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  hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...  
*** Première partie :La prise de controle des Etats Unis par les sociopathes 
Publié le 07 juin 2012

Doug Casey

Doug Casey est l’auteur de quatre livres financiers, le plus connu d’entre eux étant Crisis Investing, qui est resté sur la liste des Best Sellers du New York Times pendant 29 semaines. Il a voyagé dans plus de 140 pays et il analyse dans sa lettre mensuelle The International Speculator les opportunités d’investissement qu’il découvre, que ce soit dans l’immobilier, les actions ou les matières premières.
Un homme d’affaires avec une envergure internationale, un véritable citoyen du monde,  s’installe et fait des affaires à l’endroit qui lui semble le plus avantageux, et ce peu importe où sont tracées les frontières. Il est un homme diversifié et global, possédant plusieurs passeports, des actifs dans de nombreuses juridictions, et sa résidence dans une autre. Il ne dépend d’aucun pays et les aperçoit tous autant qu’ils sont comme des compétiteurs pour son capital et son expertise. Il fut un temps, vivre la vie d’un homme international n’était rien de plus qu’une possibilité intéressante. Depuis que les Etats-Unis ont commencé à récompenser ceux qui s’y étaient installés, seuls très peu d’Américains se sont lancés dans l’aventure. A l’époque, les Etats-Unis leur offraient bien plus d’avantages que tous les autres pays du monde. Devenir un homme international pouvait attendre. Mais les choses changent. S’enraciner telle une plante n’est plus aujourd’hui une manière judicieuse de survivre et de prospérer. Tout au long de l’Histoire, chaque nation est un jour devenue un endroit dangereux pour ceux y étant coincés. Il se pourrait bien que ce soit désormais au tour de l’Amérique de devenir une nation dangereuse. Pour ceux ayant la possibilité  de devenir des citoyens du monde, c’est bien plus qu’une simple décision intéressante. C’est devenu une manière de protéger ses actifs, voire même sa vie. Ceci dit, je comprends l’hésitation de certains. De nombreuses plantes de supportent pas, elles non plus, d’être déplantées puis replantées ailleurs. Comme tout observateur intelligent est en mesure de le constater, le paysage économique et politique actuel n’offre pas des perspectives très réjouissantes. Nous sommes confrontés à la dépression économique, au chaos financier, à l’inflation, à des taxations de plus en plus importantes, à des régulations, des états-police et, pire encore, à une éventuelle guerre. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je parle bien ici de la situation telle qu’elle se présente actuellement aux Etats-Unis – qui ont historiquement été surnommés la Nation de la Liberté. Comment en sont-ils arrivés là ? Il est vrai que les erreurs de calcul, les accidents, et les inattentions peuvent être des raisons pour lesquelles les choses finissent par mal tourner. Ces éléments ont effectivement un rôle, mais un rôle mineur. Les catastrophes qui nous menacent aujourd’hui sont bien trop importantes pour n’être dues qu’à de futiles inattentions. Lorsque les choses deviennent incontrôlables à grande échelle, ce n’est pas simplement une question de malchance, mais de fautes sérieuses commises par un joueur – voir par chacun d’entre eux. Existe-t-il une racine aux problèmes que je viens de citer ? Si nous parvenions à la déterminer, cela pourrait nous permettre de comprendre comment faire face à ces problèmes. Dans cet article, je tenterai de démontrer que le gouvernement des Etats-Unis, en particulier, est dirigé par les mauvaises personnes. C’est une situation qui dure maintenant depuis de nombreuses années, et qui a désormais atteint un point de non-retour. En d’autres termes, l’immoralité est devenue si prédominante qu’elle en est presque constitutionnelle. Aucun changement ne sera possible tant qu’une crise réelle ne viendra pas bouleverser l’ordre existant. Avant qu’une telle chose ne se produise, la tendance ne fera que s’accélérer. La raison à cela est qu’une certaine classe de gens – les sociopathes – a désormais pris le contrôle sur les institutions Américaines les plus importantes. Ils ont imprégné tous les échelons politiques, économiques, intellectuels et spirituels des Etats-Unis. Qu’est-ce que cela signifie pour les individus ? Cela dépend de votre façon de voir les choses. Etes-vous partisan de votre gouvernement quelles que soient les politiques qu’il entreprend – comme l’ont été beaucoup d’Allemands dans les années 1930-1940-, ou faites-vous tout votre possible pour éviter d’être le complice d’un meurtrier ? Etes-vous le type de passager qui coule avec le bateau, ou celui qui enfile son gilet de sauvetage et part à la recherche d’un canot ? Supportez-vous les marchands vous offrant de bonnes affaires, ou ceux dont les publicités envahissent votre journal télévisé ? La prépondérance du déséquilibre psychique dans la sphère politique n’est pas une question académique. Tout au long de l’Histoire, elle a été une question de vie ou de mort. Elle est la raison pour laquelle les Etats-Unis se sont étendus. Tous les Américains ont des ancêtres qui ont un jour décidé de s’expatrier et de s’installer dans un pays capable de leur offrir un avenir. Les grands perdants ont été ceux qui ont refusé de réfléchir à la question jusqu’à la dernière minute. Je me suis souvent considéré comme étant un rat gamma. Vous avez peut-être déjà lu des études concernant les interactions sociales entre les rats : il existe peu de rats alpha, et de nombreux rats beta. Les rats alpha sont les dominants, et les rats beta les dominés. Un petit pourcentage d’une population de rats est appelé rats gamma. Ils surveillent plusieurs territoires et ont de nombreux acolytes, mais ne cherchent pas à dominer les rats beta, contrairement aux rats alpha. Les personnes étant les plus enclines à aller faire fortune ailleurs ont une personnalité typiquement gamma. Vous pensez peut-être que ce qu’il s’est passé en Allemagne Nazie, en Russie Soviétique, dans la Chine de Mao, et dans le Cambodge de Pol Pot, ne pourrait, pour quelque raison que ce soit, se produire aux Etats-Unis. Il n’existe en réalité aucune raison que cela ne puisse se produire en Amérique aujourd’hui. Toutes les institutions ayant fait des Etats-Unis ce qu’ils sont  ne sont plus aujourd’hui que des artefacts historiques. D’autre part, les sociopathes sont présents partout de manière uniforme. Il n’existait pas plus de personnes maléfiques dans la Russie de Staline, dans l’Allemagne d’Hitler, l’Ouganda d’Amin, la Roumanie de Ceausescu, ou le Cambodge de Pol Pot qu’il n’en existe aujourd’hui aux Etats-Unis. Il suffit simplement que les conditions deviennent favorables à leur bourgeonnement, de la même manière que les champignons apparaissent après la pluie. Aux Etats-Unis, ces conditions requises apparaissent peu à peu. Vous êtes-vous déjà demandé d’où viennent les 50.000 personnes employées par le TSA pour inspecter les voyageurs dans les aéroports ?  La plupart d’entre eux sont d’âge moyen. Avaient-ils un emploi avant de ce lancer dans une carrière que toute personne normale jugerait de dégradante ? La plupart d’entre eux en avaient un, mais se sentaient attirés par un emploi qui leur permette le port d’un costume et les autorise à abuser de leurs confrères citoyens. Un très petit nombre d’entre eux s’imagine qu’il patrouille un état-police, ou joue un rôle dans un petit théâtre. Ces 50.000 personnes sont certainement similaires à celles ayant rejoint la Gestapo – ne visant qu’à satisfaire leur désir de contrôler tout et tout le monde. Ce qu’il se produit aujourd’hui est une illustration typique de la loi de Pareto : 80% de vos ventes proviennent du travail de 20% de vos vendeurs, et 20% d’une population est responsable de 80% des crimes étant commis en son sein. De la manière dont je vois les choses, le plupart des gens ont un fond équilibré et décent :  leur instinct primaire est la survie. En revanche, 20% d’entre eux sont ceux que l’on pourrait appeler des sources potentielles de problèmes, et sont prédisposés à faire le mal lorsque l’occasion se présente. Ils peuvent aussi bien faire partie du clergé qu’être des postiers ou des serveuses – en temps normal, ils ont l’air d’être comme tout le monde. Ils jouent au baseball les weekends, cajolent leur chien… Cependant, lorsque la chance s’offrira à eux, ils s’engageront dans la Gestapo, la Stasi, le KGB, le TSA… Beaucoup d’entre eux ont de bonnes intentions, mais n’hésiterons pas à employer la force comme solutions à leurs problèmes. Les choses ne s’arrêtent pas là. 20% de ces 20% sont de très mauvais acteurs. Ils occupent des postes administratifs leur permettant d’imposer leur bonne volonté sur les citoyens et, parce qu’ils présentent leur soutien au gouvernement, ils finissent par occuper des emplois très haut-placés. Ils façonnent l’organisation qu’ils dirigent à leur image. Graduellement, les non-sociopathes ne supportent plus de vivre où ils vivent, et choisissent de partir. Le baril se remplit peu à peu de pommes pourries. C’est ce qu’il se passe aujourd’hui aux Etats-Unis.   hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...
***Deuxième partie :La prise de controle des Etats Unis par les sociopathes 
Publié le 07 juin 2012

Doug Casey

Il est dommage que Bush, lorsqu’il était président, ait fait une telle affaire du Mal. Il en a discrédité le concept. Il a persuadé son petit peuple que le Mal n’existait que très loin de ses propres frontières, en Corée du Nord, en Irak et en Iran – qui ne sont en réalité que des ennemis choisis de manière arbitraire par les Etats-Unis. Bush a banalisé le concept du Mal jusqu’au point de le rendre banal, dans le même temps que le Mal, le vrai, s’installait dans son environnement immédiat. Cet idiot a même manqué de réaliser qu’il avait fertilisé lui-même ce Mal en tournant les Etats-Unis en état-police après les attentats du 11 septembre. A mon humble avis, la situation est désormais hors de contrôle. Les Etats-Unis traversent une dépression majeure et sont à l’orée d’un chaos financier et d’un effondrement du dollar. Les sociopathes du gouvernement réagiront à cela en renforçant l’état-policier et en déclarant une guerre à l’étranger. Je pense que le futur des Etats-Unis est extrêmement prévisible. Les sociopathes sont des gens très prévisibles. Voici sept caractéristiques qui me viennent à l’esprit et qui peuvent définir un sociopathe, bien que je sois persuadé que cette liste puisse être élargie :
  1. Les sociopathes n’ont pas de conscience et ne ressentent pas de remords lorsqu’ils font du mal aux autres. En revanche, ils se font une joie de prétendre le contraire.
  1. Les sociopathes placent leurs désirs personnels à un niveau totalement différent de ceux des autres. Leurs désirs sont incommensurables. Ils sont persuadés que la fin justifie les moyens. Et là encore, ils se font une joie de prétendre le contraire.
  1. Les sociopathes se considèrent supérieurs aux autres, dans la mesure où ils ne ressentent aucune émotion et n’ont aucun sens éthique – ils sont au-dessus de tout çà. Ils sont arrogants, et prétendent ne pas l’être.
  1. Les sociopathes refusent de faire face à leurs responsabilités lorsque les choses tournent mal. Vous n’en tirerez jamais d’excuses sincères.
  1. Les sociopathes ont une notion très étrange de la propriété privée. Ce qui est à eux est à eux, et ce qui est à vous est également à eux. Ils défendent donc l’inflation et les taxes comme étant de bonnes choses.
  1. Les sociopathes s’en prennent généralement aux mauvaises personnes. S’ils perdent leur portefeuille, ils battent leur chien. Si des avions s’écrasent dans des immeubles, ils attaquent l’Afghanistan.
  1. Les sociopathes aiment diffuser des rumeurs destructrices et falsifient toutes formes d’informations afin de s’en prendre aux autres.
Ils sont des menteurs chroniques, enthousiastes et très convaincants. Ils croient généralement en leurs propres mensonges, et ne sont de ce fait pas faciles à repérer, dans la mesure où les gens normaux tendent à penser que les autres leurs disent la vérité. Ils ne portent que très rarement une moustache en guidon comme SnidelyWhiplash, et cultivent un réseau social qui leur permet d’éviter les suspicions. Vous pouvez compter sur eux pour rester très ‘politiquement corrects’ en public. Comment un homme du Congrès ou un sénateur pourrait-il supporter des associations caritatives et être une mauvaise personne ? Ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour déguiser ce qu’ils sont vraiment, et cela ne les dérange pas. Les élites politiques sont essentiellement des sociopathes. Ils ne sont pas seulement des êtres humains anormaux. Ils sont à peine humains. Ils sont une sous-espèce séparée du reste de l’Humanité, différenciée par ses qualités psychologiques particulières. Il est aussi facile pour un être humain normal de tomber en accord spirituel avec eux que de s’accoupler avec un homme de Neandertal : c’est possible, mais il ne pourrait en ressortir rien de bon. Cela devient un problème de taille à mesure qu’une société se politise. En temps normal, les sociopathes tendent à paraître comme tout le monde. Ils commettront peut-être des crimes lorsqu’ils se penseront en sécurité, mais la société ne leur permet pas plus. Cependant, lorsque le gouvernement, plutôt que de protéger ses citoyens face à la force, utilise la force pour imposer ses lois et taxes, ces liens sociaux s’effilochent. Le regard des autres, la pression de groupe, la morale, et toutes qualités propres à une société saine, sont remplacées par des régulations policées et financées par la taxation. Les sociopathes sont sensibles à ces changements. Ils commencent alors à intégrer la bureaucratie et les agences régulatrices du gouvernement, et sont payés pour faire ce qu’ils ont toujours rêvé de faire. C’est très simple. Les gens peuvent interagir de deux manières : volontairement, ou sous la contrainte. Le gouvernement est une forme pure et simple de contrainte, et les sociopathes sont attirés par son pouvoir et par sa force. Une grande majorité des Américains acceptera la situation pour deux raisons : premièrement, ils ne disposent pas d’ancre philosophique pouvant leur permettre de ne pas être propulsés contre les rochers. Ils ne disposent plus de croyance commune, et la plupart de leurs opinions – ‘Nous avons besoin d’une sécurité sociale renforcée’, ‘nos troupes doivent combattre le Mal chez lui avant que nous n’ayons à le combattre chez nous’, ‘Les riches doivent payer plus’… - ne sont que des opinions réactionnaires. Deuxièmement, les Etats-Unis sont aujourd’hui une nation trop confortable, une nation de consommateurs trop nourris, heureuse de son statu quo mais n’étant pas prête à remettre en question sa viabilité. Il est insensé de radoter au sujet de la Nation de la Liberté dans le même temps que les émissions de télé-réalité et les émeutes à Walmart sont plus proches du monde réel. Une grande majorité d’Américains est, bien entendu, à l’origine de ce pourrissement – les candidats à l’élection présidentielle dépensent des millions afin de mener campagne et d’établir des sondages pour ensuite leur régurgiter ce qu’ils veulent entendre. Un pays est en déclin aussitôt qu’il se met à penser qu’un niveau de vie élevé doit être la norme et que tout le monde dit avoir accès aux mêmes biens, dans le même temps qu’une poignée de fortunés s’assemblent afin de soustraire par la force leurs richesses aux plus faibles. Le lobbying et la taxation n’ont jamais été en mesure de remplacer l’innovation et la production. Il était intéressant d’entendre Mitt Romney, candidat aux élections présidentielles, parler récemment des classes modeste, moyenne et supérieure. Romney ne vaut pas beaucoup mieux que son prédécesseur John McCain. Il a néanmoins raison sur un point : la pauvreté. 50 millions de personnes ont accès à Medicaid, et 46 millions reçoivent, en plus d’autres formes d’aides, des coupons repas. Il a également raison lorsqu’il parle des riches : il n’est pas nécessaire de s’en soucier pour le moment – du moins pas tant qu’une révolution n’aura pas fait son apparition. Il dit se faire du souci pour a classe moyenne, mais ne prévoit pas de lui venir en aide. Il a raison de dire que le problème provient de la classe moyenne. Il ne parvient simplement pas à mettre le doigt dessus.   hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...
*** Troisième partie partie :La prise de controle des Etats Unis par les sociopathes 
Publié le 07 juin 2012

Doug Casey

Doug Casey est l’auteur de quatre livres financiers, le plus connu d’entre eux étant Crisis Investing, qui est resté sur la liste des Best Sellers du New York Times pendant 29 semaines. Il a voyagé dans plus de 140 pays et il analyse dans sa lettre mensuelle The International Speculator les opportunités d’investissement qu’il découvre, que ce soit dans l’immobilier, les actions ou les matières premières.
 
 La classe économique à laquelle appartiennent les gens est généralement définie en fonction de leurs valeurs et de leur psychologie. Chacune des trois classes économiques possède un profil psychologique qui lui est propre. La classe économique la plus basse est caractérisée par l’apathie. Elle ne possède rien, et s’en moque complètement. Ceux qui y appartiennent son hors-jeu, et ne prévoient pas de faire quoi que ce soit pour que la situation change : ils sont résignés à accepter leur destin. La classe supérieure, quant à elle, est caractérisée par l’arrogance et l’appât du gain. Ceux qui lui appartiennent ont tout ce qu’ils désirent, et pensent que c’est ce qu’ils méritent – que ce soit ou non le cas. La classe moyenne – du moins pour ce qui concerne le monde d’aujourd’hui – est caractérisée par la peur. Ceux qui y appartiennent craignent de perdre leur emploi et de tomber dans la classe inférieure, craignent de ne pouvoir rembourser leurs dettes ou de ne pouvoir emprunter plus, craignent d’être incapables d’évoluer.Le problème de tout cela est que la peur est une émotion négative, dangereuse, et potentiellement destructrice. Elle peut très rapidement se transformer en colère et se manifester par la violence. Il est impossible de prédire jusqu’où elle peut aller. Tout ce qui est sûr, c’est qu’elle soit capable de déboucher sur une catastrophe. S’il est une chose susceptible d’exacerber encore plus la situation, c’est que ces trois classes reposent entièrement, mais de manière différente, sur le gouvernement. Si le gouvernement venait à faire banqueroute, elles en seraient toutes grandement affectées.Avec des sociopathes au pouvoir, il se pourrait fortement que nous finissions par assister à une nouvelle expérience de Milgram, cette fois-ci à l’échelle nationale. Pour le cas où vous ne vous en souviendriez pas, lors de cette expérience, les chercheurs ont demandé à des membres du public de torturer des sujets (qui, ce que le public ne savait pas, étaient des acteurs) en leur faisant subir des électrochocs de plus en plus importants jusqu’à atteindre des niveaux mortels. La majorité du public fit ce qu’on lui demandait, après que des personnes ayant de l’autorité leur aient assuré que ce qu’ils faisaient était normal et nécessaire.  Aujourd’hui, les hommes d’autorité sont en grande partie des sociopathes.QUE FAIREL’une des choses à considérer est la manière dont vous, en tant que personne attachée à la liberté, pourrez continuer de vivre dans un monde de plus en plus contrôlé par les sociopathes. Je suppose que cela vous sera très difficile, à moins que vous ne parveniez à vous isoler complètement du monde extérieur. Nous sommes programmés de la même manière que toutes les autres créatures de notre planète. Notre dénominateur commun est la survie. Les gens désirent survivre en tant qu’individus, en tant que familles. A dire vrai, ils veulent que l’ensemble des groupes auxquels ils appartiennent puissent survivre, du simple fait que la survie de ces groupe permet à leur survie en tant qu’individu. Les Marines, en tant qu’individus, désirent que le corps des Marines survive. Les Catholiques, en tant qu’individus, désirent défendre la survie de l’Eglise de Rome.C’est pourquoi, durant la seconde guerre mondiale, beaucoup d’Allemands se sont ‘volontairement’ transformés en bourreaux – ils supportaient le Reich pour les mêmes raisons que les Marines supportent aujourd’hui le corps des Marines, et que les Catholiques supportent leur groupe. En plus de cela, n’oublions pas qu’à l’époque, le Reich Allemand était attaqué de toutes parts. Les Allemands ont donc décidé de répondre aux ordres qui leur étaient donnés et de livrer ceux de leurs voisins qui se montraient les moins enthousiastes. S’ils manquaient à supporter le Reich, ils savaient que les armées étrangères allaient s’emparer de leur pays, violer leurs filles, piller leurs maisons, et probablement les tuer. Les Allemands ont donc décidé de joindre les rangs de leurs dirigeants, même s’ils savaient parfaitement que ceux-ci étaient de parfaits sociopathes. Si la même chose se produisait aux Etats-Unis aujourd’hui, il ne fait aucun doute que les Américains en feraient de même.Les Américains en ont toujours fait ainsi. Durant la guerre entre les Etats, avoir des propos anti-guerre était considéré être un acte criminel. Il en est allé de même au cours de la première guerre mondiale. Durant la seconde guerre mondiale, les immigrés Japonais ont tous été placés en camps de concentration pour des raisons infondées et raciales. Au cours des premières années de la guerre froide, le maccarthisme y était rampant. L’exemple le plus frappant en est la formation de légions parmi les communautés humaines. C’est un phénomène qui est également observable parmi une communauté de poulets. Si un oiseau a une plume de travers, les autres s’en prennent à lui, jusqu’à éventuellement le tuer. Cette plume de travers est le signe d’une différence, et paraît comme étant un signe de non-appartenance au groupe. Les poulets différents des autres doivent mourir. La classe économique à laquelle appartiennent les gens est généralement définie en fonction de leurs valeurs et de leur psychologie. Chacune des trois classes économiques possède un profil psychologique qui lui est propre. La classe économique la plus basse est caractérisée par l’apathie. Elle ne possède rien, et s’en moque complètement. Ceux qui y appartiennent son hors-jeu, et ne prévoient pas de faire quoi que ce soit pour que la situation change : ils sont résignés à accepter leur destin. La classe supérieure, quant à elle, est caractérisée par l’arrogance et l’appât du gain. Ceux qui lui appartiennent ont tout ce qu’ils désirent, et pensent que c’est ce qu’ils méritent – que ce soit ou non le cas. La classe moyenne – du moins pour ce qui concerne le monde d’aujourd’hui – est caractérisée par la peur. Ceux qui y appartiennent craignent de perdre leur emploi et de tomber dans la classe inférieure, craignent de ne pouvoir rembourser leurs dettes ou de ne pouvoir emprunter plus, craignent d’être incapables d’évoluer.Le problème de tout cela est que la peur est une émotion négative, dangereuse, et potentiellement destructrice. Elle peut très rapidement se transformer en colère et se manifester par la violence. Il est impossible de prédire jusqu’où elle peut aller. Tout ce qui est sûr, c’est qu’elle soit capable de déboucher sur une catastrophe. S’il est une chose susceptible d’exacerber encore plus la situation, c’est que ces trois classes reposent entièrement, mais de manière différente, sur le gouvernement. Si le gouvernement venait à faire banqueroute, elles en seraient toutes grandement affectées.Avec des sociopathes au pouvoir, il se pourrait fortement que nous finissions par assister à une nouvelle expérience de Milgram, cette fois-ci à l’échelle nationale. Pour le cas où vous ne vous en souviendriez pas, lors de cette expérience, les chercheurs ont demandé à des membres du public de torturer des sujets (qui, ce que le public ne savait pas, étaient des acteurs) en leur faisant subir des électrochocs de plus en plus importants jusqu’à atteindre des niveaux mortels. La majorité du public fit ce qu’on lui demandait, après que des personnes ayant de l’autorité leur aient assuré que ce qu’ils faisaient était normal et nécessaire.  Aujourd’hui, les hommes d’autorité sont en grande partie des sociopathes.QUE FAIREL’une des choses à considérer est la manière dont vous, en tant que personne attachée à la liberté, pourrez continuer de vivre dans un monde de plus en plus contrôlé par les sociopathes. Je suppose que cela vous sera très difficile, à moins que vous ne parveniez à vous isoler complètement du monde extérieur. Nous sommes programmés de la même manière que toutes les autres créatures de notre planète. Notre dénominateur commun est la survie. Les gens désirent survivre en tant qu’individus, en tant que familles. A dire vrai, ils veulent que l’ensemble des groupes auxquels ils appartiennent puissent survivre, du simple fait que la survie de ces groupe permet à leur survie en tant qu’individu. Les Marines, en tant qu’individus, désirent que le corps des Marines survive. Les Catholiques, en tant qu’individus, désirent défendre la survie de l’Eglise de Rome.C’est pourquoi, durant la seconde guerre mondiale, beaucoup d’Allemands se sont ‘volontairement’ transformés en bourreaux – ils supportaient le Reich pour les mêmes raisons que les Marines supportent aujourd’hui le corps des Marines, et que les Catholiques supportent leur groupe. En plus de cela, n’oublions pas qu’à l’époque, le Reich Allemand était attaqué de toutes parts. Les Allemands ont donc décidé de répondre aux ordres qui leur étaient donnés et de livrer ceux de leurs voisins qui se montraient les moins enthousiastes. S’ils manquaient à supporter le Reich, ils savaient que les armées étrangères allaient s’emparer de leur pays, violer leurs filles, piller leurs maisons, et probablement les tuer. Les Allemands ont donc décidé de joindre les rangs de leurs dirigeants, même s’ils savaient parfaitement que ceux-ci étaient de parfaits sociopathes. Si la même chose se produisait aux Etats-Unis aujourd’hui, il ne fait aucun doute que les Américains en feraient de même.Les Américains en ont toujours fait ainsi. Durant la guerre entre les Etats, avoir des propos anti-guerre était considéré être un acte criminel. Il en est allé de même au cours de la première guerre mondiale. Durant la seconde guerre mondiale, les immigrés Japonais ont tous été placés en camps de concentration pour des raisons infondées et raciales. Au cours des premières années de la guerre froide, le maccarthisme y était rampant. L’exemple le plus frappant en est la formation de légions parmi les communautés humaines. C’est un phénomène qui est également observable parmi une communauté de poulets. Si un oiseau a une plume de travers, les autres s’en prennent à lui, jusqu’à éventuellement le tuer. Cette plume de travers est le signe d’une différence, et paraît comme étant un signe de non-appartenance au groupe. Les poulets différents des autres doivent mourir.Il est très difficile pour un individualiste de rester sans rien dire lorsqu’il est témoin de choses terribles. Mais il est nécessaire qu’il apprenne à garder le silence, comme l’a fait HL Mencken durant les deux guerres mondiales. Dans notre monde d’aujourd’hui, rester silencieux ne sera pas suffisant. Le gouvernement dispose désormais d’informations concernant l’ensemble de ses citoyens. Il pense connaître dans les moindres détails leurs idéologies, leurs désirs et leurs peurs. C’est pourquoi la crise qui approche aujourd’hui pourrait être bien plus grave que toutes celles que nous avons pu voir jusqu’alors. Si vous êtes une personne sage, alors vous penserez certainement à emménager ailleurs, quelque part où vous pourrez vous permettre d’être un outsider et aurez la possibilité d’avoir un point de vue excentrique sur les choses. C’est la raison pour laquelle je passe de plus en plus de temps en Amérique Latine. Pour dire la vérité, il sera difficile de trouver un endroit sûr au cours de ces prochaines années. Le mieux que vous puissiez espérer est que les choses tournent en votre faveur.Le meilleur moyen d’y parvenir est de diversifier vos actifs à l’échelle internationale. Investissez votre patrimoine sur des actifs réels. Tissez des liens avec des personnes ayant les mêmes idéaux que vous. Et restez vigilants face aux spéculations qui émergent souvent en temps de conjoncture chaotique.

hibou ecrit Articles

*** Comment identifier les sociopathes au travail

Posted by Équipe Signes des Temps on March 21, 2010
Paperblog, 2 février 2008 Source : http://www.futurquantique.org/2010/03/21/comment-identifier-les-sociopathes-au-travail/ Selon la psychologue Martha Stout, 4% de la population est sociopathe. C’est beaucoup. Si vous travaillez dans une entreprise de 100 employés, vous êtes donc entouré de 4 sociopathes en liberté. Il est important d’identifier ces personnes car elles peuvent grandement nuire au bien être de tous. Mais malheureusement, les caractéristiques de la sociopathie ont souvent des effets positifs sur la capacité de ces gens à obtenir des résultats positifs pour l’entreprise … au détriment de leurs collègues. Les sociopathes livrent la marchandise. On ne doit donc pas se surprendre si les hautes sphères de gestion des entreprises contiennent plus que leur part de sociopathes. Alors, comment se définit la sociopathie? La définition de wikipedia est claire : “La sociopathie est considérée comme un trouble de la personnalité dont le critère principal d’identification est la capacité limitée des personnes montrant les symptômes du trouble, à ressentir les émotions humaines, aussi bien à l’égard d’autrui qu’à leur propre égard. C’est ce qui peut expliquer leur manque d’empathie quand ils sont confrontés à la souffrance des autres, témoignant d’une incapacité à ressentir l’émotion associée à l’empathie ou la souffrance”. En gros, on parle de personnes totalement insensibles et capables de tout pour arriver à leurs fins. Gare à vous si vous vous trouvez sur leur passage ou que vous représentez un obstacle dans l’atteinte de leurs objectifs. Vous vous doutez sûrement quels sont vos collègues qui correspondent à la définition ci-dessus. Pour rendre le processus d’identification plus précis, un ami m’a fait suivre ce questionnaire en 18 affirmations. Tentez d’y répondre avec un collègue en tête en donnant 2 points si vous êtes totalement d’accord avec l’affirmation, 1 point si vous êtes partiellement d’accord et 0 point si vous êtes en désaccord. Un total de 25 points ou plus témoigne d’un haut niveau de sociopathie :
  1. A-t-il un problème à soutenir des relations stables au bureau ou dans la vie privée?
  2. Est-il porté à manipuler les autres sans mauvaise conscience pour arriver à ses fins?
  3. Se montre-t-il cavalier face à la vérité, très à l’aise avec le mensonge?
  4. Se croit-il important socialement, même si ce n’est pas du tout le cas?
  5. Est-il complètement incapable de remords, de gêne ou de honte?
  6. Est-il charmeur, capable de changer d’humeur rapidement pour tenter de plaire?
  7. Demande-t-il beaucoup d’attention?
  8. Est-il peu convaincant quand il tente de se montrer sensible?
  9. Aime-t-il le risque, l’imprudence?
  10. Blâme-t-il facilement les autres?
  11. A-t-il eu une adolescence délinquante ? (pas toujours facile à savoir)
  12. Est-il en mesure de profiter des autres sans hésitation?
  13. Perd-il facilement son calme?
  14. Est-il porté sur le sexe? (ça non plus ce n’est pas toujours facile)
  15. Est-il violent verbalement anvers les autres?
  16. Manque-t-il de réalisme dans la définition des objectifs?
  17. Est-il incapable de faire preuve d’empathie?
  18. Est-il irresponsable?
Si vous êtes confronté à quelqu’un comme ça qui est charmant de façon superficielle, égocentrique, pas sincère et manipulatif, vous devriez vous méfiez des conséquences que cela peut avoir sur votre santé mentale à long terme. Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui est victime d’un collègue de ce type. Il est important d’agir et ne pas se laisser harceler psychologiquement par un sociopathe. Il est suggéré de commencer à 1) documenter les cas d’abus ou de comportement innacceptable, 2) en faire étât à la direction ou aux ressources humaines. Si rien ne change, vous devez sérieusement penser à changer d’emploi ou vous associer à des collègues pour faire bouger les choses. L’inertie est votre pire ennemi…
 

