathe (pdf) Une fois au courant, on ne voit plus le monde comme avant et beaucoup de choses s'expliquent. Merci Pour Votre Lecture... |
Psyschopathes - Hommes politiques et tueurs en série | |
POLITICIENS & TUEURS EN SÉRIEPublié par Psychopathus
MÊME PAS SURPRIS ! LES HOMMES POLITIQUES ONT DES POINTS COMMUNS AVEC LA PERSONNALITÉ
DES TUEURS EN SÉRIE Utilisant son expérience d'homme de loi et les données tirées de l'unité d'analyse du comportement du FBI, Jim Kouri a rassemblé une série de traits de personnalité communs à plusieurs professions.
Kouri, qui est le vice-président de l'Association nationale des chefs de police (National Assn. of Chiefs of Police ), a rassemblé des traits tels que charme superficiel, sentiment exagéré de sa propre valeur, faconde, mensonge, manque de remords et manipulation des autres.
Ces traits, souligne Kouri, dans son analyse, sont communs aux tueurs en série psychopathes.
Mais - et voici la partie sujette à controverse et aux débats défensifs - ces traits sont aussi communs aux politiciens américains. (Peut-être que vous le soupçonniez déjà.)
Hé oui. Les violents homicides mis de côté, nos représentants élus montrent souvent beaucoup de traits de caractère qui sont les mêmes que les criminels écroués qui s'évadent des prisons mais pas des bureaux.
Kouri note que Ces criminels sont psychologiquement capable de commettre leurs sales actes libres de toute préoccupation pour les conséquences sociales, morales ou juridiques et ceci sans aucun remords.
«Cela leur permet de faire ce qu'ils veulent quand ils le veulent», écrit-il. «Ironiquement, ces mêmes traits existent chez les hommes et les femmes qui sont attirés par les positions de pouvoir très médiatisés de la société, y compris les postes politiques».
Bon sang ! Et nous avons non seulement voté pour ces gens, nous payons leurs salaires et nous leur confions notre trésor national pour le dépenser avec sagesse.
Nous ne connaissons pas très bien Kouri. Il est peut-être en train d'essayer de nous manipuler avec ses déclarations provocatrices faciles. D'un autre côté...
Il ajoute :
« Bien que beaucoup de chefs politiques nieront l'évaluation concernant leurs similitudes avec des tueurs en série et d'autres criminels de carrière, cela fait partie du profil psychopathique qui peut être utilisé pour évaluer les comportements de beaucoup de fonctionnaires et législateurs à tous les niveaux du gouvernement. »
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LES TUEURS EN SÉRIE ET LES HOMMES POLITIQUES ONT LES MÊMES TRAITS
(Le commentaire suivant comprend des documents obtenus par l'Association nationale des chefs de police du Federal Bureau of Behavioral Analysis Investigation Unit.)
La psychopathie est un trouble de la personnalité se manifestant chez les personnes qui utilisent un mélange de charme, de manipulation, d'intimidation et parfois de violence pour contrôler les autres, afin de satisfaire leurs propres besoins égoïstes. Bien que le concept de la psychopathie soit connu depuis des siècles, le FBI est à la pointe de la recherche conduisant à développer une série d'outils d'évaluation, d'évaluer les traits de personnalité et comportements imputables aux psychopathes.
Ces traits interpersonnelles comprennent la faconde, le charme superficiel, un sens grandiose de sa propre valeur, le mensonge pathologique, et la manipulation d'autrui. Les traits émotionnels sont notamment l'absence de remords et/ou de culpabilité, un affect superficiel, le manque d'empathie, et l'incapacité d'assumer sa responsabilité. Les habitudes de vie incluent des comportements de recherche de stimulation, l'impulsivité, l'irresponsabilité, l'orientation parasitaire, et un manque d'objectifs de vie réalistes.
La recherche a démontré que, chez les criminels qui sont psychopathes, les scores varient, allant d'un haut degré de psychopathie à une certaine psychopathie mesurée. Cependant, tous les délinquants violents ne sont pas des psychopathes et tous les psychopathes ne sont pas des délinquants violents. Si des délinquants violents sont psychopathes, ils sont en mesure de violer et d'assassiner sans se soucier des conséquences juridiques, morales ou sociales. Cela leur permet de faire ce qu'ils veulent, quand ils veulent. Ironiquement, ces mêmes traits existent chez les hommes et les femmes qui sont attirés par les positions de pouvoir très médiatisés de la société, y compris les postes politiques.
La relation entre la psychopathie et les tueurs en série est particulièrement intéressante. Tous les psychopathes ne deviennent pas des tueurs en série. C'est plutôt que les tueurs en série possèdent certaines ou plusieurs des caractéristiques compatibles avec la psychopathie. Les psychopathes qui commettent le meurtre en série n'évaluent pas la vie humaine et sont extrêmement durs dans leurs interactions avec leurs victimes. Cela est particulièrement évident pour les tueurs en série qui sont motivés sexuellement qui ciblent, traquent, agressent, et tuent sans un sentiment de remords. Toutefois, la psychopathie à elle seule n'explique pas les motivations d'un tueur en série.
Ce qui ne passe pas inaperçu, c'est le fait que certains des traits de caractère exposés par les tueurs en série ou les criminels peuvent être observés de nombreuses fois dans l'arène politique. Tout en ne présentant pas de violence physique, de nombreux dirigeants politiques affichent divers degrés de colère, d'indignation feinte et autres comportements. Ils manquent également de ce que la majorité considèrent comme un mécanisme de «honte». Tout simplement, la plupart des tueurs en série et bon nombre de politiciens professionnels imitent ce qu'ils croient être les réponses appropriées aux situations auxquelles ils font face, comme la tristesse, l'empathie, la sympathie, et d'autres réactions humaines à des stimuli extérieurs.
La compréhension de la psychopathie devient particulièrement essentielle pour la police au cours d'une enquête sur des meurtres en série et pour l'arrestation d'un serial killer psychopathe. Le comportement des psychopathes sur la scène du crime est susceptible d'être distinct des autres délinquants. Ce comportement distinctif peut aider la police à relier les cas de série.