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

*** Le crépuscule des psychopathes

Posted by Équipe Signes des Temps on January 9, 2008
The Canadian Samedi 5 janvier 2008 Source: http://www.futurquantique.org/2008/01/09/le-crepuscule-des-psychopathes/ “Notre société est dirigée par des fous ayant des objectifs démentiels. Je pense que nous sommes gouvernés par des maniaques ayant des fins maniaques et je pense avoir des chances d’être mis à l’écart comme fou pour avoir dit ça. C’est ce qui est fou à propos de ça. » – John Lennon, avant son assassinat par Mark David Chapman, sujet contrôlé mentalement par la CIA. Quand on demanda à Gandhi son opinion sur la civilisation occidentale, il répondit que ce serait une bonne idée. Mais cette citation souvent citée est trompeuse, en supposant comme elle le fait que la civilisation est une pure bénédiction. On nous dit que les gens civilisés vivent pacifiquement et en coopération avec leurs semblables, en partageant le travail nécessaire dans le but d’obtenir le loisir de développer les arts et les sciences. Et bien que ce soit une bonne idée, ce n’est pas une description exacte de ce qui s’est passé dans les cultures soi-disant avancées au cours des derniers 8 000 ans. La civilisation, telle que nous la connaissons, est largement la création des psychopathes. Toutes les civilisations, y compris la nôtre, ont été fondées sur l’esclavage et la « guerre ». Incidemment, ce dernier terme est un euphémisme pour massacre de masse. La recette courante pour la civilisation est simple : 1) Utilisez les mensonges et le lavage de cerveau pour créer une armée de meurtriers de masse contrôlés et méthodiques. 2) Utilisez cette armée pour asservir de grands nombres de gens (c-à-d. prenez le contrôle de leur puissance de travail et ses fruits) 3) Utilisez cette puissance de travail asservie pour améliorer le processus de lavage de cerveau (en utilisant le surplus économique pour employer des scribes, des prêtres et des hommes de relations publiques). Puis revenez à l’étape n°1 et répétez le processus. Les psychopathes ont joué un rôle disproportionné dans le développement de la civilisation, parce qu’ils sont câblés pour mentir, tuer, blesser et généralement infliger de grandes souffrances sur les autres humains sans ressentir le moindre remords.  L’inventeur de la civilisation – le premier chef de tribu qui a réussi à laver le cerveau d’une armée de tueurs de masse contrôlés – était presque certainement un psychopathe génétique. Depuis cette découverte capitale, les psychopathes ont joui d’un avantage significatif sur les non-psychopathes dans la lutte pour le pouvoir dans les hiérarchies civilisées – surtout les hiérarchies militaires.   Les institutions militaires sont faites sur mesure pour les tueurs psychopathes. Les 5% environ d’hommes qui ne ressentent aucun remords à tuer leurs semblables font les meilleurs soldats. Et les 95% qui sont extrêmement réticents à tuer font de mauvais soldats – à moins de leur laver le cerveau avec des méthodes modernes hautement sophistiquées qui les transforment (temporairement, on l’espère) en psychopathes fonctionnels.     Dans « On Killing », le Lt. Col. Dave Grossman a ré écrit l’histoire militaire, pour souligner ce que cachent les autres histoires : le fait que la science militaire est moins concernée par la stratégie et la technologie, que surmonter la réticence humaine instinctive à tuer des membres de sa propre espèce. La vraie « Révolution dans les Affaires Militaires » ne fut pas l’impulsion de Donald Rumsfeld vers la haute technologie en 2001, mais la découverte dans les années 1940 du Brigadier général S.L.A. Marshall que seulement 15 à 20% des soldats de la Seconde guerre mondiale sur la ligne de feu utiliseraient leurs armes : « Ceux (80 à 85%) qui n’ont pas tiré ne se sont pas enfuis ou cachés (dans beaucoup de cas ils étaient prêts à se mettre en grand danger pour leurs camarades, prendre des munitions, ou transmettre des messages), mais ils ne tiraient pas sur l’ennemi, même quand ils étaient confrontés à des vagues répétées d’attaques furieuses » (Grossman, p. 4) La découverte et la recherche subséquente de Marshall prouva que dans les guerres précédentes, une minorité minuscule de soldats – les 5% qui sont des psychopathes innés, et peut-être quelques imitateurs temporairement fous – a causé presque tous les meurtres. Les gens normaux passaient à travers les mouvements et, si possible, refusaient de prendre la vie d’un soldat ennemi, même si cela signifiait perdre la leur. L’implication : les guerres sont des massacres de masse de non-psychopathes ritualisés par des psychopathes. (Cela ne peut être bon pour le capital génétique de l’humanité !) L’ouvrage de Marshall apporta une révolution copernicienne à la science militaire. Dans le passé, tout le monde croyait que le soldat voulant tuer pour son pays était la norme (héroïque), tandis que celui qui refusait de se battre était une (lâche) aberration. La vérité était que le soldat normatif provenait des 5% psychopathologiques. La saine majorité préférerait mourir que combattre. L’implication, trop effrayante à digérer complètement pour ceux comme Marshall et Grossman, était que les normes du comportement du soldat au combat avaient été établies par des psychopathes. Cela signifie que les psychopathes contrôlaient l’armée en tant qu’institution. Pire, cela signifiait que les psychopathes contrôlaient la perception des affaires militaires par la société. Manifestement, les psychopathes exerçaient une quantité énorme de pouvoir dans une société normale, apparemment saine. Comment cela se pouvait-il ? Dans « Ponérologie Politique », Andrzej Lobaczewski explique que les psychopathes cliniques jouissent d’avantages même dans des compétitions non-violentes pour grimper les échelons dans les hiérarchies sociales. Parce qu’ils peuvent mentir sans remords (et sans le stress physiologique révélateur qui est mesuré par les tests au détecteur de mensonge) les psychopathes peuvent toujours dire tout ce qui est nécessaire pour obtenir ce qu’ils veulent. Au tribunal, par exemple, les psychopathes peuvent dire des énormes mensonges de manière plausible, tandis que leurs adversaires sont handicapés par une prédisposition émotionnelle à rester à portée de la vérité. Trop souvent, le juge ou les jurés imaginent que la vérité doit se trouver quelque part au milieu, et ensuite prennent les décisions qui bénéficient au psychopathe. Comme avec le juge et les jurés, la même chose est valable pour les responsables des décisions concernant qui promouvoir et qui ne pas promouvoir dans les hiérarchies des entreprises, de l’armée et du gouvernement. Le résultat est que toutes les hiérarchies deviennent inévitablement surchargées à leur sommet par des psychopathes. Les soi-disant théoriciens du complot, dont certains méritent la connotation de ce terme suremployé, imaginent que des sociétés secrètes de juifs, Jésuites, banquiers, communistes, Bilderbergers, extrémistes musulmans, papistes et ainsi de suite, contrôlent secrètement l’Histoire, en faisant des actes sournois et/ou menaçant de prendre le monde en mains. En tant que « théoricien du complot » majeur selon Wikipedia, je me sens éminemment qualifié pour offrir une théorie du complot alternative qui, comme la théorie du complot alternative du 11 septembre, est à la fois plus simple et plus précise que la sagesse courante : La seule conspiration qui importe est la conspiration des psychopathes contre le reste d’entre nous.   Derrière la démence apparente de l’histoire contemporaine se trouve la démence réelle des psychopathes se battant pour préserver leur pouvoir disproportionné. Et à mesure que ce pouvoir devient toujours plus menacé, les psychopathes deviennent toujours plus désespérés.  Nous sommes témoins de l’apothéose de « l’overworld[1] » – le syndicat du crime où l’ensemble superposé des syndicats se cache au-dessus de la société ordinaire et de la loi tout comme la pègre se cache en dessous. Dans le 11 septembre et les guerres déclenchées après le 11 septembre, nous voyons la saisie finale et désespérée du pouvoir ou « jeux finaux » de gangs brutaux et rusés de trafiquants de drogue et de tueurs de président ; des banquiers internationaux qui blanchissent l’argent et leurs tueurs à gages, économiques et autres ; des contractants militaires corrompus et des généraux zélés ; des prédateurs de l’industrie et ceux qui les autorisent politiquement ; des laveurs de cerveaux et violeurs du mental connus par euphémisme comme des experts en psy-ops et spécialistes en relations publiques – en bref, toute l’équipe malade des psychopathes bons à enfermer qui dirigent notre soi-disant civilisation. Et ils prennent peur à l’idée de perdre leurs acquis. Ce fut leur terreur de perdre le contrôle qu’ils projetèrent sur le reste d’entre nous en faisant éclater les Tours Jumelles et en incitant une rage de terreur psychopathique temporaire dans le public étatsunien. Pourquoi la pathocratie craint-elle de perdre le contrôle ? Parce qu’elle est menacée par la diffusion de la connaissance. La plus grande peur de tout psychopathe est d’être découvert. Comme George H. W. Bush l’a dit à la journaliste Sarah McClendon en décembre 1999, « Si le peuple savait ce que nous avons fait, il nous poursuivrait dans la rue et nous lyncherait. » Etant donné que Bush est suspecté d’ avoir participé à des réceptions où des enfants prostitués étaient sodomisés et violés d’autres manières, parmi ses nombreux autres crimes, sa déclaration à McClendon devrait être prise au sérieux. Les psychopathes traversent la vie en sachant qu’ils sont complètement différents des autres. Ils apprennent rapidement à cacher leur manque d’empathie, tout en étudiant soigneusement les émotions des autres afin d’imiter la normalité tout en manipulant de sang-froid les gens normaux. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies de l’information, nous sommes sur le point de démasquer les psychopathes et de construire une civilisation de, par et pour les hommes normaux – une civilisation sans guerre, une civilisation fondée sur la vérité, une civilisation dans laquelle les quelques saints plutôt que les quelques diaboliques graviteraient vers des positions de pouvoir. Nous avons le savoir nécessaire pour diagnostiquer les personnalités psychopathiques et les maintenir en dehors du pouvoir. Nous avons le savoir nécessaire pour démanteler les institutions dans lesquelles les psychopathes se développent particulièrement – armées, agences de renseignement, grandes entreprises, et sociétés secrètes. Nous avons simplement besoin de disséminer ce savoir, et la volonté de l’utiliser, aussi largement que possible. Par dessus tout, nous devons informer le public sur la manière dont les psychopathes cooptent et corrompent les hommes normaux. Une manière qu’ils utilisent, est la manipulation de la honte et du déni – des émotions étrangères aux psychopathes mais communes et facilement induites chez les gens normaux. Considérez comment les gangs et les sociétés secrètes (les guildes de psychopathes déguisées) recrutent de nouveaux membres. Certains gangs criminels et congrès satanistes exigent que les candidats à l’admission commettent un meurtre pour « gagner leurs galons. » Skull and Bones, la société secrète basée à Yale qui approvisionne la CIA avec des trafiquants de drogue, des violeurs du mental, des violeurs d’enfants et des tueurs professionnels, requiert que les néophytes s’allongent nus dans un cercueil et se masturbent devant les membres plus anciens en récitant toute l’histoire sexuelle du candidat. En forçant le néophyte à s’engager dans un comportement ritualisé qui serait horriblement honteux dans une société normale, la guilde de psychopathes détruit la personnalité normale du candidat, en supposant qu’il en ait eu une au départ, et transforme l’individu en une ombre cooptée, corrompue, dégradée de son moi précédent – un psychopathe fabriqué ou un apprenti psychopathe. La manipulation de la honte a le bénéfice supplémentaire de rendre les organisations psychopathiques effectivement invisibles à la société normale. Malgré des rapports médiatiques facilement disponibles, les électeurs étatsuniens en 2004 ont refusé de voir que les deux candidats présidentiels des partis majeurs s’étaient couchés nus dans un cercueil en train de se masturber devant de plus anciens Bonesmen dans le but d’être admis dans les Skulls and Bones et ainsi devenir des membres de l’overworld criminel. De la même manière, beaucoup d’Américains ont longtemps refusé de voir que des éléments bellicistes de l’overworld, opérant par la CIA, avaient été manifestement les meurtriers de JFK, MLK, RFK, JFK Jr., Malcolm X, Che Guevara[2], Allende, Wellstone, Lumumba, Aguillera, Diem, et d’innombrables autres leaders non-psychopathiques. Ils refusent de voir l’évidence que les guildes de psychopathes qui dirigent les plus puissantes institutions de l’Amérique utilisent les formes les plus horribles de violence sexuelle imaginable pour induire un trouble de personnalité multiple dans les enfants victimes, puis utilisent les esclaves résultant contrôlés mentalement comme des trafiquants de drogue, des prostituées, des candidats mandchous, et même des délégués diplomatiques jetables. Et bien sûr, ils refusent de voir que le 11 septembre était clairement un travail intérieur, et que leur propre appareil militaire et de renseignement dominé par les psychopathes est derrière presque chaque scandale terroriste majeur des récentes décennies. Tout ce comportement psychopathique au sommet de la hiérarchie sociale est simplement trop honteux pour que les gens ordinaires le voient, donc ils détournent les yeux, comme les épouses d’hommes qui abusent sexuellement leurs enfants refusent quelquefois de voir ce qui se passe à la vue de tous. Si le déni profond était une rivière en Égypte, l’aveuglement volontaire des citoyens étatsuniens serait plus comme la fosse des Mariannes. Mais grâce au pouvoir de l’Internet, les gens se réveillent partout. Le seul non-psychopathe évident parmi les candidats présidentiels républicains, Ron Paul, se trouve être aussi le seul candidat dans les partis à avoir un soutien significatif de la base. Si « amour » est inclus dans les messagers révolutionnaires de Ron Paul, c’est parce que le Dr Paul – un médecin à la voix douce qui a mis au monde plus de 4 000 bébés – reconnaît implicitement que le gouvernement est l’invention et l’outil des psychopathes, et par conséquent, doit être strictement limité dans sa marge de manœuvre et sujet à un système rigoureux de système d’équilibre des pouvoirs, de peur que les outils du psychopathe, la peur et la haine, remplace l’amour en tant que lien qui soude la société. Le déclin du militarisme depuis la Seconde guerre mondiale dans les pays avancés, la diffusion de l’instruction et la technologie de la communication et les demandes croissantes du peuple pour une vie meilleure, représentent ensemble une force de rassemblement qui terrifie la pathocratie, (ces gangs de psychopathes alternativement en compétition-puis-coopérants qui ont régné par les mensonges, la peur et l’intimidation depuis l’aube de la soi-disant civilisation.) Depuis que les armes nucléaires ont rendu la guerre obsolète, la pathocratie est terrifiée du fait que son mécanisme de contrôle social favori – le massacre de masse ritualisé – soit de plus en plus indisponible. Et si la guerre était la grande tragédie humaine, la tentative pathétique des pathocrates vers un substitut à la guerre – la « guerre contre le terrorisme » clairement fausse – la répète comme la plus pure des farces. Nous assistons vraiment au crépuscule des psychopathes. Qu’ils réussissent dans leur agonie à baisser le rideau de la nuit éternelle sur nous tous, ou bien que nous leur résistions et survivions pour voir l’aube d’une civilisation digne de ce nom, c’est la grande décision à laquelle nous tous, quoique humblement, nous participons. À propos de l’auteur : Le Dr Kevin Barrett, co-fondateur de l’Alliance judéo-chrétienne-musulmane pour la vérité sur le 11 septembre, LINK, a enseigné l’anglais, le français, l’arabe, la civilisation américaine, les humanités, la littérature africaine, le folklore et l’Islam à des lycées et universités dans la région de la baie de San Francisco, à Paris et Madison au Wisconsin. Barrett est devenu un militant pour la vérité sur le 11 septembre en 2004 après avoir lu « The New Pearl Harbor » de David Griffin et conduit une recherche complémentaire qui l’a convaincu que Griffin avait résumé avec précision les preuves indiquant que le 11 septembre était un travail intérieur. Pendant l’été 2006, des législateurs républicains et des présentateurs de Fox News ont demandé à ce que Barrett soit licencié de son poste d’enseignant sur un cours introductif à l’Islam à l’université de Wisconsin-Madison, mais l’université a refusé de se soumettre, et Barrett a reçu un fort soutien de la part de ses étudiants. Il est apparu dans plusieurs documentaires et conférences essentiellement sur le 11 septembre et il a trois programmes de radio sur trois chaînes patriotiques différentes.   ___________________________________________________ [1] Par opposition à underworld = pègre (NdT) [2] Note des éditeurs: Dans les faits, il apparaît que Che Guevara avait lui aussi une personnalité psychopathique, eu égard (entre autres choses) aux nombreuses exécutions qu’il a lui-même perpétrées, contre ceux qu’il qualifiait « d’ennemis » ou de « traîtres » à la Révolution, et pour lesquelles il n’a jamais exprimé de remords. L’ouvrage de Jacobo Machover « la Face cachée du Che » est très instructif de ce point de vue. Sans doute l’auteur de l’article a-t-il lui aussi été abusé par l’image de « héros romantique » véhiculée depuis tant d’années sur ce personnage. N’oublions pas que les psychopathes ne font d’alliances que tant que cela sert leurs buts personnels et qu’un psychopathe peut en éliminer un autre. Traduction française: Henri R.

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

  LES POLITIQUES SONT-ILS DES PSYCHOPATHES ?
Il nous a fallut attendre la fin du siècle dernier pour comprendre, grâce à des Chercheurs en Psychologie Humaine, que la plupart de nos "élites" dirigeantes SONT POSSIBLEMENT, soit, très CERTAINEMENT psychopathes.
Spécial CRISE INTERNATIONALE Sarkozy Psychopathe ? Pierre Lembeye par... par MAG_TECHNIKART 4 - Spécial CRISE INTERNATIONALE 25/10/08 par DioCorp Le traité de Lisbonne est une forfaiture Le traité de Lisbonne est une forfaiture par phobos72
Le traité de Lisbonne est une forfaiture par phobos72

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

MÊME PAS SURPRIS ! LES HOMMES POLITIQUES ONT DES POINTS COMMUNS AVEC LA PERSONNALITÉ
DES TUEURS EN SÉRIE

Utilisant son expérience d'homme de loi et les données tirées de l'unité d'analyse du comportement du FBI, Jim Kouri a rassemblé une série de traits de personnalité communs à plusieurs professions.
 
 Kouri, qui est le vice-président de l'Association nationale des chefs de police (National Assn. of Chiefs of Police ), a rassemblé des traits tels que charme superficiel, sentiment exagéré de sa propre valeur, faconde, mensonge, manque de remords et manipulation des autres.
 
 Ces traits, souligne Kouri, dans son analyse, sont communs aux tueurs en série psychopathes.
 
 Mais - et voici la partie sujette à controverse et aux débats défensifs - ces traits sont aussi communs aux politiciens américains. (Peut-être que vous le soupçonniez déjà.)

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

IL N'Y AURA PAS DE RÉVOLUTION

IL N'Y AURA PAS DE RÉVOLUTION

Publié par Psychopathus
  VIVA L'EVOLUTION !!
 Sur FaceBook, de nombreux groupes de résistance se forment pour rassembler les contestataires au système (il y a de quoi) et organiser des actions communes. En général ces groupes sont pacifiques. Il est clair que si l'on veut changer ce système basé sur une violence inouïe, on ne peut reproduire la même chose sinon rien ne change excepté les têtes qui sont au pourvoir comme cela s'est produit à la dernière révolution française qui a été sanglante avant et après.
 La seule chose à comprendre est de ne pas reproduire la pathocratie actuelle dans quelque groupe où l'on soit en s'introspectant scrupuleusement afin de déceler en nous-même nos propres traits psychopathiques, en prendre conscience et les dissoudre. Pour cela il faut s'intéresser à la psychopathie, l'étudier et s'auto-observer.
 Se rendre compte de ses propres traits psychopathiques peut être douloureux, déclencher un déni, des justifications ou des culpabilisations mais ces réactions ne résoudront pas le problème. L'observation de soi peut nous faire prendre conscience de nos côtés obscures et la seule manière de se libérer de ceux-ci est de se pardonner et tenter de ne plus tomber dans les mêmes schémas. Cette tâche est la même pour chaque être humain car nous sommes loin d'être des êtres parfaits.
 Donc, Je me suis inscrit à pas mal de ces groupes contestataires sur FaceBook et j'ai pu constater que certains (peu à vrai dire) reproduisent un système hiérarchique. Le problème, de mon point de vue, est qu'un système hiérarchique ne peut produire que des chefs psychopathes même si les objectifs sont louables. Dès le départ ou au fil du temps, toutes les hiérarchies deviennent inévitablement surchargées à leur sommet par des psychopathes.
 Il est difficile pour un responsable de groupe de ne pas tomber dans le panneau de la « chefitude » et de voir en premier lieu les/ses objectifs plutôt que les attentes de ses membres, ce qui dénonce un manque d'empathie. Si tel est le cas, les membres doivent se demander si leur responsable est sincère et si cela ne cache pas un besoin de pouvoir, d'argent, de reconnaissance ou tout autres objectifs personnels et égoïstes.
 Dans les cas de groupes résistants au système, Il peut aussi arriver qu'un groupe entier entre en concurrence avec un autre groupe ayant les mêmes objectifs sous les incitations de la hiérarchie et c'est non seulement ridicule mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'esprit concurrentiel et la psychopathie sont liés.
 Donc attention aux dérives. Changer le monde, c'est changer notre manière de fonctionner.
 La suppression de toute hiérarchie est une Utopie ? Il vaudrait mieux penser autrement car l'humanité est à la dernière phase de son assujettissement total par l'élite mondiale psychopathe. L'instinct de survie devrait plutôt déclencher en nous des remises en question profondes et plus salvatrices.
 Pour bien comprendre à quel point les hiérarchies sont dangereuses et n'aboutiront jamais à une réelle révolution planétaire mais à l'assujettissement final de tous ses membres, je vous suggère de connaître l'Expérience de Milgram. Ses recherches ont été mentionnées dans le film « I Comme Icare » avec l'acteur Yves Montant. Cette expérience très connue en psychologie comportementale nous concerne toutes et tous :
Je vous offre cette image, copiez-la si vous le désirez :
Si la révolution est oeuvrée par la psychopathie, on ne s'en sortira jamais.
Merci Pour Votre Lecture...

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

L'HUMANITÉ ABRITE DEUX RACES BIEN DISTINCTES Cliquez pour lire la suite ...  

   

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

TREIZE RÈGLES À SUIVRE LORSQU’ON A AFFAIRE À DES PSYCHOPATHES
Martha Stout, auteure de The sociopath next door, nous livre ici un condensé de règles à suivre afin d’éviter de tomber dans le piège des psychopathes. Ces règles constituent la base d’un comportement sain et libérateur face à ces prédateurs naturels, puisque ceux-ci ne sont pas uniquement des chefs d’États corrompus, des hauts gradés militaires ou des « requins » de la finance, mais bien des gens « ordinaires » que nous côtoyons inévitablement à plusieurs reprises dans nos vies. Ne pas se faire prendre à leur jeu est une importante leçon de vie. (Traduction libre de Zone-7) 1. La première règle consiste à accepter le fait que certains individus n’ont littéralement pas de conscience.Pilule difficile à avaler puisqu’ils ressemblent rarement à Charles Manson ou Ted Bunty. Ils nous ressemblent en tout point. 2. Dans un conflit entre vos instincts et ce qu’implique le rôle joué par l’individu – qu’il soit éducateur, médecin, chef d’équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. –, faites confiance à vos instincts. Que vous le vouliez ou non, vous êtes un observateur constant du comportement humain et vos impressions non filtrées, quoique alarmistes et paraissant non fondées, peuvent être d’un grand secours si vous les écoutez. Une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, que les étiquettes impressionnantes et/ou à saveur morale ne donnent pas la conscience à celui ou celle qui n’en avait pas dès le départ. 3. Lorsque vous considérez une nouvelle relation, quelle qu’elle soit, pratiquez la « Règle de Trois » relativement aux déclarations et promesses qu’une personne fait, ainsi qu’à ses responsabilités. Faites de la « Règle de Trois » votre politique personnelle. Un mensonge,une promesse brisée ou une seule responsabilité négligée peut très bien n’être qu’unmalentenduDeux peuvent impliquer une erreur sérieuse. Mais trois mensonges impliquent probablement que vous avez affaire à un menteur, et la duperie est le premier indicateur d’uncomportement sans conscience. Oubliez ce que vous craignez y perdre en coupant cette relation et sortez-en dès que vous le pouvez. Bien que cela puisse être difficile, rompre la relation maintenant sera plus facile et moins coûteux que plus tard. Ne donnez pas votre argent, vos secrets ou votre affection à un quelqu’un qui a récidivé trois fois. Vos précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées. 4. Questionnez l’autorité. Une fois de plus, faites confiance à vos instincts et à vos préoccupations (anxiétés), tout spécialement ceux concernant des individus qui déclarent que la domination des autres, la violence, la guerre ou d’autres violations de la conscience sont la solution à certains grands problèmes. Faites-le même lorsque – et surtout lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l’autorité. Rappelez-vous ce que Stanley Milgram a dit à propos de l’obéissance : « Au moins six personnes sur dix vont aveuglément obéir jusqu’au bout à une autorité, quelle qu’elle soit, à l’allure officielle. » Le bon côté de la chose est que d’avoir un certain support social nous rend plus enclins à défier l’autorité. Encouragez les gens autour de vous à se questionner, eux aussi. 5. Suspectez la flatterie. Les compliments sont de bien belles choses lorsqu’ils sont sincères, mais la flatterie extrême fait appel à notre égo d’une façon peu réaliste. C’est là la matière de l’envoûtement et celui-ci implique presque toujours une intention de manipuler. La manipulation à l’aide de la flatterie est parfois inoffensive, parfois sinistre. Jetez un coup d’œil au-delà de votre égo flatté et souvenez-vous de toujours suspecter la flatterie. Cette « règle de la flatterie » s’applique sur une base individuelle, mais également à l’échelle de groupes, même de nations entières. À travers l’histoire de l’humanité et jusqu’à aujourd’hui, l’appel à la guerre a toujours fait usage d’une déclaration flatteuse arguant que les forces armées remporteront une victoire qui changera le monde pour le mieux : un triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, unique d’efforts humains justes et dignes d’une énorme gratitude. Depuis que nous écrivons l’Histoire, toutes les plus grandes guerres ont été encadrées de cette façon, de tous les côtés du conflit. Et dans toutes les langues, l’adjectif le plus fréquemment utilisé est  « sainte », « guerre sainte ». L’argument peut facilement être démontré que l’humanité ne sera en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire. 6. Si nécessaire, redéfinissez votre concept du respect.Trop souvent, nous confondons la crainte avec le respect, et plus nous craignons quelqu’un, plus nous le/la percevons comme méritant notre respect. J’ai un chat que ma fille a nommé « l’homme musclé » lorsqu’il était tout petit car, même jeune, il avait tous les attributs d’un lutteur professionnel. Maintenant qu’il a grandi, il est beaucoup plus costaud que la plupart des autres chats domestiques. Ces formidables griffes ressemblent à celles de ces ancêtres chats-léopards asiatiques, mais son tempérament est tendre et pacifique. Mon voisin a une petite chatte « calico » qui nous visite de temps à autre. Bien entendu, son charisme de prédateur est énorme et elle est très douée pour vivement envoyer un regard méchant aux autres chats. Chaque fois qu’elle est dans un rayon de quinze mètres, « L’homme musclé », quoique de taille deux fois plus grande, se tapit et s’aplatit de peur et de déférence féline. « L’homme musclé » est un chat splendide. Il est chaleureux, affectueux et très près de mon cœur. Quoiqu’il en soit, j’aime croire que ses réactions sont plus primitives que les miennes. J’espère que je ne confonds pas peur et respect, car le faire assurerait ma propre victimisation. Utilisons nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs afin de démêler la confusion entre crainte et admiration. Dans un monde idéal, le respect serait une réaction automatique à l’égard de ceux qui sont forts, bons et moralement courageux. La personne qui profite de l’occasion pour vous inspirer la peur n’est fort probablement pas de ceux-là. La résolution de conserver le respect séparé de la peur est encore plus cruciale pour les groupes et les nations. Le politicien, petit ou grand, qui menace la population par de fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et qui emploie les craintes ainsi magnifiées pour gagner l’allégeance est, plus souvent qu’autrement, un escroc qui a réussi plutôt qu’un chef légitime. Cela a été vrai dans toute l’histoire de l’humanité. 7. N’embarquez pas dans le jeu. L’intrigue est l’outil du psychopathe. Résistez à la tentation de concurrencer avec un psychopathe séducteur, d’être plus habile que lui, de psychanalyser ou même de plaisanter avec lui. En plus de vous abaisser à son niveau, vous vous détourneriez de l’objectif le plus important : vous en protéger. 8. La meilleure façon de vous protéger d’un psychopathe est de l’éviter, de refuser tout contact ou toute forme de communication. Les psychologues ne recommandent habituellement pas l’évitement, mais dans ce cas-ci je fais une exception très délibérée. La seule méthode véritablement efficace si vous avez affaire à un psychopathe que vous avez identifié est de le rejeter complètement de votre vie. Les psychopathes vivent complètement en dehors du contrat social, et les inclure dans des relations ou des arrangements sociaux est donc périlleux. Commencez cette exclusion  dans le contexte de vos propres relations et de votre vie sociale. Vous ne blesserez personne. Aussi étrange que cela puisse paraître, et bien qu’ils prétendront le contraire, les psychopathes ne possèdent pas le genre de sentiments que l’on peut blesser. Peut-être n’arriverez-vous pas à faire comprendre à vos amis et à votre parenté pourquoi vous évitez un individu en particulier. Un psychopathe est difficile à discerner et encore plus difficile à définir. Évitez-le de toute façon. Si l’éviter complètement est irréalisable, prévoyez vous en éloigner le plus possible pour en arriver à tendre vers l’évitement total. 9. Questionnez votre tendance à prendre en pitié trop facilement. Le respect doit être réservé aux individus empreints de bonté et moralement courageux. La pitié est aussi une réponse sociale valable, mais elle devrait être ménagée aux personnes innocentes, réellement en douleur ou sur lesquelles la malchance s’acharne. En outre, je recommande que vous mettiez sévèrement au défi votre besoin d’être poli dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre culture, être ce que nous pensons « civilisés » est comme un réflexe et nous nous affichons souvent automatiquement convenables même lorsque quelqu’un nous a exaspérés, nous a menti à plusieurs reprises, ou nous a figurativement poignardés dans le dos. Les psychopathes tirent un énorme avantage de cette politesse automatique afin d’exploiter la situation. N’ayez pas peur de ne pas être souriants et d’aller, avec calme, directement au but. 10. N’essayez pas de racheter ce qui ne se rachète pas.Les secondes (troisièmes, quatrièmes et cinquièmes) chances sont pour les personnes qui ont une conscience. Si vous avez affaire à une personne qui n’a pas de conscience, sachez comment ravaler et oublier vos pertes. À un certain moment, la majorité d’entre nous doit apprendre l’importante et décevante leçon de vie que nous ne pouvons pas contrôler le comportement – encore moins la structure caractérielle – des autres, aussi louables que soient nos intentions. Apprenez ce fait de la vie humaine et évitez l’ironie de vous prendre au même jeu ambitieux que les psychopathes : le contrôle. Si vous ne désirez pas contrôler, mais plutôt aider les gens, alors aidez ceux qui veulent réellement de l’aide. Le comportement des psychopathes n’est d’aucune façon de votre faute. Ce n’est pas non plus votre mission. Votre mission, c’est votre propre vie. 11. N’acceptez jamais, par pitié ou pour n’importe quelle autre raison, d’aider le psychopathe à camoufler son réel caractère. « S’il te plaît, ne le dis pas », souvent exprimé en larmes et avec beaucoup de grincements de dents, est la marque de commerce des voleurs, des abuseurs et des psychopathes. N’écoutez pas ce chant de sirène. Les autres méritent beaucoup plus d’être avertis de la présence de psychopathes que ceux-ci ne méritent que vous gardiez leurs secrets. Si quelqu’un sans conscience insiste sur le fait que vous lui « devez » quelque chose, souvenez-vous de ceci : « tu me dois » a été la phrase clé des psychopathes depuis des milliers d’années, littéralement, et continue de l’être. Nous tendons à prendre « tu me dois » comme une déclaration irrésistible, mais elle n’est tout simplement pas vraie. Ne l’écoutez pas. Aussi, ignorez la déclaration « tu es pareil à moi ». Vous ne l’êtes pas. 12. Défendez votre psyché. Ne permettez pas à quiconque sans conscience, ou même semblable à ce genre de personne, de vous convaincre que l’humanité est un échec. La majorité des êtres humains ont une conscience. La majorité des êtres humains sont capables d’amour. 13. Vivre heureux est la meilleure vengeance.   - Webmestre Zone-7 [NDT : Marta Stout utilise le terme sociopathes, mais la réalité qu'elle décrit est également celle des psychopathes. Le terme a donc été substitué dans le présent texte.]
hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

UN FAUX PHILANTHROPE

Publié par Psychopathus
  Comment Les Psychopathes Voient Le Monde
 La plupart des psychopathes sont très arrogants et prétentieux. Cependant, quand ils charment une victime potentielle, ils disent tous les "bonnes" choses et vous font croire qu'ils ont le cœur des âmes charitables, pas toujours, mais assez souvent. ++++ 

"Il vous choisira,
vous désarmera avec ses mots, et vous contrôlera par sa présence.
Il saura vous séduire par son esprit et ses projets. Il vous fera passer un bon moment, mais vous paierez la facture. Il vous sourira et vous trompera, et son regard vous fera peur.
Et quand il en aura fini avec vous, et il en finira avec vous, il vous abandonnera et prendra avec lui votre innocence et votre fierté. Vous serez laissés beaucoup plus tristes, mais non beaucoup plus sage et pendant une longue période de temps vous vous demanderez ce qui est arrivé et ce que vous avez fait de mal.
Et si une autre personne comme celle-ci vient frapper à votre porte, lui ouvrirez-vous ?"
Without Conscience - The Disturbing World of The Psychopaths Among Us by Robert Hare, PhD
 La vérité est que les psychopathes ne sont pas altruistes et ne s'intéressent pas vraiment aux amitiés ou aux liens. Guggenbuhl-Craig indique qu'ils sont très talentueux pour apparaître beaucoup plus modeste qu'une personne moyenne, mais ne le sont guère. Certains sont aussi capables de feindre qu'ils sont préoccupés par les classes inférieures et professent qu'ils sont du côté des opprimés, des pauvres, et ainsi de suite.
 Un psychopathe peut dire, par exemple (si il est d'une classe socio-économique faible), qu'il déteste intensément les riches, mais en même temps, il aspirera et enviera intérieurement ce qu'ils ont. Il est comme le narcissique désirant donner une fausse image de lui-même à travers ses possessions. Parmi ses biens sont inclus les êtres humains : amies, épouses et enfants. Certains psychopathes peuvent même être très friands d'animaux (contrairement au point de vue commun), mais les considèrent toujours comme des objets.
 Le psychopathe est rempli de convoitise, il se relie au monde par le pouvoir, même si, comme je l'ai dit, à l'extérieur, il peut prétendre être du côté des asservis ou des opprimés. J'en connaissais un qui aimait à répéter des phrases telles que "ils doivent arrêter de réprimer mes frères" mais sans penser un mot de cela. Il était effectivement raciste. Souvent, le psychopathe peut être également identifié comme un révolutionnaire.
D'un autre côté, le psychopathe se dresse souvent un portrait de lui-même de anti-héros abattu (son "propre pire ennemi") et certains aiment à se considérer comme des loups solitaires. Le psychopathe peut même prétendre qu'il est sensible et profond, mais à l'intérieur, il n'est rien que du vide et de la cupidité. Que le psychopathe soit conscient ou non de son comportement est quelque chose de souvent débattu. Je crois que les psychopathes savent exactement ce qu'ils font, mais d'autres suggèrent que les psychopathes sont "nés psychopathes."
 Je crois que la psychopathie est essentiellement génétique. Un fils d'un père psychopathe sera souvent psychopathe aussi, surtout si le père était violent et / ou a abandonné sa famille.
 Comme mentionné plus haut, les psychopathes prétendent souvent se contenter de la deuxième place (leur pire ennemi) et ensuite pensent qu'ils méritent mieux. Cela peut se manifester dans la façon dont ils recherchent le pouvoir - que ce soit par l'argent (les biens matériels par exemple), par la manipulation et / ou en traitant les gens comme des objets. En adoptant de tels comportements, le psychopathe cherche également à "revenir" à la société et au monde , afin d'obtenir vengeance. Ils passent leur vie entière à faire cela, qu'ils soient riches ou pauvres, ou quelle que soit leur origine sociale, bien que des études ont montré qu'ils proviennent souvent de milieux socio-économiques où le statut social est défavorisé. (Dans l'une des études du docteur Donald Black, la plupart des hommes sont "très majoritairement blancs, cols bleus, la classe moyenne inférieure, mariés, et la plupart n'ont pas de diplôme d'études secondaires." [Black, 14]). (Permettez-moi d'ajouter, malgré les études du Dr Black, que les psychopathes existent dans n'importe quelle classe sociale. Ne vous y trompez pas).
 Je voulais aussi faire remarquer que j'utilise "il" et "lui" pour le terme psychopathe à travers ce site, n'oublions pas que, oui, les psychopathes féminines existent aussi, mais, selon la sixième édition d’"Abnormal Behavior", imprimé en 2000 par trois professeurs de sexe masculin, David, Derald, et Stanley Sue, les taux diffèrent selon le sexe. Ils ont inclus dans leur excellent texte un rapport de l'American Psychiatric Association selon lequel l'estimation générale est de 3% chez les hommes, et moins de 1% chez les femmes [Personality Disorders and Impulse Control Disorders, 238 ].
 Ce qui est très inquiétant chez les psychopathes, outre leur sens d'avoir un droit spécial (tout leur est dut), c'est leur absence totale d'empathie pour les gens normaux. Les psychopathes antisociaux ne semblent pas avoir de conscience, de sentiment, et peu ou pas d'empathie pour les personnes dont ils touchent les vies... l'antisocial résiste aisément à tout règlement, incapable de voir au-delà de son intérêt personnel ou d'adopter les standards du bien et du mal." [Black, XIII].
 Pas tous les psychopathes sont des inadaptés de classe basse sans instruction. Certains d'entre eux sont très beaux et ont de bonnes carrières, et ils l'utilisent d'autant plus à leur avantage. Jetez un œil sur Ted Bundy. la mère de mon ami est allée à un rendez-vous avec lui et a affirmé qu'il était la personne la plus gentille qu'elle ait rencontré. Sa mère disait qu'il était le meilleur fils qu'"une mère peut avoir." Bundy était apparemment très beau, ce qui le rendait encore plus dangereux. Ainsi tous les psychopathes ne sont pas abandonnés, de classe inférieure ou marqués d'échecs scolaires, nombreux sont ceux qui travaillent également dans des professions libérales, le fait demeure qu'il y a un peu plus de psychopathes qui viennent de milieux appauvris.
 En outre, pas tous les psychopathes sont calmes, cool, et recueillis. Certains d'entre eux semblent étranges ou bizarres, et leur comportement peut être excentrique ou inhabituel. Je crois que c'est ce qui peut troubler le plus souvent les victimes. Les psychopathes paraissent souvent intenses et "galvanisants" . Ne vous trompez pas si quelqu'un semble inoffensif, "stupide", ou semble décalé. Aussi, un visage "angélique" peut souvent tromper les gens. Imaginez John Wayne Gacy dans son costume de clown lorsqu'il amusait les enfants. Un autre exemple dont quelqu'un, sur le tableau des "Victimes de la Psychopathie", souleva l'idée, fut Bill Clinton et son "imbécile" de comportement, quoique très sympathique (Clinton est-il vraiment un psychopathe ? Beaucoup de gens pensent qu'il l'est).
 Un psychopathe que je connaissais (il a été diagnostiqué anti-social), savait très bien utiliser l'opération de camouflage. Tout le monde pensait qu'il était très drôle. Moi aussi, au premier abord. Puis, peu à peu, j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose de "pas normal" chez lui. Au début, ses frasques inoffensives en apparence étaient charmantes, mais après un certain temps, il est devenu davantage une nuisance et une perturbation dans notre environnement de travail, qui a créé le chaos et la tension entre les employés. J'ai appris qu'un psychopathe peu utiliser ces déguisements pour cacher son propre but.
 Quelle que soit son origine, sa classe sociale, ou son travail, le psychopathe est dangereux pour la société, car la nature de l'ASP (psychopathie) implique qu'elle sème encore plus de ravages sur la société que la plupart des autres maladies mentales, puisque la maladie implique principalement des réactions contre l'environnement social qui entraînent d'autres personnes dans sa toile destructrice... Le désespoir et l'anxiété causés par les anti-sociaux (psychopathes) affecte tragiquement les familles et les communautés, laissant des cicatrices physiques et émotionnelles ... " [Black, 5].
 Il ya beaucoup de choses dans une personnalité psychopathique qui sont déroutantes et inquiétantes. 1 sur environ 25-30 personnes sont des psychopathes (également connu sous le nom de sociopathes ou anti-sociaux - le nom exact est psychopathe.) Étant donné que la majorité sont des hommes, j'ai écrit ce site en partie, pour avertir les femmes des dangers, particulièrement des femmes en ligne sur Internet, je crois que c'est un "nouveau média" favori des psychopathes. J'ai une expérience personnelle sur ce sujet aussi. C'est parce que les "anti-sociaux" (psychopathes) ne sont pas seulement des personnages de fictions divertissantes ou de la vraie vie. Ils sont des membres de la famille, amis, collègues, voisins, ou des étrangers que nous pourrions rencontrer tous les jours." [Black, 10].
 Pamela Jayne, MA, écrit que "30% des hommes sont sociopathes." Si trois hommes sur dix que je peux rencontrer sont des psychopathes, je suppose que ce n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Selon ces statistiques, cela voudrait dire que trois hommes sur dix le sont et peut-être une femme sur dix. La vérité est que nous ne savons pas exactement combien de personnes sont psychopathes, mais il semble y avoir une augmentation de la prévalence de la psychopathie et c'est pourquoi certains prétendent que les chiffres sont plus élevés.
 Le Dr. Black affirme que le nombre de personnes atteintes de psychopathie suit de peu le nombre des dépressions, de schizophrénie et de trouble de personnalité borderline, ce qui est un fait étonnant.
 Source : ICI
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hibou ecrit Articles

Eye 1

*** Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres

Silvia Cattori Sott.net jeu., 31 jan. 2008 08:55 CST
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Traduction : SOTTLaura Knight-Jadczyk et Henry See, les éditeurs du livre Ponérologie Politique, ont répondu aux questions de Silvia Cattori à la place de l'auteur Andrew Lobaczewski qui, étant très âgé et malade, n'est plus à même de répondre.

Andrew Lobaczewski
Silvia Cattori : Voici ce qu'un psychiatre m'a dit à propos de votre livre : « Je n'ai jamais lu nulle part ailleurs ce dont parle Andrew Lobaczewski, aucun livre n'a jamais traité ce sujet de cette manière. Il m'a immédiatement été utile dans le cadre de mon travail. "A. Lobaczewski affirme sur les comportements pervers/pathologiques - les conflits en entreprise tout comme dans la sphère politique où l'on dénombre de plus en plus de conflits et de plus en plus de pervers caractériels - m'a immédiatement permis de mieux comprendre, par exemple, le fonctionnement de ces individus qui créent des conflits au sein de leur travail et qui, où qu'ils aillent, polluent l'atmosphère". Je pense que tout le monde devrait lire Ponérologie Politique - la description du mal appliqué à des fins politiques - car ce livre nous donne les clés nécessaires à la compréhension de phénomènes qui souvent nous dépassent. Il décrit le mal de façon très parlante, sa véritable nature, la manière dont il se répand et détruit nos sociétés. A. Lobaczewski a observé ceux qui incarnent le mal, il a examiné ce que la psychanalyse actuelle appelle « troubles de la personnalité antisociale (pervers caractériels) ». Non pas pervers au sens sexuel, mais au sens moral et relationnel. Pourquoi avoir choisi un titre aussi hermétique - « Ponérologie politique » - pour un livre qui devrait non seulement intéresser les psychologues et les psychiatres, mais aussi tout un chacun ? Laura : Tout d'abord, je tiens à dire qu'il existe un lien émotionnel très fort entre le Dr Lobaczewski et nous, et nous l'avons contacté au sujet de cette interview. Il est très âgé et en très mauvaise santé depuis plus d'un an, Il regrette de ne pouvoir vous répondre personnellement ; il a tenté de le faire, mais à l'heure actuelle, il n'a même pas la force de rédiger plus que de brèves réponses à des questions écrites. Et même dans ce cas, il s'épuise et son attention se disperse au bout de quelques minutes de concentration. Nous voulons vraiment protéger sa santé et son bien-être, mais nous voulons aussi satisfaire aux demandes de réponses concernant ces questions importantes. Andrzej m'a confirmé par téléphone qu'il avait toute confiance en notre compréhension du sujet. Il a répété ce qu'il nous a dit quand il nous a contactés pour la première fois : à savoir qu'il cherchait quelqu'un qui allait dans la même direction et qui pensait de la même manière, quelqu'un à qui il pourrait remettre son travail - en quelque sorte repasser le flambeau - de même que tout le travail qui lui avait été transmis par d'autres. Il a passé des années à chercher quelqu'un, et c'est notre travail qui a répondu à ces critères. Ceci étant dit, je vais répondre à votre question : Pourquoi Lobaczewski a-t-il choisi ce titre ? Le premier point est qu'à l'origine, cet ouvrage était une série de documents techniques et universitaires provenant de sources diverses. Comme l'auteur l'explique dans son introduction, la majeure partie de cet ouvrage ne vient pas de lui, il en est juste le compilateur. Les universitaires ont tendance à choisir pour leurs articles des titres rédigés dans une terminologie abstraite, et les scientifiques considèrent qu'il est de leur prérogative de créer de nouveaux termes pour décrire leurs découvertes (par exemple, l'invention de mots comme quarks, muons, leptons, etc. par les physiciens), donc en ce sens, le titre se justifie entièrement.. Le terme « ponérologie » est un obscur concept théologique qui signifie « étude du mal ». Andrzej le savait, et il a décidé de récupérer et de réhabiliter ce mot pour en faire un usage scientifique, puisqu'il se trouve que notre science ne possède absolument aucun mot pour définir l'étude du « mal » en tant que tel. Nous en avons pourtant besoin. Henry : Quand Lobaczewski nous envoya le manuscrit de ce livre, nous fûmes stupéfaits. Nous étions préoccupés par cette question : pourquoi, quel que soit le niveau de bonne volonté qui se manifeste dans le monde, y a-t-il autant de guerres, de souffrances et d'injustices ? Peu importe les plans, idéologies, religions ou philosophies conçus par les grands esprits, rien ne semble améliorer notre sort. Et c'est comme cela depuis des milliers d'années, cela ne cesse de se perpétuer encore et encore. Nous faisions aussi des recherches sur le problème de la psychopathie depuis plusieurs années et avions publié de nombreux articles sur le sujet sur nos sites Web. Pour les besoins de la recherche, nous avions également retranscrit une version informatique du très riche ouvrage sur la psychopathie rédigé par le Dr Hervey Cleckley, The Mask of Sanity, avec la permission des propriétaires du copyright, cet ouvrage étant épuisé. Étant donné la richesse et l'importance de ce texte, nous l'avions rendu disponible gratuitement par le biais du téléchargement. Nous avions donc une bonne base sur la question et avions dans l'idée que la situation terrible à laquelle cette planète et ses habitants étaient confrontés était liée à la question de la psychopathie. Laura : Permettez-moi d'ajouter que la raison pour laquelle nous faisions des recherches sur la psychopathie était, comme nous l'avons mentionné plus haut, que nous avions été nous-mêmes confrontés au phénomène. Nous étions engagés dans un travail de groupe avec d'autres personnes, et les phénomènes abordés dans Ponérologie en rapport avec les groupes et la façon dont ceux-ci sont corrompus par des déviants pathologiques s'infiltrant dans un groupe sous l'aspect de la normalité nous étaient très familiers sur une petite échelle sociale. Nous avions observé ces phénomènes et avions eu affaire à eux à de nombreuses reprises, bien qu'au début, nous ne fissions que naviguer au jugé. Nous savions qu'il se passait quelque chose d'étrange, seulement nous ne savions pas encore le nommer ou le catégoriser. Nous avions trouvé certaines dénominations et catégorisations dans des textes sur la psychopathologie, mais ils n'abordaient pas la dimension sociale. Henry : Mais Ponérologie Politique présente le sujet d'une manière radicalement différente des autres textes sur la psychopathie, en suggérant que l'influence des psychopathes et autres déviants n'est pas qu'une simple influence parmi tant d'autres affectant la société, mais que, si les circonstances sont favorables, elle détermine la manière dont nous vivons, ce que nous pensons, et la façon dont nous jugeons ce qui se passe autour de nous. Quand on comprend la véritable nature de cette influence : qu'elle est sans conscience, sans émotion, égoïste, froide et calculatrice, dénuée de tous standards moraux ou éthiques, on est horrifié, mais en même temps, tout commence à s'éclairer soudainement. Notre société perd de plus en plus son âme parce que les personnes qui la dirigent et qui donnent l'exemple sont sans âme - ils n'ont littéralement aucune conscience. Quand vous en venez à comprendre que les rênes du pouvoir politique et économique sont entre les mains de personnes sans conscience qui ne possèdent pas de faculté d'empathie, cela permet de regarder ce que nous appelons le « mal » d'une façon totalement nouvelle. Le mal n'est plus seulement une question morale ; il peut alors être analysé et compris scientifiquement. Avec Lobaczewski, le mot « Ponérologie » a été purgé de ses connotations religieuses - un contexte au sein duquel il n'a jamais fait de bien à la société dans son ensemble. Ce mot désigne la science du mal, de la compréhension scientifique de ses origines, et de la façon dont, telle une maladie, il peut infecter les individus et les sociétés. Lorsque les législateurs et les grands patrons du monde des affaires sont des psychopathes, leur façon de penser et de raisonner - leur « moralité » - devient la culture et la « moralité » communes des populations qu'ils gouvernent. Quand cela se produit, le mental de la population est infecté de la même façon qu'un agent pathogène infecte un corps physique. La seule manière de nous protéger contre cette pensée pathologique est de nous vacciner contre elle, et cela se fait en en apprenant le plus possible sur la nature de la psychopathie et sur son influence sur nous. Fondamentalement, cette « maladie » particulière prospère dans un environnement où son existence même est niée, et où ce déni est planifié et délibéré. Bien que le titre du livre semble hermétique, il faut le comprendre dans le contexte de la grande difficulté qu' a eue Andrzej à faire publier son ouvrage. Les deux premiers manuscrits furent perdus, comme il le décrit dans la préface. Le premier fut brûlé quelques minutes avant l'arrivée de la police lors d'une perquisition à son domicile, et le deuxième fut envoyé au Vatican via un intermédiaire dont on n'entendit plus jamais parler. La troisième version, celle publiée par « Red Pill Press », fut écrite lorsqu'Andrzej vivait aux États-Unis durant les années Reagan. Zbigniew Brzeszinki avait proposé de l'aider à trouver un éditeur, mais après plusieurs mois, il devint clair qu'au mieux, il ne faisait rien, et qu'au pire, il s'employait activement à faire en sorte que l'oeuvre ne soit jamais publiée. Le manuscrit est resté dans un tiroir pendant plus de vingt ans. Il a été écrit pour un public professionnel, et le titre a été choisi en fonction de cela. C'est aussi la raison pour laquelle le texte lui-même est très dense, et le titre reflète exactement le fait qu'il n'a pas été écrit pour un public profane. Il a été écrit pour des professionnels et dans un style intellectuel reflétant son contexte originel. Nous sommes actuellement en train de travailler à une version plus abordable de ses idées. Silvia Cattori : Lobaczewski a étudié le fonctionnement de ces personnes non pas d'un point de vue politique, mais psychologique. Il est arrivé à déterminer la manière dont des fous, des idéologues et des agents disposant de pouvoirs répressifs, malgré leur inhumanité, en arrivent à obtenir l'adhésion de larges populations. Tout le monde n'aurait-t-il pas un fond pervers / pathologique, des périodes de vie marquées par une existence perverse / pathologique ? Henry : Tout d'abord, il faut souligner que les « fous » n'ont pas besoin de l'adhésion de larges populations, mais seulement d'une minorité puissante qui puisse à la fois « orienter » la population et la contrôler. Regardez les sondages aux États-Unis. Cela fait des années que la popularité de Bush se maintient autour de 30% - et il s'agit de la population dans son ensemble. Mais parce que Bush est soutenu par une minorité très puissante - les gens qui détiennent les médias, l'industrie de l'armement et ses soutiens au sein de l'armée, les compagnies pétrolières, etc. - le mécontentement populaire ne compte pas. Et du moment que la politique de BUSH n'affecte pas négativement l'Américain moyen de façon trop flagrante, celui-ci ne se sent pas suffisamment menacé pour vouloir y changer quelque chose. Laura : Aux États-Unis - et ailleurs dans le monde - même le peuple le plus oppressé et le plus injustement traité est facilement contrôlé par la peur et la crainte de perdre le confort matériel auquel il a accès : divertissements, sports, jeux, etc. Même l'échec du système éducatif, médical et des garanties sociales, ne pousse pas les gens à réellement remettre la situation en question. Nous avons affaire - pour reprendre les termes d'Aldous Huxley - à une dictature scientifique : du pain et des jeux. En bref, la plupart des Américains sont conscients de leur oppression, et l'expriment dans les sondages, mais ceux qui sont au pouvoir ont réussi à les droguer avec une pléthore de distractions - la peur et le plaisir - suffisantes pour les garder sous contrôle. Henry : Il y a la carotte et le bâton. Tant que les gens peuvent continuer à vivre dans l'illusion, ils le font. Quand l'illusion commence à se fissurer, alors le pouvoir actionne le bâton. Laura : Les gens ont peur de faire des vagues par crainte de perdre ce qu'ils ont, de perdre leur tranquillité, de devoir faire des efforts pour résister. Après tout, cela leur prend tout leur temps de maintenir l'illusion, ils doivent trimer quotidiennement pour éviter qu'on leur reprenne leur 4×4, et ils veulent avoir du temps pour le match de football du samedi. Henry : Ils s'imaginent aussi que de toute façon, BUSH n'a plus que quelques années devant lui. Le système s'auto-régulera. Le livre de Lobaczewski nous montre pourquoi cette façon de penser est extrêmement naïve. Le système qui est en place est un système pathologique qui est en désaccord profond avec la manière d'être ou la nature de la plupart des gens. Les gens de conscience sont dirigés par des gens sans conscience. Ce fait constitue l'injustice primordiale, et il est la base des autres maux de la société. Laura : Ce système est resté secret pendant de nombreuses années parce qu'il y avait encore des gens de conscience qui se trouvaient à des postes élevés, mais avec le temps, ils ont tous été remplacés ou mis à l'écart d'une manière ou d'une autre, et maintenant la pathologie du système est à découvert, mais personne ne s'en soucie. Si vous regardez l'Histoire de ces cinquante dernières années, vous découvrirez que pratiquement tous les personnages publics qui sont mort tragiquement avaient une conscience, se souciaient du peuple, et avaient suffisamment d'influence pour causer des problèmes aux individus de type pathologique. Henry : La seconde partie de votre question est très importante, parce que c'est cette idée que nous sommes tous plus ou moins pervers ou pathologiques, que nous avons tous une part d'ombre - selon les termes de JUNG - qui sert de support majeur au système pathocratique et permet aux psychopathes de se cacher parmi la population générale. On nous a convaincus que nous n'étions tous que des animaux et que tout le monde était capable de devenir un Hitler, un Bush ou un Mengele, si les circonstances s'y prêtaient. Nous y croyons parce que dans notre vie, nous avons tous fait des choses dont nous avons honte, pour lesquelles nous avons des remords. Nous connaissons ces pensées qui nous viennent dans des moments d'intense émotion, des pensées dont nous ne voudrions pas que les autres les connaissent ou les entendent. Nous sentons que nous avons cette part d'ombre en nous, une part de nous-mêmes dont nous ne sommes pas fiers. Parce que nous ressentons ce sentiment de honte et de remords concernant cet aspect de nous-même, nous projetons sur les autres cette capacité. Faire une telle projection revient à commettre l'erreur fatale. Cela soulève deux questions. Primo, il existe une différence énorme entre quelqu'un qui, par exemple, dans le feu d'une dispute avec son partenaire, perd son self-control et abuse physiquement ou psychologiquement de cette personne, et quelqu'un qui accomplit la même chose froidement, avec calcul et préméditation. Il s'agit dans les deux cas de mauvaises actions. Je n'essaie pas de minimiser les abus commis dans un moment d'émotion. Mais cette même personne, celle qui perd le contrôle momentanément, serait incapable de calculer et de planifier froidement cet acte. En son for intérieur, quelque chose reculerait face à cette idée. Chez le psychopathe, cette voix de la conscience n'existe pas. Les psychopathes sont capables de comploter le génocide d'un peuple, comme celui des Palestiniens ; les personnes de conscience n'en sont pas capables. Une personne peut être tuée dans le feu d'une dispute. Plusieurs milliers peuvent mourir en raison d'un froid calcul. Laura : Une manière de comprendre cela est de considérer les études qui montrent que chez les psychopathes, non seulement les taux de crimes violents sont plus élevés, mais aussi que les types de crimes violents qu'ils commettent différent de ceux qui sont commis par les non-psychopathes. Une étude a montré que deux tiers des victimes de psychopathes étaient des hommes étrangers [à la famille - NdT] tandis que deux tiers des victimes de non-psychopathes étaient des membres de la famille féminins ou des connaissances féminines - des crimes passionnels. Les gens normaux peuvent commettre des actes de violence quand ils sont en état d'extrême bouleversement émotionnel, mais les psychopathes choisissent avec sang-froid leurs victimes dans un but de vengeance ou de punition, ou pour atteindre quelqu'objectif. C'est à dire que la violence psychopathique est instrumentale, un moyen d'arriver à ses fins - elle est prédatrice. Henry : Secundo, dans une société dominée par « les valeurs pathologiques », si on peut utiliser cette expression, l'existence d'un petit groupe de gens sans conscience promouvant une culture de la cupidité et de l'égoïsme crée un environnement au sein duquel ce qui est pathologique devient la norme. Dans une société (comme les États-Unis aujourd'hui) où le président peut mentir en toute impunité sur des questions de vie ou de mort, un environnement pathologique est créé, au sein duquel le mensonge devient acceptable. La violence est acceptable. La cupidité est acceptable. Cela fait partie intégrante de l'idéologie du Rêve américain : tout le monde peut réussir, peu importe ceux à qui vous devrez faire du mal pour y arriver. Et c'est par les actes qu'ils doivent commettre pour réellement réussir que les germes de la pathologie sont semés. Dans cet environnement, les gens de conscience qui sont faibles et influençables endossent les caractéristiques du type pathologique afin de survivre et de réussir. Ils voient que leurs dirigeants mentent et trichent, et ils en déduisent que s'ils veulent avancer, alors ils peuvent eux-aussi mentir et tricher. Laura : J'appelle cela la « Culture officielle ». Linda Mealeyn du Département de psychologie du College of St. Benedict à St Joseph dans le Minnesota, suggère qu'une société fondée sur la compétition - le capitalisme, par exemple - est une société où la psychopathie est adaptative et à des chances de s'accroître. La psychopathie est une stratégie de vie adaptative qui réussit extrêmement bien dans la société américaine, et qui a donc augmenté au sein de la population. En outre, conséquence d'une société adaptative à la psychopathie, de nombreux individus qui NE sont PAS des psychopathes génétiques se sont adaptés de façon similaire, devenant des psychopathes « dans les faits », ou « sociopathes secondaires ». Autrement dit, dans un monde de psychopathes, ceux qui ne sont pas des psychopathes génétiques sont induits à se comporter comme des psychopathes, simplement pour survivre. Quand les règles sont établies de manière à rendre une société « adaptative » à la psychopathie, elle fait de chacun un psychopathe potentiel.susk Henry : Si cette influence pathologique était retirée de la société, en mettant les psychopathes en quarantaine, en éduquant les gens de conscience aux symptômes de la pathologie, à ce qu'il faut considérer et à la façon dont gérer la manipulation, en changeant les systèmes créés par les psychopathes - si, au moyen de telles méthodes, nous étions capables de supprimer cette influence ponérogénique, alors l'autre pôle, celui de la conscience, serait le plus influent des deux, et les gens tendraient vers l'altruisme et la vérité plutôt que vers l'égoïsme et les mensonges. Si nous étions capables de supprimer l'influence pathologique, nous découvririons peut-être que nos conceptions de la « nature humaine » sont erronées et mal évaluées, parce que nous acceptons en tant qu'« humains » ceux qui sont génétiquement sans conscience ; Supprimez-les, eux et leurs actions, de l'ensemble des données, supprimez leur influence de la société dans son ensemble, et les qualités supérieures de la nature humaine douée de conscience pourraient trouver des moyens d'expression que nous n'aurions jamais imaginés possibles. Silvia Cattori : Comment peut-on discerner les psychopathes des gens sains ? Pouvez-vous nous faire le portrait du vrai psychopathe ? Pouvez-vous nous donner des exemples permettant de faire le lien avec quelque chose de plus général ? Quelles sont les facultés qui leur font défaut ? Laura : Le portrait le plus simple, le plus clair et le plus vrai du psychopathe est donné dans les titres de trois riches ouvrages sur le sujet :Without Conscience [Sans conscience - NdT] de Robert Hare, The Mask of Sanity [Le masque de santé mentale - NdT] de Hervey Cleckley, et Snakes in Suits [Des serpents en costume-cravate - NdT] de Hare et Paul Babiak. Un psychopathe, c'est exactement cela : une personnne sans conscience. La chose la plus importante à retenir est qu'il se dissimule sous un masque de normalité qui est souvent si convaincant que même les experts sont trompés et, en conséquence, ces psychopathes deviennent « les Serpents en costume cravate » qui contrôlent notre monde. C'est la réponse en bref. Henry : La culture populaire voit les psychopathes comme des personnages tels Hannibal Lecter, héros du « Silence des agneaux », c'est à dire des tueurs en série. Cependant, bien qu'un certain nombre de psychopathes soient des criminels et aient eu affaire à la justice et que certains soient en fait des tueurs en série, un grand nombre d'entre eux n'ont jamais d'ennui avec la justice. Ce sont les plus intelligents, et aussi les plus dangereux parce qu'ils ont trouvé des moyens d'utiliser le système à leur avantage. Un grand nombre de traits caractérisent les psychopathes : l'un des plus évidents est l'absence totale de conscience. Tout sens de remords ou d'empathie envers les autres est absent chez eux. Ils peuvent être extrêmement charmants et sont experts pour charmer et hypnotiser leur proie par la parole. Ils sont également irresponsables. Rien n'est jamais leur faute ; quelqu'un d'autre ou le monde en général est toujours à blâmer pour tous leurs « problèmes » ou leurs erreurs. Martha Stout, dans son livre The Sociopath next door [Le sociopatthe d'à côté - NdT], identifie ce qu'elle appelle le stratagème de la pitié. Les psychopathes utilisent la pitié pour manipuler les autres. Ils vous convainquent de leur donner encore une chance, et de ne parler à personne de ce qu'ils ont fait. Ainsi, un autre trait - l'un des plus importants - est leur capacité à contrôler le flux d'information. Ils sont également incapables d'éprouver des émotions profondes. En fait, quand Robert Hare - un psychologue canadien qui passa sa carrière à étudier la psychopathie - fit passer des scanners cérébraux à des psychopathes tout en leur présentant deux séries de mots : une série de mots neutres sans association émotionnelle, et une série composée de mots chargés émotionnellement, alors que différentes zones du cerveau s'activèrent dans le groupe test des non-psychopathes, dans celui des psychopathes, les deux séries furent traitées par la même zone du cerveau, celle qui traite le langage. Ils n'eurent pas de réaction émotionnelle instantanée. Toute notre vie émotionnelle est un mystère pour eux, et en même temps, elle leur fournit un outil formidable pour nous manipuler. Pensez à ces moments où nous sommes profondément affectés par nos émotions, et à quel point notre capacité à réfléchir s'en trouve affaiblie. Maintenant, imaginez que vous êtes capable de feindre une telle émotion, tout en restant calme et calculateur, tandis que la personne avec laquelle vous échangez est véritablement prise dans un tourbillon émotionnel. Vous pourriez avoir recours aux larmes ou aux cris pour obtenir ce que vous voulez, tandis que votre victime serait poussée au désespoir par les émotions qu'elle vivrait. Il semble aussi qu'ils n'aient pas de réelle conception du passé ou du futur, vivant entièrement pour leurs besoins et désirs immédiats. En raison de la stérilité de leur vie intérieure, ils recherchent souvent de nouveaux frissons, depuis le sentiment de puissance ressenti en manipulant les autres jusqu'à l'engagement dans des activités illégales pour la simple poussée d'adrénaline qu'elles procurent. Un autre trait du psychopathe est ce que Lobaczewski définit comme leur « connaissance psychologique spéciale » des gens normaux. Ils nous ont étudiés. Ils nous connaissent mieux que nous-ne nous connaissons nous-mêmes. Ils sont experts dans l'art de toucher nos points sensibles, d'utiliser nos émotions contre nous. Mais en plus, ils semblent même avoir une sorte de pouvoir hypnotique sur nous. Quand nous commençons à être pris dans la toile d'un psychopathe, nos facultés de réflexion se détériorent, se troublent. On dirait qu'ils nous jettent un sort. Ce n'est que plus tard, une fois que nous ne sommes plus en leur présence, fascinés par eux, que la clarté de pensée réapparaît, et nous restons là à nous demander comment nous avons pu être incapables de réagir ou de nous opposer à leurs actes. De nombreux livres écrits en anglais sur la psychopathie mentionnent les psychopathes en tant que groupe qui partage un ensemble de traits communs. L'échelle la plus largement utilisée pour mesurer la psychopathie a été développée par le Dr Hare. Il s'agit du PCL-R. Il énumère vingt traits que l'on peut trouver dans cette personnalité. Si le trait se manifeste quelquefois, on lui donne 1 ; si le trait domine la personnalité, on lui donne 2. Le total maximum est de 40. Les gens qui ont plus de 30 sur l'échelle PCL-R sont considérés comme des psychopathes. Mais Lobaczewski est allé plus loin en donnant une taxonomie des différents types de psychopathes et autres types pathologiques, et en montrant la façon dont leurs déviances oeuvrent de concert pour former un système pathologique. Il a révélé certains travaux réalisés par des psychologues en Europe, travaux qui avaient été perdus au cours de la période communiste. Laura : Le diagnostic est une question litigieuse ; il existe une controverse qu'il nous faut expliquer si l'on veut comprendre les possibilités de détection. D'un côté de la controverse, on trouve la description traditionnelle de la psychopathie dérivée de l'ancienne tradition européenne mentionnée par Lobaczewski, combinée à la tradition nord-américaine d'Hervey Cleckley, Robert Hare et d'autres. Elle s'accorde généralement avec l'expérience des psychiatres, psychologues, personnel de justice criminelle, psychopathologistes expérimentaux, et même des membres du public profane qui ont personnellement eu affaire à la psychopathie. De l'autre côté de la controverse, on trouve un mouvement « néo-kraepelinien » (d'après Emil Kraepelin) dans le psychodiagnostic, mouvement étroitement associé aux recherches menées par l'université de Washington, à St Louis, dans le Missouri. Ce dernier point de vue est très étroitement aligné sur le critère de diagnostic du manuel psychiatrique américain connu sous les noms de DSM-III, DSM-III-R, et DSM-IV. L'approche fondamentale de cette école est que l'évaluation d'un psychopathe repose presque entièrement sur des comportements connus ou observables en public, ce qui va directement à l'encontre de ce que l'on sait concrètement au sujet des psychopathes : leur capacité à dissimuler leur véritable nature. L'argument avancé est qu'un clinicien est incapable d'évaluer avec fiabilité des caractéristiques interpersonnelles ou affectives. Une autre supposition est que la délinquance précoce est un symptôme capital d'ASPD. Cela tend à mettre lourdement l'accent sur le comportement délinquant ou antisocial, c'est-à-dire des comportements publiquement observables qui n'ont peut-être aucun rapport avec la structure interne de l'individu. Quoiqu'il en soit, le DSM-III a établi que les psychopathes appartenaient à la classification « Troubles de la personnalité antisociale ». Les critères du DSM-III pour l'ASPD ont été établis par un comité appartenant au groupe de travail sur le DSM-III de l'Association américaine de psychiatrie, et ont été légèrement modifiés par un autre comité pour le DSM-III-R. Les critères du DSM-IV ont aussi été établis par un comité, en faisant peu de cas de la recherche empirique. Ces critères se focalisent moins sur le comportement, et donc, ils ressemblent quelque peu aux critères établis pour d'autres troubles DSM-IV de la personnalité. En raison des problèmes posés par le diagnostic DSM-III et DSM-III-R d'ASPD, l'Association américaine de psychiatrie a effectué un essai multi-sites pour collecter des données en préparation du DSM-IV. Les essais sur le terrain étaient destinés à déterminer si les traits de personnalité pouvaient être inclus dans les critères pour l'ASPD - qui ne reposent que sur les comportements publiquement observables - sans en réduire la fiabilité. L'intention des cliniciens qui firent pression en faveur de cette étude était de ré-aligner l'ASPD sur la tradition clinique et de mettre fin à la confusion entre ASPD et psychopathie. Les résultats des observations sur le terrain démontrèrent que la plupart des traits de personnalité reflètant les symptômes de la psychopathie étaient aussi fiables que les modèles spécifiques de comportement du DSM-III-R, invalidant ainsi l'hypothèse originelle proposant d'exclure la personnalité du diagnostic d'ASPD / psychopathie. Mieux, les résultats démontrèrent que le PCL-R de Hare mesurait concrètement la tendance latente à la psychopathie sous toutes ses formes ! Des analyses similaires des données rassemblées lors des essais sur le terrain montrèrent que les critères d'ASPD distinguaient moins bien le caractère psychopathique, particulièrement lorsqu'il attteignait des niveaux élevés ! Autrement dit, le critère d'ASPD établi par le DSM-III-R fut conçu - intentionnellement ou non - pour exclure les psychopathes les plus psychopathiques ! Malgré le fait que cette étude, ait permis d'établir une base empirique pour ajouter dans le DSM-IV des critères d'ASPD liés au contenu, cela ne fut pas pris en compte ; les critères adoptés pour le DSM-IV ne furent même pas évalués dans les essais sur le terrain. La description textuelle de l'ASPD présente dans le DSM-IV (qui nous dit que l'ASPD est « aussi connu sous le nom de psychopathie ») contient des références aux caractéristiques traditionnelles de la psychopathie, mais sur de nombreux points, elle n'est pas conforme aux critères de diagnostic formels. Une des conséquences de l'ambiguïté inhérente aux critères d'ASPD/psychopathie du DSM-IV est qu'elle laisse la porte ouverte à des procès au cours desquels un clinicien peut dire que l'accusé satisfait à la définition d'ASPD présente dans le DSM-IV, et un autre clinicien peut dire le contraire, et les deux peuvent avoir raison ! Le premier clinicien peut exclusivement utiliser les critères de diagnostic formels, tandis que le second clinicien peut dire « oui, l'accusé satisfait peut-être aux critères formels, mais il ou elle ne possède pas les traits de personnalité décrits dans la section « Caractéristiques associées » du texte du DSM-IV ». Autrement dit, un bon psychopathe avec un bon avocat peut commettre n'importe quel crime et s'en tirer à bon compte. Cet échec du DSM-IV à différencier entre psychopathie et ASPD peut avoir (et aura sans aucun doute) de très graves conséquences pour la société. Lobaczewski mentionne le fait qu'en Allemagne nazie et en Russie stalinienne, les sciences psychologiques furent cooptées pour soutenir les régimes totalitaires, et que cela fut accompli par des psychopathes au pouvoir qui entreprirent ensuite de détruire toute possibilité de diffuser largement des informations précises sur la condition [psychopathique - NdT]. Il fait remarquer que tout régime constitué principalement de déviants pathologiques ne peut permettre à la psychologie de se développer et de s'épanouir librement, parce que le régime lui-même serait alors diagnostiqué comme pathologique, ce qui révélerait « l'homme derrière le rideau. ». En se fondant sur des observations de première main du phénomène en question, Lobaczewski déclare que la répression du savoir est entreprise de façon typiquement psychopathique : à couvert et derrière un « masque de santé mentale ». Pour être capable de contrôler les sciences psychologiques, on doit savoir ou être capable de sentir ce qui se passe et quels domaines de la psychopathologie sont les plus dangereux. Un régime politique pathologique localise les individus psychopathes oeuvrant dans ce domaine (habituellement de très médiocres scientifiques), facilite leurs études universitaires et leurs diplômes ainsi que l'obtention de postes-clés avec un pouvoir d'encadrement des organisations scientifiques et culturelles. Ils sont alors en position d'écraser les personnes plus douées - étant motivés aussi bien par leur propre intérêt que par cette jalousie typique qui caractérise l'attitude du psychopathe envers les gens normaux. Ce sont eux qui surveillent les articles scientifiques pour leur « propre idéologie » et qui font tout pour s'assurer qu'un bon spécialiste se verra refuser la documentation scientifique dont il aura besoin. Le fait est qu'au cours de ces cinquante dernières années, le concept de psychopathie a été fortement rétréci, et se réfère maintenant à un trouble de la personnalité spécifique, bien qu'il y ait eu des tentatives de supprimer entièrement la classification, en la remplaçant par le « trouble de la personnalité antisociale », qui peut comprendre une grande variété de comportements sans nécessairement exiger le diagnostic clinique de psychopathie. Robert HARE souligne à quel point il est crucial de comprendre que la psychopathie n'est pas synonyme de criminalité ou de violence ; tous les psychopathes ne s'engagent pas dans des comportements violents ou criminels. En même temps, les personnes violentes ou criminelles ne sont pas toutes des psychopathes. Selon Robert Hare, Cleckley, Lobaczewski et beaucoup d'autres experts en psychopathie, un diagnostic de psychopathie ne peut se baser sur des symptômes comportementaux visibles à l'exclusion des symptômes interpersonnels et affectifs, parce qu'une telle procédure transforme en psychopathes de nombreuses personnes qui sont simplement blessées par la vie ou la société, et permet aux vrais psychopathes qui arborent un « masque de santé mentale » bien construit d'échapper au dépistage. D'après une documentation de plus en plus conséquente, beaucoup (ou la plupart) des psychopathes grandissent dans des familles aisées et stables, et deviennent des criminels en col blanc qui, à cause de leur argent et de leur position, ne subissent jamais la révélation publique de leurs comportements destructeurs privés, et échappent constamment au système judiciaire. Venons en maintenant au diagnostic et/ou au dépistage en particulier : il existe un certain nombre de théories sur l'étiologie de la psychopathie : par exemple la psychopathie en tant que stratégie adaptative ou variante de la personnalité normale, ou encore dysfonctionnement du cerveau, trouble de l'attachement ou expression d'une pathologie dans la petite enfance, trouble d'apprentissage, etc. Très peu de preuves empiriques soutiennent l'idée que le vrai psychopathe est le résultat d'une enfance maltraitée, par contre de nombreuses preuves empiriques soutiennent une cause génétique. Le modèle neurobiologique nous donne l'espoir de détecter même le psychopathe le plus retors. Comme Henry l'a mentionné, une étude portant sur les temps de réaction à divers mots - émotionnels, neutres, pseudo mots - a montré que les potentiels évoqués (ERP ) en tâches de décision lexicale chez des non-criminels indiquaient que les réponses aux mots positifs et négatifs étaient plus précises et plus rapides que les réponses aux mots neutres. Dans les cerveaux de ces sujets, les sites centraux et pariétaux indiquaient des composants ERP rapides précoces et tardifs par rapport aux mots émotionnels. On en déduit que les composants tardifs d'ERP indiquaient un traitement continu du mot. Dans la même étude, les criminels non-psychopathes montraient également une sensibilité aux mots émotionnellement chargés. Les psychopathes, quant à eux, ne montraient aucun temps de réaction ou différence d'ERP entre les mots neutres et émotionnels. En outre, la morphologie de leurs ERPs présentait une différence saisissante par rapport à celle des non-psychopathes. Le composant tardif d'ERP qui était long et étendu chez les non-psychopathes était petit et bref chez les psychopathes. On pense que cela reflète le fait que les psychopathes prennent des décisions lexicales et traitent l'information de façon superficielle. Cela est confirmé par des études récentes d'imagerie cérébrale qui montrent que les psychopathes abusant de substances toxiques ont moins d'activité cérébrale durant la réalisation d'une tâche de décision lexicale que les non-psychopathes abusant des mêmes substances. Hare et d'autres ont aussi découvert que les anomalies ERP des psychopathes ne s'arrêtaient pas au langage affectif mais incluaient aussi le langage abstrait. Une autre découverte curieuse notée dans deux études distinctes fut une onde négative exceptionnellement grande qui balayait les zones frontales du cerveau. Une interprétation possible est que cela reflète une profonde anomalie de traitement cognitif et affectif. D'autres études récentes donnent des résultats et des conclusions similaires : à savoir que les psychopathes ont de grandes difficultés à traiter les éléments affectifs (émotionnels) à la fois verbaux et non-verbaux, qu'ils ont tendance à confondre la signification émotionnelle des événements, et le plus important, que ces déficits apparaissent dans les scanners du cerveau. Les psychopathes ont une distribution inter-hémisphérique inhabituelle des ressources de traitement, des difficultés à apprécier le sens subtil et les nuances du langage - comme les proverbes, les métaphores, etc. - ont une faible capacité de discrimination olfactive, vraisemblablement en raison d'un dysfonctionnement orbito-frontal, et pourraient être affectés par ce qui ressemble à une forme subclinique de trouble de la pensée caractérisée par un manque de cohésion et de cohérence dans le langage. Aucun autre modèle de psychopathie ne peut expliquer toutes ces anomalies cognitives et affectives, qui peuvent être détectées par des scanners du cerveau. Le dernier point : nous travaillons sur le problème du trouble de la pensée, et tentons d'établir des règles générales afin que la personne lambda puisse réaliser ses propres estimations personnelles après avoir effectué des tests secrets au cours de discussions avec une personne qu'elle soupçonnerait de tromperie ou de manipulation (pour diverses raisons). Mais il s'agit d'une question sensible. Comme Lobaczewski le fait remarquer, si un psychopathe se considère lui-même comme normal, ce qui bien-sûr est considérablement plus facile s'il est en position d'autorité, alors il considérera une personne normale comme différente, et donc anormale. Les actions et réactions d'une personne normale, ses idées et critères moraux, étonnent le psychopathe, qui les voient comme anormaux . Quelqu'un de normal étonnera le psychopathe par sa naïveté, il considérera cette personne comme partisane de théories incompréhensibles sur l'amour, l'honneur et la conscience ; il ne sera pas loin de la traiter de « cinglé ». Cela explique pourquoi les gouvernements pathologiques ont toujours considéré les dissidents comme étant « mentalement anormaux ». Le système judiciaire n'est pas fait pour gérer ce problème, car, évidemment, ce système est souvent la création d'individus pathologiques - ou du moins, ce sont eux qui l'administrent. Une législation bien pensée exigerait d'examiner scientifiquement les individus qui prétendent de façon trop insistante ou spécieuse que quelqu'un d'autre est psychologiquement anormal. D'autre part, tout système social (ou tout dirigeant) pathologique au sein duquel la psychiatrie est utilisée pour des raisons politiques présente des problèmes supplémentaires. Toute personne se rebellant contre un système gouvernemental qui le choque par son étrangeté et son immoralité, peut facilement être désigné par les représentants dudit gouvernement comme un individu « mentalement anormal », quelqu'un qui a un « trouble de la personnalité » et qui devrait subir un traitement psychiatrique ; et les représentants de ce gouvernement ont de nombreux moyens à leur disposition pour prendre le contrôle de la procédure d'examen. Ils peuvent faire appel à un psychiatre scientifiquement et moralement dégénéré pour accomplir cette tâche. Il s'agit donc d'une question épineuse... Silvia Cattori : Pouvez-vous nous citer certains types identifiés par Lobaczewski ? Henry : Comme la plupart des chercheurs, il opère une distinction initiale entre les déviances héréditaires et les déviances acquises, c'est-à-dire entre ceux qui sont nés pathologiques et ceux qui deviennent pathologiques à cause de blessures des tissus cérébraux ou de traumatismes dans leur enfance. Une blessure du tissu cérébral peut laisser des cicatrices qui changent ensuite la capacité de l'individu à percevoir et à ressentir. Ces zones du cerveau destinées à gérer ces fonctions ne peuvent le faire, et donc les données sont déviées vers d'autres zones normalement destinées à d'autres tâches. Lobaczewski nomme caractéropathes les individus dont le caractère se développe de manière déformée à cause de blessures ou de traumatismes. Il donne ensuite la liste des différentes formes de caractéropathies : le caractéropathe paranoïde (il cite Lenine comme exemple) ; la caractéropathie frontale, une déviance due à des blessures dans les zones frontales du cortex cérébral (Staline est un exemple de ce type) ; la caractéropathie induite par des substances (médicaments et drogues), causée par l'usage de produits qui endommagent le système nerveux central. Enfin, il cite les caractéropathies induites par les agents pathogènes (les maladies) (il suggère la possibilité que Franklin D. Roosevelt ait souffert de ce trouble), ainsi que certains personnages épileptiques (il cite César et Napoléon). Les troubles héréditaires sont : la schizoïdie ou psychopathie schizoïdique, la psychopathie essentielle, la psychopathie asthénique, la psychopathie anankastique, hystérique et skirtoïde, et les individus qu'il qualifie de « chacals », c'est-à-dire ceux qui finissent comme tueurs à gages ou mercenaires. LOBACZEWSKI conjecture que ce dernier type est un mélange des autres types. Pour donner une idée, je vais juste évoquer deux types. La psychopathie schizoïde est une déviance qui engendre des personnes hypersensibles et méfiantes qui ne tiennent aucun compte des sentiments des autres. Elles sont attirées par les idées grandiloquentes, mais leur nature psychologique appauvrie limite gravement leurs perceptions et transforment leurs soi-disant « bonnes intentions » en influences favorisant le mal. Leur idée de la nature humaine finit par pervertir leurs tentatives. Comme le dit Lobaczewski, l'espression typique de leur attitude envers l'humanité se retrouve dans ce qu'il appelle la « déclaration schizoïdique » : « La nature humaine est si mauvaise que dans la société humaine, l'ordre ne peut être maintenu que par un pouvoir fort créé par des individus hautement qualifiés au nom d'une idée supérieure ». Combien de mouvements contemporains, du fascisme au communisme en passant par le néoconservatisme, sont fondés sur cette idée ! On pourrait facilement imaginer que cette déclaration vient de Leo Strauss, par exemple. Les psychopathes essentiels sont ceux qui se rapprochent le plus de l'idée de la psychopathie examinée par Cleckley, Hare, Babiak et d'autres. Lobaczewski fait cette remarque effrayante : « Ils apprennent à se reconnaître dans une foule dès l'enfance, et ils développent la conscience de l'existence d'autres individus similaires à eux. Ils prennent également conscience de leur différence par rapport au monde des personnes qui les entourent. Ils nous voient avec un certain recul, comme une variété paraspécifique ». Pensez aux implications de cette déclaration : Ils sont, dans une certaine mesure, conscients d'appartenir à un groupe, et ce, même depuis l'enfance ! Reconnaissant leur différence fondamentale par rapport au reste de l'humanité, leur allégeance serait envers ceux de leur espèce, c'est-à-dire les autres psychopathes. Lobaczewski fait remarquer que, dans toute société, les individus psychopathiques créent souvent un réseau actif de collusions communes, séparé dans une certaine mesure de la communauté des gens normaux. Ils sont conscients d'être différents. Leur monde est éternellement divisé selon le mode « eux et nous » ; leur monde avec ses propres lois et coutumes, et l'autre « monde étranger » des gens normaux qu'ils considèrent comme rempli d'idées et de coutumes présomptueuses sur la vérité, l'honneur et la décence, à la lumière desquels ils se savent moralement condamnés. Leur propre sens déformé de l'honneur les pousse à tromper et à injurier les non-psychopathes et leurs valeurs. En contradiction avec les idéaux des gens normaux, les psychopathes ressentent comme un comportement normal le fait de rompre les promesses et les accords. Non seulement ils convoitent les biens et le pouvoir et les revendiquent comme un droit, simplement parce qu'ils (les psychopathes) existent et qu'ils peuvent se les approprier, mais ils prennent aussi un plaisir particulier à spolier autrui et usurper leurs biens ; ce qu'ils peuvent plagier, escroquer et extorquer sont des fruits bien plus savoureux que ceux qu'ils peuvent récolter par un travail honnête. Ils réalisent aussi très tôt à quel point leurs personnalités peuvent avoir des conséquences traumatisantes sur les personnalités des non-psychopathes, et apprennent comment tirer avantage de cette source de terreur afin d'atteindre leurs objectifs. À présent imaginez à quel point les êtres humains qui sont totalement ignorants du sujet pourraient être abusés et manipulés par ces individus s'ils étaient au pouvoir dans différents pays, feignant d'être loyaux envers les populations locales tout en insistant sur les différences physiques évidentes et facilement discernables entre groupes (telles que la race, la couleur de peau, la religion, etc.). Les humains psychologiquement normaux seraient dressés les uns contre les autres sur la base de différences insignifiantes tandis que les déviants au pouvoir, dont la différence fondamentale par rapport au reste d'entre nous est l'absence de conscience, l'incapacité à éprouver des sentiments pour un autre être humain, récolteraient les bénéfices et tireraient les ficelles. Je pense que cela décrit de façon assez juste la situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui. Silvia Cattori : Pouvez-vous nous donner des exemples qui nous aideront à comprendre le problème de manière plus générale ? Henry : A. Lobaczewski nous offre une analyse de la manière dont les différents types de psychopathes travaillent de concert pour former un système au sein duquel les personnes cliniquement pathologiques détiennent les clés du pouvoir et dirigent les gens psychologiquement normaux. Au début du livre, Lobaczewski décrit ses expériences à l'université, où il rencontra le phénomène pour la première fois. Il se rendit à la bibliothèque pour emprunter quelques livres traitant de la psychopathie et découvrit avec étonnement qu'on les avait tous retirés ! Ce fait démontre qu'ils sont conscients de leur différence, au moins certains d'entre eux, et dans le cas de la Pologne sous le communisme, ces individus conscients de leur différence étaient suffisamment haut-placés et avaient suffisamment de pouvoir pour faire retirer les livres de la bibliothèque universitaire. Laura nous a dit que ce passage lui avait fait dresser les cheveux sur la tête ! Les implications de ce fait sont d'une portée considérable pour la compréhension de notre monde, de la façon dont il en est arrivé là, et de ce qu'il nous faut faire pour le changer. Mais voici quelques exemples de comportement psychopathique rapportés par d'autres auteurs : Une mère joue à cache-cache avec sa fille de 4 ans. Elle tient un grand couteau de cuisine dans la main. Elle dit à sa fille : « je vais compter jusqu'à cent, et si je te trouve, alors je te couperai les pouces ». La petite fille, terrifiée, se cache dans son placard, et la mère - qui sait que c'est probablement l'endroit où elle se cache - la laisse là, terrifiée, effrayée, traumatisée, jusqu'à la fin du jeu. Quand la mère ouvre la porte, elle se penche sur sa fille et entaille la peau d'un de ses pouces. Une famille a deux fils. L'un d'eux se suicide avec un fusil de chasse. Le Noël suivant, les parents offrent ce même fusil à leur autre fils comme cadeau de Noël. Quand on leur demande pourquoi, ils répondent : « C'était une arme excellente ». Comment un tel comportement peut-il être compatible avec un système de croyance qui nous dit que nous avons tous une étincelle divine en nous, ou que tout le monde a une conscience ? Pouvez-vous imaginer faire de telles choses à vos propres enfants ? Notre système de morale ne nous donne aucun moyen de traiter cette maladie. Elle doit être comprise pour ce qu'elle est. Ces personnes ne peuvent être « soignées ». Imaginez ce même individu au pouvoir, et vous serez en mesure d'expliquer des scandales comme celui d'Enron. Hare rapporte des cas de psychopathes qui s'en prennent aux personnes âgées. Imaginons qu'une personne âgée ait été escroquée des économies de toute une vie - manifestement par un psychopathe. Un autre psychopathe contactera la victime, se faisant passer pour un avocat qui, moyennant finance, pourra récupérer son l'argent. La victime empruntera alors de l'argent à un ami ou un proche et le perdra au profit de l'avocat marron. Laura : Un des facteurs principaux à prendre en compte dans la façon dont une société peut être accaparée par un groupe de déviants pathologiques est que la seule limitation est celle de la participation d'individus prédisposés au sein de cette société. Pour les déviants les plus actifs, Lobaczewski donne le chiffre approximatif de 6% en moyenne sur une population donnée. Bien sûr, ce chiffre varie selon les pays, en fonction de nombreuses variables. La société occidentale offre un large choix d'individus prédisposés. Le psychopathe essentiel est au centre de la toile. Les autres psychopathies et caractéropathies décrites par Lobaczewski et d'autres forment le second niveau du Système de Contrôle Pathologique, et il est important de noter qu'ils sont bien plus nombreux que les psychopathes essentiels. Ainsi, ce groupe représente-t-il environ 6% d'une population donnée. Le niveau suivant d'un tel système est composé d'individus qui sont nés normaux, mais qui sont déjà déformés par une exposition à long terme à des éléments psychopathiques via les influences familiales ou sociales, ou qui, par quelque faiblesse psychique, ont choisi de satisfaire aux exigences de la psychopathie pour leurs propres buts égocentriques. En termes de chiffres, selon Lobaczewski, ce groupe représente environ 12% d'une population donnée dans des conditions normales ; il est difficile, comme le fait remarquer Lobaczewski, de tracer une frontière précise entre ces derniers types et les déviants génétiques sans l'apport d'une science authentique et non-psychopathique. À l'heure actuelle, les distinctions ne peuvent être que descriptives. Il se trouve donc que 18% d'une population donnée oeuvrent activement à la création et à la domination d'une pathocratie (ou font des tentatives qui vont dans ce sens). Le groupe de 6% constitue la noblesse pathocratique, et le groupe de 12% forme la nouvelle bourgeoisie, dont la situation économique est des plus avantageuse. Une fois établi, le système psychopathique élitiste ronge tout l'organisme social, gâchant les compétences et pouvoirs de celui-ci. Une fois qu'une pathocratie a été établie, elle suit un certain chemin et possède certains pouvoirs « attractifs ». Dans une pathocratie, le système socio-économique émane de la structure sociale créée par le système du pouvoir politique, qui est un produit de la vision du monde élitiste propre aux déviants pathologiques. Ainsi, on peut dire que la pathocratie ressemble à un processus de maladie macrosociale créé par des agents pathogènes humains, et elle peut en venir à affecter une nation entière à un degré équivalent à un cancer qui diffuse ses métastases. La maladie macrosociale de la pathocratie suit exactement le même modèle que le cancer qui évolue dans un organisme en suivant un processus pathodynamique caractéristique. Il est impossible de comprendre un tel phénomène pathologique en utilisant les méthodes des gens « normaux » qui ne prennent pas en compte les processus de pensée déviants des agents pathogènes humains. On pourrait certainement dire que le monde entier est gouverné par une « pathocratie cachée » (ou cryptopathocratie) depuis très longtemps. De nombreux chercheurs suggèrent qu'il y a toujours eu un « gouvernement secret » opérationnel même si le gouvernement « officiel » n'est techniquement pas une pathocratie. On peut suggérer que les psychopathes sont techniquement TOUJOURS en coulisse, même au cours des cycles historiques qui ne sont PAS des pathocraties (c'est à dire les « bonnes périodes » que Lobaczewski décrit comme la fondation d'un cycle hystéroïde qui ouvre la porte à une pathocratie à découvert). Si nous utilisons le terme pathocratie à la place de « loi du gouvernement secret », alors toute l'Histoire devient une « pathocratie » et le mot perd son sens, il est donc important de noter que le terme « pathocratie » est le phénomène spécifique représentant une conséquence de l'hédonisme des bonnes périodes, et qu'elle est caractérisée par (100) cent% de psychopathes essentiels exerçant ouvertement des fonctions de commandement,,comme c'est arrivé en Allemagne nazie, en Russie communiste et en Europe de l'Est. Et, dois-je ajouter, comme cela se produit actuellement. On ne peut réellement qualifier les questions auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui de « politiques », en utilisant les termes usuels des idéologies politiques, car, comme nous l'avons souligné plus haut, les déviants pathologiques opèrent sous un masque, en utilisant la tromperie et autres tactiques de manipulation psychologiques qu'ils pratiquent avec une grande ingéniosité. Si nous pensons ou croyons qu'un groupe politique portant tel ou tel nom est hétérogène eu égard à sa vraie nature, nous ne serons pas capables d'identifier les causes et propriétés de la maladie. N'importe quelle idéologie sera utilisée pour dissimuler les caractéristiques pathologiques aux experts comme aux gens ordinaires. Ainsi, tenter de se référer à ceci ou cela comme étant de « gauche » ou de « droite » ou « socialiste », « démocratique », « communiste », « démocrate » ou « républicain », etc., ne nous aidera jamais à comprendre l'auto-reproduction pathologique et ses influences externes expansionnistes. Comme le dit Lobaczewski, « Ignota nulla curatio morbi » ! Aucun mouvement ne réussira JAMAIS s'il ne tient pas compte de la psychopathie et de la ponérologie ! Silvia Cattori : Les pervers sont ceux qui face aux problèmes qu'ils ont créés disent : « C'est la faute des autres. Je n'ai rien à y voir ». Henry : Exactement. Un exemple qui vient à l'esprit est celui du psychopathe cité par Hare qui tua ses parents et qui ensuite implora la compassion parce qu'il était orphelin ! Rien n'est jamais leur faute. Ils ne sont jamais responsables de quoi que ce soit. Laura : J'aimerais expliquer un peu plus ce phénomène. Le psychopathe est un individu qui divise le monde en blanc et noir, bien et mal, et cette division est très rigide. La structure psychopathique est organisée autour d'une structure très simple : « c'est agréable : c'est bien / c'est désagréable : c'est mal ». Mais ce n'est pas parce que cette structure est rigide qu'elle est rationnelle ou stable ! Les choses sont bonnes ou mauvaises, mais ce qui est bon ou mauvais dépend des circonstances immédiates, c'est-à-dire de ce que le psychopathe veut à ce moment-là. Mais il ne s'agit pas d'un « mécanisme de défense » ; c'est juste que, pour le psychopathe, la réalité à prendre en compte est centrée sur ce qui lui « est agréable » sans tenir compte des autres êtres humains, excepté en tant qu'objets qui peuvent satisfaire ses besoins. On pourrait presque dire que la structure psychologique du psychopathe est équivalente à celle d'un nouveau-né, et elle ne se développe jamais, ne grandit jamais. Un nouveau-né n'a pas de soi interne, hormis en tant que centre d'un réseau d'entrées et de sorties neurologiques qui recherchent le plaisir et rejettent l'inconfort. Bien sûr, chez un psychopathe adulte, de circuits neurologiques hautement développés ont évolué au cours du processus d'apprentissage des meilleurs méthodes pour obtenir satisfaction de ses besoins et demandes. Sous l'influence de cette structure interne, le psychopathe n'est pas capable d'apprécier les désirs ou besoins des autres êtres humains et les nuances subtiles d'une situation, ou de tolérer l'ambiguïté. Toute la réalité extérieure est filtrée via - rendue conforme à - cette structure interne primitive. Quand le psychopathe est frustré, il semble ressentir que tout dans le monde « extérieur » est contre lui et qu'il est bon, qu'il souffre sans mesure et recherche seulement l'idéal d'amour, de paix, de sécurité, de beauté, de chaleur et de réconfort. C'est à dire que quand un psychopathe est confronté à quelque chose de déplaisant ou de menaçant, ceci (personne, idée, groupe, ou quoi que ce soit), est placé dans la catégorie « totalement mauvais » parce qu'évidemment, si le psychopathe ne l'aime pas, ça ne peut pas être bon ! Maintenant, venons-en au pire : quand les preuves démontrant qu'un choix ou qu'un acte du psychopathe a créé un problème ou a empiré une situation s'accumulent, cela aussi doit être nié comme quelque chose faisant partie du soi et projeté comme quelque chose venant « de l'extérieur ». Cela signifie que tout ce qui est défini comme « mauvais » est projeté sur quelqu'un ou quelque chose d'autre, parce que la structure interne du psychopathe n'admet aucun tort, aucun mal, aucune erreur. Et gardez à l'esprit qu'ils ne fonctionnent pas comme cela par choix, mais parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Ils sont faits ainsi. Ils sont comme le chat qui prend plaisir à torturer une souris avant de la manger. C'est exactement ce qu'ils font. Les psychopathes sont des maîtres de l'Identification Projective. C'est à dire qu'ils projettent sur les autres tout ce qui est mauvais (souvenons-nous que « mauvais » change en fonction de l'objectif du psychopathe), ils tentent de manière manipulatrice d'induire chez les autres personnes ce qu'ils projettent.  