Les psychopathes ne sont pas sensibles aux thèmes altruistes des interrogatoires, tels que la sympathie pour leurs victimes ou les remords/culpabilité pour leurs crimes. Ils possèdent certains traits de personnalité qui peuvent être exploités, notamment leur narcissisme inhérent, leur égoïsme et leur vanité. Les interrogatoires ont plus de succès avec les tueurs en série psychopathes quand les thèmes sont axées sur l'éloge de leur intelligence, leur habileté et compétence à échapper à la capture.
Les spécialistes reconnaissent qu'il faut davantage de recherches concernant les liens entre le serial killer et la psychopathie afin de comprendre la fréquence et le degré de psychopathie chez ces tueurs en série. Cela pourrait aider la police à la compréhension et à leur identification.
Au cours des vingt dernières années, la police et les experts de différentes disciplines ont tenté d'identifier les motivations spécifiques des serial killers et d'appliquer ces motivations à différentes typologies développées pour classifier ceux-ci. Typologies de multiple-catégorie chargées de conditions d'inclusion, elles s'étendent de modèles simples, et définitifs, au complexe. La plupart des typologies sont trop encombrantes pour être utilisées par la police pendant une recherche active d'un tueur en série, et elles peuvent ne pas être utiles pour identifier un contrevenant.
Comme la plupart des homicides sont commis par une personne connue de la victime, la police se concentre sur les relations les plus proches de la victime. Il s'agit d'une stratégie qui réussit pour la plupart des enquêtes d'assassinat. Toutefois, la majorité des tueurs en série ne connaissent pas ou ne sont pas impliqués dans une relation consensuelle avec leurs victimes.
Dans la plupart des cas, les meurtres en série impliquent des inconnus sans lien évident entre le délinquant et la victime. Ceci distingue une enquête d'assassinat en série comme une entreprise plus nébuleuse que celle des autres crimes. Étant donné que les enquêtes n'ont généralement pas de lien évident entre le délinquant et la victime, les enquêteurs tentent plutôt de discerner les motivations derrière les assassinats, de façon à restreindre leur champ d'investigation.
Les scènes du crime en série peuvent avoir des dispositifs bizarres qui peuvent opacifier l'identification d'un motif. Le comportement d'un tueur en série peut évoluer dans toute la série de crimes et manifester différentes interactions entre un contrevenant et sa victime. Il est également extrêmement difficile d'identifier une motivation simple quand il y a plus d'un contrevenant impliqué dans les crimes en série.
Identifier une série d'homicides est plus facile lorsque celle-ci est en développement rapide, lorsqu’il s’agit d’affaires importantes impliquant des victimes à faible risque. Ces cas signalés à la police lors de la découverte des crimes attirent immédiatement l'attention des médias.
En revanche, l'identification d'une série impliquant des victimes à haut risque dans plusieurs territoires est beaucoup plus difficile. Cela est principalement dû au mode de vie à risque élevé et la nature transitoire des victimes. En outre, le manque de communication entre les services de police et des différents systèmes de gestion des dossiers peut entraver le lien commun entre des affaires et un délinquant.
Bien que beaucoup de chefs politiques nieront l'évaluation concernant leurs similitudes avec des tueurs en série et d'autres criminels de carrière, cela fait partie du profil psychopathique qui peut être utilisé pour évaluer les comportements de beaucoup de fonctionnaires et législateurs à tous les niveaux du gouvernement.
Jim Kouri |
Psyschopathes - Expérience de Milgram | |
http://psychopathus.blogspot.fr/2010_03_02_archive.html
IL N'Y AURA PAS DE RÉVOLUTIONPublié par Psychopathus
VIVA L'EVOLUTION !!
Sur FaceBook, de nombreux groupes de résistance se forment pour rassembler les contestataires au système (il y a de quoi) et organiser des actions communes. En général ces groupes sont pacifiques. Il est clair que si l'on veut changer ce système basé sur une violence inouïe, on ne peut reproduire la même chose sinon rien ne change excepté les têtes qui sont au pourvoir comme cela s'est produit à la dernière révolution française qui a été sanglante avant et après.
La seule chose à comprendre est de ne pas reproduire la pathocratie actuelle dans quelque groupe où l'on soit en s'introspectant scrupuleusement afin de déceler en nous-même nos propres traits psychopathiques, en prendre conscience et les dissoudre. Pour cela il faut s'intéresser à la psychopathie, l'étudier et s'auto-observer.
Se rendre compte de ses propres traits psychopathiques peut être douloureux, déclencher un déni, des justifications ou des culpabilisations mais ces réactions ne résoudront pas le problème. L'observation de soi peut nous faire prendre conscience de nos côtés obscures et la seule manière de se libérer de ceux-ci est de se pardonner et tenter de ne plus tomber dans les mêmes schémas. Cette tâche est la même pour chaque être humain car nous sommes loin d'être des êtres parfaits.
Donc, Je me suis inscrit à pas mal de ces groupes contestataires sur FaceBook et j'ai pu constater que certains (peu à vrai dire) reproduisent un système hiérarchique. Le problème, de mon point de vue, est qu'un système hiérarchique ne peut produire que des chefs psychopathes même si les objectifs sont louables. Dès le départ ou au fil du temps, toutes les hiérarchies deviennent inévitablement surchargées à leur sommet par des psychopathes.
Il est difficile pour un responsable de groupe de ne pas tomber dans le panneau de la « chefitude » et de voir en premier lieu les/ses objectifs plutôt que les attentes de ses membres, ce qui dénonce un manque d'empathie. Si tel est le cas, les membres doivent se demander si leur responsable est sincère et si cela ne cache pas un besoin de pouvoir, d'argent, de reconnaissance ou tout autres objectifs personnels et égoïstes.