Ils cherchent à contrôler les personnes qu'ils perçoivent comme manifestant ces « mauvaises » caractéristiques. De cette manière, le psychopathe prend du plaisir et sent qu'il « contrôle la situation ». Gardez à l'esprit que ce que le psychopathe considère comme bon n'a rien à voir avec la vérité, l'honneur, la décence, la considération pour les autres, ou avec tout ce que désire le psychopathe à un moment donné. De cette manière, toute violation du droit des autres, tout acte répugnant et malveillant peut être commis par un psychopathe et il dormira comme un bébé (littéralement) la nuit parce qu'il n'a rien fait de mal ! George Bush et les néoconservateurs peuvent détruire l'Irak et appeler ça « instauration de la démocratie », cela ne leur pose vraiment aucun problème. Les psychopathes israéliens peuvent usurper la Palestine, massacrer les Palestiniens, justifier ces actes par la Bible et s'en trouver bien. Bien sûr, quand ils sont en train de mentir, ils le savent, mais dans leur for intérieur, ils croient que le véritable bien est ce qui leur procure du plaisir et les fait se sentir en sécurité dans ce monde. Et ils savent que des êtres comme eux seront moralement condamnés et attaqués par la majorité des autres êtres humains s'ils ne dissimulent pas sous un masque de justification solennelle leurs impulsions à satisfaire leurs désirs. Silvia Cattori : Cela suggère-t-il que les pathocrates modernes, opérant au sein de ce qu'on appelle aujourd'hui la « société de l'information » ne sont guère différents des partisans d'Hitler ? Ceci mis à part qu'ils sont plus dangereux parce qu'ils ont des outils plus sophistiqués et sont capables d'utiliser les divers moyens de communication d'une manière plus consciente ? Laura : Cela résume très bien la situation. Henry : Le système pathocratique, c'est à dire un gouvernement constitué de déviants psychologiques, produira des effets similaires qu'il soit dissimulé sous le masque du fascisme, du communisme ou du capitalisme. L'idéologie elle-même n'est pas importante. Elle sert simplement de couverture et de point de ralliement à un certain pourcentage de la population dont ils ont besoin comme base de soutien. Ce groupe de soutien croit aux slogans et est incapable de voir derrière le masque. Un certain pourcentage d'entre eux interprètera les slogans idéologiques avec les yeux de la conscience et croira que le but est d'améliorer notre sort. En conséquence, nous entendons des slogans sur la fraternité de l'homme, ou celle des exploités, des expressions creuses sur la justice et la liberté, l'apport de la démocratie en Irak, etc., tandis que la réalité est impuissance, division et asservissement. À mesure que certains individus qui soutiennent l'idéologie en viennent à voir le gouffre entre les idéaux et les actions des chefs du parti, certains s'en vont et sont remplacés par d'autres. Dans le monde d'aujourd'hui où l'information est contrôlée par un petit nombre d'agences de presse, et où ces agences ont beaucoup de points communs avec les gouvernements pathologiques, un plus grand nombre de gens peuvent être influencés et infectés par le processus de pensée pathologique. Un exemple est la célèbre remarque que fit Madeleine Albright en 1996, quand on l'interrogea sur les cinq-cent-mille morts en Iraq - la plupart étant des enfants - conséquence de l'embargo. Elle répondit qu'elle pensait que « cela en valait la peine », c'est à dire que ces morts étaient le prix nécessaire à payer pour écraser Saddam Hussein . Il s'agit incontestablement d'une logique pathologique, et pourtant combien d'Américains ont-ils entendu cette réponse et n'y ont pas réagi ? Quiconque n'a pas été scandalisé en entendant cette déclaration a été infecté par la pensée pathologique, a été ponérisé. L'infection pathologique. a déformé sa pensée. Silvia Cattori : L'absence de conscience et l'insensibilité à la souffrance sont-elles ce qui distingue les psychopathes des gens normaux ? Henry : C'est probablement le point-clé que les gens doivent comprendre. Depuis des années, des artistes, des écrivains, des philosophes et d'autres tentent de comprendre pourquoi notre monde est une vallée de larmes perpétuelle. Ils ont tenté de trouver des explications moralistes. Lobaczewski consacre la première partie de son livre à une discussion sur la futilité de cette approche, suggérant à la place une approche scientifique fondée sur une compréhension du mal en tant que « maladie de société », en tant qu'actes commis par des déviants pathologiques au sein d'une société. Privés de la capacité à éprouver de l'empathie envers les autres, ces gens ne peuvent ressentir cette souffrance, pas plus qu'un chat ne ressent la souffrance d'une souris quand il joue avec elle avant de la tuer. Bush peut envoyer des milliers de soldats en Iraq ou en Afghanistan, où ils seront tués ou mutilés pour la vie, et où ils tueront des milliers de personnes et détruiront un pays entier, il peut autoriser la torture sur les prisonniers, peut soutenir les actions d'Israël dans les territoires occupés ou au Liban, mais aucune des souffrances qu'il cause n'est réelle pour lui. Chez ces personnes, il n'y a pas de structure mentale appropriée pour traiter ces émotions. Ils en sont physiologiquement incapables. Laura : Ils n'ont pas le matériel mental requis pour faire fonctionner le programme d'empathie. Henry : La seule souffrance que connaît le psychopathe, c'est quand on lui retire sa nourriture, et j'utilise le mot nourriture dans un sens symbolique : c'est à dire quand il n'obtient pas ce qu'il veut. Voilà le niveau de sa vie émotionnelle. Toute autre chose que nous pensons voir en eux vient de notre propre imagination qui projette sur eux notre propre réalité intérieure. Et c'est ce que nous faisons tout le temps, parce qu'il est très difficile de comprendre réellement qu'il y a des gens dont la vie intérieure ne possède pas la richesse qui caractérise celle des gens normaux. Laura : En réalité, quand nous projetons notre propre structure interne sur le psychopathe, nous nous comportons surtout de manière psychopathique ! Nous nous retrouvons dans un monde « noir et blanc » où les nuances de l'existence humaine ne sont pas prises en compte. Le fait est que tout le monde ne naît pas égal en termes d'intelligence, de talent, d'apparence physique, etc. Et de même que personne ne se ressemble physiquement, ils sont différents dans leur structure psychologique, même si certains éléments nous rassemblent en tant qu'espèce. Lobaczewski fait remarquer que c'est une une loi de la nature universelle : plus l'organisation psychologique d'une espèce donnée est élevée, plus les différences psychologiques parmi les unités individuelles sont grandes. L'homme est l'espèce la plus hautement organisée ; par conséquent, ces variations entre individus sont les plus grandes. À la fois qualitativement et quantitativement, des différences psychologiques existent dans toutes les structures du modèle de personnalité humaine. L'expérience nous apprend que les différences psychologiques entre les gens sont souvent la cause de problèmes. Nous ne pouvons surmonter ces problèmes que si nous acceptons les différences psychologiques comme une loi de la nature et que nous en apprécions la valeur créative. Ces différences sont un grand cadeau pour l'humanité, permettant aux sociétés humaines de développer leurs structures complexes et d'être hautement créatives tant au niveau individuel que collectif. Grâce à la variété psychologique, le potentiel créatif de toute société est cent fois plus élevé qu'il ne pourrait l'être si notre espèce était psychologiquement plus homogène. La personnalité humaine normale est constamment en train d'apprendre, de se développer, de changer. Un processus évolutif perpétuel est la situation normale. Certains systèmes politiques et religieux essaient d'induire une stabilité et une homogénéité excessives dans nos personnalités, mais ceci malsain pour l'individu et la société d'un point de vue psychologique. Une société correctement éduquée psychologiquement connaîtra et comprendra les différences, et sera aussi au courant de la chose essentielle que les humains normaux ont en commun : la capacité à développer une conscience mature. De cette manière, les différences pourront être célébrées et le potentiel créatif pleinement optimisé. Silvia Cattori : Si nous trouvons de plus en plus de manipulateurs et de gens pervers à tous les niveaux, est-ce parce que notre société favorise les narcissiques et les individualistes ? Henry : N'est-ce pas ce que nous voyons avec les valeurs des néolibéraux ? L'idée entière du capitalisme est une idée narcissique. Aux États-Unis, qui sont le modèle affiché au reste du monde, on nous dit : « tout le monde peut devenir président ». C'est le mythe du succès individuel. « Visez la Première place. » « Si vous travaillez suffisamment dur, vous aussi, vous pourrez devenir riche et réussir. » « Si vous échouez, c'est votre propre faute ». Face à cette mythologie, cette idéologie, les psychopathes sont mieux équipés pour la réussite que les gens de conscience, parce qu'ils n'ont pas de sensibilité éthique ou morale qui mettrait un frein à leurs actions. Ils sont tout à fait disposés à écraser n'importe qui pour arriver au sommet : poignarder dans le dos, mentir, répandre des histoires sur leurs rivaux sont tout à fait acceptables, sans jamais perdre de temps avec des remords. L'imposition du néolibéralisme au reste du monde est aussi un moyen de ponériser de plus grandes parties du globe. C'est une idéologie pathologique cachée sous une pseudo-science économique. Silvia Cattori : Commettons-nous une erreur quand nous imaginons que les souffrances créées par Israël en Palestine et par les États-Unis en Afghanistan et en Iraq prendront fin le jour où Bush ou Olmert, ou tout autre individu, quitteront le pouvoir ? Les causes sont-elles systémiques et même imperméables aux changements de parti politique et de gouvernement ? Henry : Oui. Regardez les États-Unis. Chaque parti est le reflet parfait de l'autre. Pour préserver l'image de la démocratie, les deux sont nécessaires, les deux servent les mêmes maîtres. Mais il n'y a aucun leader aux États-Unis qui se lève et parle du génocide des Palestiniens. La mort de centaines de milliers d'Iraquiens est passée sous silence. Il n'y a pas de place pour la conscience au sein du gouvernement étasunien, des deux partis. Et le contrôle de la presse, sans parler d'autres moyens comme le chantage et les menaces, s'assurent que ceux qui pourraient parler n'aient pas les moyens de le faire. Israël est un État fondé sur un grand mensonge : un « être suprême » a déclaré qu'un petit groupe de gens était « son peuple élu » et il leur a donné un petit bout de terre au Moyen-Orient il y a des milliers d'années. Le grand mensonge d'Israël et du judaïsme est aussi le mensonge fondamental du christianisme et de l'islam, les deux autres religions monothéistes. Nous avons donc une grande partie du monde qui vit depuis des milliers d'années avec des systèmes de croyance outrageusement absurdes - si on prend les enseignements au pied de la lettre et non comme des expressions déformées d'une vérité spirituelle supérieure sous-jacente. Comment le fait de changer un des joueurs individuels (quel qu'il soit) de ce système va-t-il changer une dynamique qui se déploie sur des milliers d'années ? La structure pathocratique décrite par Lobaczewski s'applique non seulement aux gouvernements, mais aussi aux autres groupes et organisations - partout où le pouvoir s'accumule. Les organisations religieuses et les mouvements de libération peuvent entrer en ponérisation, et ce qui à l'origine était peut-être un outil de libération devient un outil d'asservissement. Si, comme Lobaczewski le suggère, les psychopathes essentiels se reconnaissent entre eux et sont capables d'oeuvrer de concert pour atteindre des objectifs communs propres à leur « espèce para-spécifique », en opposition avec nos intérêts, alors nous avons là un mécanisme qui explique une structure de contrôle qui s'étend au loin, dans les brumes du passé, lorsque les premiers psychopathes établirent la première pathocratie. Soudainement, des théories qui jusque là avaient été rabaissées au niveau de « théories du complot » peuvent être examinées sous une nouvelle lumière, par des méthodes qui expliquent comment elles peuvent exister. Je pense qu'il s'agit là d'un domaine très important à explorer plus avant. On peut poser une autre question : quel effet le fait de croire à un mensonge produit-il sur la personnalité ? Y a-t-il une pathologie qui soit fondée sur l'acceptation d'un mensonge fondamental comme pierre angulaire d'un système de croyance ? Des études ont été réalisées sur la « croyance » et le caractère des vrais croyants. Mais si l'erreur originale n'était pas tant la croyance que la croyance en un mensonge ? Toute croyance est-elle une croyance en un mensonge parce que notre savoir est imparfait ? Et une fois que nous sommes fixés sur la « croyance » envers et contre tout, subissons- nous une distorsion de notre personnalité ? Mais pour revenir à votre question, il semble qu'Israël ait une place spéciale dans le monde aujourd'hui. Il peut ignorer la loi internationale et ne pas s'inquiéter d'avoir à rendre des comptes. Il peut déclencher des attaques brutales contre les Palestiniens et pourtant, il est toujours dépeint comme la victime - une tactique typiquement psychopathique. Les attaques contre les juifs dans le monde entier sont cataloguées et dénoncées tandis que les mêmes actes commis contre les Arabes et les musulmans sont acceptables - un autre trait psychopathique. Nous avons émis l'hypothèse dans d'autres livres que nous avons publiés, comme 911 : The Ultimate Truth, que les psychopathes au sommet de la pyramide ont choisi d'utiliser les juifs pour qu'ils jouent un rôle spécial dans le déclenchement d'une grande purge de la population humaine. L'idée qu'il existe une grande conspiration juive est l'histoire dissimulatrice diffusée par les pathocrates psychopathiques pour couvrir leurs propres plans. Il y a bien un complot, mais il n'est pas juif ; il est pathologique. Silvia Cattori : Les choses ne peuvent-elles qu'empirer parce que le Mal macrosocial est le même Mal qui affecte l'humanité depuis l'aube des temps ? Un Mal en quelque sorte inhérent à la nature humaine et devant lequel nous sommes impuissants ? Henry : Le Mal n'est pas inhérent à la nature humaine - du moins pas aux humains normaux qui ont été correctement éduqués. Cette question est un des points les plus importants soulevés par Lobaczewski dans son analyse du système pathocratique. Ce Mal systémique vient d'un petit groupe de gens qui n'ont pas de conscience, soit parce qu'ils sont nés comme ça, c'est-à-dire que ce sont des psychopathes génétiques, soit parce qu'en raison de blessures subies dans leur enfance, ou de leur éducation, leur conscience est morte ou s'est flétrie. Par exemple, Lobaczewski pense que Staline était un caractéropathe. C'est à dire qu'il n'était pas né psychopathe, mais les traits pathologiques se développèrent suite à des blessures subies dans son enfance. Son type de pathologie peut être identifié. Donc en fait, les recherches de Lobaczewski sont libératrices parce qu'elles nous délivrent de l'idée que ces actes horribles commis par le Mal font partie de la « nature humaine » normale. Ces individus sont comme des microbes pathogènes dans un corps - comme un cancer dans la société, ou comme la lèpre. Certainement, un corps peut être rongé et détruit par la maladie, mais c'est du fait de la maladie, pas du corps lui-même. Nous ne saurons pas réellement ce qu'est la nature humaine tant que nous n'aurons pas supprimé l'influence pathocratique et que nous ne serons pas capables de fonder une société vraiment humaine, c'est-à-dire menée et caractérisée par des valeurs en accord avec notre nature la plus élevée, notre conscience. Silvia Cattori : Nous avons vu la facilité avec laquelle un George Bush ou un Tony Blair sont capables de mentir. Ils ne clignent même pas des yeux, lorsqu'ils mentent éhontément. Pensez-vous que des menteurs comme Bush et Blair, qui présentent les caractéristiques du narcissique et du manipulateur, soient nés pervers/pathologiques ? Henry : Nous ne sommes pas psychologues et nous ne donnerons aucun diagnostic concernant des individus précis. Nous notons cependant que des histoires sur Bush ont circulé, d'après lesquelles il faisait exploser des grenouilles avec des pétards quand il était enfant. Il est également complètement irresponsable. Rien n'est jamais sa faute. Blair a le charme tranquille si fréquemment remarqué par les psychologues étudiant la question de la psychopathie. En ce qui me concerne, ce sont des personnages pathologiques. Mais ce qui est important, c'est le système, le système pathocratique. Les individus jouent différents rôles au sein du système selon leur type. Silvia Cattori : Ces traits sont-ils intrinsèques à l'individu et peuvent-ils être corrigés ? Henry : La correction dépend de beaucoup de variables... Avant de penser à corriger ces anomalies, il nous faut trouver les moyens de nous protéger de leur influence. Cela signifie, primo, d'admettre que de telles personnes existent et se retrouvent à des postes de pouvoir, et secundo, d'apprendre à reconnaître les signes de leurs manipulations et les caractéristiques pathologiques de notre propre processus de pensée, afin de nous libérer de leur influence. Laura : Comme le dit Henry, il y a beaucoup de variables. Quand on parle des psychopathes, spécifiquement, le consensus général actuel est que non seulement on ne peut les guérir, mais qu'on ne peut les traiter. Le premier problème est que si vous voulez traiter une maladie, vous devez avoir un patient. Le mot patient vient du latin et signifie « souffrir .» Un patient, par définition, est quelqu'un qui souffre et cherche un traitement. Les psychopathes ne ressentent pas de détresse et ne pensent pas qu'il y ait quoi que ce soit qui n'aille pas chez eux, ils ne subissent pas de stress ou de névrose, et ne recherchent pas de traitement volontairement. Ils ne considèrent pas que leurs attitudes et comportements soient en quoi ce que soit mauvais, et les nombreux programmes de traitement qui ont été établis pour les aider à « développer de l'empathie » et des compétences interpersonnelles n'y changent rien. Le psychopathe ne reconnaît aucun défaut dans sa psyché, aucun besoin de changer. Ils seront cependant d'accord pour participer à des programmes de traitement en prison afin de pouvoir être libérés. Quand on examina le taux de récidive des psychopathes et d'autres criminels en traitement, on découvrit que le taux de récidive général était aussi élevé dans le groupe traité que dans le groupe non traité, 87% et 90% respectivement, cependant le taux de récidive violente était considérablement plus élevé dans le groupe traité que dans le groupe non-traité : 77% et 55% respectivement. Par contraste, les non-psychopathes traités avaient des taux considérablement plus bas de récidive générale et violente - 44% et 22% respectivement - que les psychopathes non traités - 58% et 39% respectivement. Il semble donc que les programmes de traitement fonctionnent pour les non-psychopathes, mais aggravent en fait le cas des vrais psychopathes. Un journaliste canadien faisant un reportage sur cette étude a écrit : « Après leur libération, on a découvert que ceux qui avaient les meilleures notes en terme de « bonne réaction au traitement » et qui avaient les plus hautes notes en « empathie » étaient ceux qui étaient les plus enclins à récidiver après leur libération. » Voilà les psychopathes : ils peuvent simuler n'importe quoi pour obtenir ce qu'ils veulent. La question est celle-ci : comment une thérapie peut-elle empirer le cas d'une personne ? Robert HARE émet la suggestion que la thérapie de groupe et la thérapie d'orientation psychanalitique aide en réalité les psychopathes à développer de meilleurs moyens aux fins de manipuler, tromper et se servir des gens, mais ne les aide en rien à se comprendre eux-mêmes. Freud arguait que les psychopathes ne pouvaient être traités par la psychothérapie, précisément parce qu'avoir une conscience était un pré-requis nécessaire pour faire appel à la psychothérapie. C'est la conscience, jointe à la capacité de se préoccuper des autres, qui poussent à l'examen attentif de nos motivations - tout cela est à la base de notre comportement. Les psychopathes, eux, n'ont pas de conscience et n'éprouvent pas d'intérêt pour les autres, par définition. Silvia Cattori : Comment peut-on savoir si l'on n'est pas soi-même psychopathe ? Que l'on n'a pas soi-même été influencé par les effets de leur perversion/pathologie pendant qu'ils occupaient des postes de pouvoir au sein d'une administration où nous nous trouvions - au sein d'un syndicat, d'un parti politique ou d'ailleurs ? Laura : Pour la première partie de votre question, laissez-moi vous dire que ce n'est pas une question inhabituelle - pour un être un humain normal - mais maintenant, vous avez probablement compris que si une personne pense qu'il pourrait y avoir quelque chose « qui ne va pas » chez elle, c'est qu'elle n'est pas psychopathe ! Souvenez-vous : le/la psychopathe ne peut tout simplement pas concevoir que quelque chose n'aille pas chez lui/elle. Henry : Il est tout à fait possible - à vrai dire, terriblement commun - de devenir ponérisé, selon les termes de Lobaczewski, c'est-à-dire d'être infecté par ce mal. C'est ce qui arrive quand vous commencez à accepter le raisonnement pathologique comme quelque chose de normal. Nous avons utilisé l'exemple de Madeleine Albright plus haut. Prenez le sport professionnel, comme autre exemple. L'intimidation sur le terrain en tant que composante légitime d'un sport comme le football est aujourd'hui acceptée comme quelque chose de normal. Nous avons vu durant la dernière Coupe du Monde, l'an dernier, que Materazzi avait impitoyablement provoqué Zidane pendant le match de finale. Les gens n'ont rien trouvé à redire. Ils acceptent que cela fasse partie du jeu aujourd'hui. Cependant, une telle violence verbale n'a rien à voir avec le football. Elle ne fait partie du jeu que parce que le monde du sport professionnel, et le monde du sport en général, ont été ponérisés. Ce qui est pathologique a fini par être accepté en tant que norme. Et dès qu'une influence de ce type est acceptée, cette infection s'étend. Quand nous commençons à faire nôtres des formes de pensées pathologiques, à les accepter en tant que normes, notre capacité à réfléchir se détériore. Silvia Cattori : Quand vous entendez des journalistes, des hommes d'État, des intellectuels et des écrivains, qui incitent le monde à faire la guerre à l'Iraq, à l'Iran, parce que c'est utile à Israël ou parce que nous avons besoin de leur pétrole, quelle est votre réaction ? Laura : Je vois que cette question s'adresse au Dr Lobaczewski. Je tiens à souligner qu'Andrzej est très âgé et souffrant. Il est à peine capable de lire parce que ses yeux sont en mauvais état, et donc il n'est pas du tout au courant des événements actuels. Lorsque nous discutons de ces choses avec lui et lui exposons ce qui se passe réellement - une information à laquelle il n'a normalement aucun accès - il est terriblement attristé. Si seulement je pouvais vous montrer à quel point cela nous fend le coeur de voir sa peine. Notre réponse à sa tristesse qui est si poignante, quand vous réalisez ce qu'il a enduré durant toute sa vie, est de le protéger, de faire le travail en son nom et de lui assurer que tout ce qui peut être fait pour partager la connaissance à laquelle il a consacré toute sa vie, sera fait. Personnellement, je voudrais lui offrir un peu de paix par la promesse que nous avons repris le fardeau, et qu'il peut maintenant se reposer. Silvia Cattori : Quand vous dites qu'il y a environ 6% de pervers/d'invidus pathologiques dans la population humaine, comment êtes-vous arrivés à ce nombre ? Henry : Les 6% de Lobaczewski viennent de son analyse et de celle des autres membres du groupe avec lequel il travaillait. Mais c'était pour la Pologne. Il est possible que les taux varient selon les pays, suivant leurs histoires particulières. Si nous regardons l'Amérique du Nord ou l'Australie, des régions en partie colonisées par des gens forcés de quitter leurs foyers, des criminels, des aventuriers, nous pouvons nous demander si la perspective de conquérir des continents peut ou non avoir attiré certains types plus que d'autres. L'histoire de l'Ouest américain par exemple, et le génocide des peuples indigènes, n'indiquent-ils pas une incidence plus élevée de psychopathie ? Peut-être le niveau aux États-Unis est-il plus élevé aujourd'hui à cause de cela. Laura : Une récente étude portant sur une population universitaire a suggéré la possibilité que 5% ou plus de cet échantillon soit considéré comme psychopathique. C'était une étude sérieuse destinée à dénicher les psychopathes qui ne sont pas criminels mais qui sont, au contraire, des individus qui réussissent au sein de la communauté. Cette étude a aussi démontré que la psychopathie se produit bien au sein de la communauté et à un taux probablement plus élevé que prévu ; et il apparaît que la psychopathie et les troubles de la personnalité se recoupent peu, en dehors du « Trouble de la personnalité antisociale ». Manifestement, un travail est nécessaire dans le but de comprendre les facteurs qui différencient le psychopathe qui respecte la loi (bien qu'il ne respecte pas la morale) du psychopathe qui enfreint la loi. Cela éclaire un des problèmes majeurs de la recherche qui a été menée jusque là, et qui s'est concentrée principalement sur des échantillons médicolégaux. Silvia Cattori : La psychopathie inclut-elle les hommes et les femmes en général ? Laura : Bien que la grande majorité des psychopathes soient des hommes, il y a des femmes psychopathes. Le rapport est de plus d'un homme sur dix contre approximativement une femme sur cent. Silvia Cattori : Comment avez-vous établi que c'était plus fréquent chez les hommes ? Cela signifierait que sur l'ensemble de la population, presque une personne sur dix a des tendances psychopathiques plus ou moins fortes la poussant à créer un climat de conflit ? Laura : Cela a été établi comme moyenne d'après différentes études. Comme celle citée plus haut portant sur une population universitaire (des étudiants en psychologie, d'ailleurs, ce qui devrait nous faire réfléchir !) donne un chiffre de 5% ou plus, nous pourrions penser que ces chiffres aussi élevés étaient dus à l'échantillon. D'autre part, cette étude a peut-être révélé des individus au comportement psychopathique qui n'étaient pas nécessairement de vrais psychopathes. Bien sûr, le chiffre pourrait être plus élevé à tel ou tel endroit, dans telle profession comparée à telle autre, etc. Ce qu'il est nécessaire de garder à l'esprit, c'est que les psychopathes, à cause de leur nature, s'élèvent au sommet quel que soit le milieu où ils se trouvent. Alors ne vous imaginez pas qu'ils sont en bas de l'échelle sociale, dans les bas-fonds de la société, et que vous ne les rencontrerez pas ou ne serez pas affectés par eux. Silvia Cattori : Ce pourcentage semble très bas. Concerne-t-il seulement les pervers qui ont une position dominante et qui sèment la discorde et le désordre où qu'ils aillent ? Henry : Il peut sembler bas parce que dans une société ponérisée, beaucoup de gens deviennent infectés par la maladie. Ils voient ce que font les autres, et n'étant pas assez forts eux-mêmes pour suivre leur propre code moral, si ce code diffère de celui de leurs voisins, ils suivent le troupeau. Ces gens sont le soutien de base du statu quo. Ils ne sont peut-être pas eux-mêmes psychopathes, mais ils soutiennent et défendent le statu quo. Un autre aspect pour maintenir le soutien de base est le recours à la crainte, à des menaces ouvertes d'emprisonnement et de torture, à la crainte d'être étiqueté comme différent, comme « opposant au régime », et autres jugements de même acabit. Laura : Gardez aussi à l'esprit les 12% d'individus sensibles à l'influence et au mode de pensée psychopathique. À la fin, vous avez un total de 18% ou plus d'une population donnée qui cherche à soumettre et à contrôler le reste. Si vous considérez alors ce reste, les 82%, et gardez à l'esprit la bell curb [courbe de Gauss - NdT], au moins 80% du reste suivra celui - peu importe qui - qui est au pouvoir. Et puisque les psychopathes ne sont aucunement limités dans leurs actes pour arriver au sommet, ceux qui sont au pouvoir sont généralement pathologiques. Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, ce sont les individus corrompus qui recherchent le pouvoir. Silvia Cattori : Le conflit semble être une forme de nourriture pour ce type de personnalité perverse/pathologique. Parce qu'il leur permet de projeter leur agression, leur violence, sur les autres et d'éviter de se remettre en question ? Henry : On pourrait dire que, n'ayant pas d'émotion en propre, ils se nourrissent de leur pouvoir à déclencher les émotions des autres. Ils jouissent du pouvoir que cela leur donne. Être « au-dessus » de telles démonstrations émotionnelles les fait se sentir supérieurs. Silvia Cattori : Votre analyse du mensonge est très pertinente. Quand vous démontrez que le menteur a toujours raison, vous êtes très convaincant. Il y a là une nouvelle matrice pour comprendre comment fonctionnent les psychopathes. Vous expliquez très bien ce mécanisme du mensonge. Le mensonge est leur manière de fonctionner et de gagner. Je voudrais en savoir plus sur ce mécanisme du mensonge et sur ses effets. Comment fonctionne-t-il ? Ces menteurs sont-ils présents dans tous les domaines ? Henry :Mentir est une stratégie très efficace, parce que très peu de gens pensent qu'il y a des menteurs purs et durs dans la société, des gens qui mentent systématiquement. Pensez à un divorce ou à une autre affaire exposée devant un juge et des jurés. La plupart d'entre nous se rendra aux audiences avec en tête l'idée que la vérité est quelque part entre les deux. Les deux parties en conflit dans une affaire raconteront leur histoire, chacun embellissant un peu sa version, chacun se mettant sous son meilleur jour, et le juge ou le jury supposeront que la vérité est quelque part entre les deux. Mais qu'arrive-t-il quand l'un des deux individus est un menteur et que l'autre dit la vérité ? Le menteur est à son avantage parce que le juge ou le jury s'attendra encore à ce que la vérité soit quelque part entre les deux. Donc, quelqu'un qui est victime d'un menteur et d'un manipulateur ne peut s'en sortir. Dire la vérité ne peut rendre à cette personne toute la justice qu'elle mérite, tandis que l'auteur d'un crime tirera toujours quelque chose du mensonge. La vie quotidienne est comme ce tribunal. On est toujours disposé à donner aux autres le bénéfice du doute, si l'on est une personne morale. Le menteur et le manipulateur ne feront jamais cela et utiliseront contre elle la bonne volonté de la personne de conscience. Mentir est donc toujours une stratégie gagnante. Cela peut en soi être le signe que nous vivons au sein d'un système pathologique ! Laura : Quand on considère la structure interne infantile du psychopathe, il n'est pas si difficile de comprendre l'aspect du mensonge. Le psychopathe ne ment même pas réellement, il « crée juste une réalité » afin qu'elle se conforme à ses désirs. Je vais essayer d'expliquer. La réalité psychopathique existe de façon arbitraire : ils déclarent que les choses sont ainsi. Pour eux, ces déclarations représentent la réalité. La déclaration du moment peut contredire ce qu'ils ont dit à un autre moment. Cela ne signifie rien pour eux. Ils n'essaient jamais de gérer la contradiction car pour eux, il n'y a pas de contradiction. Souvenez-vous, les psychopathes ne peuvent comprendre des abstractions comme l'espace et le temps, et ce qu'ils ont dit il y a un moment sous le coup d'impulsions diverses est maintenant du passé, et par conséquent n'existe plus. Les psychopathes démontrent un manque total de compréhension de ce que nous appelons les « faits ». Les humains normaux ont réellement du mal à concevoir cela, parce que pour nous, les faits font fondamentalement partie de notre vie. Nous vivons par eux, nous évaluons et jugeons en fonction d'eux. Nous établissons des faits, ensuite nous procédons à des tests et établissons d'autres faits. Quand nous débattons, nous commençons par des faits et montrons comment nous tirons nos conclusions à partir de ces faits. Les psychopathes ne font pas cela. Cependant, parce qu'ils projettent leur propre structure interne sur les psychopathes, la plupart des gens ne comprennent pas cela. Les humains normaux qui ont un mode de pensée psychopathique essaient de se convaincre qu'il existe une autre raison expliquant cette bizarre condition mentale. Quand les psychopathes ne se préoccupent pas des faits, nous pensons que c'est intentionnel, qu'ils jouent un jeu avec nous. Nous pensons qu'ils sont bien au courant des faits, mais qu'ils ne veulent pas l'admettre. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Les psychopathes ne savent pas ce que sont les faits. Le concept de fait est en réalité une abstraction qu'ils ne peuvent saisir. Un cas illustrant cela est rapporté par un psychothérapeute : il demanda à sa patiente, une psychopathe, d'observer une chaise située à environ 1,80 mètre, près du mur. Il lui demanda ensuite de décrire la chaise. Ce qu'elle fit, de manière assez détaillée, excepté pour les pieds. La chaise qu'elle décrivit n'avait pas de pieds. Le thérapeute le lui fit remarquer, et lui demanda comment la chaise pouvait être suspendue en l'air, sans pieds pour la soutenir. Elle répondit : « Je l'ai posée là. ». Le thérapeute demanda : « Si vous regardez ailleurs, tombera-t-elle par terre ? » Elle dit : « Non. Si je regarde ailleurs, la chaise n'est plus là ». Le thérapeute demanda : « Si vous regardez ailleurs, et qu'il s'avère que la chaise est toujours là ? ». Elle ignora la question. L'idée populaire New Age basée sur l'adage « on se crée sa propre réalité » est un exemple de la manière dont la pensée psychopathique a infiltré notre société. Le principe est : « Si suffisamment de gens croient que quelque chose est vrai, alors ce qu'ils croient EST la réalité. » En réponse à cela, on peut faire remarquer avec raison : « Il fut un temps où tout le monde, pour ce que nous en savons, croyait que le soleil tournait autour de la terre. C'était faux, et le croire n'y changea rien ». Mais si vous demandez à un psychopathe : « Êtes-vous en train de dire qu'à cette époque, le soleil tournait en fait autour de la terre - et que c'est seulement pour obéir à un changement de pensée chez les gens que la terre s'est mise à tourner autour du soleil ? », il vous ignorera ou vous accusera de déformer les « faits ». Un être humain normal pensera naturellement que le refus du psychopathe à répondre à cette question, le fait qu'il se retourne contre vous en vous accusant de présenter les faits (ainsi que lui-même) sous un faux jour, est une admission tacite que ce qu'il dit est faux. Mais vous auriez tort sur ce point. Face aux preuves qu'ils ont tort, les psychopathes n'hésitent pas à faire des déclarations et des affirmations concernant sur ce qu'ils insistent être la réalité. Ron Suskind, ancien reporter au Wall Street Journal et auteur de The Price of Loyalty : George W. Bush, the White House, and the Education of Paul O'Neill, a écrit :
« Au cours de l'été 2002, après avoir écrit un article dans Esquire qui déplut à la Maison Blanche - article parlant de l'ancienne Chargée de communication de Bush, Karen Hughes - je rencontrai un conseiller en chef de Bush. Il exprima le mécontentement de la Maison Blanche, puis me dit quelque chose que je ne compris pas totalement sur le moment - mais qui, je le crois maintenant, plonge au cœur même de la présidence de Bush. L'assistant déclara que les types comme moi faisaient partie "de ce que nous appelons la communauté fondée sur la réalité", qu'il définit comme les gens qui "croient que les solutions émergent de [leur] observation judicieuse de la réalité discernable". J'acquiesçai et murmurai quelque chose à propos des principes des Lumières et de l'empirisme. Il me coupa : "Le monde ne fonctionne plus réellement ainsi" . "Nous sommes un empire maintenant, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité - comme vous le faites, judicieusement - nous agissons à nouveau, créant de nouvelles réalités, que vous pouvez étudier aussi, et c'est ainsi que les choses se règleront. Nous sommes les acteurs de l'Histoire... et vous, vous tous, il ne vous restera qu'à étudier ce que nous faisons" ».
Ils ne mentent pas réellement - ils créent de « nouvelles réalités ». Rien de ce que nous appelons réalité n'est réel pour eux. Quand un être humain normal parle d'une chaise, il se réfère à une chaise qui tient sur ses propres pieds. Elle est là, que quelqu'un la voie ou non, que quelqu'un la mentionne ou non, que quelqu'un « déclare » ou non sa présence. Elle a sa propre existence souveraine. Mais il n'en est pas ainsi pour les vrais psychopathes. Les psychopathes, avec leur structure interne infantile, sont inaptes à comprendre que tout ce qui n'est pas eux existe en propre, séparé d'eux. Quelque chose ne devient réel qu'à partir du moment où ils reconnaissent cette réalité, et ils ne reconnaissent que ce qui est important pour eux en terme de ce qu'ils désirent, de ce qui leur procurera du plaisir. Quand un être humain normal demande que les déclarations du psychopathe soient évaluées, le psychopathe déclare que celui qui fait une telle demande n'a aucune intégrité, ce qui signifie réellement que leur position - leur déclaration - ne tient pas ! Du point de vue du psychopathe, le monde est comme une scène holographique. Ils « déclarent » l'existence des choses. Tout est hologramme. Ils programment les hologrammes. Ils interagissent avec eux de toutes les manières qui leur conviennent. Ils sont sous leur contrôle total. Quand ils décident de supprimer un hologramme, il disparaît. Un hologramme n'est pas censé penser par lui-même. Un hologramme n'est pas censé mesurer, évaluer, apprécier, etc. Et surtout, un hologramme n'est pas censé critiquer son maître. Quand cela arrive, ils le châtient d'abord pour le ramener dans le rang. Si cela ne marche pas, ils le font « disparaître ». Et s'ils doivent le tuer pour ce faire, c'est ce qui arrive. L'expérience a montré que peu importe ce que nous disons, ce que nous leur faisons remarquer, la quantité de preuves fournies, cela ne signifie rien pour les psychopathes. Ils n'ont qu'un but : nous tromper afin qu'on les classifie comme humains normaux de sorte qu'ils puissent continuer à nous duper, nous contrôler et nous utiliser pour leur propre pouvoir et gloire, parce que c'est ce qui leur donne du plaisir. Silvia Cattori : Il y a par conséquent une interaction constante : l'individu pervers/pathologique ne peut dominer seul et a besoin d'alliés. Il doit donc former des clans et les unifier, offrant des avantages à ceux qui servent ses intérêts. Avantages qui les lient ensuite à eux, les maintiennent assujettis ? Autrement dit, si le système est pervers, alors chacun devient pervers et tout est perdu ?! Henry : Oui et non. Il existe des faiblesses inhérentes au système pathocratique. Mais cela prend du temps. Lobaczewski décrit la dynamique à l'œuvre dans les pays de l'Est sous le communisme. Les pathocrates sont incapables de faire quoi que ce soit d'authentiquement créatif. Ils dépendent des gens de conscience pour leur créativité. Une société sans créativité est condamnée à périr tôt ou tard. Quand les principaux postes de pouvoir de cette société, du gouvernement, de l'industrie, des affaires sont tenus par des pathocrates, le cycle dégénérescent commence. En même temps, les gens normaux commencent à voir la société pour ce qu'elle est, et ils inventent des stratégies de survie. Ils commencent à reconnaître que leurs dirigeants ne sont pas comme eux. Malheureusement, quand une société recouvre ses sens, une autre idéologie masquant un autre groupe - ou bien le même groupe sous un autre nom - de déviants est déjà en place, prête à prendre sa place. Quand le communisme s'écroula en Union soviétique et dans les pays d'Europe de l'Est, les pathocrates capitalistes étaient prêts à s'emparer du butin, et parmi les pathocrates, certains communistes furent même capables de trouver un nouveau « nid » confortable au sein des « nouvelles » démocraties capitalistes. La question est celle-ci : un tel processus a-t-il déjà commencé aux États-Unis - qui sont, à notre avis, le centre de gravité de la pathocratie aujourd'hui ? Étant donné que les pathocrates semblent motivés par un programme visant à réduire la population mondiale par millions sinon par milliards, par le biais des guerres ou d'autres moyens, nous sommes en droit de nous demander si nous aurons le temps de voir s'achever ce cycle. Nous ne sommes pas très optimistes. Mais même si une expression particulière de la pathocratie tombe, le système lui-même reste en place, émergeant ailleurs, au sein d'un nouveau « centre ». Silvia Cattori : L'exemple qui va dans cette direction est l'Iraq. Bush voulait la guerre à tout prix. Bush ment et il gagne. Il trouve des alliés de la même espèce que lui, comme Blair et Berlusconi. Les gens qui dénoncent leurs crimes et les combattent perdent. Cela semble être un parfait exemple de ce qui est décrit dans Ponérologie. Est-il impossible de dire non à ces monstres ? Henry : Comment dire non quand les médias sont complètement contrôlés par d'autres pathocrates ? Vous pouvez descendre dans la rue, comme des millions de gens l'ont fait avant l'invasion de l'Iraq, mais cela n'a pas d'importance parce que les dirigeants politiques pathocratiques ne se soucient absolument pas de ce que pensent les gens. Il leur est indifférent qu'il y ait des milliers ou des millions de gens contestant leur politique - ils ont d' effrayantes armes militaires à leur disposition. Ensuite, les médias ont déformé le message des dissidents et les ont présentés comme des traîtres. Ils sont toujours considérés comme des traîtres après quatre ans, alors qu'il est devenu clair comme de l'eau de roche que Bush and Co ont eu tort de faire la guerre et qu'ils ont menti sur tous les points. Pourtant, les États-Unis sont toujours en Iraq et il est politiquement impossible de réclamer plus qu'un simple « débat » sur une future réduction des troupes. Ainsi, une des questions est celle-ci : dans un environnement aussi contrôlé, combien de gens voient-ils la réalité ? Et une autre se pose : dans une telle réalité, comment les gens qui voient les mensonges réagissent-ils et répondent-ils en faveur d'un changement ? La majorité des gens ont eu leur conscience écrasée et ont accepté tant de compromis qu'ils sont incapables de penser ou de ressentir les choses correctement. Ils croient qu'il y a un nombre illimité de fondamentalistes islamiques se préparant à faire exploser leurs maisons et leurs écoles, peu importe la totale absurdité de cette idée, et malgré le fait que la majorité de tels attentats à la bombe soient des opérations « false flag ». Le fait bien établi que les agences de renseignement commettent des attentats à la bombe et accusent ensuite leurs opposants - il est impossible d'arguer que ce type de chose n'est pas une pratique régulière - devient moins crédible pour les gens aux États-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, que le conte de fées décrivant des centaines de fondamentalistes islamiques prêts à se faire exploser au nom d'Allah ! Repensez à ce que Lobaczewski écrit à propos du raisonnement confus qui se produit quand quelqu'un est en présence d'un psychopathe. Via les médias, cette confusion s'étend au-delà du contact personnel immédiat et devient un fléau affectant la société dans son ensemble. La société elle-même est infectée par la maladie. Et pour ceux qui luttent pour retrouver leur santé mentale et qui voient les mensonges, la puissance à laquelle ils sont confrontés est si écrasante qu'ils peuvent facilement abandonner. La tâche semble trop grande. Laura : Est-il impossible de dire « non » à ces monstres ? Non. Difficile ? Oui. Les individus qui pensent que le changement peut s'effectuer via des processus légaux ou politiques ne comprennent pas que les lois et la politique, en général, soient toutes deux créées et contrôlées par des individus pathologiques qui les établissent à leur avantage, et non à celui de leurs compatriotes . Ainsi, les lois et la politique sont-elles des mesures insuffisantes pour contrer une société pathologique engendrée par les efforts et l'influence des déviants. Une autre chose qu'il est important de retenir eu égard à la recherche de solutions via les moyens légaux ou politiques : la roublardise des déviants pathologiques est bien supérieure à celle des êtres humains normaux. La plupart des gens sont familiers de l'idée de la ruse exceptionnelle dont font preuve les fous, mais la psychopathie, sous ses différentes formes, possède un élément additionnel : le Masque de Santé mentale. Récemment, nous avons vu Cindy Sheehan s'éveiller au fait que le parti démocrate n'était qu'une autre idéologie derrière laquelle opérait la psychopathie. Elle est partie, et d'après ce que j'ai compris, a maintenant décidé que le « 911 Truth Movement » était l'endroit où il fallait être. Je suis désolée de devoir l'informer que les psychopathes supervisent aussi ce spectacle. Vous ne pensiez tout de même pas qu'ils commettraient des crimes comme le 11 septembre sans assurer leurs arrières par l'invention et le contrôle d'un « mouvement pour la vérité », n'est-ce pas ? Je reçois sans cesse des lettres de groupes d'action politique qui demandent de l'argent et du soutien. J'ai donné de l'argent et mon soutien, et j'ai aussi écrit de nombreuses lettres et e-mails leur disant que leurs « actions politiques » n'auraient aucun effet s'ils ne prenaient pas en compte la psychopathie dans l'équation. Ils étaient tous tellement certains que remettre les démocrates au pouvoir allait tout changer, mais le fait est que rien n'a changé. Tout cet argent et ces efforts ont été gâchés. Et maintenant, les gens s'en rendent compte alors que nous le disons depuis le début. Je le redirai encore - et continuerai à le faire : tant qu'on n'accordera pas à la connaissance et à la prise de conscience de l'existence d'êtres humains pathologiques toute l'attention qu'elles méritent, et qu'elles ne feront pas partie de la connaissance générale de tous les êtres humains, il n'y aura aucun moyen de changer les choses d'une manière efficace et durable. C'est la première priorité, et si la moitié des gens qui s'agitent pour la Vérité, pour arrêter la guerre ou Bush ou je ne sais quoi d'autre consacrait leurs efforts, leur temps et leur argent à dévoiler la psychopathie, cela nous permettrait peut-être de progresser. Finalement, le réel problème réside encore dans le fait que la connaissance de la psychopathie, et la manière dont les psychopathes dirigent le monde ont été efficacement cachées ; les gens n'ont donc pas la connaissance adéquate et nuancée dont ils auraient besoin pour apporter un véritable changement radical. À maintes reprises tout au long de l'Histoire, cela a toujours été « on prend les mêmes et on recommence ». Quand vous avez affaire à des psychopathes, vous avez affaire à l'esprit criminel, et quand de tels esprits tiennent des positions de pouvoir absolu - comme c'est le cas aujourd'hui - rien ne peut les retenir - et rien ne les retiendra, c'est une certitude. Bush (ou plus précisément, ceux qui tirent ses ficelles) a un contrôle quasi absolu de toutes les branches du gouvernement. Vous pouvez remarquer cela si vous observez soigneusement que, peu importe ce que Bush commet d'illégal, personne ne le prendra vraiment à partie. Tous les « scandales » qui ont fait surface, dont n'importe lequel aurait fait tomber toute autre administration, ne sont que des farces jouées pour le public, pour le distraire, pour lui faire penser que la démocratie est toujours active. Il n'y a que deux choses qui puissent soumettre un psychopathe : 1) un psychopathe plus puissant ; 2) le refus absolu et non-violent de tous les autres de se soumettre à son contrôle, quelles que soient les conséquences. Si toutes les personnes normales aux États-Unis (et ailleurs) arrêtaient tout et refusaient de participer à la réalisation du moindre objectif du programme psychopathique, s'ils le faisaient en masse, si les gens refusaient de payer leurs impôts, si les soldats refusaient de combattre, si les fonctionnaires et les « robots » dans les entreprises refusaient d'aller au travail, si les médecins refusaient de traiter les élites psychopathiques et leurs familles, tout le système s'arrêterait brutalement. Mais cela ne peut arriver que si les masses SONT INFORMÉES sur la psychopathie dans tous ses horribles détails. Ce n'est que s'ils savent qu'ils ont affaire à des créatures qui ne sont réellement pas humaines qu'ils peuvent avoir la compréhension de ce qu'ils doivent faire. Et ce n'est que quand ils seront suffisamment désespérés, au point que les malheurs que leur infligera le psychopathe au début de leur résistance paraîtront pâles en comparaison, qu'ils auront la volonté de le faire. C'est cela, ou bien la compréhension du monde que les psychopathes sont en train de créer pour leurs enfants, en tout cas l'amour pour l'humanité de demain, qui les motiveront à résister. Silvia Cattori : Est-ce que Chirac, après avoir dit non pour l'Iraq, a fait des concessions majeures à Bush par peur de devenir un homme de paille ? Les pervers ont-ils besoin d'hommes de paille ? Henry : Imaginez que vous êtes un politicien avec une conscience face à un monde dominé par des gens pour qui tous les moyens sont bons pour rester au pouvoir : chantage, intimidation, menaces. Dans quelle mesure le scandale en France sur les finances de Chirac quand il était Maire de Paris furent-elles utilisées pour le remettre dans « le droit chemin » ? Nous ne pouvons que spéculer. Nous savons que Bush espionnait illégalement les citoyens américains ; faisait-il cela pour collecter des données qui pourraient être utilisées pour faire chanter et intimider les politiciens ou les journalistes de l'opposition qui posaient trop de questions ? Je pense qu'il serait naïf de ne pas considérer cette possibilité. Laura : Je dis quelquefois en plaisantant qu'à présent, on peut probablement deviner qui sont les gentils en regardant ceux qui ont la plus mauvaise presse ! Mais ce n'est pas si simple. Nous ne pouvons oublier que la véritable guerre est celle de l'Élite psychopatique au pouvoir contre les Humains normaux. Les pervers ont-ils besoin d'hommes de paille ? Sûrement, cela fait partie de la mise en scène qu'ils élaborent pour nous. Tout comme cela fait partie de leurs tactiques de créer des attentats « false flags » pour diriger la haine contre ceux qu'ils souhaitent détruire, c'est totalement dans leur style d'opération de jouer au « good cop / bad cop ». C'est Machiavel 101. Silvia Cattori : La dynamique que vous décrivez est aussi apparente dans l'utilisation des médias ; les journalistes qui soutiennent les principes de l'axe Tel Aviv-Washington ont toute liberté de soutenir ces guerres. Font-ils aussi partie des monstres ? Devons-nous classer ces menteurs des médias dans la catégorie des 6% ? Comment se fait-il que le public ne voit pas que ce sont des imposteurs ? Henry : Une fois que le système est en place, ceux qui sont moralement faibles s'y rallient pour le défendre en échange de privilèges personnels. Leur propre intérêt les rend vulnérables à la contagion. En conséquence, chaque individu n'a pas besoin de faire partie d'un des nombreux types listés par Lobaczewski. Il y a des milliers d'individus moralement corrompus et faibles qui sont prêts à obéir aux ordres de ceux qui sont au pouvoir si cela leur apporte célébrité et fortune, ou ne serait-ce qu'une existence confortable et sans ennui. Ce qui ne veut pas dire que les médias sont exempts de psychopathes, caractéropathes, ou des autres types présentés par Lobaczewski. Silvia Cattori : Pour nous protéger du mal, il semble alors que chacun d'entre nous doive se demander s'il est en présence d'une de ces personnes perverses qui mentent et n'agissent que pour leur intérêt personnel. Mais les gens n'arrivent pas à croire que ces pervers/pathologiques sont des gens qui se nourrissent du mal, qui se nourrissent des conflits. Votre livre décrit cela de façon experte : les conflits sont leur nourriture ; ils adorent ces situations, ils ont besoin de cela pour exister. Une personne normale ne peut imaginer qu'au sein de la société, il y a un certain nombre de gens qui ne peuvent rien faire d'autre que de se nourrir du mal. Pensez-vous que les gens normaux sentent que quelque chose ne va pas mais qu'ils n'arrivent pas du tout à comprendre qu'ils sont des victimes et qu'ils souffrent à cause des mensonges et des manipulations des individus pervers/pathologiques ? Henry : Oui. Mais il faut un fort caractère pour se battre pour ce qu'on sait être juste face à une opposition sociale omniprésente. Nous avons aussi tendance à accorder aux autres le bénéfice du doute parce que nous projetons nos propres modes de pensée et de comportement sur eux. Si nous ne sommes pas conscients qu'il y a des gens qui sont soit génétiquement incapables d'éprouver de l'empathie et des sentiments envers les autres, soit dont la conscience a été réprimée et détruite à cause de ce qu'ils ont vécu (et ils ne peuvent être guéris), et si nous ne savons pas comment ils fonctionnent et manipulent, nous resterons des victimes. En tant que personne qui a fait partie d'organisations et d'associations militant pour un changement social, vous avez probablement vu la même dynamique à l'oeuvre. Le travail bénéfique et sincère de beaucoup de gens peut être détruit par les actions d'une seule personne. Cela ne donne pas beaucoup de chances au rétablissementt de la justice sur cette planète ! Ce n'est que quand ceux qui sont psychologiquement normaux parviendront à comprendre que nous avons un prédateur naturel, un groupe de gens qui nous voit comme une espèce « para-spécifique » qu'ils seront disposés à s'informer sur cette race semblable aux humains. Laura : S'il existe un travail qui mérite des efforts et une dévotion à plein temps pour aider l'humanité dans cette période sombre que nous vivons actuellement, c'est bien l'étude de la psychopathie et la propagation de cette information sur une très grande échelle. Pour celui qui veut réellement faire quelque chose, diffusons aux gens l'information sur les agents pathogènes sociaux, apprenons d'abord comment les identifier, et ensuite nous pourrons décider de la marche à suivre. Silvia Cattori : Les gens normaux, ceux qui ont une conscience, cherchent à trouver un compromis entre les deux. Diriez-vous qu'être gentil envers eux est une erreur parce que les individus pervers/pathologiques n'ont absolument aucune conscience, sont sans scrupule-s, et n'hésitent pas à s'emparer des postes au pouvoir, même s'ils sont incompétents ? Henry : Nous en avons parlé plus tôt quand nous avons décrit la société comme un tribunal où tout le monde chercherait la vérité quelque part entre les deux . Tant qu'il y aura une quelconque idée de compromis, les gens de conscience seront toujours les perdants. On doit retirer à ces déviants psychologiques toute position de pouvoir qui leur permet de dominer les personnes de conscience, point. Les gens doivent se rendre compte que ce genre d'individus existe, et ils doivent apprendre à les détecter eux et leurs manipulations. La partie difficile est qu'on doit aussi lutter contre ces tendances en nous à la compassion et à la gentillesse pour éviter de devenir des proies. Silvia Cattori : Les gens normaux ont besoin de garder en mémoire que tous les gens ne sont pas fondamentalement bons et ne prennent pas nécessairement des décisions qui sont bonnes pour la société. Les individus pervers/pathologiques se moquent de la moralité, pour eux, seuls leurs objectifs personnels comptent. Ils peuvent mentir sans se sentir le moins du monde impliqués dans ce qu'ils disent. Prenons le cas de Bush par exemple. Il peut dire n'importe quoi et il n'a pas du tout honte de mentir. Les individus pervers/pathologiques n'ont aucun scrupule à mentir, à détruire un pays, un peuple entier, tant que cela sert leurs intérêts ? Henry : L'idée que « tous les hommes naissent égaux » et que nous sommes fondamentalement bons nous est assénée depuis notre naissance. On nous enseigne que Dieu nous a fait à son image, et que nous avons tous une étincelle divine en nous. Mais la science nous montre que ce conte de fées religieux n'est pas vrai. L'humanité a un prédateur naturel, le psychopathe, et ce prédateur est invisible parce qu'il n'existe aucun signe facilement discernable qui permette de l'isoler. En outre, tout au long de l'Histoire, on nous a divisés en groupes en fonction de distinctions physiques, culturelles, religieuses, ou n'importe quel élément facilement reconnaissable mis en avant par les psychopathes, tandis que notre véritable ennemi est resté masqué. Nous avons même trouvé des livres traitant de psychopathie qui présentent l'argument que nous sommes tous psychopathes ! Nous voyons donc qu'il y a une tentative de sauver les apparences . Lobaczewski mentionne la psychologie et la psychiatrie comme outils utilisés par la pathocratie sous le communisme. Nous voyons la même chose aujourd'hui aux États-Unis. Il y a des déviants qui deviennent psychologues ou psychiatres et qui tentent de réécrire la psychologie du point de vue pathologique ! Silvia Cattori : Un des points faibles de notre société n'est-il pas la tolérance dont nous faisons preuve envers ces monstres ? Cela leur permet de créer plus de conflits et de tuer plus d'innocents. Henry : Est-ce de la tolérance ou de l'ignorance ? Les gens ne sont pas conscients qu'il existe une catégorie de gens, que nous qualifions parfois de « pas tout à fait humains », qui nous ressemblent, qui travaillent avec nous, que nous retrouvons dans toutes les races, toutes les cultures, qui parlent toutes les langues, mais qui n'ont pas de conscience - et s'il y a quelque chose qui sépare réellement les humains des animaux, je suggérerais que c'est cela : la conscience. Nous sommes tolérants envers les autres, en dépit des crimes les plus horribles, parce que nous projetons nos propres états intérieurs sur eux, nous supposons que quand ils expriment des remords, c'est qu'ils les ressentent vraiment. Mais pour ces déviants, il n'y a pas de remords, ce n'est qu'un rôle, un peu de comédie pour nous faire croire par la tromperie qu'ils sont « comme nous ». Silvia Cattori : Alors, la seule chose à faire est de continuer à dire la vérité. Et de nous dire que même si ceux qui mentent gagnent toujours contre la vérité, à long terme, quand de plus en plus de gens diront la même chose, petit à petit cette vérité permettra peut-être aux gens de réfléchir ? Henry : La vérité est la seule chose digne de nos efforts. Ce qui nous sépare du psychopathe est notre conscience, et notre conscience doit devenir la voix de la vérité. La vraie conscience - si nous l'écoutons - nous élève au-dessus de l'exemple du comportement animal établi par les pathocrates. Pensez aux horreurs d'Abu Grahib. Si la conscience de ces soldats (à supposer qu'ils en aient une) n'était pas endormie, ils auraient refusé de commettre ces atrocités. Si les milliards de gens dotés de conscience pouvaient entendre sa voix, il n'y aurait plus de guerre. On trouverait d'autres moyens pour résoudre les différends. Si nous écoutions notre conscience, il n'y aurait plus de famine parce que nous ressentirions la peine et la souffrance de ceux qui meurent de faim et nous serions incapables de ne pas faire quelque chosepour les soulager. Et dans nos propres vies, nous devons penser à la façon dont nous tuons notre propre conscience et commencer à faire des choix douloureux afin de l'écouter avant qu'elle ne disparaisse pour toujours. Silvia Cattori : En conclusion, il y a des manipulateurs partout. Ils forment une partie de la société qui est structurée selon ce modèle, une structure qui leur permet de se comporter selon ce fonctionnement psychologique pervers où qu'ils interviennent. Ce sont des gens à l'esprit tordus, qu'aucun code moral ne retient, prêts à tout pour défendre leurs intérêts. Ils sont de plus en plus nombreux. Ils ne sont pas nécessairement liés à une idéologie spécifique. Et dès que nous commençons à soupçonner quelqu'un d'appartenir à ce pourcentage de gens tordus, devons-nous adopter une attitude différente ? Henry : Oui. Nous devons apprendre à dire non aux manipulations. Cela signifie qu'il nous faut apprendre de quelles façons nous sommes manipulés, et refuser d'entrer dans leur jeu. Laura : De manière générale, une capacité à tricher, à entrer en compétition et à mentir s'avère être une adaptation extraordinairement réussie. Ainsi, l'idée que la pression de la sélection pourrait permettre à la sainteté de se répandre dans une société semble peu plausible en pratique. Il semble impossible de rivaliser avec les gènes qui promeuvent la compétitivité. « Les types bien » se font évincer ou leur « race » s'éteint. Les gens heureux ignorants de même. Aujourd'hui, le bonheur et la gentillesse sont de plus en plus rares, et la misère et la souffrance de ceux qui sont capables de ressentir de véritables sentiments, qui ont de l'empathie pour les autres êtres humains, qui ont une conscience, sont hélas monnaie courante. Et les manipulations psychopathiques sont destinées à nous rendre tous psychopathes. Néanmoins, une prédisposition à la conscience et à l'éthique, peut l'emporter si et quand elle est aussi capable de mettre en pratique l'altruisme le plus profond : faire de l'objet de son empathie l'idéal le plus élevé ; répandre la liberté et l'altruisme au sens abstrait, pour les autres, y compris nos descendants. En bref, nous devons investir notre « intérêt personnel» dans l'assurance collective que tous les autres sont heureux et bien disposés, aussi ; et en s'assurant que les enfants que nous mettons au monde ont le choix d'être heureux par nature et bienveillants les uns envers les autres. Cela signifie que si la psychopathie menace le bien-être de l'avenir du groupe - ce qu'elle est en train de faire actuellement - alors on ne peut s'en sortir que par un refus massif de se laisser dominer par elle au niveau personnel, individuel. Préserver la liberté pour soi-même au sens pratique préserve au bout du compte la liberté des autres. La protection de nos propres droits COMME ceux des autres, garantit la position de libre-arbitre et les chances de bonheur pour tous. Si les psychopathes mutants posent un danger potentiel, alors la véritable empathie, la véritable éthique, la véritable conscience, commandent le recours à une thérapie prophylactique contre les psychopathes. Ainsi, il apparaît qu'identifier les psychopathes, cesser d'interagir avec eux, les isoler de notre société, nous rendre indisponibles comme « nourriture » ou comme objets à tromper, manipuler et à utiliser, est la seule stratégie, la plus efficace, que nous puissions mettre en oeuvre. Notes : A. Lobaczewski. Ponérologie politique : étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques. Les Éditions Pilule rouge. PCL-R : Psychopathy Checklist - Revised : liste des caractéristiques psychopathiques - NdT Emil Kraepelin : psychiatre allemand (1856-1926) considéré comme le fondateur de la psychiatrie scientifique moderne. - NdT DSM : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) - NdT ASPD : Antisocial Personality Disorder : trouble de la personnalité antisociale - NdT ERP : Event Related Potential, Potentiel Évoqué en français (PE). En électroencéphalographie, un potentiel évoqué désigne le signal électrique produit par le système nerveux en réponse à une stimulation externe (son, lumière) ou interne (prise de décision, préparation motrice). Ce signal étant en général très faible, il est nécessaire de répéter l'enregistrement un grand nombre de fois de façon à moyenner toutes ces mesures et à obtenir une caractérisation du potentiel évoqué qui soit fiable. Source : Wikipédia - NdT La tâche de décision lexicale est une expérience comportementale, c'est-à-dire une expérience visant l'exploration psychologique d'un comportement. Elle consiste à présenter des mots ou des pseudomots (chaînes de caractères qui respectent les règles phonotactiques de la langue, comme cateau). On demande alors aux sujets de répondre le plus rapidement et le plus précisément possible si c'est un mot ou un pseudomot. Cette tâche peut être visuelle ou auditive. Source : Wikipédia - NdT On ne peut guérir ce que l'on ne connaît pas - NdT Les attaques false flag (littéralement : faux drapeau) sont des attaques menées sous le couvert du drapeau adverse, dans le cadre d'opérations spéciales - NdT Littéralement « gentil flic contre méchant flic ». C'est une technique policière éculée. Deux inspecteurs interrogent un suspect. L'un offre le café, une cigarette et s'évertue à détendre l'atmosphère. L'autre menace, crie, déstabilise. Scène classique, le second quitte la salle d'interrogatoire sous un prétexte quelconque et se met derrière une glace sans tain d'où il peut observer la suite des événements sans être vu. Le premier, le gentil, conseille au suspect de coopérer, car c'est le seul moyen de calmer son collègue qui est capable de commettre une « folie ». Source - NdT
source : http://fr.sott.net/article/9487-Le-truc-du-psychopathe-nous-faire-croire-que-le-Mal-vient-des-autres  

hibou ecrit Articles

Traduction : SOTT

Les psychopathes dirigent notre monde. 6 % de la population mondiale naissent psychopathes. Savez-vous ce que cela signifie pour le reste d'entre nous ?
Il m'aura fallu un certain temps pour le voir, mais j'ai fini par réaliser à quel point la vérité était évidente. Le monde n'a qu'un seul problème : les psychopathes. En réfléchissant à l'étendue de mon entêtement avant que je ne réalise à quel point les psychopathes représentaient un danger pour la société, j'ai pensé qu'il pourrait être utile d'inviter le lecteur à effectuer un exercice simple qui pourra, je l'espère, vous donner une idée du nombre de psychopathes qui existent parmi nous... et possiblement dans votre vie ! Ensuite, vous pourrez réfléchir à tout le tort qu'ils vous ont peut-être causé, à vous et aux autres personnes qu'ils connaissent. Enfin, vous pourrez appliquer ceci à l'actualité de la scène mondiale (et à l'Histoire) tandis que vous enrichirez vos découvertes en y incluant divers personnages publiques, idéologies et mouvements sociaux dans le monde. Pour cet exercice, je vais utiliser l'exemple de Facebook. Vous pourriez tout aussi bien utiliser d'autres réseaux sociaux, ou même un Rolodex. Ok, prêts ? Allons-y... La prévalence actuelle de la psychopathie est prudemment estimée à 4 % de la population. Certains experts soutiennent que ce nombre est supérieur : 6 % est un autre chiffre communément accepté. Un autre expert croit qu'on peut trouver des psychopathes chez 1/3 des hommes et 1/10 des femmes. Plus récemment, Kevin Dutton a annoncé le chiffre énorme de 10 %. Mais pour l'objectif de cet exercice, nous prendrons simplement le chiffre de 4 %, ce qui correspond à 1 personne sur 25. J'aimerais que vous preniez le nombre « d'amis » que vous avez sur votre compte Facebook et que vous le divisiez par 25. Statistiquement parlant, le résultat que vous obtenez correspondra au nombre de psychopathes parmi votre groupe « d'amis ». Tentons un exemple. Supposez que vous ayez 150 « amis » sur Facebook. Ce nombre divisé par 25 vous donne un chiffre de 6 psychopathes parmi vos « amis ». Cela peut vous sembler ridicule ou scandaleux, mais statistiquement parlant, ce nombre a de très grandes chances d'être vrai.