Dans les cas de groupes résistants au système, Il peut aussi arriver qu'un groupe entier entre en concurrence avec un autre groupe ayant les mêmes objectifs sous les incitations de la hiérarchie et c'est non seulement ridicule mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'esprit concurrentiel et la psychopathie sont liés.
Donc attention aux dérives. Changer le monde, c'est changer notre manière de fonctionner.
La suppression de toute hiérarchie est une Utopie ? Il vaudrait mieux penser autrement car l'humanité est à la dernière phase de son assujettissement total par l'élite mondiale psychopathe. L'instinct de survie devrait plutôt déclencher en nous des remises en question profondes et plus salvatrices.
Pour bien comprendre à quel point les hiérarchies sont dangereuses et n'aboutiront jamais à une réelle révolution planétaire mais à l'assujettissement final de tous ses membres, je vous suggère de connaître l'Expérience de Milgram. Ses recherches ont été mentionnées dans le film « I Comme Icare » avec l'acteur Yves Montant. Cette expérience très connue en psychologie comportementale nous concerne toutes et tous :
D
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Psyschopathes - Deux races bien distinctes ? | |
http://www.lepouvoirmondial.com/media/00/02/856689964.pdf
L'HUMANITÉ ABRITE DEUX RACES BIEN
DISTINCTES
Serait-il possible que la race humaine soit, en réalité, fondamentalement scindée en deux ?
Serait-il concevable qu'au-delà des apparences physionomiques l'humanité abrite, en vérité,
deux races humanoïdes bien distinctes ?
L'idée qu'il y ait effectivement deux races différentes d'êtres humains peut surprendre car,
bien entendu, ceci ne fait habituellement pas les manchettes. De plus, cette notion, à première
vue, ne semble pas concorder directement avec nos expériences quotidiennes. Nous sommes
accoutumés à penser en termes de physionomie : il y a des Asiatiques, des Blancs
(caucasiens), des Noirs (négroïdes)... Nous y voyons donc, depuis toujours, plusieurs "races"
fragmentant l'humanité en groupes identifiables. Les récentes poussées technologiques
entourant le génome ont d'ailleurs tôt fait de catégoriser, dresser l'historique, ainsi qu'établir
des tableaux de caractéristiques pour chacune de celles-ci.
Mais il existe une connaissance, parfois dissimulée dans certains enseignements dits
"ésotériques" ou "occultes", selon laquelle l'être humain est, à la base, issu de deux races bien
distinctes. Cette réalité, bien que peu connue, est étudiée et analysée par certains, et ce, dans
différents domaines tels que la politique, la sociologie et la psychologie, et ils en sont tous
venus plus ou moins à la même réalisation : il y a certains humains qui ne sont pas vraiment...
"humains" !
Mais alors, qu'est-ce qu'un humain ? Qu'est-ce qui définit l'humanité d'un être ?
Voici ce que l'on peut trouver dans le dictionnaire :
Humain, adj. Qui est sensible à ce que peut ressentir son prochain.
Synonymes d'humain : Charitable - altruiste, bon, charitable, compatissant, fraternel,
généreux, humanitaire, qui a bon cœur.
Humanité, n.f. 1) Bienveillance ou compassion pour les malheurs d'autrui. (Traiter quelqu'un
avec humanité). 2) Caractère d'une personne dont la nature humaine est très manifeste.
Synonymes d'humanité : Altruisme - aide, allocentrisme, altruisme, amour (d'autrui),
assistance, bénévolat, bienveillance, bonté, charité, compassion, dévouement, don de soi,
empathie, entraide, extraversion, fraternité, générosité, gentillesse, pitié, sensibilité,
serviabilité, solidarité, sollicitude. Sensibilité - affectivité, âme, attendrissement, coeur,
compassion, émotivité, empathie, pitié, romantisme, sensibilité, sentiment, sentimentalité,
sympathie, tendresse, vulnérabilité.2
En bref, ce sont les émotions qui caractérisent notre race : la faculté de ressentir de l'empathie,
de l'amour pour son voisin, son prochain, l'aptitude à la bonté, à la sensibilité, aux sentiments
d'entraide, de fraternité, de solidarité, etc., la capacité de la considération externe, de se
"mettre à la place" d'un autre (qu'il soit humanoïde ou non) et de guider ainsi nos actions (qui
ont immanquablement des répercussions) qui nous distinguent.
Naturellement, nous avons tous la sincère conviction que tous les êtres humains ont cette
prédisposition particulière. Nous croyons tous, à quelque niveau que ce soit, que tous les
hommes et toutes les femmes sur cette planète possèdent cette tendance à la bonté, que tous
ressentent les émotions caractéristiques de notre quotidien : amour, peine, joie, honte, regret,
amitié, etc. La plupart d'entre nous sont même convaincus que peu importe les actions
commises et les paroles dites par certains individus, qu'ils "ne sont qu'humains, après tout".
Que ce soit G.W. Bush, Hitler ou Jack l'Éventreur, nous sommes persuadés qu'il y a en eux un
"enfant blessé" ou simplement qu'ils ont une carence affective quelconque ou qu'ils ont besoin
d'une aide phycologique.
Nous le croyons, car nous faisons de la projection.
Pourtant, certains "criminels" nous paraissent tellement "inhumains" que nous avons de la
difficulté à concevoir le comment et le pourquoi de leurs actions. Et si, après tout, ils étaient
réellement "inhumains" ? S'il existait un type d'humanoïde qui ne soit pas doté d'émotions ?
Boris Mouravieff, auteur de Gnosis, traite ainsi de cette réalité, dans la terminologie
particulière des enseignements de la Tradition :
Dans le premier tome de Gnosis, nous avons déjà fait référence plusieurs fois à la
coexistence de deux races essentiellement différentes : l'une constituée d'Hommes, et l'autre
d'Anthropoïdes.
[...] Les Écritures Saintes contiennent plus d'une référence au sujet de la coexistence sur notre
planète de ces deux humanités, qui sont maintenant de forme similaire mais d'essence
différente.