Ils ne portent pas littéralement des masques bien sûr, mais ils adaptent avec soin leur comportement afin de présenter l'image d'eux-mêmes qu'ils veulent que les autres voient. Maintenant, on pourrait dire que nous faisons tous un petit peu cela, parfois ou la plupart du temps et pour différentes raisons. La différence avec les psychopathes, c'est qu'ils le font tout le temps et pour une seule raison - vous manipuler - parce qu'il n'y a rien de réel derrière leur masque, juste un trou noir là où il devrait y avoir normalement une vraie personne.
Naturellement, la première chose dont nous avons besoin pour reconnaître les psychopathes, ce sont de critères fiables pour les identifier. L'outil standard officiellement reconnu est la PCL-R (Psychopathy checklist) du Dr Robert Hare, mais une bonne méthode empirique nous vient du Dr Martha Stout, qui a constaté que les psychopathes font toujours du mal à ceux qui les aiment, tout en essayant en même temps et constamment de susciter leur pitié. Les psychopathes sont essentiellement des gens sans conscience ni empathie, et (c'est important !) sans aucune capacité à développer de la conscience ou de l'empathie. Il s'agit d'une différence pour le moins frappante entre eux et nous. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de percevoir leur nature parce que les psychopathes sont conscients que l'absence de ce quelque chose si fondamental pour les relations humaines normales les fait se démarquer des autres, aussi ont-ils appris à porter un masque afin d'éviter d'être détectés par les individus et les sociétés qui constituent les proies dont ils se nourrissent. Gardez à l'esprit, cependant, qu'il existe une certaine variation (du moins en apparence) dans la mesure à laquelle les psychopathes correspondent aux critères (la PCL du Dr Hare et la définition du Dr Stout). Rares sont ceux qui correspondent à 100 %, parce que les fausses « personnalités » des psychopathes peuvent varier autant que celles des gens normaux. Cependant, derrière le masque de leur personnalité (souvent fabriquée), les psychopathes semblent motivés par le même besoin basique de dominer les autres d'une manière ou d'une autre. Le psychopathe est en essence une sorte de narcissique agressif, c'est à dire qu'il est égocentrique à un degré extrême... un égoïste hors-norme ! Ils peuvent essayer de se présenter comme des personnes humbles, mais si vous prêtez vraiment attention, vous verrez que leurs actions révèlent constamment qu'ils n'ont que leurs propres intérêts en tête. Ils ont également tendance à être charmeurs, du moins au début de toute relation que vous établissez avec eux. Ils croient qu'ils sont plus importants qu'ils ne le sont réellement (et tentent d'en convaincre les autres) et généralement, ils prennent très au sérieux leur personne et leur image. Parce qu'ils ne sont généralement pas à la hauteur de leurs propres auto-descriptions hors du commun, ils mentent, et ils le font fréquemment. Ils ont tendance à être manipulateurs, ce qui signifie que même s'ils ne blessent pas directement les autres, ils peuvent agir indirectement, comme par exemple en déclenchant des rumeurs ou en essayant de provoquer des disputes entre d'autres personnes. Ils ont tendance à ne pas afficher beaucoup d'émotions, ce qui en soi ne signifie pas grand chose, parce que l'on peut en dire autant d'un tas de personnes ordinaires, mais ils peuvent également en faire des tonnes dans la tentative de faire voir aux autres à quel point ils sont émotifs ! Je pense que ce qu'il faut retenir, c'est qu'ils feignent fréquemment des émotions qui sont inappropriées - soit trop, soit trop peu ou tout simplement totalement inadaptées au contexte. Cependant, toutes les émotions qu'ils manifestent ont tendance à être superficielles (du genre « larmes de crocodile ») et extrêmes, et finissent généralement par vous faire céder sur quelque chose que vous ne vouliez pas céder. Donc ce que vous recherchez ici, c'est une personne dont les démonstrations émotionnelles passent de 0 à 100 km/h en un bref instant, avec pour conséquence le fait que cette personne finit par obtenir ce qu'elle voulait.
Les psychopathes n'ont absolument aucun égard pour les sentiments des autres, qu'ils accusent généralement de « réagir de façon excessive » lorsque ces autres leur font remarquer leur insensibilité. Un des indices les plus révélateurs est qu'ils n'accepteront pratiquement jamais la responsabilité des conséquences de leurs actes, ni ne sembleront montrer un quelconque remords ou culpabilité lorsqu'ils blessent quelqu'un d'autre. Les psychopathes pourront présenter des excuses et afficher un certain degré de remords superficiel s'ils estiment, par stratégie, que la situation l'exige - ils savent à partir d'observations antérieures que ceux qui les entourent s'attendent à certaines réactions, parce que c'est ce qu'ils (les gens normaux) feraient dans ces circonstances - ou si cela leur permet d'obtenir ce qu'ils veulent. Bien qu'ils essaient de montrer qu'ils sont attentifs, ils ne ressentent pas réellement intérieurement ce que cela fait de se soucier des autres. Leurs actions ne seront motivées par aucun réel remords, et ils recommenceront. Ce qu'il vous faut rechercher ensuite, ce sont les contradictions dans le mode de vie global du psychopathe, le meilleur qualificatif pour décrire ce mode de vie étant celui de dépravé, sans parler d'une absence totale du sens des responsabilités. Les psychopathes ont tendance à vivre aux crochets des autres, prenant plus qu'ils ne donneront jamais. Non seulement on ne peut pas leur faire confiance, mais ils se comportent souvent de manière outrageusement irresponsable. Cependant, le problème ici est que les gens ont tendance à excuser les psychopathes pour leurs transgressions majeures, précisément parce qu'ils paraissent tellement incompétents. Ici, nous pensons aux nombreuses personnes qui déclarent que le gouvernement américain n'a pas pu commettre les attaques du 11 septembre parce qu'il est tellement « incompétent ». Eh bien, cela ne sera jamais que la moitié de l'histoire. Peut-on vraiment regarder en arrière et accepter l'idée que Dick Cheney n'avait aucune idée de ce qu'il faisait le 11 septembre quand il donna l'ordre de NE PAS abattre l'avion qui se dirigeait sur le Pentagone ? La point ci-dessus peut être épineux, parce que les psychopathes mènent souvent, selon toutes apparences, une vie tellement normale et « ennuyeuse », - une vie de médecin, de banquier, d'avocat, de bureaucrate, voire même de psychologue et de psychiatre ! Pourtant, ce que vous découvrirez si vous y regardez de plus près, c'est qu'ils ont souvent besoin de « prendre des vacances pour se rouler dans la fange », comme l'a noté Hervey Cleckley dans son important livre, The Mask of Sanity[Le Masque de la Santé Mentale - Ndt]. Ils ont littéralement besoin de faire un « break » de temps en temps, histoire de respirer un peu après tous ces efforts passés à présenter un masque normal aux gens. Lors de ces « breaks », ils pourront s'adonner sans retenue aux drogues, aux prostituées, voire pire. Cela vous fait certainement penser à toutes ces histoires de prédicateurs bigots pris la main dans le sac en train de sniffer de la méthanphétamine avec des putes travesties, sans parler de la révoltante pédophilie institutionnalisée et des trafics en haut lieu de snuff movies d'enfants qui ont été dévoilés un peu partout.

Women Who Love Psychopaths, de Sandra Brown : un excellent guide qui aide les femmes (et les hommes) à gérer l'après-coup d'une relation avec un psychopathe.
Les psychopathes n'ont pas d'objectifs à long terme, parce qu'ils sont incapables de réfléchir de façon aussi abstraite. Le « futur » est intangible pour eux. Cependant, je dois préciser qu'ils ont tendance à s'assigner des objectifs à long terme à maintes reprises, puis de les laisser tomber tout aussi rapidement. Ils ont tendance à s'ennuyer, ce qui signifie qu'ils recherchent ardemment l'excitation et qu'ils tendent également à être impulsifs. Je vous entends dire « Il n'y a rien de mal à cela ! » Le problème, c'est que les choses qui les excitent le plus impliquent de faire du mal aux autres d'une manière ou d'une autre. Nombre d'entre eux ont des problèmes avec la loi et ont souvent des ennuis au travail ou avec leurs familles, mais la plupart des psychopathes sont suffisamment intelligents pour rester dans les limites de la loi et des conventions sociales. Les psychopathes affichent ce genre de comportement dès leur plus jeune âge. En fait, beaucoup de psychopathes sont dépeints comme des adultes qui n'auraient pas grandi. Ils sont souvent décrits comme étant « leur propre pire ennemi », mais ils voient les choses dans l'autre sens et considèrent que ce sont les gens normaux qui sont les malades. Rappelez-vous, la moindre once de pitié qu'ils nous soutirent fait partie d'une ruse habile visant à leur permettre d'obtenir ce qu'ils veulent, en exploitant la crédulité et la générosité des gens normaux. Ensuite, il y a tous ces traits divers que l'on peut remarquer chez les psychopathes. Une chose souvent mentionnée est leur regard perçant. Le regard intense d'une personne n'est pas toujours un signal d'alarme, mais si vous avez déjà été la cible du regard fixe d'un psychopathe, alors vous saurez de quoi je parle lorsque je dis que cela vous fait dresser les cheveux sur la tête ! Les psychopathes ont tendance à avoir des mœurs légères et ont de nombreuses relations à court terme, ou, s'ils sont dans une relation à long terme, ils ne restent pas fidèles. Ils tendent à violer les normes sociales dans de multiples domaines. Je dois aussi ajouter qu'il a été postulé que « le trouble de la personnalité borderline » était l'expression féminine de la même maladie, qui a été associée à certains traits comportementaux extrêmement auto-destructeurs, tel que le fait de menacer fréquemment de se suicider ou de donner l'impression de s'être fait avoir par des hommes alors que c'est exactement l'inverse. Là où le bât blesse, c'est qu'à l'instar de son homologue masculin, la femme psychopathe donne seulement l'apparence d'être « auto-destructrice » - elle sait très bien comment tirer parti de la pitié des autres en « jouant la comédie ». Les psychopathes adorent provoquer votre pitié à un point tel que vous volerez volontiers à leur « secours », assumerez leurs responsabilités, leur donnerez de l'argent et leur apporterez votre soutien de toutes les façons possibles pour encourager leur « croissance personnelle ». Mais une fois que l'étincelle s'allume dans votre cerveau et que vous vous rendez compte de ce qui se passe réellement, dès que vous arrêtez de leur donner ce qu'ils veulent (que ce soit de l'excitation, de l'argent, un toit, des services (faveurs), du sexe, un statut (par association avec vous), un renforcement de leur image (par association avec vous), une couverture, des relations, ou le contrôle sur vous), alors vous êtes tout simplement STUPÉFIÉS de la vitesse avec laquelle ils se mettent à vous traiter comme un réfrigérateur en panne ! Vous êtes peut-être ennuyé lorsque votre réfrigérateur tombe en panne, mais vous n'avez pas de lien émotionnel avec lui, outre le fait qu'il s'agit d'un appareil créé pour vous rendre service. C'est précisément la façon dont votre ami, votre compagnon etc., psychopathe vous voit.

© Nicolas Walker
Vous leurrer tout en vous faisant du mal, voilà ce qui stimule en quelque sorte l'ego du psychopathe. Comme vous lui permettez de vous utiliser, cela le nourrit à plus d'un titre. Cela le fait se sentir tellement spécial, quand un type (ou une fille) bien comme vous le laisse vous faire des choses qui vous blessent, et puis lui pardonne, et puis recommence, tout ça pour lui ! Peut-être que la question que nous devons nous poser est : les psychopathes sont-ils si loin du compte de penser ainsi, étant donné que les gens normaux se soumettent si volontiers à de tels abus ? La principale chose à retenir ici est que les psychopathes sont souvent des gens charmants qui sont totalement égocentriques. Ils seront le genre de personne dont vous déciderez peut-être qu'elle « n'est absolument pas digne de confiance », qui vous laissera le sentiment persistant qu'elle ne cherche qu'à vous utiliser, vous ou les autres, ou à qui vous chercherez constamment des excuses, en rêvant « si seulement il pouvait prendre sa vie en main ! » S'il se trouve que vous vous demandez régulièrement (ou leur demandez directement) : « Comment as-tu pu faireça (Insérez l'acte ignoble ici) ?! », alors la réponse est qu'ils l'ont fait parce qu'ils lepouvaient, ils y ont pris plaisir et ils recommenceront certainement encore et encore jusqu'à ce que vous coupiez tout contact avec eux. Une grande partie du débat public sur les psychopathes - à la fois dans les médias et les groupes sociaux - tourne autour des actes ignobles et atroces commis par des psychopathes. La plupart des gens ont entendu parler de psychopathes du type Ted Bundy ou Charles Manson. Mais le nombre de psychopathes tueurs en série n'est rien en comparaison du nombre de psychopathes non-criminels qui vivent parmi nous. Quelques exemples de psychopathes possibles : Dick Cheney, George Bush et Bill Clinton (eh oui, certains ont des carrières extraordinairement brillantes). La prise de conscience quant à l'existence des psychopathes politiques semble grandir. Ensuite, il y a des psychopathes dans l'industrie du divertissement. Je m'interroge à propos de Charlie Sheen, de Tom Cruise et de Britney Spears, parmi d'innombrables autres qui semblent également correspondre au profil psychopathique. Michael Jackson semblait être un autre candidat sérieux, tout comme Michael Vick. Les psychopathes représentés par des personnages de fiction comprennent de nombreux « durs » du cinéma moderne, comme « James Bond 007 » ou le célèbre « Don Juan » libertin romanesque, un autre bon portrait de psychopathe. Cela dit, il est très important de garder à l'esprit qu'il est dangereux (et mal avisé) de décider avec une certitude absolue que n'importe laquelle des personnes mentionnées ci-dessus est catégoriquement psychopathique. Identifier catégoriquement des psychopathes n'est pas la question. J'essaie simplement de vous sortir de cette tendance à associer les psychopathes aux tueurs en série psychopathiques (une association qui ne fait pas partie de la culture populaire par accident !) et de vous faire entrer dans la réalité objective, celle où les psychopathes peuvent être (et sont effectivement) charmants, apparemment doux et attentifs aux autres, mais dont les actes et l'historique à long terme vont à l'encontre de l'impression qu'ils donnent. Vous vous souvenez d'O.J. Simpson ? Il avait l'air plutôt charmant dans les filmsY a-t-il un flic... ?, n'est-ce pas ? Je veux aussi m'assurer que vous ne tombiez pas dans certains pièges de logique lorsque vous essayez d'identifier provisoirement un psychopathe. Le principal piège est de rejeter des preuves de psychopathie en les prenant pour des preuves apparentes d'autres maladies mentales ou de comportements problématiques. Certains psychopathes ont été maltraités dans l'enfance (mais beaucoup ne l'ont pas été). Certains peuvent sembler toxicomanes ou alcooliques. Vous, ou eux, pourriez conclure qu'ils sont bipolaires ou dépressifs ou sous l'emprise d'une autre maladie mentale. Je dirais que si une personne correspond aux critères de la psychopathie (ou du moins à la plupart d'entre eux), alors cette personne est très probablement un psychopathe, d'abord et avant tout, et elle pourrait bien tenter de vous manipuler en prétendant souffrir de quelque autre maladie mentale. Cependant, on pourrait dire que la psychopathie et la maladie mentale ne sont pas mutuellement exclusives, car la psychopathie EST une maladie mentale, en un sens, mis à part que la psychopathie ne se guérit pas car c'est un « trouble » génétique.
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© Reuters/Institute of Psychiatry King's College London Un scanner du cerveau qui montre des zones où le volume de matière grise est réduit dans le cortex médial préfrontal du cerveau d’un groupe d'hommes psychopathes antisociaux comparé à un groupe d’hommes non-psychopathes antisociaux.
Un avertissement : il SE PEUT que vous vous trouviez au bon endroit au bon moment lorsque quelqu'un fait quelque chose de vraiment mal, et que vous vous disiez : « C'est clair, je SAIS qu'untel DOIT être psychopathe ! » Le plus souvent, cependant, surtout à l'ère d'Internet où n'importe qui peut se présenter sous un certain angle et s'avérer être en fait quelqu'un de totalement différent, si l'on veut arriver à une estimation un tant soit peu correcte de la probabilité que quelqu'un soit un psychopathe, il est nécessaire de combiner observation à long terme et enquête approfondie sur son passé. La première chose à faire, c'est d'éliminer de votre recherche pratiquement tout ce qu'il a dit sur lui-même. Écoutez son auto-description, mais ne vous embêtez pas à y attacher beaucoup d'importance. Mieux vaut comparer ce que les autres disent à son sujet. Ce que vous cherchez, c'est à vous assurer que son comportement correspond à ses paroles. Quel genre de tendance se dessine ? Chaque fois que c'est possible, PARLEZ aux autres pour essayer d'en savoir plus. Les psychopathes peuvent dire les plus jolies choses sur les gens et les poignarder dans le dos l'instant d'après. Ils peuvent VOUS faire vous sentir bien dans votre peau, mais seulement parce qu'ils veulent quelque chose de vous. Ils peuvent paraître si pitoyables et misérables que vous ressentirez de la compassion pour eux, mais toute l'aide que vous leur apporterez ne fera que leur permettre de devenir de plus forts, de plus grands et de meilleurs psychopathes. Revenons à notre exercice : quand vous parcourrez votre liste d'amis Facebook, vous pourriez vous retrouver à penser des choses du genre : « Hmmm, untel correspond au profil, et celui-ci aussi, et elle aussi, c'est clair ! ... mais c'est pas possible qu'il en soit un, quant à elle, c'est une sainte »... arrêtez-vous ! À moins de très bien connaître quelqu'un, il est très peu probable que vous soyez en mesure de dire avec certitude si untel ou unetelle est un(e) psychopathe en fonction de ses messages sur Facebook et de ses photos de famille ; pourtant certains voudraient nous faire croire que les réseaux sociaux sont des outils de diagnostic fiables. Le véritable but de mon exercice était de vous faire réfléchir à l'ampleur même du problème auquel est confrontée l'humanité. La grande majorité des gens ignorent totalement que les psychopathes vivent parmi nous, encore plus à quoi ils ressemblent, ou encore combien ils sont. Rappelez-vous, nous parlons d'environ 1 personne sur 25, statistiquement parlant, de sorte que le fait demeure que 1 personne sur 25 parmi celles que vous connaissez sont des gens potentiellement très dangereux. S'il vous plaît, ne paniquez pas ! Il y a quelques facteurs atténuants. L'un d'entre eux est qu'ils ont tendance à traîner beaucoup plus dans certains milieux , de sorte que le nombre de psychopathes dans votre entourage peut être bien plus bas que pour d'autres. Je me rends compte que ces idées peuvent être désagréables à envisager, mais nous avons cruellement besoin de le faire. Les gens normaux qui vivent dans les sociétés « modernes », tout en étant gouvernés par des psychopathes et influencés par leur « moralité » particulière, se retrouvent dans la position de « tendre l'autre joue » à une réalité qui est tout simplement trop difficile à affronter. « Si vous ne pouvez pas dire quelque chose de bien sur quelqu'un, ne dites rien du tout » et autres « paroles de sagesse » de ce genre visent à empêcher les gens de partager des informations sur les personnalités problématiques, que ce soit sur leur lieu de travail, à la maison, dans leur voisinage ou au sein d'une communauté plus large. Ces dogmes pseudomoralistes offrent aux psychopathes et autres individus atteints de troubles de la personnalité la couverture parfaite pour continuer à manipuler les autres et ne servent qu'à favoriser la « ponérisation », c'est-à-dire la subversion progressive des idées, des mouvements et des buts collectifs, pour qu'ils correspondent aux objectifs impitoyablement égocentriques des psychopathes. Alors que les gouvernements s'arrogent le droit de savoir absolument tout sur vous « parce que si vous n'avez rien à cacher, alors vous n'avez rien à craindre », les psychopathes découragent le partage libre d'observations entre gens ordinaires et le dénigrent en le qualifiant de « pensée de groupe », insinuant ainsi que la source du mal se trouve au sein même du groupe, ce qui entrave les tentatives d'analyse et d'identification de la véritable source de la corruption qui se fraye un chemin à travers ces groupes et qui monte leurs membres les uns contre les autres.

Charmants, suaves, riches, célèbres... psychopathes ?
La réalité, c'est que « tous les hommes » ne naissent PAS « égaux ». Les gens naissent avec différentes aptitudes et lacunes, différents besoins et tempéraments. Nous aimons insister sur le fait que « tous les hommes naissent égaux », et bien que je crois fermement qu'il faille donner à chacun la possibilité de réussir, je comprends aussi que les rampes d'accès sont faites pour les personnes souffrant de handicaps physiques, que les lunettes sont faites pour les gens (comme moi-même) qui ne voient pas très bien, que l'insuline est produite pour les diabétiques (bien que la plupart des diabètes soient causés par une alimentation riche en glucides) et que d'un autre côté, nombre d'écoles sont créées spécialement pour les personnes extrêmement douées et intelligentes. Mais que faut-il faire de ceux qui ont un handicap moral aussi flagrant, un tel défaut de conscience ? L'emprisonnement et la thérapie se sont avérés à maintes reprises inefficaces pour « punir» ou « guérir » les psychopathes. En fait, le consensus général est que cela les rend beaucoup plus sournois et augmente leur habileté à manipuler les autres. Bref, rien, à ce stade, n'a été efficace pour « guérir » les psychopathes de leur déviance. Je n'ai pas la réponse à la question de savoir ce qu'on peut ou doit faire des psychopathes au sein de nos sociétés ou en position de pouvoir, mais je sais qu'il est grand temps pour nous de commencer à poser ces questions plus souvent et de façon bien plus insistante. Pour conclure, permettez-moi d'en revenir là où j'en étais au début de cet article. Commencez à réfléchir à ce problème à grande échelle. Considérez ces 4 à 6 % de l'humanité qui nous vide de notre énergie, de nos ressources et de nos émotions d'une façon disproportionnée (par exemple, le Dr Robert Hare a suggéré que les psychopathes sont responsables de 50 % de la totalité des crimes). Ensuite, réfléchissez aux problèmes mondiaux et aux destructions causés par des PDG, des gouverneurs, des sénateurs, des banquiers, etc. psychopathes. Pensez à ce qui s'est passé chez MF Global (pour prendre un exemple) où l'argent a tout simplement « disparu », pensez aux enquêtes subséquentes qui n'ont mené nulle part, parce que les politiciens psychopathes, dont les campagnes avaient été partiellement financées par ces gens, « n'ont pas pu trouver » de preuves. Pensez aux porte-paroles de BP, dont les paroles et les actes ne concordent manifestement pas, quand ils ont voulu aller trop vite et ont causé une énorme catastrophe environnementale et sanitaire, tout ça pour accroître leurs énormes richesse et leur pouvoir. Les psychopathes sont d'une cupidité vorace, et leur besoin de contrôle est insatiable. Certains réussissent mieux que d'autres à satisfaire ce besoin. Dick Cheney prendra son pied en tuant des millions de personnes, tandis que ses frères et sœurs de classe idéologique (et génétique) inférieure n'arriveront qu'à manipuler et maltraiter psychologiquement un petit nombre de personnes. Alors, cet exercice aura-t-il été utile ? Avez-vous trouvé le nombre de personnes que je vous ai mis au défi de trouver ? En avez-vous trouvé plus ? Est-ce là un exercice que vous pouvez envoyer à d'autres pour tenter d'augmenter la prise de conscience globale du problème que constitue le principe destructeur de la psychopathie à travers le monde ? Le fait est que tous les psychopathes n'ont pas besoin d'être des meurtriers, parce qu'ils peuvent tuer votre esprit, et ils le font. Tandis que la plupart des gens arrivent à imaginer que la plupart des souffrances individuelles sur notre planète pourraient bien être le résultat de l'influence de 360 millions d'individus génétiquement déviants et sans conscience qui vivent et travaillent dans tous les secteurs de la société, peu de gens sont prêts à considérer les répercussions possibles sur l'humanité de la négativité de masse et de l'influence « ponérisante » des psychopathes sur l'ensemble de l'humanité. Tandis que le principe idéologique et destructeur des psychopathes s'ancre encore plus profondément dans les esprits de la masse des gens ordinaires, sommes-nous en train d'assister à la réponse de la nature face à cette souffrance généralisée ? Une réponse sous forme de sécheresses, de famines, de pestes, de maladies et de catastrophes... ? Y a-t-il un lien ? Il est temps de commencer à poser les vraies questions : il est temps de cesser de demander qui a raison dans le débat sur le réchauffement planétaire, et de commencer à demander pourquoi nos gouvernements ignorent les signes d'une ère glaciaire imminente. Il est temps de cesser de demander si nous devons entrer en guerre, et de commencer à demander à qui profite ces guerres. Il est temps de cesser de se demander pourquoi se produisent ces atrocités que nous voyons à la télévision, et de commencer à réaliser qu'elles ont généralement une cause sous-jacente : le fait que le sujet de la psychopathie est presque universellement ignoré.

© 'Psychopaths Rule the World' Facebook page Les psychopathes dirigent le monde
Commentaire : Pour le lecteur intéressé pour en apprendre davantage sur les psychopathes et le rôle qu'ils jouent dans notre monde, voici quelques lectures complémentaires, fortement recommandées par SOTT.net : La série d'articles Ponérologie 101, en commençant ici : Ponerology 101: Lobaczewski and the origins of Political Ponerology [Le 2e article de la série a été traduit en français : Ponérologie 101 : Le masque de santé mentale du psychopathe - NdT]Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autresThe Mask of Sanity, Dr Hervey CleckleyPonérologie politique : Étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

Par le Dr. Amos M.Gunsberg – Traducteur inconnu Nous les appelons habituellement les psychopathes — ces créatures qui apparaissent sur notre planète sous forme humaine, mais qui ne sont pas des êtres humains. Nous avons noté qu’elles sont amorales. Cela devrait nous avoir donné un indice. Nous avons noté qu’elles ne RESSENTENT PAS de sentiments. Cela devrait nous avoir instruit. Nous avons noté qu’elles sont sans cœur. Cela devrait avoir sonné l’alarme. Ces créatures manquent des éléments qui font que l’être humain est être humain. Elles ne montrent aucune connexion avec, aucune compréhension de ce que nous appelons « moralité », « honnêteté », « décence », « fair play », …etc. Elles n’ont pas la faculté que nous appelons empathie. Elles n’ont pas cette possibilité humaine que nous appelons introspection. L’être humain a passé des siècles à essayer de comprendre ces créatures comme une forme d’être humain. En vain. Pas seulement en vain, mais à un coût faramineux pour notre civilisation. Ces créatures ne sont pas des êtres humains qui ont mal tourné. Elles sont d’une espèce différente… dédiée au meurtre des valeurs humaines… en prélude au meurtre des êtres humains… voir les tactiques utilisées par les Nazis, passés ou présents. Les psychopathes nous rient au nez. Ils disent : « Personne ne nous comprend. Les gens ne peuvent imaginer l’esprit d’hommes qui agissent sans conscience. Ils essaient de comprendre, mais ils ne peuvent pas. » Ces créatures ne PENSENT PAS humain. Elles ne PARLENT PAS humain. Elles ne savent pas ce que c’est que D’ÊTRE humain.   Nous les classifions comme « humanoïdes » Oui, elles ont forme humaine. Si nous arrivons à résister à leurs attaques suffisamment longtemps, nous pourrions éventuellement développer des techniques de scanning qui mesureront combien différentes elles sont des êtres humains, malgré leur similarité de forme. (note du traducteur : le Dr Hare, au Canada, a effectué des scans Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire de cerveaux de psychopathes et de cerveaux d’êtres humains normaux ; la différence de réactivité est frappante au point que des neurologues consultés ne pouvaient pas croire que les scans IRM des psychopathes étaient ceux d’êtres humains ; certaines réactions furent : « S’agit-il de cerveaux de martiens ?… » Voir http://www.hare.org/index.html) [Zone-7 : Ceci est d'une importance capitale dans la compréhension du concept de "psychopathe" car, science à l'appui, nous ne parlons pas ici d'être humains "normaux" qui ont eu une enfance difficile ou qui ont été traumatisés par la guerre, mais bien d'êtres humanoïdes qui sont PHYSIQUEMENT différents et qui n'ont aucune "circuiterie" émotionnelle leur permettant l'empathie. En somme, comme en parle Mouravieff, carrément une race distincte.] Entre-temps, la qualité de nos vies… et nos vies mêmes … dépendent de la capacité que nous avons de reconnaître ces créatures pour ce qu’elles sont, et de la capacité de prendre des précautions pour neutraliser leurs tentatives de nous détruire.   Évidences et preuves de comportement humanoïde psychopatique Ils font des déclarations sans justifications. Pour eux, ces déclarations représentent ce qu’est la réalité, déclaration après déclaration. La présente déclaration peut contredire ce qu’ils ont déclaré un moment plus tôt. Cela n’a aucune importance, pour eux. Ils ne font aucun effort pour gérer la contradiction. Ils démontrent un total manque de compréhension de ce que nous appelons un fait. Dans leurs écrits et leurs discours, ils n’utilisent pas ce mot. Nous humains trouvons cela difficile à croire. L’utilisation des faits est une chose tellement basique dans nos vies. Nous basons nos conclusions et nos actions sur les faits. Nous partons des faits pour tester et établir d’autres faits. Quand nous débattons, nous présentons des faits, et montrons comment nous déduisons et prenons position à partir des faits. Sans faits, la seule chose que nous ayons est ce que nous appelons « un phantasme ». Comme ces créatures ont apparence humaine, nous pensons qu’elles doivent penser comme nous… soyez avertis de ce dont nous sommes avertis !… Nous pensons qu’elles DOIVENT savoir ce que sont les faits. Quand elles nient les faits, nous disons qu’elles jouent un jeu. Nous pensons qu’elles savent ce qu’est un fait, mais qu’elles ne veulent pas l’admettre. Pas vraiment !… Elles ne SAVENT PAS ce qu’est un fait. Quand nous parlons de faits et leur demandons de faire face à un fait, elles nous regardent avec des yeux vides. Elles ne savent pas de quoi nous parlons. Elles nous étudient, parce que leur stratégie est de se faire passer pour des êtres humains. Elles nous entendent utiliser les mots : « fait », « preuve », « justification ». Elles n’ont pas la capacité humaine de comprendre ce que cela veut dire. Ce qu’elles font est d’ignorer nos références aux faits, ignorer nos demandes de fournir des faits, en espérant que nous ne nous rendrons pas compte que c’est à cause de leur incapacité de comprendre. Regardons quelques exemples de ce qu’ILS ( les psychopathes ) utilisent pour ce que NOUS voulons dire par « les faits » L’Association pour l’Avancement de la Gestalt Thérapie (AAGT) a tenu une conférence ouverte où trois « maîtres thérapeutes » travaillaient avec trois volontaires. Le Docteur Jeffrey A.Schaler a publié une critique de cela, titrée « MAUVAISE THÉRAPIE », dans laquelle il citait des exemples non seulement de mauvaise thérapie, mais aussi d’abus systématique d’un volontaire par un « maître thérapeute » (The Interpsych Newsletter, vol 2, Issue 9, Nov 95). Dans leur newslist internet officielle (aagtarobasenetridepointcom), des membres de l’association ont lancé une attaque contre le Dr Schaler, attaque culminant avec le slogan « Sauvons la Gestalt Thérapie de Jeff Schaler », slogan utilisé comme sujet dans un thread/fil de discussion. Sous cet intitulé, ils ont « SAUVÉ » la Gestalt Thérapie en envoyant des emails qualifiant Jeff Schaler comme étant « arrogant, narquois, coupeur-de-cheveux-en-quatre, pinailleur, dérangé, mauvais esprit, fouteur de merde, intéressé » …etc… Quand on leur demanda en quoi ces qualificatifs « SAUVAIENT » la Gestalt Thérapie, ils ignorèrent la question. Quand on leur demanda en quoi la Gestalt Thérapie était mise en danger par Jeff Schaler, ils ignorèrent la question. Il devenait clair qu’ils croyaient profondément que leurs déclarations effaçaient non seulement les preuves présentées mais aussi Jeff Schaller lui-même. Ils le « déclaraient » comme n’existant plus. Pour eux, quoiqu’ils déclarent, c’est la réalité. Ce que NOUS appelons réalité n’est pas réel pour eux. ILS « déclarent » ce qui doit être considéré comme réel. Un autre exemple. J’ai demandé à une patiente de regarder une chaise située à environ six pieds de distance près d’un mur. Je lui ai ensuite demandé de décrire cette chaise. Elle le fit, d’une façon assez complète, sauf pour les pieds de chaise. LA DESCRIPTION QU’ELLE FIT NE COMPRENAIT PAS LES PIEDS DE CHAISE. Je le lui fis remarquer, et lui demanda comment la chaise pouvait elle être suspendue en l’air, si elle n’avait pas de pieds de chaise pour la supporter. Elle me répondit : « Je la mets là ». Je lui demanda : « Si vous regardiez ailleurs, la chaise tomberait-elle par terre? ». Elle répondit : « Non. Si je regarde ailleurs, la chaise n’est plus là. ». Je lui demanda : « Et si vous regardiez ailleurs… et qu’il se trouve que la chaise est toujours là?… ». Elle ignora la question. Encore un autre exemple. Pendant une discussion sur CDarobasemaeltrompointstjohnspointedu plus tôt cette année, cette déclaration a été faite : « Si suffisamment de personne croient que quelque chose est vrai, alors ce qu’ils croient EST la réalité ». Une question fût alors posée : « Il fût une époque où tout le monde, pour autant que nous le sachions, croyait que le soleil tournait autour de la Terre. Diriez-vous qu’à cette époque le soleil tournait, dans les faits, autour de la Terre… Et que c’est seulement par obéissance au changement des convictions que c’est la Terre qui s’est mise à tourner autour du soleil ? ». La question fût ignorée. Vous pourriez penser que ces refus de répondre constitue une admission… une admission que ce qu’ils disent est totalement incongru et indéfendable. L’expérience a montré que vous auriez tort. L’expérience a montré qu’ils retournent directement aux mêmes déclarations, même après que la preuve du contraire ait été apportée. Voyez-vous à quel point ces créatures sont différentes? Voyez-vous à quel point leur pensée et comportement est éloigné de la pensée et du comportement humain? Rien de ce que NOUS appelons la réalité n’est réel pour EUX. Je répète. Rien de ce que NOUS appelons la réalité n’est réel pour EUX. Quand un être humain mentionne une chaise, la référence est à une chaise qui est là sur ses propres pieds. Que quelqu’un la voie ou pas, que quelqu’un la mentionne ou pas, que quelqu’un « déclare » qu’elle soit là ou non. Elle est là, de sa propre existence. Un élément basique du profil psychologique des humanoïdes est leur absence de compréhension que quoi-que-ce-soit puisse exister de sa propre existence, séparément de leur dire. Ils ne le VOIENT pas. Les seuls objets que les humanoïdes voient sont ceux qu’ils « déclarent »… Ceux qu’ils imaginent. Nous utilisons l’expression « ma perception » pour signifier une estimation, une mesure de quelque chose séparé de nous mêmes. Nous ne présentons pas cela comme « un fait ». Nous sommes ouverts à considérer d’autres points de vue si des faits sont fournis. Les humanoïdes utilisent l’expression « ma perception » comme un remplissage sonore du discours. Ils imaginent ce qu’ils choisissent d’imaginer, et nous disent que ceci est leur « perception »…. Ce qui, dans leur esprit, ÉTABLIT la réalité. Ce que nous appelons des « faits » n’existe pas pour eux. C’est pour cela qu’ils pleurnichent et se disent attaqués chaque fois qu’une justification leur est demandée. Les humanoïdes, les psychopathes, affirment que leurs déclarations sont valides simplement et uniquement parce qu’ils les déclarent!!! Ils élaborent comme ceci : « J’honore l’intégrité à cet égard. En tant qu’égoïste, je fais des déclarations qui sont valides pour moi. La validité pour moi-même vient en premier. J’accorde aux autres ce même respect en supposant qu’ils disent des choses valides pour eux-mêmes. » Parmi les êtres humains, pour que quelque chose soit considéré valide cela doit être justifié par des faits. Rien n’est valide uniquement et simplement parce que quelqu’un le dit. Quand il est demandé aux humanoïdes comment ils déterminent que ce que quelqu’un dit est valide pour cette personne, et non quelque chose de fabriqué ou d’imaginé, ils ignorent la question. À noter, l’étrange emploi du mot « intégrité ». Les êtres humains définissent l’intégrité comme droiture de caractère, probité, honnêteté. Nous nous référons à coller aux faits, à rechercher la vérité, pas à de la vente d’idées. Les humanoïdes utilisent « intégrité » pour dire que ce qu’ils imaginent est ce qui est vrai. Pas de mesure. Pas d’évaluation. Quand une demande est faite pour que leurs déclarations soient évaluées, ils affirment que le demandeur est celui qui n’a pas d’intégrité… voulant dire que le demandeur ne soutient pas LEUR position : ce qu’ILS imaginent est ce qui est vrai. Sur quel base affirment-ils cela ?… Les humanoïdes traitent le monde comme s’il était leur hologramme privé. Ils « déclarent » les choses en êtreté. Tout est un hologramme. Ils programment les hologrammes. Ils interagissent avec eux de toutes les façons qu’ils choisissent. Ils ont le contrôle total. Quand ils décident de fermer un hologramme, celui ci s’évanouit. Un hologramme est un hologramme est un hologramme. Un hologramme n’est pas supposé avoir la capacité de penser par lui-même. Un hologramme n’est pas supposé avoir la capacité de mesurer, évaluer, apprécier… etc… Plus important, un hologramme n’est pas supposé être capable de sortir de son état holographique et de critiquer son maître. Quand cela arrive, ils le blâment et le châtient d’abord sévèrement pour le ramener dans la ligne. Si cela ne marche pas, ils « l’évanouissent ». Quand ça ne marche pas non plus, ils courent se cacher en abandonnant le programme et en appelant un autre programme. L’expérience a montré que quoi que nous disions, quoi que nous montrions, quel que soit le nombre de preuves données, cela n’a pas de sens pour ces créatures. Ils ont un but : nous tromper en se faisant classifier comme êtres humains afin de pouvoir se concentrer à tuer nos valeurs humaines. Sans valeurs humaines, l’étape suivante est le meurtre d’être humains. Dans le film « The Invasion of the Body Snatchers », les aliens sont montrés prenant le contrôle en occupant les corps d’êtres humains. Les aliens prennent le contrôle non seulement du corps physique mais aussi de l’esprit, de la mémoire, des facultés …etc. Les gens sont montrés comme identiques de toutes les façons possibles sauf pour une chose. Ils mentionnent les évènements, mais avec aucun sentiment à leur propos. ILS NE RESSENTENT PAS DE SENTIMENTS. Nous y voyons un enfant luttant pour se sauver de ce qui paraît être sa mère. Le jour d’après, ils sont main dans la main. L’enfant est désormais sous contrôle. Les amoureux dans ce film essayent de rester réveillés pour ne pas être pris sous contrôle. Elle succombe… et « elle », désormais une créature, essaie de le tromper. Quand elle n’y arrive pas, elle essaie de le trahir. Ces créatures ne se SENTENT pas vivantes. Elles ne RESSENTENT pas de sentiments. Pour pouvoir passer pour des êtres humains, elles savent qu’elles doivent donner l’apparence de savoir qu’elles sont vivantes. Leur seule ressource est de DÉCLARER qu’elles sont vivantes. La déclaration ne produit pas la qualité du RESSENTI d’être vivant. Elles ne RESSENTENT TOUJOURS PAS de sentiments. La seule chose qu’elles ont pour continuer, pour se référer, est leur propre déclaration. Si « déclarer » est montré comme étant insuffisant… si elles sont appelées à discuter de sentiments, à donner des preuves de sentiments, à distinguer entre des sentiments… etc… elles sont perdues. Leur vide intérieur est apparent. Leur statut non-humain est montré. Voici un exemple final. Dans le cours d’une discussion sur psych-ciarobasemaelstrompointstjohnspointedu il y a quelque temps, un humanoïde a dit : « Vous heurtez mes sentiments. » Il était demandé à l’humanoïde d’identifier les déclarations exactes, et d’expliquer en quoi ces déclarations lui faisaient mal en quel sentiment particulier. Réponse (pleurnichant) : « J’ai dit que vous heurtez mes sentiments. Je ne sais pas quoi dire d’autre…Vous m’attaquez. » Question : « De quelle façon considérez-vous une requête de justification et de clarification comme étant une attaque?… » Pas de réponse.   Un aperçu général Les humanoïdes 1. Font des déclarations sans justifications. Ces déclarations devraient être acceptées comme définissant ce qu’est la réalité… moment après moment. 2. Ignorent les demandes de fournir leurs bases pour leurs déclarations. 3. Ricanent de l’importance que les êtres humains donnent aux faits, à l’honnêteté, à la décence, au fair-play. 4. Applaudissent à l’usage du mensonge, de la tromperie… etc. 5. Pleurnichent qu’ils sont « attaqués » dès qu’ils sont questionnés. Ne donnent pas d’explication à propos de qu’est-ce qu’est « l’attaque » considérée ou de qu’est-ce qu’est être attaqué. 6. Ne RESSENTENT PAS de sentiments. 7. Voient le monde comme leur hologramme privé. 8. S’appliquent à garder l’être humain « à sa vraie place », c’est à dire l’insignifiance.   Plus amples considérations Les humanoïdes ne comprennent pas la distinction que nous êtres humains faisons entre le bien et le mal. Quand ils nous nuisent, ils ne comprennent pas pourquoi nous les appelons diaboliques. Ils ne comprennent pas pourquoi nous avons des lois contre le meurtre. Leur approche est de se vanter, et même de moraliser sur le dos de leurs victimes. Comme ils ne comprennent pas les raisons de telles lois, ils argumentent qu’ils ne peuvent pas être tenus pour responsables de leurs actions. Pas vraiment. Quand ils adoptent cette position que la loi ne s’applique pas à eux, ils savent que la loi est promulguée pour s’appliquer à tous. De plus, s’ils essayent de dire qu’ils ne savaient pas qu’une telle loi existait, nous répondons avec un principe fermement établi : « L’ignorance de la loi n’est pas une excuse ». Quand ils utilisent de tels arguments, ils montrent clairement qu’ils vont continuer d’agir en accord avec leur structure psychique. Nous pouvons attendre du remords (qui est une capacité humaine). Nous n’en trouverons aucun. Ils ne se pensent pas comme promouvant le mal. Ils font simplement ce qu’il est dans leur condition de faire. Le serpent à sonnettes ne se pense pas comme étant le mal quand il injecte son poison. Il fait simplement ce qu’il est dans sa condition de faire. L’expérience a montré que les humanoïdes continuent de se comporter des façons de leur espèce… Détruire les valeurs humaines comme prélude à tuer les êtres humains. Les nazis ont montré cette image. Le problème de les tenir pour « responsables », au sens humain du terme, doit être divisé en deux parties. Nous ne pouvons les tenir pour responsables d’ÊTRE ce qu’ils sont. Nous les tenons responsables pour les dommages qu’ils FONT. Quand un chien attrape la rage, nous ne le tenons pas pour responsable d’être enragé. Ce que nous faisons, pour nous protéger, est de tuer le chien AVANT qu’il ne nous morde, AVANT qu’il ne nous infecte. Nous ne tenons pas le serpent à sonnettes comme responsable pour avoir des crochets venimeux. Ce que nous faisons, pour nous protéger, est de tuer le serpent à sonnettes AVANT qu’il ne nous tue. Pareil avec les humanoïdes. Nous avons besoin d’être sur nos gardes au premier signe d’un meurtre des valeurs humaines.  

Source : http://www.serendipity.li/bush/beyond_insanity.htm – Traducteur inconnu

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

*** HUMANITÉ : LES DEUX RACES

Serait-il possible que la race humaine soit, en réalité, fondamentalement scindée en deux? Serait-il concevable qu’au-delà des apparences physionomiques l’humanité abrite, en vérité, deux races humanoïdes bien distinctes? L’idée qu’il y ait effectivement deux races différentes d’êtres humains peut surprendre car, bien entendu, ceci ne fait habituellement pas les manchettes. De plus, cette notion, à première vue, ne semble pas concorder directement avec nos expériences quotidiennes. Nous sommes accoutumés à penser en termes de physionomie : il y a des Asiatiques, des Blancs (caucasiens), des Noirs (négroïdes)… Nous y voyons donc, depuis toujours, plusieurs « races » fragmentant l’humanité en groupes identifiables. Les récentes poussées technologiques entourant le génome ont d’ailleurs tôt fait de catégoriser, dresser l’historique, ainsi qu’établir des tableaux de caractéristiques pour chacune de celles-ci. Mais il existe une connaissance, parfois dissimulée dans certains enseignements dits « ésotériques » ou « occultes », selon laquelle l’être humain est, à la base, issu de deux races bien distinctes. Cette réalité, bien que peu connue, est étudiée et analysée par certains, et ce, dans différents domaines tels que la politique, la sociologie et la psychologie, et ils en sont tous venus plus ou moins à la même réalisation : il y a certains humains qui ne sont pas vraiment… « humains »!   Mais alors, qu’est-ce qu’un humain? Qu’est-ce qui définit l’humanité d’un être? Voici ce que l’on peut trouver dans le dictionnaire :
Humain, adj. Qui est sensible à ce que peut ressentir son prochain. Synonymes d’humain : Charitable – altruiste, bon, charitable, compatissant, fraternel, généreux, humanitaire, qui a bon cœur. Humanité, n.f. 1) Bienveillance ou compassion pour les malheurs d’autrui. (Traiter quelqu’un avec humanité). 2) Caractère d’une personne dont la nature humaine est très manifeste. Synonymes d’humanité : Altruisme – aide, allocentrisme, altruisme, amour (d’autrui), assistance, bénévolat, bienveillance, bonté, charité, compassion, dévouement, don de soi, empathie, entraide, extraversion, fraternité, générosité, gentillesse, pitié, sensibilité, serviabilité, solidarité, sollicitude. Sensibilité – affectivité, âme, attendrissement, coeur, compassion, émotivité, empathie, pitié, romantisme, sensibilité, sentiment, sentimentalité, sympathie, tendresse, vulnérabilité.
En bref, ce sont les émotions qui caractérisent notre race : la faculté de ressentir de l’empathie, de l’amour pour son voisin, son prochain, l’aptitude à la bonté, à la sensibilité, aux sentiments d’entraide, de fraternité, de solidarité, etc., la capacité de la considération externe, de se « mettre à la place » d’un autre (qu’il soit humanoïde ou non) et de guider ainsi nos actions (qui ont immanquablement des répercussions) qui nous distinguent. Naturellement, nous avons tous la sincère conviction que tous les êtres humains ont cette prédisposition particulière. Nous croyons tous, à quelque niveau que ce soit, que tous les hommes et toutes les femmes sur cette planète possèdent cette tendance à la bonté, que tous ressentent les émotions caractéristiques de notre quotidien : amour, peine, joie, honte, regret, amitié, etc. La plupart d’entre nous sont même convaincus que peu importe les actions commises et les paroles dites par certains individus, qu’ils « ne sont qu’humains, après tout ». Que ce soit G.W. Bush, Hitler ou Jack l’Éventreur, nous sommes persuadés qu’il y a en eux un « enfant blessé » ou simplement qu’ils ont une carence affective quelconque ou qu’ils ont besoin d’une aide phychologique. Nous le croyons, car nous faisons de la projection. Pourtant, certains « criminels » nous paraissent tellement « inhumains » que nous avons de la difficulté à concevoir le comment et le pourquoi de leurs actions. Et si, après tout, ils étaient réellement « inhumains »? S’il existait un type d’humanoïde qui ne soit pas doté d’émotions? Boris Mouravieff, auteur de Gnosis, traite ainsi de cette réalité, dans la terminologie particulière des Enseignements de la Tradition :
Dans le premier tome de Gnosis, nous avons déjà fait référence  plusieurs fois à la coexistence de deux races essentiellement différentes : l’une constituée d’Hommes, et l’autre d’Anthropoïdes. [...] Les Écritures Saintes contiennent plus d’une référence au sujet de la coexistence sur notre planète de ces deux humanités, qui sont maintenant de forme similaire mais d’essence différente. [...] L’ivraie humaine, les êtres de la race anthropoïde, sont les descendants de l’humanité pré-adamique. La principale différence entre l’homme pré-adamique contemporain et l’homme adamique – une différence qui n’est pas perçue par les sens – est que le premier ne possède pas les centres supérieurs développés [la conscience émotionnelle] qui existent chez le second et qui, bien que déconnectés de sa conscience ordinaire depuis la Chute [l'Événement marquant l'arrivée de la race d'hommes], lui offrent cependant une possibilité réelle d’évolution ésotérique [d'éveil]. Mis à part cela, les deux races sont similaires : elles possèdent les mêmes centres inférieurs [la conscience matérielle/matérialiste], la même structure de la Personnalité et le même corps physique, bien que la plupart du temps cela soit plus prononcé chez l’homme pré-adamique que chez l’homme adamique… (p. 108-109).
Une race, littéralement, dont la physionomie est la même, mais à laquelle il manquerait totalement la faculté émotionnelle? La majorité d’entre nous argumenterait qu’il est impossible qu’il en soit ainsi sans que nous nous en apercevions. En effet, un être humain n’ayant aucune émotion ne ressemblerait-il pas à un robot : sans intonation dans la voix, sans expression faciale et sans langage corporel? Cette conclusion hâtive tend à oublier un fait pourtant bien connu : l’énorme faculté mimétique des êtres humains. En effet, nos connaissances à ce sujet nous démontrent que, bien au contraire, ces personnes sont des plus « normales » et qu’il nous est pratiquement impossible de les reconnaître. Ce savoir ancien refait surface – de plus en plus – dans divers domaines et sous diverses appellations telles que : psychopathie, sociopathie, pathocratie, etc. Évidemment, la première image que nous avons du psychopathe est celle qui se limite au tueur en série, au détraqué dément assoiffé de sang, mais cette notion est très pernicieuse car elle est, dans la majorité des cas, totalement fausse, puisque seul un faible pourcentage des psychopathes deviennent manifestement ces grands criminels. En effet, le psychopathe standard a tout de l’humain ordinaire : il rit, il pleure, il a un(e) conjoint(e), des enfants, un emploi et paie habituellement ses taxes ! Comme le dit Mouravieff , il y a une « différence qui n’est pas perçue par les sens« . H. Cleckley, dans son ouvrage Le masque de santé mentale, en dit ceci :
L’observateur est confronté à un masque convaincant de bonne santé mentale. Toutes les caractéristiques extérieures de ce masque sont parfaites. Il ne peut être enlevé ou pénétré par l’effet de questions dirigées vers des niveaux de personnalité plus profonds. […] Les processus mentaux conservent leur normalité lors des enquêtes psychiatriques et des tests techniques conçus pour mettre en évidence la preuve pas toujours claire d’un dérangement. L’examen ne révèle pas seulement un masque ordinaire à deux dimensions mais aussi ce qui semble être l’image structurelle solide et substantielle d’une personnalité saine et rationnelle. […] De plus, cette structure de la personnalité fonctionne dans toutes les situations théoriques d’une manière apparemment identique à celle d’une personnalité dotée d’un fonctionnement normal et sain. […] En outre, l’observateur reconnaît les expressions verbales et faciales, les tons de la voix, et tous les autres signes que nous avons coutume de considérer comme manifestant la conviction, l’émotion et la conduite d’une vie normale telle que nous la connaissons nous-mêmes et la supposons chez les autres. Toutes les évaluations émotionnelles et les jugements de valeur sont sains et appropriés quand le psychopathe est testé lors d’examens oraux. C’est seulement très lentement et à la suite d’un processus complexe d’estimation ou de jugement basé sur une multitude de petites impressions que nous finissons par être convaincus qu’en dépit de ces processus rationnels inaltérés, de ces manifestations émotionnelles normales et de leur déroulement cohérent dans toutes les situations, nous avons affaire ici, non pas à un homme complet, mais à ce qui pourrait être un automate subtilement agencé pouvant imiter à la perfection la personnalité humaine. Cette appareillage psychique à la mécanique bien huilée reproduit de façon cohérente, non seulement des  raisonnements humain convaincants, mais simule également de manière appropriée les émotions humaines classiques en réponse à la presque totalité des divers stimuli de la vie. Cette réplique d’un homme complet et normal est tellement parfaite qu’aucune personne l’examinant en milieu clinique ne peut indiquer en termes scientifiques ou objectifs pourquoi ou en quoi cet homme n’est pas réel. Et pourtant nous finissons par savoir ou par avoir la sensation de savoir que la notion de réalité, en tant qu’expérience pleine et saine de la vie, est ici absente.
En effet, par expérience, les psychopathes sont des êtres, à première vue, attachants, sympathiques et souvent très humoristiques. Ce sont aussi régulièrement des gens qui nous semblent en pleine possession de leurs moyens, confiants et « en contrôle de la situation ». D’ailleurs, il n’est pas rare de les envier pour ces dernières caractéristiques. Nous verrons plus tard pourquoi, en réalité, ils sont si sûrs d’eux. Mais comment expliquer alors qu’un être sans conscience émotionnelle puisse être attachant, aimable et agréable? Regardons à nouveau ce que H. Cleckley en dit :
…nous avons affaire ici, non pas à un homme complet, mais à ce qui pourrait être un automate subtilement agencé pouvant imiter à la perfection la personnalité humaine.
Afin de tenter de comprendre les raisons sous-jacentes d’un tel mimétisme (expressions de regret, d’amour, de tristesse, etc.) alors qu’il n’y a aucun réel sentiment derrière les agissements des psychopathes, il faut considérer un aspect important de cette « race » : leur nombre. Selon Andrew M. Lobaczewski (auteur de Ponérologie Politique : une Science sur la Nature du Mal adaptée à des Buts Politiques), seulement 6% de la population est de nature psychopathique, c’est-à-dire sans « humanité ». Ce chiffre – variant d’une étude et d’un auteur à l’autre – représente une réalité clé qui régit le fonctionnement des psychopathes : ils sont minoritaires, très minoritaires. Pourquoi alors réellement s’en soucier puisqu’ils sont en si petit nombre ? Parce que les implications sous-jacentes d’un tel type d’humain dans nos sociétés sont hautement importantes et ceci nous concerne tous. Comme le dit Mouravieff :
À partir de là, la coexistence de ces deux types d’humains et la compétition qui en fut le résultat, devinrent la norme. [...] Nous pouvons constater qu’au cours des siècles, et même encore à notre époque, les hommes adamiques, dans leur condition postérieure à la chute, ont été et sont encore généralement dans une position inférieure à celle des hommes pré-adamiques [les psychopathes].
Pourquoi en serait-il ainsi, alors que l’humain, qui possède une conscience morale, une conscience émotionnelle, est largement majoritaire? Voici comment Martha Stout, auteure de The sociopath next door, nous amène à y réfléchir :
Imaginez – si vous pouvez – ne pas avoir de conscience, pas du tout, aucun sentiment de culpabilité ou de remords peu importe ce que vous faites, aucun sens de limitation, d’attention pour le bien-être des étrangers, des amis, ou même des membres de la famille. Imaginez aucune lutte avec la honte, pas une seule dans toute votre vie, peu importe quel genre d’action égoïste, paresseuse, nuisible, ou immorale vous aviez fait. Et feignez que le concept de responsabilité vous soit inconnu, sauf comme un fardeau que les autres semblent accepter sans se poser de questions, comme des imbéciles crédules. Ajoutez maintenant à cette fantaisie étrange la capacité de cacher aux autres que votre conformation psychologique diffère radicalement de la leur. Puisque chacun suppose simplement que la conscience est universelle parmi les gens, cacher le fait d’être sans conscience vous est presque facile. Vous ne vous retenez pas de vos désirs par la culpabilité ou la honte et vous n’êtes jamais confronté par d’autres pour votre sang-froid. L’eau glacée dans vos veines est si bizarre, si complètement en dehors de leur expérience personnelle, qu’ils devinent même rarement votre condition. Autrement dit, vous êtes complètement sans contraintes internes et votre souveraine liberté  de faire comme il vous plaît, sans tourments de conscience, est fort à propos invisible au monde. Vous pouvez faire tout, et même votre avantage étrange sur la majorité des gens, qui sont tenus en ligne par leurs consciences, restera très probablement non découvert. Comment vivrez-vous votre vie? Que ferez-vous avec votre avantage énorme et secret et avec le handicap correspondant des autres gens (la conscience)?
En effet, que ferions-nous? Pour répondre à cette question et comprendre un peu plus en profondeur le monde des psychopathes, il faut remonter à leur naissance. Imaginons que 6 enfants sur 100 viennent au monde ainsi : sans conscience émotionnelle, sans capacité de remord, de compassion et de regret. Peu de temps leur sera nécessaire avant de se rendre compte qu’ils sont différents. Ils ne comprendront pas – car ils n’en ont pas la possibilité, les mécanismes internes – les raisons qui poussent les gens à des comportements « étranges » tels que la honte et la culpabilité, mais ils comprendront rapidement que s’ils veulent « survivre » dans cet environnement incompréhensible (où ils sont minoritaires), ils se doivent de cacher leur différence, ils se doivent de « jouer le jeu » par imitation afin de ne pas être identifiés comme « différents ». Ainsi, en très peu de temps ils sauront 1) se reconnaître entre eux et se regrouper et 2) duper habilement (avec de fausses réactions émotionnelles) leur entourage. Qui plus est, les « fardeaux inutiles » de la majorité (honte, regret, compassion, etc.) deviendront rapidement pour eux un terrain de jeu, une caractéristique « amusante » avec laquelle ils peuvent se jouer astucieusement de nous. Avec le temps, ce qui n’était qu’un simple jeu afin d’obtenir certains avantages deviendra un art, littéralement une façon de vivre. Ces êtres deviendront des manipulateurs hors pair, des menteurs chevronnés pour qui les arnaques les plus subtiles n’auront aucun secret. Abus de confiance, duperies, chantage émotionnel, impostures et escroqueries seront pour eux, littéralement, un art de vivre. Cette façon d’être ne fera que croître et se raffiner avec les années, au fur et à mesure que leur maturité intellectuelle grandira. Ainsi, il en résultera des êtres dont la position, à l’intérieur de leur classe sociale, sera issue de cette mécanique d’imposture et de chantage subtil. Ils n’auront pas gravi les échelons par dévouement honnête, mais bien par tricherie et manipulation. N’ayant aucune conscience émotionnelle, la vie spirituelle n’a pour eux aucune signification. Bien que certains utiliseront pleinement la naïveté des autres pour devenir des gourous et autres types de charlatans, ce n’est que l’aspect matériel qu’ils percevront en toutes choses. L’incompréhensible compassion des gens se transformera pour eux, s’ils savent bien l’utiliser (et ils le savent!), en un avantage matériel, qu’il soit sous forme de sommes d’argent, de position de pouvoir, de célébrité ou tout simplement d’une voiture de luxe. À petite échelle, que ce soit dans la cellule familiale ou dans le voisinage, il ne pourrait s’agir que d’être vigilant face à ce type d’individu, sans plus, mais cette réalité est tout simplement inconnue de la majorité d’entre nous et de ce fait nous avons, envers tous les gens que nous connaissons, l’intime conviction qu’ils sont « humains ». Cette situation prend une inquiétante dimension lorsque nous devons admettre qu’il y aura donc plus ou moins 6% de psychopathes dans toutes les classes de la société et, étant donné leur nature, en pourcentage probablement plus élevé dans des milieux d’influence et de pouvoir tels que : la médecine conventionnelle (par opposition à la médecine holistique), les établissements d’enseignements, la haute direction des institutions financières et des multinationales (qui ne pensent qu’en termes de rentabilité), ainsi que – à notre grand malheur – les systèmes juridiques, les forces de l’ordre et les gouvernements. Ne perdons pas de vue que cette situation existe depuis des temps immémoriaux et pourrait bien être à la source de tout le concept de la lutte entre le « bien et le mal ». Des manipulateurs de premier ordre, connaissant toutes nos faiblesses et les utilisant de façon quotidienne pour atteindre leurs buts matérialistes et se reconnaissant entre eux dès l’enfance : n’y aurait-il pas lieu de parler d’ »élite »? Non pas de race supérieure, mais bien de race dominante et contrôlante?
La haute incidence de la sociopathie dans la société humaine a un effet profond sur le reste d’entre nous qui devons, aussi, vivre sur cette planète, même ceux de nous qui n’avons pas été cliniquement traumatisés. Les individus qui constituent ces 4 pour cent drainent nos relations, nos comptes bancaires, nos accomplissements, notre respect de soi, notre paix même sur Terre. [Martha Stout, The sociopath next door]
Nous n’avons qu’à réfléchir à l’état actuel de la société nord-américaine, dont l’influence envahissante a tendance à infecter tout le reste de la planète : une société basée sur le plaisir que procurent les biens matériels, sur une consommation à outrance, sur la performance et l’accomplissement matériel, dont la valeur de chaque individu est estimable en $ et pour qui les coutumes étrangères doivent être remodelées et façonnées à leur image. Nous n’avons qu’à observer les grands courants de ce monde pour nous rendre compte qu’il y a quelque chose qui cloche : la mondialisation écrasante, le commerce sauvage et la pauvreté qui s’ensuit, l’importance démesurée de l’apparence du corps au détriment d’une beauté et d’une profondeur intérieures, la dépendance aux biens matériels et aux services de l’État, les sommes phénoménales mises dans des recherches telles que les méthodes de contrôle des masses, l’industrie des armes, l’industrie pharmaceutique issue d’une médecine devenue uniquement mécanique, etc. Tout cela nous fait comprendre que quelque chose ne tourne pas rond avec ladite race « humaine ». Lorsque nous voyons un reportage couvrant une catastrophe naturelle et qu’on nous annonce que « les dégâts matériels s’élèvent à plusieurs millions ou milliards de $ », il y a de quoi se demander où est l’humain là-dedans. D’ailleurs, où est-il? Selon Lobaczewski, cette affection de l’âme – si nous pouvons le dire ainsi – qu’est la psychopathie est contagieuse. Le manque total de conscience émotionnelle chez certains se propage, tels une maladie ou un virus, aux personnes qui sont directement en contact avec ce type d’individu. C’est par un processus de déshumanisation graduelle que les personnes qui côtoient des psychopathes sont lentement « assimilées » à leur mode de pensée matérialiste et sans égard pour autrui. Toujours selon Lobaczewski, environ 12% de la population devient ainsi des « psychopathes par contagion ». Lorsque trop longtemps soumis à des influences déshumanisantes, surtout dès le jeune âge, c’est plus d’un dixième de la population qui perd ainsi son « humanité ». Ce sont des psychopathes sociaux par opposition aux psychopathes authentiques. Dans la plupart des cas, cette régression est irréversible. (Nous retrouvons d’ailleurs plusieurs mentions à ce sujet – la croissance de l’âme – dans les enseignements traditionnels). Il en résulte donc, socialement, une « élite » matérialiste, sans âme et sans conscience émotionnelle dont une partie significative se retrouve dans des positions de pouvoir. Il va sans dire que, peu à peu, la société se moulera à leur vision des choses, car par tromperies, duperies et tricheries ils parviendront à nous convaincre du bien-fondé de leur perception du monde. Puisque l’immatériel, la sentimentalité et l’aptitude pour l’intangible ne font pas partie de leurs facultés cognitives, ils ont une propension marquée pour l’ordre et le contrôle concret, palpable et matériel. Ainsi naissent des concepts tels que le besoin d’imposer l’ordre, d’implanter une forme de légalité, etc., puisque leurs actions ne sont nullement basées sur une compréhension émotionnelle des relations interpersonnelles, mais bien uniquement sur des avantages d’ordre matériel. Pour ne parler que d’un exemple, pensons à tout l’aspect juridique, avec ses lois, ses interdictions et ses sanctions, qui prend indéniablement racine dans une mentalité qui, à la base, n’est pas « humaniste ». Les accusés seront sentenciés selon des règles préétablies, des normes légales et des codes de conduites bien déterminés et non selon un réel jugement d’ « humain à humain ». En conclusion, lorsque nous prenons un peu de recul, avec ces nouvelles données en main, il devient évident que le processus de déshumanisation sociale de la race « humaine » va bon train et que ceci remonte très loin dans notre Histoire. Mais sans saisir cette notion essentielle qu’est la division des humains en deux races bien distinctes, il est impossible d’avoir un regard juste sur les raisons sous-jacentes à tous les problèmes sociaux croissants que nos sociétés connaissent présentement. Cette réalité met en lumière un aspect fondamental de la dynamique en place sur notre planète et nous permet d’y jeter un regard nouveau et plus éclairé. Les incidences de la psychopathie – de l’ »autre race » – sont énormes et extrêmement complexes, et elles dépassent largement la portée de cet article qui ne se veut que le point de départ d’une réflexion et d’une recherche beaucoup plus approfondies. Nombreux ouvrages sont disponibles sur le sujet et il est d’une importance capitale de prendre davantage conscience des implications de cette réalité qui nous affecte tous. La présence ou l’absence de conscience est une division humaine profonde, probablement plus significative que l’intelligence, la race, ou même le sexe. Ce qui distingue tous ces gens du reste d’entre nous est un trou tout à fait vide dans le psychisme, où il devrait y avoir la plus développée de toutes les fonctions d’humanisation. [Martha Stout, The sociopath next door]   - Webmestre Zone-7  

Lectures recommandées :   Livres en français : Andrew M. Lobaczewski, LA PONEROLOGIE POLITIQUE: La science de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques (http://pilulerouge.com/pp/) Livre en anglais : H. Cleckley, The Mask of sanity (disponible dans biliothèque) Martha Stout, The sociopath next door Paul Babiak et Robert D. Hare, Snakes in suits(http://snakesinsuits.com/) Recherches et articles de Quantum Future : http://www.quantumfuture.net/fr/psychopathe_fr.htm http://www.quantumfuture.net/fr/innerpsycho-fr.htm http://www.quantumfuture.net/fr/article-lkj-ponerologie01.htm http://www.quantumfuture.net/fr/organicportals1_fr.htm http://www.quantumfuture.net/fr/organicportals2_fr.htm http://cassiopedia.org/glossary/Psychopathy (anglais) Autres sites (anglais) : http://www.Hare.org http://www.PsychopathySociety.org Documentaire vidéo en relation avec cette réalité : The Corporation (disponible dans la majorité des clubs vidéo) et dans la vidéothèque.

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*** TREIZE RÈGLES À SUIVRE LORSQU’ON A AFFAIRE À DES PSYCHOPATHES

Source : http://zone-7.net/v3/psychopathie/treize-regles-a-suivre-lorsquon-a-affaire-a-des-psychopathes
Martha Stout, auteure de The sociopath next door, nous livre ici un condensé de règles à suivre afin d’éviter de tomber dans le piège des psychopathes. Ces règles constituent la base d’un comportement sain et libérateur face à ces prédateurs naturels, puisque ceux-ci ne sont pas uniquement des chefs d’États corrompus, des hauts gradés militaires ou des « requins » de la finance, mais bien des gens « ordinaires » que nous côtoyons inévitablement à plusieurs reprises dans nos vies. Ne pas se faire prendre à leur jeu est une importante leçon de vie. (Traduction libre de Zone-7) 1. La première règle consiste à accepter le fait que certains individus n’ont littéralement pas de conscience.Pilule difficile à avaler puisqu’ils ressemblent rarement à Charles Manson ou Ted Bunty. Ils nous ressemblent en tout point. 2. Dans un conflit entre vos instincts et ce qu’implique le rôle joué par l’individu – qu’il soit éducateur, médecin, chef d’équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. –, faites confiance à vos instincts. Que vous le vouliez ou non, vous êtes un observateur constant du comportement humain et vos impressions non filtrées, quoique alarmistes et paraissant non fondées, peuvent être d’un grand secours si vous les écoutez. Une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, que les étiquettes impressionnantes et/ou à saveur morale ne donnent pas la conscience à celui ou celle qui n’en avait pas dès le départ. 3. Lorsque vous considérez une nouvelle relation, quelle qu’elle soit, pratiquez la « Règle de Trois » relativement aux déclarations et promesses qu’une personne fait, ainsi qu’à ses responsabilités. Faites de la « Règle de Trois » votre politique personnelle. Un mensonge,une promesse brisée ou une seule responsabilité négligée peut très bien n’être qu’un malentenduDeux peuvent impliquer une erreur sérieuse. Mais trois mensonges impliquent probablement que vous avez affaire à un menteur, et la duperie est le premier indicateur d’un comportement sans conscience. Oubliez ce que vous craignez y perdre en coupant cette relation et sortez-en dès que vous le pouvez. Bien que cela puisse être difficile, rompre la relation maintenant sera plus facile et moins coûteux que plus tard. Ne donnez pas votre argent, vos secrets ou votre affection à un quelqu’un qui a récidivé trois fois. Vos précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées. 4. Questionnez l’autorité. Une fois de plus, faites confiance à vos instincts et à vos préoccupations (anxiétés), tout spécialement ceux concernant des individus qui déclarent que la domination des autres, la violence, la guerre ou d’autres violations de la conscience sont la solution à certains grands problèmes. Faites-le même lorsque – et surtout lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l’autorité. Rappelez-vous ce que Stanley Milgram a dit à propos de l’obéissance : « Au moins six personnes sur dix vont aveuglément obéir jusqu’au bout à une autorité, quelle qu’elle soit, à l’allure officielle. » Le bon côté de la chose est que d’avoir un certain support social nous rend plus enclins à défier l’autorité. Encouragez les gens autour de vous à se questionner, eux aussi. 5. Suspectez la flatterie. Les compliments sont de bien belles choses lorsqu’ils sont sincères, mais la flatterie extrême fait appel à notre égo d’une façon peu réaliste. C’est là la matière de l’envoûtement et celui-ci implique presque toujours une intention de manipuler. La manipulation à l’aide de la flatterie est parfois inoffensive, parfois sinistre. Jetez un coup d’œil au-delà de votre égo flatté et souvenez-vous de toujours suspecter la flatterie. Cette « règle de la flatterie » s’applique sur une base individuelle, mais également à l’échelle de groupes, même de nations entières. À travers l’histoire de l’humanité et jusqu’à aujourd’hui, l’appel à la guerre a toujours fait usage d’une déclaration flatteuse arguant que les forces armées remporteront une victoire qui changera le monde pour le mieux : un triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, unique d’efforts humains justes et dignes d’une énorme gratitude. Depuis que nous écrivons l’Histoire, toutes les plus grandes guerres ont été encadrées de cette façon, de tous les côtés du conflit. Et dans toutes les langues, l’adjectif le plus fréquemment utilisé est  « sainte », « guerre sainte ». L’argument peut facilement être démontré que l’humanité ne sera en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire. 6. Si nécessaire, redéfinissez votre concept du respect.Trop souvent, nous confondons la crainte avec le respect, et plus nous craignons quelqu’un, plus nous le/la percevons comme méritant notre respect. J’ai un chat que ma fille a nommé « l’homme musclé » lorsqu’il était tout petit car, même jeune, il avait tous les attributs d’un lutteur professionnel. Maintenant qu’il a grandi, il est beaucoup plus costaud que la plupart des autres chats domestiques. Ces formidables griffes ressemblent à celles de ces ancêtres chats-léopards asiatiques, mais son tempérament est tendre et pacifique. Mon voisin a une petite chatte « calico » qui nous visite de temps à autre. Bien entendu, son charisme de prédateur est énorme et elle est très douée pour vivement envoyer un regard méchant aux autres chats. Chaque fois qu’elle est dans un rayon de quinze mètres, « L’homme musclé », quoique de taille deux fois plus grande, se tapit et s’aplatit de peur et de déférence féline. « L’homme musclé » est un chat splendide. Il est chaleureux, affectueux et très près de mon cœur. Quoiqu’il en soit, j’aime croire que ses réactions sont plus primitives que les miennes. J’espère que je ne confonds pas peur et respect, car le faire assurerait ma propre victimisation. Utilisons nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs afin de démêler la confusion entre crainte et admiration. Dans un monde idéal, le respect serait une réaction automatique à l’égard de ceux qui sont forts, bons et moralement courageux. La personne qui profite de l’occasion pour vous inspirer la peur n’est fort probablement pas de ceux-là. La résolution de conserver le respect séparé de la peur est encore plus cruciale pour les groupes et les nations. Le politicien, petit ou grand, qui menace la population par de fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et qui emploie les craintes ainsi magnifiées pour gagner l’allégeance est, plus souvent qu’autrement, un escroc qui a réussi plutôt qu’un chef légitime. Cela a été vrai dans toute l’histoire de l’humanité. 7. N’embarquez pas dans le jeu. L’intrigue est l’outil du psychopathe. Résistez à la tentation de concurrencer avec un psychopathe séducteur, d’être plus habile que lui, de psychanalyser ou même de plaisanter avec lui. En plus de vous abaisser à son niveau, vous vous détourneriez de l’objectif le plus important : vous en protéger. 8. La meilleure façon de vous protéger d’un psychopathe est de l’éviter, de refuser tout contact ou toute forme de communication. Les psychologues ne recommandent habituellement pas l’évitement, mais dans ce cas-ci je fais une exception très délibérée. La seule méthode véritablement efficace si vous avez affaire à un psychopathe que vous avez identifié est de le rejeter complètement de votre vie. Les psychopathes vivent complètement en dehors du contrat social, et les inclure dans des relations ou des arrangements sociaux est donc périlleux. Commencez cette exclusion  dans le contexte de vos propres relations et de votre vie sociale. Vous ne blesserez personne. Aussi étrange que cela puisse paraître, et bien qu’ils prétendront le contraire, les psychopathes ne possèdent pas le genre de sentiments que l’on peut blesser. Peut-être n’arriverez-vous pas à faire comprendre à vos amis et à votre parenté pourquoi vous évitez un individu en particulier. Un psychopathe est difficile à discerner et encore plus difficile à définir. Évitez-le de toute façon. Si l’éviter complètement est irréalisable, prévoyez vous en éloigner le plus possible pour en arriver à tendre vers l’évitement total. 9. Questionnez votre tendance à prendre en pitié trop facilement. Le respect doit être réservé aux individus empreints de bonté et moralement courageux. La pitié est aussi une réponse sociale valable, mais elle devrait être ménagée aux personnes innocentes, réellement en douleur ou sur lesquelles la malchance s’acharne. En outre, je recommande que vous mettiez sévèrement au défi votre besoin d’être poli dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre culture, être ce que nous pensons « civilisés » est comme un réflexe et nous nous affichons souvent automatiquement convenables même lorsque quelqu’un nous a exaspérés, nous a menti à plusieurs reprises, ou nous a figurativement poignardés dans le dos. Les psychopathes tirent un énorme avantage de cette politesse automatique afin d’exploiter la situation. N’ayez pas peur de ne pas être souriants et d’aller, avec calme, directement au but. 10. N’essayez pas de racheter ce qui ne se rachète pas.Les secondes (troisièmes, quatrièmes et cinquièmes) chances sont pour les personnes qui ont une conscience. Si vous avez affaire à une personne qui n’a pas de conscience, sachez comment ravaler et oublier vos pertes. À un certain moment, la majorité d’entre nous doit apprendre l’importante et décevante leçon de vie que nous ne pouvons pas contrôler le comportement – encore moins la structure caractérielle – des autres, aussi louables que soient nos intentions. Apprenez ce fait de la vie humaine et évitez l’ironie de vous prendre au même jeu ambitieux que les psychopathes : le contrôle. Si vous ne désirez pas contrôler, mais plutôt aider les gens, alors aidez ceux qui veulent réellement de l’aide. Le comportement des psychopathes n’est d’aucune façon de votre faute. Ce n’est pas non plus votre mission. Votre mission, c’est votre propre vie. 11. N’acceptez jamais, par pitié ou pour n’importe quelle autre raison, d’aider le psychopathe à camoufler son réel caractère. « S’il te plaît, ne le dis pas », souvent exprimé en larmes et avec beaucoup de grincements de dents, est la marque de commerce des voleurs, des abuseurs et des psychopathes. N’écoutez pas ce chant de sirène. Les autres méritent beaucoup plus d’être avertis de la présence de psychopathes que ceux-ci ne méritent que vous gardiez leurs secrets. Si quelqu’un sans conscience insiste sur le fait que vous lui « devez » quelque chose, souvenez-vous de ceci : « tu me dois » a été la phrase clé des psychopathes depuis des milliers d’années, littéralement, et continue de l’être. Nous tendons à prendre « tu me dois » comme une déclaration irrésistible, mais elle n’est tout simplement pas vraie. Ne l’écoutez pas. Aussi, ignorez la déclaration « tu es pareil à moi ». Vous ne l’êtes pas. 12. Défendez votre psyché. Ne permettez pas à quiconque sans conscience, ou même semblable à ce genre de personne, de vous convaincre que l’humanité est un échec. La majorité des êtres humains ont une conscience. La majorité des êtres humains sont capables d’amour. 13. Vivre heureux est la meilleure vengeance.   - Webmestre Zone-7 [NDT : Marta Stout utilise le terme sociopathes, mais la réalité qu'elle décrit est également celle des psychopathes. Le terme a donc été substitué dans le présent texte.]

hibou ecrit Voilà comment tout a commencé ...