[...] L'ivraie humaine, les êtres de la race anthropoïde, sont les descendants de l'humanité pré-
adamique. La principale différence entre l'homme pré-adamique contemporain et l'homme
adamique - une différence qui n'est pas perçue par les sens - est que le premier ne possède pas
les centres supérieurs développés [la conscience émotionnelle] qui existent chez le second et
qui, bien que déconnectés de sa conscience ordinaire depuis la Chute [l'Événement marquant
l'arrivée de la race d'hommes], lui offrent cependant une possibilité réelle d'évolution
ésotérique [d'éveil]. Mis à part cela, les deux races sont similaires : elles possèdent les mêmes
centres inférieurs [la conscience matérielle/matérialiste], la même structure de la Personnalité
et le même corps physique, bien que la plupart du temps cela soit plus prononcé chez
l'homme pré-adamique que chez l'homme adamique... (p. 108-109).
Une race, littéralement, dont la physionomie est la même, mais à laquelle il manquerait
totalement la faculté émotionnelle ?
La majorité d'entre nous argumenterait qu'il est impossible qu'il en soit ainsi sans que nous
nous en apercevions. En effet, un être humain n'ayant aucune émotion ne ressemblerait-il pas
à un robot : sans intonation dans la voix, sans expression faciale et sans langage corporel ?
Cette conclusion hâtive tend à oublier un fait pourtant bien connu : l'énorme faculté
mimétique des êtres humains. En effet, nos connaissances à ce sujet nous démontrent que,
bien au contraire, ces personnes sont des plus "normales" et qu'il nous est pratiquement
impossible de les reconnaître.
Ce savoir ancien refait surface - de plus en plus - dans divers domaines et sous diverses
appellations telles que : psychopathie, sociopathie, pathocratie, etc. Évidemment, la première
image que nous avons du psychopathe est celle qui se limite au tueur en série, au détraqué
dément assoiffé de sang, mais cette notion est très pernicieuse car elle est, dans la majorité des
cas, totalement fausse, puisque seul un faible pourcentage des psychopathes deviennent
manifestement ces grands criminels. En effet, le psychopathe standard a tout de l'humain
ordinaire : il rit, il pleure, il a un(e) conjoint(e), des enfants, un emploi et paie habituellement
ses taxes ! Comme le dit Mouravieff , il y a une "différence qui n'est pas perçue par les
sens".
H. Cleckley, dans son ouvrage Le masque de santé mentale, en dit ceci :
L'observateur est confronté à un masque convaincant de bonne santé mentale. Toutes les
caractéristiques extérieures de ce masque sont parfaites. Il ne peut être enlevé ou pénétré par
l'effet de questions dirigées vers des niveaux de personnalité plus profonds.
[…] Les processus mentaux conservent leur normalité lors des enquêtes psychiatriques et des
tests techniques conçus pour mettre en évidence la preuve pas toujours claire d'un
dérangement.
L'examen ne révèle pas seulement un masque ordinaire à deux dimensions mais aussi ce qui
semble être l'image structurelle solide et substantielle d'une personnalité saine et rationnelle.
[…] De plus, cette structure de la personnalité fonctionne dans toutes les situations théoriques
d'une manière apparemment identique à celle d'une personnalité dotée d'un fonctionnement
normal et sain.
[…] En outre, l'observateur reconnaît les expressions verbales et faciales, les tons de la voix,
et tous les autres signes que nous avons coutume de considérer comme manifestant la
conviction, l'émotion et la conduite d'une vie normale telle que nous la connaissons nousmêmes et la supposons chez les autres.4
Toutes les évaluations émotionnelles et les jugements de valeur sont sains et appropriés quand
le psychopathe est testé lors d'examens oraux.
C'est seulement très lentement et à la suite d'un processus complexe d'estimation ou de
jugement basé sur une multitude de petites impressions que nous finissons par être convaincus
qu'en dépit de ces processus rationnels inaltérés, de ces manifestations émotionnelles
normales et de leur déroulement cohérent dans toutes les situations, nous avons affaire ici,
non pas à un homme complet, mais à ce qui pourrait être un automate subtilement agencé
pouvant imiter à la perfection la personnalité humaine.
Cette appareillage psychique à la mécanique bien huilée reproduit de façon cohérente, non
seulement des raisonnements humain convaincants, mais simule également de manière
appropriée les émotions humaines classiques en réponse à la presque totalité des divers
stimuli de la vie.
Cette réplique d'un homme complet et normal est tellement parfaite qu'aucune personne
l'examinant en milieu clinique ne peut indiquer en termes scientifiques ou objectifs pourquoi
ou en quoi cet homme n'est pas réel.
Et pourtant nous finissons par savoir ou par avoir la sensation de savoir que la notion de
réalité, en tant qu'expérience pleine et saine de la vie, est ici absente.
En effet, par expérience, les psychopathes sont des êtres, à première vue, attachants,
sympathiques et souvent très humoristiques. Ce sont aussi régulièrement des gens qui nous
semblent en pleine possession de leurs moyens, confiants et "en contrôle de la situation".
D'ailleurs, il n'est pas rare de les envier pour ces dernières caractéristiques. Nous verrons plus
tard pourquoi, en réalité, ils sont si sûrs d'eux.
Mais comment expliquer alors qu'un être sans conscience émotionnelle puisse être attachant,
aimable et agréable ? Regardons à nouveau ce que H. Cleckley en dit :
…nous avons affaire ici, non pas à un homme complet, mais à ce qui pourrait être un
automate subtilement agencé pouvant imiter à la perfection la personnalité humaine.
Afin de tenter de comprendre les raisons sous-jacentes d'un tel mimétisme (expressions de
regret, d'amour, de tristesse, etc.) alors qu'il n'y a aucun réel sentiment derrière les
agissements des psychopathes, il faut considérer un aspect important de cette "race" : leur
nombre. Selon Andrew M. Lobaczewski (auteur de Ponérologie Politique : une Science sur
la Nature du Mal adaptée à des Buts Politiques), seulement 6% de la population est de nature
psychopathique, c'est-à-dire sans "humanité". Ce chiffre - variant d'une étude et d'un auteur à
l'autre - représente une réalité clé qui régit le fonctionnement des psychopathes : ils sont
minoritaires, très minoritaires. Pourquoi alors réellement s'en soucier puisqu'ils sont en si5
petit nombre ? Parce que les implications sous-jacentes d'un tel type d'humain dans nos
sociétés sont hautement importantes et ceci nous concerne tous. Comme le dit Mouravieff :
À partir de là, la coexistence de ces deux types d'humains et la compétition qui en fut le
résultat, devinrent la norme. [...] Nous pouvons constater qu'au cours des siècles, et même
encore à notre époque, les hommes adamiques, dans leur condition postérieure à la chute, ont
été et sont encore généralement dans une position inférieure à celle des hommes pré-
adamiques [les psychopathes].
Pourquoi en serait-il ainsi, alors que l'humain, qui possède une conscience morale, une
conscience émotionnelle, est largement majoritaire ? Voici comment Martha Stout, auteure de
The sociopath next door, nous amène à y réfléchir :
Imaginez - si vous pouvez - ne pas avoir de conscience, pas du tout, aucun sentiment de
culpabilité ou de remords peu importe ce que vous faites, aucun sens de limitation, d'attention
pour le bien-être des étrangers, des amis, ou même des membres de la famille. Imaginez
aucune lutte avec la honte, pas une seule dans toute votre vie, peu importe quel genre d'action
égoïste, paresseuse, nuisible, ou immorale vous aviez fait.
Et feignez que le concept de responsabilité vous soit inconnu, sauf comme un fardeau que les
autres semblent accepter sans se poser de questions, comme des imbéciles crédules.
Ajoutez maintenant à cette fantaisie étrange la capacité de cacher aux autres que votre
conformation psychologique diffère radicalement de la leur. Puisque chacun suppose
simplement que la conscience est universelle parmi les gens, cacher le fait d'être sans
conscience vous est presque facile.
Vous ne vous retenez pas de vos désirs par la culpabilité ou la honte et vous n'êtes jamais
confronté par d'autres pour votre sang-froid. L'eau glacée dans vos veines est si bizarre, si
complètement en dehors de leur expérience personnelle, qu'ils devinent même rarement votre
condition.
Autrement dit, vous êtes complètement sans contraintes internes et votre souveraine liberté
de faire comme il vous plaît, sans tourments de conscience, est fort à propos invisible au
monde.
Vous pouvez faire tout, et même votre avantage étrange sur la majorité des gens, qui sont
tenus en ligne par leurs consciences, restera très probablement non découvert.
Comment vivrez-vous votre vie ?
Que ferez-vous avec votre avantage énorme et secret et avec le handicap correspondant des
autres gens (la conscience) ?
En effet, que ferions-nous ? Pour répondre à cette question et comprendre un peu plus en6
profondeur le monde des psychopathes, il faut remonter à leur naissance. Imaginons que 6
enfants sur 100 viennent au monde ainsi : sans conscience émotionnelle, sans capacité de
remord, de compassion et de regret.
Peu de temps leur sera nécessaire avant de se rendre compte qu'ils sont différents. Ils ne
comprendront pas - car ils n'en ont pas la possibilité, les mécanismes internes - les raisons qui
poussent les gens à des comportements "étranges" tels que la honte et la culpabilité, mais ils
comprendront rapidement que s'ils veulent "survivre" dans cet environnement
incompréhensible (où ils sont minoritaires), ils se doivent de cacher leur différence, ils se
doivent de "jouer le jeu" par imitation afin de ne pas être identifiés comme "différents". Ainsi,
en très peu de temps ils sauront 1) se reconnaître entre eux et se regrouper et 2) duper
habilement (avec de fausses réactions émotionnelles) leur entourage. Qui plus est, les
"fardeaux inutiles" de la majorité (honte, regret, compassion, etc.) deviendront rapidement
pour eux un terrain de jeu, une caractéristique "amusante" avec laquelle ils peuvent se jouer
astucieusement de nous. Avec le temps, ce qui n'était qu'un simple jeu afin d'obtenir certains
avantages deviendra un art, littéralement une façon de vivre. Ces êtres deviendront des
manipulateurs hors pair, des menteurs chevronnés pour qui les arnaques les plus subtiles
n'auront aucun secret. Abus de confiance, duperies, chantage émotionnel, impostures et
escroqueries seront pour eux, littéralement, un art de vivre.
Cette façon d'être ne fera que croître et se raffiner avec les années, au fur et à mesure que leur
maturité intellectuelle grandira. Ainsi, il en résultera des êtres dont la position, à l'intérieur de
leur classe sociale, sera issue de cette mécanique d'imposture et de chantage subtil. Ils
n'auront pas gravi les échelons par dévouement honnête, mais bien par tricherie et
manipulation.
N'ayant aucune conscience émotionnelle, la vie spirituelle n'a pour eux aucune signification.
Bien que certains utiliseront pleinement la naïveté des autres pour devenir des gourous et
autres types de charlatans, ce n'est que l'aspect matériel qu'ils percevront en toutes choses.
L'incompréhensible compassion des gens se transformera pour eux, s'ils savent bien l'utiliser
(et ils le savent !), en un avantage matériel, qu'il soit sous forme de sommes d'argent, de
position de pouvoir, de célébrité ou tout simplement d'une voiture de luxe.
À petite échelle, que ce soit dans la cellule familiale ou dans le voisinage, il ne pourrait s'agir
que d'être vigilant face à ce type d'individu, sans plus, mais cette réalité est tout simplement
inconnue de la majorité d'entre nous et de ce fait nous avons, envers tous les gens que nous
connaissons, l'intime conviction qu'ils sont "humains". Cette situation prend une inquiétante
dimension lorsque nous devons admettre qu'il y aura donc plus ou moins 6% de psychopathes
dans toutes les classes de la société et, étant donné leur nature, en pourcentage probablement
plus élevé dans des milieux d'influence et de pouvoir tels que : la médecine conventionnelle
(par opposition à la médecine holistique), les établissements d'enseignements, la haute
direction des institutions financières et des multinationales (qui ne pensent qu'en termes de
rentabilité), ainsi que - à notre grand malheur - les systèmes juridiques, les forces de l'ordre et
les gouvernements. Ne perdons pas de vue que cette situation existe depuis des temps
immémoriaux et pourrait bien être à la source de tout le concept de la lutte entre le "bien et le
mal".