*** Le match : psychopathes Vs pervers narcissiques

« Si je suis ce que je possède et que je perds tout ce que j'ai, qui suis-je ? » Source :  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-match-psychopathes-vs-pervers-128877
   
Le premier volet de ce dossier était consacré au « mouvement perversif » ou « mouvement pervers narcissique » qui formalise les agissements pervers de certains manipulateurs. La seconde partie a complété la première en précisant les conditions de fond (ou personnelles, cf. la « pensée perverse ») et de rencontres (ou situationnelles, cf. « les noyaux pervers ») qui sont indispensables à l’organisation et à la persistance d’un « mouvement perversif ». Quant à la troisième partie, nous avons abordé certains points discriminants du pervers narcissique (archétype et aboutissement du « mouvement perversif ») afin de distinguer le « normal » du « pathologique ». Cet article se propose d’étudier le concept de pervers narcissique au regard de celui de psychopathe, terme plus connu du grand public grâce notamment à l’actualité des chroniques nécrologiques, d’un certain cinéma (« Seven », « Le silence des agneaux », « Freddy, les griffes de la nuit », « Saw », « Américan pscyho », « Scream », « Shining », etc.) ou de nombreux épisodes de séries télés à grand succès (« Esprit criminel », « Les experts », « NCIS », « Mentalist », « Dexter », etc.). Si l’appellation « pervers narcissique » est une notion psychanalytique récente (RACAMIER – 1985), celle de « psychopathe » suit l’évolution de la psychiatrie clinique depuis le début du XIXe siècle, et nous en trouvons différentes descriptions sous une profusion de dénominations[1]. Qualifié de « manie sans délire » par Philippe PINEL (1801), psychiatre français (1745 – 1826), de « moral insanity » (« folie morale ») par James-Cowles PRICHARD (1835), médecin ethnologue anglais spécialisé en psychiatrie (1786 – 1848) , de « manie morale : perversion morale des affections sociales » par Isaac RAY (1838), psychiatre américain (1807 – 1881), la notion actuelle de psychopathie fut introduite par un psychiatre philosophe allemand, Julius-Ludwig KOCH (1841 – 1908), qui évoqua une « infériorité psychopathique » (1891). Par la suite, de nombreux chercheurs issus de ces différentes écoles de pensée se sont approprié certaines de ces idées pour développer leur théorie. Ce qui eut pour conséquence une prolifération de noms qui sèment plus le trouble et la confusion qu’elle n’apporte de réponse à cette problématique. Rappelons toutefois au passage qu’il existe une autre terminologie, très utilisée également en milieu clinique, que nous devons au psychiatre Karl BIRNBAUM (1878 – 1950) et qui est celle de« sociopathe » (1914). De nombreuses approches ont été « expérimentées » pour approfondir nos connaissances de la psychopathie, et le développement de sa compréhension, même s’il s’affine de jour en jour, suit d’une manière empirique et heuristique, les progrès réalisés grâce aux évolutions des appareils de mesure permettant de « voir » l’activité biologique et physique d'un être humain soumis à différentes tâches ou à diverses contraintes. C’est dans ce cadre-là qu’il faut situer les données actuelles disponibles sur la psychopathie telles que résumées dans les conclusions de la HAS, dans son rapport d’audition publique publié en 2006 et intitulé : « Prise en charge de la psychopathie ». Ainsi, comme précisé en conclusion de ce rapport « cette discipline est schématiquement partagée : • entre un courant biologisant, hérité du DSM, qui diagnostique des troubles sans lien avec l’histoire du sujet, qui privilégie les thérapies comportementales (qui s’appuient sur les théories de l’apprentissage et du conditionnement) ; • et un courant psychodynamique qui reconnaît les apports de la psychanalyse et les utilise pour aborder les soins ainsi que les modalités de ses pratiques et qui envisage chaque sujet dans son histoire et sa singularité. Il est probable que les expertises psychiatriques demandées par la justice diffèrent sur le fond en fonction de la formation et de l’orientation du psychiatre. Ce sujet sur les psychopathies, au carrefour du social, du politique, du juridique et du psychiatrique en montre les intrications avec une rare acuité. La trajectoire du psychopathe est faite d’une « histoire sans passé », sans début et sans fin ; le temps, pour lui, ne présente pas de scansions, il n’a pu s’y inscrire. Il nous est apparu comme un jeu de miroir... C’est une problématique qui dépasse le seul champ de la psychiatrie. Il conviendrait de s’en préoccuper sous peine, nous semble-t-il, de voir s’étendre le terrain de la psychopathie »[2]. Une fois compris que cette vision est en perpétuel mouvement tout en se précisant, nous pouvons tenter de définir cette « pathologie » en l’inscrivant dans le courant psychodynamique de cette discipline. Bien que le courant biologisant soit tout aussi important, elle sera traitée dans un autre cadre tant il est également riche d’enseignements. Seul l’aspect théorique qui aborde « les soins ainsi que les modalités de ses pratiques et qui envisage chaque sujet dans son histoire et sa singularité » sera donc évoqué dans cet article. Définitions : « Forgé à partir des deux souches étymologiques grecques psukhê (signifiant âme) et pathos (signifiant maladie), le mot psychopathie désigne un trouble permanent de la personnalité essentiellement caractérisé par un sévère manque de considération pour autrui découlant d’une absence de sentiment de culpabilité, de remords et d’empathie envers les autres (Hare, 2003). Affichant une apparente normalité en matière de moralité et d'expression émotionnelle, le psychopathe se révèle incapable d’éprouver au plus profond de lui-même des émotions sociales dont entre autres : l’amour, l’empathie, le sentiment de culpabilité, la contrition, la honte et la gêne (Walsh et Wu, 2008). À l’instar d’un androïde programmé pour reproduire le plus fidèlement possible l’expression des sentiments humains, le psychopathe n’a d’humain que la forme. Sérieusement carencé sur le plan émotionnel, le psychopathe parvient, par mimétisme, à exprimer, verbalement ou physiquement, de tels sentiments sans toutefois les ressentir. Pareille dislocation entre la forme et la substance d’un message émotionnel serait, selon bon nombre d’études neurologiques, générée par une connexion défectueuse entre les réseaux cognitifs et émotionnels du cerveau du psychopathe (Scarpa et Raine, 2003 : Weibe, 2004) »[3]. « La psychopathie est un trouble (au sens psychiatrique du terme) qui trouve son origine dans une déviation du développement et qui se caractérise par un excès d’agressivité pulsionnelle ainsi que par une incapacité à nouer des relations d’objet (aux autres). La psychopathie est aussi un processus, un jeu interactif continu de facteurs et d’opérations qui progressent ou régressent de façon implicite jusqu’à atteindre le stade final d’une désidentification radicale d’avec l’humain (FROSCH 1983a). Le terme de psychopathie représente à la fois une catégorie – ou classe – diagnostique, et un continuum de perturbations psychologiques, dont l’intensité et la nature sont variables d’un individu à l’autre en termes de traitement »[4]. Cette dernière définition met en évidence deux notions essentielles présentes dans la psychopathie : le trouble et le processus. Semblable à la perversion narcissique qui est un mouvement et son aboutissement (cf. partie 1partie 2 et partie 3 de ce dossier). Aussi, toutes comparaisons dichotomiques apparaissent futiles. Paul-Claude RACAMIER affirma lui-même sans les préciser que : « des rapports existent sans doute entre perversion narcissique et psychopathie, mais ils sont complexes ». Le rapport d’audition de la HAS faisant intervenir une trentaine d’intervenants de spécialités diverses propose tout autant de définitions. Il va de soi qu’une telle abondance de descriptions pour un seul et même problème a de quoi en décourager plus d’un. Cependant, « si le signifié « psychopathie » épingle difficilement ce de quoi il voudrait parler par une définition unique, suffisante pour classer dans une nosographie univoque, la clinique révèle toutefois des caractéristiques repérables, génératrices d’axes de questionnement quant à la psychopathologie des personnes dites psychopathes. Les interrogations qui émergent de la clinique et la psychopathologie dessinent les premiers jalons pour l’abord thérapeutique »[5]. Bien entendu, et pour ne pas gâcher « l’ambiance », il va de soi que chacun des théoriciens ayant inventé son propre concept le différencie des autres par des distinctions qui n’aident pas à une bonne compréhension du problème. Ainsi, pour revenir à notre match, il est inutile de procéder à une comparaison point par point des similitudes existantes entre le concept de « pervers narcissique » et celui de « psychopathe » : ils sont identiques en tout à l’exception d’un seul aspect qui, aux dires des prosélytes de chaque obédience, permettrait de les spécifier. Aussi, par commodité, il serait opportun d’examiner ce facteur discriminant afin de le valider, ou de le rejeter. Une telle distinction ne se base que sur l’impulsivité et le psychopathe est « supposé » être plus impulsif que le pervers narcissique. L’impulsivité se définit en psychologie comme étant une « disposition à agir par impulsion, due à une insuffisance constitutionnelle ou acquise des fonctions d'inhibition et de contrôle »[6]. Autrement dit, l’impulsivité du psychopathe se caractérise par une faible inhibition et des pertes de contrôle qui favorisent le passage à l’acte (ou « l’agir » dont parle Paul-Claude RACAMIER). Ce que les victimologies nomment la « clinique du passage à l’acte » étudiant l’agressivité du sujet évalué. Étant donné les apports importants de cette discipline à part entière, c’est désormais chez elle que nous puiserons les explications les plus « fouillées » nous permettant de comprendre cette agressivité chez les psychopathes et les pervers narcissiques et voir en quoi celle-ci diffère chez l’un ou l’autre de ces deux acteurs. Ce point est d’autant plus important que « l’intolérance à la frustration et l’imminence du passage à l’acte auto - ou hétéro - agressif restent cependant deux maîtres symptômes de tout comportement psychopathique »[7]. Ce qui est confirmé par de nombreux spécialistes se ralliant à l’avis de Jean-Pierre CHARETIER, psychanalyste spécialisé dans la prise en charge des adolescents violents : « L'agir compulsif et protecteur pour leur psyché apparaît bien comme le symptôme cardinal de ces pathologies… L'agir atteste donc de la présence persistante chez le psychopathe d'une homéostasie mentale archaïque, basée sur la décharge de toute tension psychique par « la voie motrice » (Freud, 1956) et révélatrice de la faillite des processus de symbolisation chez lui »[8]. L’agressivité[9] : Depuis Konrad LORENZ (1903 – 1989) et son traité sur « l’agression, une histoire naturelle du mal »généralisant le concept anthropologique de « bouc émissaire »[10], les études portant sur cet instinct[11] ont dégagé une typologie consensuelle des comportements agressifs qui peuvent « revêtir des formes très diverses allant de l’homicide à la simple remarque sarcastique… Arnold BUSS (1961) a défini trois dimensions caractérisant l’agression : 1) physique-verbale – l’agression est exprimée par des gestes ou des paroles ; 2) active-passive (elle correspond à une action positive que l’individu omet volontairement de réaliser) ; 3) directe-indirecte (la victime est physiquement présente ou absente). La combinaison de ces trois dimensions permet de définir 8 types d’agression différents »[12]. Par ailleurs, outre cette typologie de l’agression, de nombreux auteurs ont pu en déterminer deux principales modalités selon que les actes agressifs soient provoqués ou non. Ceci inclut la prise en compte du facteur intentionnel dans l’évaluation de la psychopathie. Dans le cas d’actes agressifs non provoqués, l’agression sera dîte proactive et relève d'une prédation, et lors d’actes agressifs répondant à une provocation, l’agression sera dîtes réactive et aura une fonction de préservation. Précédemment à cette désignation (proactive ou réactive), Erich FROMM, dans son traité sur « La passion de détruire : Anatomie de la destructivité humaine », avait également identifié deux types d’agression, l’une qu’il qualifia de « maligne » (proactive) et l’autre de « bénigne » (réactive). J. Reid MELOY, déjà cité, parle d’agressivité prédatrice (proactive) et d’agressivité affective (réactive) qui, selon lui, « empruntent des chemins neuroanatomiques distincts et sont contrôlées par des ensembles de neurotransmetteurs différents »[13]. Subséquemment, lorsqu’un conflit s’origine dans l’agression proactive, il se perpétue grâce à l’agression réactive et lorsque la situation conflictuelle tend à s’enkyster, notamment lors des « conflits larvés », son origine n’est plus déterminable. Elle est pourtant déterminante en matière de droit qui, pour qu’un crime, un délit ou une infraction soit reconnu, a besoin de connaître la préméditation de l’acte agressif, c’est-à-dire, « l’intention » formée avant l’action. Par ailleurs, là où les choses tendent à gravement se compliquer, c’est le fait que l’agression proactive peut être plus ou moins consciente ou inconsciente[14]. Il arrive parfois que l’agresseur passant à l’acte de façon proactive soit totalement inconscient de sa propre agressivité qu’il n’aura alors de cesse de reporter sur « l’autre » réagissant alors sur un mode ambivalent proactif/réactif. Dans cette configuration, il justifira ses propres comportements agressifs en rejetant sa responsabilité dans le conflit sur celui qui aura commis « l’outrage » de le renvoyer à son agression originelle déclencheur du processus (ou du « mouvement perversif », cf. partie 1). Ce canevas d’enchevêtrement interrelationnel est à l’origine de nombreux dysfonctionnements dans les échanges interindividuels ou intergroupes, mais à l’origine de ces conflits, il y a un ou des individus qui dénient avoir commis un acte agressif proactif et c’est bien à ce niveau là que nous pouvons discerner le normal du pathologique. D’où l’importance des apports de la théorie du pervers narcissique telle que survolée dans les premières parties de ce dossier à laquelle les études sur la psychopathie offrent un parfait complément. Il va de soit qu’agressivité et violence ont des rapports contingents très étroitement liés. Mais ici encore des nuances subtiles sont à apporter, car si toutes violences supposent un comportement agressif, toutes les agressions ne sont pas nécessairement des violences bien qu’une grande confusion règne à ce propos y compris dans nos textes de loi. Yves PRIGENT, neuropsychiatre spécialisé dans l’étude de la dépression et des suicides, auteur d’une importante étude sur « La cruauté ordinaire, où est le mal ? », effectue très bien cette distinction-là[15]. Quid de notre match pervers narcissiques Vs psychopathes et en quoi diffèrent-ils vis-à-vis des éléments exposés ci-dessus ?
Cette différence est uniquement contextuelle, c’est-à-dire que la notion de psychopathie a principalement été étudiée dans le cadre des injonctions de soins prononcées par des tribunaux en matière pénale et la perversion narcissique a été découverte grâce aux recherches effectuées en thérapie des groupes et des familles. En résumé, un pervers narcissique est un psychopathe qui ne s'est pas fait prendre la main dans le sac. Cependant, la recherche psychiatrique distingue désormais ce qu’elle nomme les psychopathes « succesful » (ou psychopathie primaire, « nos » pervers narcissiques) des psychopathes « unsuccessful » (ou psychopathie secondaire, un peu moins « rusé » que les premiers puisqu’ils se font arrêter en raison… de leur « impulsivité »). Il manque à cet article des références à Robert HARE, considéré comme l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la psychopathie, mais ses travaux sont ceux qui ont été les plus exposés dans toute la littérature[16]. Il m’est apparu utile de montrer qu’il n’était pas le seul à s’intéresser à cette problématique qui, dans la réalité du monde d’aujourd’hui, nous concerne tous de par la place qu’occupent les psychopathes « successful » dans notre société (cf. l’article de Gérard OUIMET, « Le criminel en col blanc : un renard bien cravaché », cité en lien ci-dessous). Par ailleurs, Robert HARE, qui a passé plus de 30 ans à étudier les psychopathes dans les quartiers de haute sécurité des prisons canadiennes, confesse au réalisateur Ian WALKER pour les besoins de l’excellent reportage qu’il réalisa sur Sam WAKNIN, intitulé : « Je suis un psychopathe », qu’il aurait dû consacrer la moitié de ses recherches aux psychopathes qui réussissent, ceux que l’on croise à la bourse (cf. à 4’35’’ de la vidéo en lien). Ce reportage remarquable nous permet de « rentrer dans la peau » d’un psychopathe atteint de psychopathie primaire. Alors pour conclure, psychopathe ou pervers narcissique[17] ??? Pour la HAS[18], le terme préconisé est celui « d’organisation de la personnalité à expression psychopathique » (qui donne l’acronyme OPEP), ou celui plus communément admis en psychodynamique de « personnalité limite à expression psychopathique ». Mais si l’on tient compte de l’historique des études portant sur ce trouble de la personnalité, il faut croire que tant qu’il ne nous apparaîtra pas plus « clairement », sa dénomination évoluera encore. Cependant, et comme déjà mentionné, ce n’est pas parce que le « signifié » soulève l’indignation que le « signifiant » n’est pas valide et doit être ignoré ou, plus grave encore, nié.   Philippe VERGNES

[1] Rapport d’audition publique de la Haute Autorité de Santé : « Prise en charge de la psychopathie », introduction de Jean-Louis SENON, page 9 à 13. [2] Rapport d’audition publique de la Haute Autorité Sanitaire : « Prise en charge de la psychopathie », p. 163. [3] Gérard OUIMET, « Criminel en col blanc de grande envergure : un renard bien cravaté », 2010, HEC Montréal. [4] J. Reid MELOY, « Les psychopathes, essai de psychopathologie dynamique », p. 21.
[5] Rapport d’audition publique de la Haute Autorité de Santé : « Prise en charge de la psychopathie », p. 141. [6] Stéphane MOUCHABAC, « Comportements impulsifs, agressivité et oxyde nitrique », revue« Neuropsychiatrie : tendances et débats », 2009
[7] Bruno GRAVIER, psychiatre pénitentiaire vaudois, Rapport d’audition publique de la HAS, p. 120. [8] Jean-Pierre CHARETIER, « Psychopathes ou pervers : le faux débat », le journal des psychologues, octobre 2003, p. 2 et 3. [9] Les études sur l’agressivité ont été au centre des recherches d’Henri LABORIT, déjà cité dans ce dossier, qui dirigea la revue « Agressologie » de 1958 à 1983. [10] Déjà cité dans la troisième partie de ce dossier (cf. Les travaux de René GIRARD). [11] A noter que cet instinct est régi par le système limbique de notre cerveau et plus particulièrement par la partie que l’on nomme le cerveau primitif, archaïque ou primaire dit aussi « cerveau reptilien ». Ce que nous aborderons prochainement dans un article consacré aux techniques de manipulations modernes. [12] Laurent BEGUES, « L’agression humaine », p. 9. [13] J. Reid MELOY, « Les psychopathes, essai de psychopathologie dynamique », p. 170. [14] Dans son traité médico-philosophique sur l’aliénation mentale (1801), Philippe PINEL suggérait déjà, sur la base de ses observations cliniques d’une remarquable perspicacité, que les comportements impulsifs peuvent être indépendants de la volonté. A propos de la « manie sans délire », il écrit :« Elle est continue, ou marquée par des accès périodiques. Nulle altération sensible dans les fonctions de l’entendement, la perception, le jugement, l’imagination, la mémoire, etc. : mais la perversion dans les fonctions affectives, impulsion aveugle à des actes de violence, ou même d’une fureur sanguinaire, sans qu’on puisse assigner aucune idée dominante, aucune illusion de l’imagination qui soit la cause déterminante de ce funeste penchant ». Il rajoute que certains sujets impulsifs sont pénalisés dans la réalisation d’objectifs ou de travaux quotidiens, introduisant ainsi une notion de déficit cognitif (cité par Stéphane MOUCHABAC, « Comportements impulsifs, agressivité et oxyde nitrique », revue« Neuropsychiatrie : tendances et débats », 2009). [15] Yves PRIGENT, « Le destin des victimes de cruauté à l’issu des séparations “sauvages” », Imaginaire & Inconscient, 2005/1 no 15, p. 209-214. [16] Article de Robert BALCON paru sur Agoravox le 2 janvier 2008 : « Portrait robot du psychopathe ». [17] Pour des explications plus approfondies sur les différences que l’on peut faire entre le psychopathe et la perversion, lire notamment, Jean-Pierre CHARTIER, « Psychopathe ou pervers, le faux débat », le journal des psychologues, octobre 2003. [18] Recommandations de la commission d'audition de la HAS, mai 2006.

hibou ecrit Guerre 14 18

*** Portrait robot du psychopathe

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/portrait-robot-du-psychopathe-33661
Les noms qui nous viennent spontanément à l’esprit, à l’évocation du mot « psychopathe », sont ceux de Michel Fourniret, Marc Dutroux ou Guy Georges. En réalité, la psychopathie est un trouble du comportement relativement répandu (environ 1 % de la population) et fort heureusement, rares sont les psychopathes qui basculent dans le crime. La majorité d’entre eux vivent des vies normales. On peut en croiser dans tous les secteurs de la société. Mais apprenez tout de même à les détecter, de crainte que l’un d’eux ne s’immisce dans votre existence et ne la saccage...
 
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Robert Hare est le grand spécialiste mondial de la psychopathie. Il a consacré sa vie à la définition de ce trouble du comportement qui prend la forme d’un syndrome de traits psychologiques. Les psychopathes possèdent généralement la plupart des caractéristiques suivantes : De beaux-parleurs : ils sont souvent très doués à l’oral, d’autant qu’ils ne ressentent pas d’anxiété ou d’appréhension à parler en public. Ils ont réponse à tout et sont capables de moucher les meilleurs orateurs. Bagout extraordinaire, tchatche exceptionnelle, faconde hors-norme. Méfiance. Charme, charisme, aura : les psychopathes sont souvent charismatiques. Certains se transforment en gourous dans des sectes. On leur prête naturellement des qualités de meneurs d’homme. Ce sont de grands séducteurs. Si vous les intéressez (parce que vous avez de l’argent, du pouvoir, du prestige), ils parviendront à gagner votre confiance. Narcissisme : les psychopathes sont toujours très arrogants, mais certains parviennent à dissimuler ce trait de personnalité déplaisant sous une fausse modestie. Ils ont une vision grandiose de leur propre importance. Ils ont l’impression d’être des surhommes, des individus à part, des bienfaiteurs, des sauveurs. Ils se perçoivent comme le soleil de la scène sociale. Leurs démarches, toujours intéressées, seront souvent présentées comme des faveurs. Dans leur esprit, tout leur est dû car ils sont exceptionnels ; par conséquent, ils se servent. On parle souvent de leur « mégalomanie » ou de leur « égocentrisme ». Absence d’empathie : les psychopathes sont abominablement dépourvus d’empathie. Ils n’ont pas de sentiments pour les autres : ni amour, ni amitié, ni compassion. Parfois, ils font même preuve de sadisme. Beaucoup mettent en scène, de manière théâtrale, leur empathie. Ils s’efforcent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas : des personnes sensibles avec un cœur grand comme ça. Manipulateurs hors-pair : il existe de multiples manières de manipuler autrui. Les psychopathes possèdent un répertoire de techniques de manipulation particulièrement riche. Ils mentent avec un aplomb déconcertant ; ils peuvent vous culpabiliser en évoquant des obligations familiales ou professionnelles ; ils ont recours à des expressions-cadenas pour vous obliger à penser comme eux. Par exemple : « Quiconque pense le contraire est hypocrite ». Ils adoptent fréquemment une tonalité docte et se posent en dépositaires du savoir absolu. Ils tiennent des propos ambigus qui visent à vous faire comprendre leur pensée sans avoir à la formuler explicitement, pour éviter de se mouiller, etc. Gestion virtuose de leur image : ils se comportent différemment selon les personnes à qui ils ont affaire. De sorte que certains les trouveront admirables, alors que d’autres auront perçu l’envers de la médaille : les mensonges, les manipulations, l’arrogance. Ils peuvent aussi se comporter très différemment en public et en privé, si bien qu’on a l’impression d’avoir affaire à un Dr Jekyll et Mr Hyde. Les psychopathes sont des communicants instinctifs. Ils ont un talent naturel pour donner d’eux-mêmes une image très flatteuse. Ils se font valoir pour le travail et les réalisations de leurs collègues ; ils bidonnent leur CV ; ils arrangent leur histoire ; ils traquent férocement tous ceux qui dans leur entourage ont compris à qui ils avaient réellement affaire et seraient susceptibles de faire tomber le masque. La labilité logique : les psychopathes ont tendance à multiplier les erreurs de raisonnements. Ils accordent trop d’importance à certains faits, en minimisent d’autre. Leur esprit d’analyse, très sélectif, ne détecte que ce qui les arrange. Leur mémoire fonctionne de la même manière. Il leur arrive de se contredire dans une même phrase. Ils font des promesses qu’ils oublient peu de temps après. Ils commettent des lapsus, interprètent mal une situation. Tout cela pour vous manipuler. Après coup, ils vous diront qu’il s’agissait d’un « malentendu ». Prise de risque : les psychopathes ont tendance à s’ennuyer et prennent plus de risques que les autres. Ils sont irresponsables et ont, semble-t-il, du mal à envisager toutes les conséquences de leurs actes. Ils ont fréquemment des trajectoires météoritiques. Du jour au lendemain, tout s’effondre comme un château de cartes. Parce que le psychopathe vit dans une bulle de présent. Il préfère jouir d’une gloire éphémère. Absence de remords : ils ne ressentent jamais aucuns remords. Ils n’assument pas leurs responsabilités. Ils rejettent systématiquement la faute sur des boucs-émissaires. Ils essaient de culpabiliser les autres et de se faire passer pour de pauvres victimes. Ils minimisent les dommages qu’ils ont commis.
L’agressivité : les psychopathes sont toujours très agressifs et très combatifs. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu’il faut pour sortir vainqueur. Certains ont un tempérament explosif et peuvent en venir aux mains aisément. Ils abusent des procédures juridiques. Ils passent leur temps à dénigrer, à critiquer, à dévaloriser pour alimenter leur soi grandiose. Ce qu’ils font est exceptionnel ; ce que les autres font est banal. La paranoïa : les psychopathes ont tendance à penser que tout le monde possède le même profil psychologique qu’eux. Si jamais on leur demande des comptes, ils crieront au complot. Ils ont souvent des tendances paranoïaques, pensent qu’on veut leur « faire la peau » ou qu’on leur a « baisé la gueule ». Ils n’ont aucun mal à imaginer que les autres commettent toutes sortes d’ignominies, car c’est ainsi qu’eux-mêmes se comportent. L’humanité est une confrérie de requins selon eux. Les psychologues disent qu’ils « projettent » sur autrui leurs propres dispositions psychologiques. Ils possèdent une connaissance intuitive du vice qui leur permet de voir le mal partout et notamment dans le bien. A leurs yeux, une amitié sincère devient du « copinage », du « piston », des « arrangements ». Ils peuvent se transformer en inquisiteurs féroces. Beaucoup de gens se font avoir et pensent qu’une personne qui dénonce avec virulence l’amoralité d’autrui est nécessairement exemplaire. L’appétit de pouvoir : les psychopathes sont des « control freak ». Ils éprouvent le besoin de contrôler les gens qui gravitent autour d’eux et qu’ils perçoivent comme des objets ou des robots rats dont la seule fonction serait de subvenir à leurs besoins (psychologiques, matériels, sexuels). Ils sont dominateurs. Certains deviennent de parfaits tyrans domestiques. Ils occupent fréquemment des postes à responsabilité dans leur vie active. Ils s’entourent d’adjoints dociles et traquent tous ceux qui peuvent leur faire de l’ombre. Ils connaissent la langue, mais pas la musique : le spectre émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout au long de leur vie à simuler ces émotions qu’ils ne ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de l’empathie et du sens moral : l’amour, l’attachement, la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a souvent remarqué à leur propos qu’ils connaissent la langue, mais pas la musique. Les émotions qu’ils expriment sont parfois fausses. Ils ont tendance à en faire trop, leur style est grandiloquent, ampoulé, fleuri, pompier, truffé de métaphores. Il manque de sincérité. Les psychopathes manifestent leurs émotions à la manière d’adolescents sur MSN, en multipliant les points d’exclamation ou les smileys. Ils donnent l’impression d’une certaine immaturité émotionnelle. Un style théâtral : les psychopathes ont tendance à en faire trop également sur le plan de la gestuelle. Ils ont un petit côté théâtral et parlent avec les mains, leur corps. Ils multiplient les mimiques, lèvent les yeux au plafond pour vous faire comprendre que vos propos sont stupides, ils soupirent, haussent des épaules, etc. Ils peuvent faire intrusion dans votre espace intime, vous toucher alors que vous les connaissez à peine. Ils outrepassent les étapes traditionnelles de l’amitié qui s’ébauche en s’efforçant de vous faire croire - trop vite - que vous êtes déjà les meilleurs amis du monde. Le site du Pr Robert Hare Ses ouvrages, en anglais : Without conscience : the disturbing world of psychopaths among us Snakes in suit : when psychopaths go to work (écrit avec le Pr Paul Babiak)  
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*** Les 10 métiers où l'on trouve le plus de psychopathes

Le HuffPost  |  Publication: 08/11/2012 15h26 CET Mis à jour: 09/11/2012 11h05 CET http://www.huffingtonpost.fr/2012/11/08/les-10-metiers-ou-on-trouve-le-plus-de-psychopathes_n_2092393.html?utm_hp_ref=france Mtiers Psychopathes PSYCHOPATHES - C'est le blogueur américain Eric Barker qui, sur l'édition américaine du Huffington Post, propose cette liste. Elle ne vient pas de nulle part puisqu'il la tire de la lecture de l'ouvrage The Wisdom of Psychopaths, traduisez "La sagesse des psychopathes" écrit par le psychologue Kevin Dutton, qui fait lui-même un peu peur. Kevin Dutton sait pourtant de quoi il parle. Franc-tireur de l'analyse des psychopathes, il en est l'un des principaux vulgarisateur dans le monde anglo-saxon et dirige une grande enquête nationale sur les psychopathes en Grande-Bretagne, tout cela pour mieux déterminer qui ils sont. Car sa grande thèse, c'est que les psychopathes ne sont pas tous des meurtriers. D'après le site Psychologies.com, la psychopathie concerne 3% des hommes et 1% des femmes. Les psychopathes sont donc bien plus nombreux qu'on le croit. Et à en juger par la liste des métiers où on en recense le plus, ils sont clairement parmi nous. Mais commençons par les 10 métiers où l'on trouve le moins de psychopathes: Aide soignant, infirmière, psychothérapeute, artisan, esthéticien/styliste, enseignant, artiste, médecin et comptable. Ces professions impliquent du rapport humain et nécessitent une implication émotionnelle tout en offrant peu de pouvoir. De par leur nature, les psychopathes ne seraient pas attirés par ces métiers. En revanche, les situations qui impliquent de prendre des décisions précises, détachées des émotions leur vont très bien. Pas étonnant lorsqu'on sait que les symptômes de la psychopathie regroupent l'indifférence, l'irresponsabilité, l'absence de culpabilité et l’asociabilité. De quoi expliquer le pourquoi du comment des 10 métiers où l'on trouve le plus de psychopathes: 1) PDG : Alors comme ça vous voulez une augmentation de salaire? 2) Avocat : Faites entrer l'accusé. 3) Médias : Il faut dire qu'avec toute cette violence à la télévision... 4) Vendeur : Alors là, on ne voit vraiment pas le rapport. 5) Chirurgien : Ce qui n'est franchement pas rassurant. 7) Officier de police : Ce n'est pas comme si c'était les seuls autorisés à porter une arme. 6) Journaliste : Puisqu'on vous dit que la presse écrite va mal. 8) Hommes d'église : Amen. 9) Chef cuistot : Ils ont l'air pourtant tellement sympa dans Top Chef. 10) Les fonctionnaires : D'où l'importance de maintenir le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux.   Qu'est-ce qu'un psychopathe? Si on pense immédiatement au tueur en série des films hollywoodiens, on se trompe. C'est plus compliqué que ça. D'aprèsWikipedia, un psychopathe est sujet à un trouble de la personnalité qui a été décrit comme étant caractérisé par des émotions peu profondes (en particulier une crainte réduite), un manque d'empathie, de l'égocentrisme, de l'impulsivité, de l'irresponsabilité, de la manipulation et un comportement antisocial comme un mode de vie criminel et instable. Il n'existe aucun consensus concernant le critère symptomatique et de nombreuses discussions sont établies concernant les causes éventuelles et des possibilités de traitements. Malgré les termes similaires, les psychopathes sont rarement psychotiques. Les psychopathes ne sont pas tous violents; ils utilisent la manipulation pour obtenir ce qu'ils souhaitent. En général, ce sont des individus qui se soucient de ce que les autres pensent d'eux et les utilisent pour atteindre leur but. La thèse de Kevin Dutton, mais aussi d'autres psychologues, est que la psychopathie se caractérise plus par des tendances à, que par une nature propre aux psychopathes. Pour résumer, on pourrait dire qu'on ne naît pas psychopathe, on le devient, même si certains individus peuvent être prédisposés à développer tel ou tel type de comportement.
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*** Le monde financier serait-il dirigé par des psychopathes, SANS VERGOGNE ?

Source : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/01/22/183-le-monde-financier-serait-il-dirige-par-des-psychopathes-sans-vergogne Par Étienne, dimanche 22 janvier 2012 à 11:50 - Propos sur le pouvoir - #183 - rss
Le monde financier serait-il dirigé par des psychopathes, SANS VERGOGNE ? - Je vous signale d'abord un article intéressant, qui nous vient de Belgique, - et qui m'inspire un important souvenir de lecture que je vous signalerai juste après :
Les personnages clés seraient-ils des psychopathes ? Selon un ancien professeur anglais, cela pourrait expliquer la crise que connait actuellement le monde. Alors qu’on annonce que 2012 sera (encore) l’année de la crise de la dette, de l’austérité, bref de la crise économique et financière, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le système financier, les marchés qui dirigent le monde. Des marchés souvent accusés de ne pas tenir compte des humains qu’ils broient. C’est ce qui fait dire à Clive R. Boddy, professeur à l’université de Nottingham, que beaucoup des hauts responsables financiers seraient en fait des psychopathes. Selon ce professeur, cité par Bloombergles psychopathes sont des personnes "manquant de conscience, ne ressentant que peu d’émotions et incapables de ressentir sentiments, sympathie ou empathie pour les autres". Ces personnes se montrent plus froides et calculatrices que les autres et "représentent donc une menace pour les entreprises et la société". Mais comment des personnes avec un tel profil psychologique ont-elles pu atteindre des postes si élevés ? Selon Clive Boddy, cela est imputable au monde actuel et à l’organisation des entreprises, avec un personnel qui bouge tout le temps, passe de sociétés en sociétés. Cela permet aux psychopathes de passer inaperçus et de monter rapidement, pouvant même apparaître comme de bons leaders là où, à une autre époque, ils auraient été vite repérés pour leur égocentrisme et leur manque d’éthique. C’est l’ascension de ce type de profils dans des entreprises financières qui aurait causé la crise, selon le professeur. Car à des postes-clé, ces psychopathes sont dirigés par leur volonté de s’enrichir et de progresser, au détriment de toute responsabilité sociale. Peu importe, pour eux, les dégâts causés. Ce n’est pas la première fois que des scientifiques mettent en avant le comportement dangereux des employés du monde de la finance. Ainsi, en septembre, une étude suisse affirmait que certains traders avaient des comportements plus dangereux que les psychopathes. 28 d’entre eux avaient été soumis à des tests psychologiques et les résultats avaient été comparés à ceux de 24 psychopathes hospitalisés dans des établissements sécurisés en Allemagne. Il en ressortait que dans un contexte de compétition, les traders étaient prêts à tout pour prendre l’avantage sur leurs concurrents. "Il s'est avéré qu'ils ont eu un comportement plus égocentrique et ont été plus enclins à prendre des risques que le groupe de psychopathes qui ont été soumis aux mêmes tests", expliquait l’un des chercheurs au Spiegel. J.C. Source : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-monde-financier-serait-il-dirige-par-des-psychopathes?id=7340243
Cette folie, cette húbris (démesure), redoutée (et sévèrement punie) par les Grecs anciens, me fait penser à une précieuse information dénichée au creux d'un de mes livres que j'ai toujours en poche, près de moi — LE CONCEPT FONDAMENTAL DE VERGOGNE. Je soumets donc ce passage annoté de PLATON à votre réflexion :
Extraits du livre de Bruno Bernardi, "La démocratie", p. 56 : D'abord, une explication liminaire (très importante) de Bruno Bernardi, pour bien comprendre le mot VERGOGNE, utilisé dans l'extrait de Platon :
« La traductrice a retenu le terme vergogne, assez archaïsant, pour rendre le grec aidos. Elle consacre une notice à cette notion qui pourrait être définie comme la prise en compte, dans le comportement d'un individu, de l'idée de soi qu'il donnera à autrui. »
Je trouve que faire de ce trait de caractère —largement méconnu aujourd'hui— un FONDEMENT CENTRAL de toute démocratie digne de ce nom est stimulant pour l'esprit. Ça se médite, je trouve. Mais lisez plutôt ce passage passionnant de Platon pour décrire l'importance vitale de la vergogne dans un régime qui présuppose l'égalité POLITIQUE générale et donne la parole à tout le monde :
PLATON (Protagoras, 322b-323a) : « Mais à chaque fois qu'ils étaient rassemblés, ils se comportaient d'une manière injuste les uns envers les autres, parce qu'ils ne possédaient pas l'art politique, de sorte que, toujours, ils se dispersaient à nouveau et périssaient. Aussi Zeus, de peur que notre espèce n'en vînt à périr tout entière, envoie Hermès apporter à l'humanité la Vergogne et la Justice, pour constituer l'ordre des cités et les liens d'amitié qui rassemblent les hommes. Hermès demande alors à Zeus de quelle façon il doit faire don aux hommes de la Justice et de la Vergogne : « Dois-je les répartir de la manière dont les arts l'ont été ? Leur répartition a été opérée comme suit : un seul homme qui possède l'art de la médecine suffit pour un grand nombre de profanes, et il en est de même pour les autres artisans. Dois-je répartir ainsi la Justice et la Vergogne entre les hommes, ou dois-je les répartir entre tous ? » Zeus répondit : « Répartis-les entre tous, et que tous y prennent part ; car il ne pourrait y avoir de cités, si seul un petit nombre d'hommes y prenaient part, comme c'est le cas pour les autres arts ; et instaure en mon nom la loi suivante : qu'on mette à mort, comme un fléau de la cité, l'homme qui se montre incapable de prendre part à la Vergogne et à la Justice. » C'est ainsi, Socrate, et c'est pour ces raisons, que les Athéniens comme tous les autres hommes, lorsque la discussion porte sur l'excellence en matière d'architecture ou de n'importe quel autre métier, ne reconnaissent qu'à peu de gens le droit de participer au conseil, et ne tolèrent pas, comme tu le dis, que quelqu'un tente d'y participer sans faire partie de ce petit nombre ; ce qui est tout à fait normal, comme je le dis, moi ; lorsqu'en revanche, il s'agit de chercher conseil en matière d'excellence POLITIQUE, chose qui exige toujours sagesse et justice, il est tout à fait normal qu'ils acceptent que TOUT homme prenne la parole, puisqu'il convient à chacun de prendre part à cette excellence — sinon, il n'y aurait pas de cités. Voilà donc, Socrate, la cause de ce fait. » Source : Platon, Protagoras, 322b-323a, trad. F. Ildefonse, Paris, GF-Flammarion, 1997, p. 86-87. cité par Bruno Bernardi, dans son EXCELLENT florilège intitulé simplement "La démocratie"
Étonnant, non ? Vous imaginez une Constitution moderne qui proclamerait en préambule : "qu'on mette [au ban], comme un fléau de la cité, l'homme qui se montre incapable de prendre part à la Vergogne et à la Justice." ? Au plaisir de vous lire. Étienne.

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