Des manipulateurs de premier ordre, connaissant toutes nos faiblesses et les utilisant de façon7
quotidienne pour atteindre leurs buts matérialistes et se reconnaissant entre eux dès l'enfance :
n'y aurait-il pas lieu de parler d'"élite" ? Non pas de race supérieure, mais bien de race
dominante et contrôlante ?
La haute incidence de la sociopathie dans la société humaine a un effet profond sur le reste
d'entre nous qui devons, aussi, vivre sur cette planète, même ceux de nous qui n'avons pas été
cliniquement traumatisés. Les individus qui constituent ces 4 pour cent drainent nos
relations, nos comptes bancaires, nos accomplissements, notre respect de soi, notre paix
même sur Terre. [Martha Stout, The sociopath next door]
Nous n'avons qu'à réfléchir à l'état actuel de la société nord-américaine, dont l'influence
envahissante a tendance à infecter tout le reste de la planète : une société basée sur le plaisir
que procurent les biens matériels, sur une consommation à outrance, sur la performance et
l'accomplissement matériel, dont la valeur de chaque individu est estimable en $ et pour qui
les coutumes étrangères doivent être remodelées et façonnées à leur image. Nous n'avons qu'à
observer les grands courants de ce monde pour nous rendre compte qu'il y a quelque chose qui
cloche : la mondialisation écrasante, le commerce sauvage et la pauvreté qui s'ensuit,
l'importance démesurée de l'apparence du corps au détriment d'une beauté et d'une profondeur
intérieures, la dépendance aux biens matériels et aux services de l'État, les sommes
phénoménales mises dans des recherches telles que les méthodes de contrôle des masses,
l'industrie des armes, l'industrie pharmaceutique issue d'une médecine devenue uniquement
mécanique, etc. Tout cela nous fait comprendre que quelque chose ne tourne pas rond avec
ladite race "humaine". Lorsque nous voyons un reportage couvrant une catastrophe naturelle
et qu'on nous annonce que "les dégâts matériels s'élèvent à plusieurs millions ou milliards de
$", il y a de quoi se demander où est l'humain là-dedans. D'ailleurs, où est-il ?
Selon Lobaczewski, cette affection de l'âme - si nous pouvons le dire ainsi - qu'est la
psychopathie est contagieuse. Le manque total de conscience émotionnelle chez certains se
propage, tels une maladie ou un virus, aux personnes qui sont directement en contact avec ce
type d'individu. C'est par un processus de déshumanisation graduelle que les personnes qui
côtoient des psychopathes sont lentement "assimilées" à leur mode de pensée matérialiste et
sans égard pour autrui. Toujours selon Lobaczewski, environ 12% de la population devient
ainsi des "psychopathes par contagion". Lorsque trop longtemps soumis à des influences
déshumanisantes, surtout dès le jeune âge, c'est plus d'un dixième de la population qui perd
ainsi son "humanité". Ce sont des psychopathes sociaux par opposition aux psychopathes
authentiques. Dans la plupart des cas, cette régression est irréversible. (Nous retrouvons
d'ailleurs plusieurs mentions à ce sujet - la croissance de l'âme - dans les enseignements
traditionnels).
Il en résulte donc, socialement, une "élite" matérialiste, sans âme et sans conscience
émotionnelle dont une partie significative se retrouve dans des positions de pouvoir. Il va sans
dire que, peu à peu, la société se moulera à leur vision des choses, car par tromperies, duperies
et tricheries ils parviendront à nous convaincre du bien-fondé de leur perception du monde.
Puisque l'immatériel, la sentimentalité et l'aptitude pour l'intangible ne font pas partie de leurs
facultés cognitives, ils ont une propension marquée pour l'ordre et le contrôle concret,
palpable et matériel. Ainsi naissent des concepts tels que le besoin d'imposer l'ordre,
d'implanter une forme de légalité, etc., puisque leurs actions ne sont nullement basées sur une
compréhension émotionnelle des relations interpersonnelles, mais bien uniquement sur des8
avantages d'ordre matériel. Pour ne parler que d'un exemple, pensons à tout l'aspect juridique,
avec ses lois, ses interdictions et ses sanctions, qui prend indéniablement racine dans une
mentalité qui, à la base, n'est pas "humaniste". Les accusés seront sentenciés selon des règles
préétablies, des normes légales et des codes de conduites bien déterminés et non selon un réel
jugement d'"humain à humain".
En conclusion, lorsque nous prenons un peu de recul, avec ces nouvelles données en main, il
devient évident que le processus de déshumanisation sociale de la race "humaine" va bon train
et que ceci remonte très loin dans notre Histoire. Mais sans saisir cette notion essentielle
qu'est la division des humains en deux races bien distinctes, il est impossible d'avoir un regard
juste sur les raisons sous-jacentes à tous les problèmes sociaux croissants que nos sociétés
connaissent présentement. Cette réalité met en lumière un aspect fondamental de la
dynamique en place sur notre planète et nous permet d'y jeter un regard nouveau et plus
éclairé.
Les incidences de la psychopathie - de l'"autre race" - sont énormes et extrêmement
complexes, et elles dépassent largement la portée de cet article qui ne se veut que le point de
départ d'une réflexion et d'une recherche beaucoup plus approfondies. Nombreux ouvrages
sont disponibles sur le sujet et il est d'une importance capitale de prendre davantage
conscience des implications de cette réalité qui nous affecte tous.
La présence ou l'absence de conscience est une division humaine profonde,
probablement plus significative que l'intelligence, la race, ou même le sexe.
Ce qui distingue tous ces gens du reste d'entre nous est un trou tout à fait vide dans le
psychisme, où il devrait y avoir la plus développée de toutes les fonctions d'humanisation.
[Martha Stout, The sociopath next door]
- Webmestre Zone-7
Lectures recommandées
Livres en français :
Andrew M. Lobaczewski, LA PONEROLOGIE POLITIQUE: La science de la genèse du
mal, appliqué à des fins politiques (http://www.pilulerouge.com/pages/pp.htm)
Livre en anglais :
H. Cleckley, The Mask of sanity (disponible dans biliothèque)
Martha Stout, The sociopath next door
Paul Babiak et Robert D. Hare, Snakes in suits (http://snakesinsuits.com/)9
Recherches et articles de Quantum Future :
http://www.quantumfuture.net/fr/psychopathe_fr.htm
http://www.quantumfuture.net/fr/innerpsycho-fr.htm
http://www.quantumfuture.net/fr/article-lkj-ponerologie01.htm
http://www.quantumfuture.net/fr/organicportals1_fr.htm
http://www.quantumfuture.net/fr/organicportals2_fr.htm
http://www.cassiopedia.org/wiki/index.php?title=Psychopath (anglais)
Autres sites (anglais) :
http://www.Hare.org
http://www.PsychopathySociety.org
Documentaire vidéo en relation avec cette réalité :
The Corporation (disponible dans la majorité des clubs vidéo).
|
Psyschopathes - 13 règles contre les pyschopathes | |
http://zone-7.net/v3/psychopathie/treize-regles-a-suivre-lorsquon-a-affaire-a-des-psychopathes
1. La première règle consiste à accepter le fait que certains individus n’ont littéralement pas de conscience. Pilule difficile à avaler puisqu’ils ressemblent rarement à Charles Manson ou Ted Bunty. Ils nous ressemblent en tout point.
2. Dans un conflit entre vos instincts et ce qu’implique le rôle joué par l’individu – qu’il soit éducateur, médecin, chef d’équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. –, faites confiance à vos instincts. Que vous le vouliez ou non, vous êtes un observateur constant du comportement humain et vos impressions non filtrées, quoique alarmistes et paraissant non fondées, peuvent être d’un grand secours si vous les écoutez. Une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, que les étiquettes impressionnantes et/ou à saveur morale ne donnent pas la conscience à celui ou celle qui n’en avait pas dès le départ.
3. Lorsque vous considérez une nouvelle relation, quelle qu’elle soit, pratiquez la « Règle de Trois » relativement aux déclarations et promesses qu’une personne fait, ainsi qu’à ses responsabilités. Faites de la « Règle de Trois » votre politique personnelle. Un mensonge,une promesse brisée ou une seuleresponsabilité négligée peut très bien n’être qu’unmalentendu. Deux peuvent impliquer une erreur sérieuse. Mais trois mensonges impliquent probablement que vous avez affaire à un menteur, et la duperie est le premier indicateur d’uncomportement sans conscience. Oubliez ce que vous craignez y perdre en coupant cette relation et sortez-en dès que vous le pouvez. Bien que cela puisse être difficile, rompre la relation maintenant sera plus facile et moins coûteux que plus tard. Ne donnez pas votre argent, vos secrets ou votre affection à un quelqu’un qui a récidivé trois fois. Vos précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées.
4. Questionnez l’autorité. Une fois de plus, faites confiance à vos instincts et à vos préoccupations (anxiétés), tout spécialement ceux concernant des individus qui déclarent que la domination des autres, la violence, la guerre ou d’autres violations de la conscience sont la solution à certains grands problèmes. Faites-le même lorsque – et surtout lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l’autorité. Rappelez-vous ce que Stanley Milgram a dit à propos de l’obéissance : « Au moins six personnes sur dix vont aveuglément obéir jusqu’au bout à une autorité, quelle qu’elle soit, à l’allure officielle. » Le bon côté de la chose est que d’avoir un certain support social nous rend plus enclins à défier l’autorité. Encouragez les gens autour de vous à se questionner, eux aussi.
5. Suspectez la flatterie. Les compliments sont de bien belles choses lorsqu’ils sont sincères, mais la flatterie extrême fait appel à notre égo d’une façon peu réaliste. C’est là la matière de l’envoûtement et celui-ci implique presque toujours une intention de manipuler. La manipulation à l’aide de la flatterie est parfois inoffensive, parfois sinistre. Jetez un coup d’œil au-delà de votre égo flatté et souvenez-vous de toujours suspecter la flatterie. Cette « règle de la flatterie » s’applique sur une base individuelle, mais également à l’échelle de groupes, même de nations entières. À travers l’histoire de l’humanité et jusqu’à aujourd’hui, l’appel à la guerre a toujours fait usage d’une déclaration flatteuse arguant que les forces armées remporteront une victoire qui changera le monde pour le mieux : un triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, unique d’efforts humains justes et dignes d’une énorme gratitude. Depuis que nous écrivons l’Histoire, toutes les plus grandes guerres ont été encadrées de cette façon, de tous les côtés du conflit. Et dans toutes les langues, l’adjectif le plus fréquemment utilisé est « sainte », « guerre sainte ». L’argument peut facilement être démontré que l’humanité ne sera en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire.
6. Si nécessaire, redéfinissez votre concept du respect. Trop souvent, nous confondons la crainte avec le respect, et plus nous craignons quelqu’un, plus nous le/la percevons comme méritant notre respect. J’ai un chat que ma fille a nommé « l’homme musclé » lorsqu’il était tout petit car, même jeune, il avait tous les attributs d’un lutteur professionnel. Maintenant qu’il a grandi, il est beaucoup plus costaud que la plupart des autres chats domestiques. Ces formidables griffes ressemblent à celles de ces ancêtres chats-léopards asiatiques, mais son tempérament est tendre et pacifique. Mon voisin a une petite chatte « calico » qui nous visite de temps à autre. Bien entendu, son charisme de prédateur est énorme et elle est très douée pour vivement envoyer un regard méchant aux autres chats. Chaque fois qu’elle est dans un rayon de quinze mètres, « L’homme musclé », quoique de taille deux fois plus grande, se tapit et s’aplatit de peur et de déférence féline. « L’homme musclé » est un chat splendide. Il est chaleureux, affectueux et très près de mon cœur. Quoiqu’il en soit, j’aime croire que ses réactions sont plus primitives que les miennes. J’espère que je ne confonds pas peur et respect, car le faire assurerait ma propre victimisation. Utilisons nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs afin de démêler la confusion entre crainte et admiration. Dans un monde idéal, le respect serait une réaction automatique à l’égard de ceux qui sont forts, bons et moralement courageux. La personne qui profite de l’occasion pour vous inspirer la peur n’est fort probablement pas de ceux-là. La résolution de conserver le respect séparé de la peur est encore plus cruciale pour les groupes et les nations. Le politicien, petit ou grand, qui menace la population par de fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et qui emploie les craintes ainsi magnifiées pour gagner l’allégeance est, plus souvent qu’autrement, un escroc qui a réussi plutôt qu’un chef légitime. Cela a été vrai dans toute l’histoire de l’humanité.
7. N’embarquez pas dans le jeu. L’intrigue est l’outil du psychopathe. Résistez à la tentation de concurrencer avec un psychopathe séducteur, d’être plus habile que lui, de psychanalyser ou même de plaisanter avec lui. En plus de vous abaisser à son niveau, vous vous détourneriez de l’objectif le plus important : vous en protéger.
8. La meilleure façon de vous protéger d’un psychopathe est de l’éviter, de refuser tout contact ou toute forme de communication. Les psychologues ne recommandent habituellement pas l’évitement, mais dans ce cas-ci je fais une exception très délibérée. La seule méthode véritablement efficace si vous avez affaire à un psychopathe que vous avez identifié est de le rejeter complètement de votre vie. Les psychopathes vivent complètement en dehors du contrat social, et les inclure dans des relations ou des arrangements sociaux est donc périlleux. Commencez cette exclusion dans le contexte de vos propres relations et de votre vie sociale. Vous ne blesserez personne. Aussi étrange que cela puisse paraître, et bien qu’ils prétendront le contraire, les psychopathes ne possèdent pas le genre de sentiments que l’on peut blesser. Peut-être n’arriverez-vous pas à faire comprendre à vos amis et à votre parenté pourquoi vous évitez un individu en particulier. Un psychopathe est difficile à discerner et encore plus difficile à définir. Évitez-le de toute façon. Si l’éviter complètement est irréalisable, prévoyez vous en éloigner le plus possible pour en arriver à tendre vers l’évitement total.
9. Questionnez votre tendance à prendre en pitié trop facilement. Le respect doit être réservé aux individus empreints de bonté et moralement courageux. La pitié est aussi une réponse sociale valable, mais elle devrait être ménagée aux personnes innocentes, réellement en douleur ou sur lesquelles la malchance s’acharne. En outre, je recommande que vous mettiez sévèrement au défi votre besoin d’être poli dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre culture, être ce que nous pensons « civilisés » est comme un réflexe et nous nous affichons souvent automatiquement convenables même lorsque quelqu’un nous a exaspérés, nous a menti à plusieurs reprises, ou nous a figurativement poignardés dans le dos. Les psychopathes tirent un énorme avantage de cette politesse automatique afin d’exploiter la situation. N’ayez pas peur de ne pas être souriants et d’aller, avec calme, directement au but.
10. N’essayez pas de racheter ce qui ne se rachète pas. Les secondes (troisièmes, quatrièmes et cinquièmes) chances sont pour les personnes qui ont une conscience. Si vous avez affaire à une personne qui n’a pas de conscience, sachez comment ravaler et oublier vos pertes. À un certain moment, la majorité d’entre nous doit apprendre l’importante et décevante leçon de vie que nous ne pouvons pas contrôler le comportement – encore moins la structure caractérielle – des autres, aussi louables que soient nos intentions. Apprenez ce fait de la vie humaine et évitez l’ironie de vous prendre au même jeu ambitieux que les psychopathes : le contrôle. Si vous ne désirez pas contrôler, mais plutôt aider les gens, alors aidez ceux qui veulent réellement de l’aide. Le comportement des psychopathes n’est d’aucune façon de votre faute. Ce n’est pas non plus votre mission. Votre mission, c’est votre propre vie.
11. N’acceptez jamais, par pitié ou pour n’importe quelle autre raison, d’aider le psychopathe à camoufler son réel caractère. « S’il te plaît, ne le dis pas », souvent exprimé en larmes et avec beaucoup de grincements de dents, est la marque de commerce des voleurs, des abuseurs et des psychopathes. N’écoutez pas ce chant de sirène. Les autres méritent beaucoup plus d’être avertis de la présence de psychopathes que ceux-ci ne méritent que vous gardiez leurs secrets. Si quelqu’un sans conscience insiste sur le fait que vous lui « devez » quelque chose, souvenez-vous de ceci : « tu me dois » a été la phrase clé des psychopathes depuis des milliers d’années, littéralement, et continue de l’être. Nous tendons à prendre « tu me dois » comme une déclaration irrésistible, mais elle n’est tout simplement pas vraie. Ne l’écoutez pas. Aussi, ignorez la déclaration « tu es pareil à moi ». Vous ne l’êtes pas.
12. Défendez votre psyché. Ne permettez pas à quiconque sans conscience, ou même semblable à ce genre de personne, de vous convaincre que l’humanité est un échec. La majorité des êtres humains ont une conscience. La majorité des êtres humains sont capables d’amour.
13. Vivre heureux est la meilleure vengeance.
- Webmestre Zone-7
[NDT : Marta Stout utilise le terme sociopathes, mais la réalité qu'elle décrit est également celle des psychopathes. Le terme a donc été substitué dans le présent texte.]
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